Mois : janvier 2020

  • Rousquilles

    Rousquilles

    Par le plus grand des hasards nous venons de passer quelques jours à Perpignan. Autant vous le dire tout de suite c’est très différent de Copenhague. Zéro vélos, rues étroites, des tas d’églises et de couvents, beaucoup d’immigrés. Si vous vous en souvenez j’avais décrit Copenhague comme un îlot de richesse, eh bien je peux dire que Perpignan est plutôt un îlot de pauvreté. Et je voulais faire un billet là-dessus.

    Mais c’est alors que j’ai entendu dire que les gitans posaient problème, puis que le maire avait épousé une gitane, puis que l’État avait donné des primes aux gitans pour qu’ils se sédentarisent et que ça les avait fait grossir….D’un seul coup touts ces « on dit » m’ont empêché d’accéder à la réalité de Perpignan.

    Vous le savez je parle beaucoup de la réalité, parce que, pour moi, c’est le seul lien qu’il ne faut pas perdre tout au long de son existence. Donc pour le moment Perpignan m’échappe un peu mais je vais m’en occuper.

    Bien sûr la réalité est souvent complexe et l’on a du mal à la découvrir. Aujourd’hui, les physiciens ont encore des soucis avec la représentation ondulatoire de la matière ou avec la dilatation de l’eau. Disons aussi que la réalité est plus facile d’accès avec les éléments qu’avec les sentiments. Néanmoins l’expression « c’est le moment de voir la réalité en face » a sa place dans toutes les vies humaines.

    La réalité n’est pas du tout ce que l’on connaît, ce que l’on sait scientifiquement, ce que l’on a découvert, ce sur quoi l’on peut compter. Non ça, ce n’en est qu’une infime partie. La réalité c’est tout ce qui existe, tout ce qui se passe, comment ça fonctionne, comment ça évolue, comment ça commence et comment ça finit.

    Et donc nous passons notre temps à essayer de comprendre ce que nous faisons, c’est-à-dire à découvrir la réalité.

    Pour cela la démarche dite scientifique est d’une grande utilité et c’est même la seule qui a fait ses preuves. Mais elle est devenue aussi d’une grande perversion puisque la science n’est pas la vérité, mais seulement la méthode, le chemin si vous préférez, l’interprète final restant l’homme.

    Et beaucoup trop de scientifiques ou plutôt pseudo-scientifiques utilisent leur savoir pour falsifier la réalité au nom de leurs croyances……..ou de leurs intérêts. C’est le cas actuellement pour l’électricité, on l’a dit, mais aussi pour les produits phytos, les ondes, l’alimentation, les fumées, les médicaments. On ne sait plus quoi croire.

    Trop de scientifiques se sont fait les agents des entreprises et des médias. La science ne peut pas être la caution de la société dans laquelle nous vivons, ça s’appelle de la politique. Ce n’est pas le même genre. Nous avons déjà à nous protéger des médias, si en plus il faut nous méfier des scientifiques ça va devenir difficile.

    Hélas je sais que pas mal de gens ne croient pas que la réalité existe, et justement ce sont souvent des croyants. Evidemment quand on pense que la réalité n’existe pas il faut d’énormes remparts pour s’en protéger et continuer à vivre dans le mensonge. Et c’est là que les médias et maintenant les scientifiques font leur sale boulot.

    Définitivement la réalité virtuelle n’est pas la réalité. 

    Michel Costadau

     

  • Proverbe

    Proverbe

    Le proverbe dit : si tu en veux à quelqu’un au point de vouloir le tuer, il te faut alors prévoir deux cercueils : le sien….et le tien.

    C’est vrai qu’en ce moment, ça cartonne autour de nous. Je ne parle pas de politique étrangère, je parle de deux voisins soudain brouillés pour une histoire de chevaux, de deux sœurs et d’un frère qui se disputent une maison, d’une fille qui ne parle plus à son père pour une histoire d’argent et d’un artisan qui coupe les ponts avec sa voisine pour une histoire de hauteur de mur.

    Bien sûr les prétextes sont toujours futiles et donc n’expliquent rien. En fait je me demande s’il n’y a pas chez l’homme un gène de la mésentente, un virus de la discorde. Comme si l’état naturel était plutôt de ne pas s’entendre, d’en vouloir aux autres par principe. Du coup tout rapprochement, toute fraternisation, voire toute vie en société demanderait de prendre sur soi, de faire un effort particulier. Le contraire de Rousseau si vous voulez. L’homme ne serait pas du tout bon naturellement, mais plutôt mal disposé envers ses congénères.

    Et comme l’homme est un animal social, il y aurait comme de l’eau dans le tuyau pour la vie en société.

    En tous cas les exemples ne manquent pas pour appuyer cette hypothèse. La guerre bien sûr, je veux dire les 4 ou 5 mille ans d’histoire que l’on connaît un peu mieux semblent n’être qu’une succession de batailles, de confrontations entre empires, plus ou moins éphémères mais toujours sanglantes. Certes c’était une époque où l’envahissement correspondait souvent à une découverte de nouveaux territoires. Mais visiblement même sans la justification de la découverte, les envahissements ne se sont jamais arrêtés. Il y a même une forme d’architecture qui s’est développée pour décourager les agresseurs : les murailles. Quand aux attaquants ils ont, eux, inventé la technique du siège.

    Notons aussi que lors de la découverte de l’Amérique, la première réaction en présence des « Indiens » a été de ne pas croire que ça pouvait être des hommes mais plutôt des bêtes. La suite n’a été qu’une succession de massacres et d’exterminations de masse.

    Je ne peux pas non plus oublier les guerres de religions, où l’on atteint le sommet de l’absurde puisque la force d’une croyance en la nature divine de l’humain amène à éliminer les gens au motif qu’ils n’ont pas les mêmes divinités.

    Enfin le monde que nous avons sous les yeux n’est pas du tout plus reluisant et démontre encore plus s’il le fallait que c’est la haine qui est l’œuvre, beaucoup plus que la fraternité.

    Par exemple, dans le conflit des retraites, la stratégie gouvernementale est complètement moyenâgeuse : le siège. C’est à dire affamer les occupants en les privant de moyens de subsistance, empêcher qu’ils soient aidés, les bombarder dès qu’ils font une sortie et leur faire de fallacieuses promesses pour qu’ils se rendent. Ce n’est pas très moderne.

    Qui plus est, les philosophes se sont emparés de cette notion avec la création de deux grands courants politiques :

    – l’homme étant bon naturellement, la société doit empêcher de nuire ceux qui ne jouent pas le jeu, c’est-à- dire qui veulent marcher sur les autres et, au contraire, protéger les plus faibles et aider chacun à s’épanouir, c’était le modèle social,

    – l’homme étant asocial naturellement, la société doit éliminer ceux qui ne jouent pas le jeu, c’est-à-dire qui se laissent bêtement tondre la laine sur le dos et, au contraire, privilégier ceux qui réussissent quels que soient les moyens qu’ils emploient, c’était le modèle libéral.

    Et en définitive, aujourd’hui, ceux qui ne pensent qu’à eux sont ceux qui s’en sortent le mieux.

    Apparemment.

    Michel Costadau

  • Conso

    Conso

    Un retour aux fondamentaux s’impose. Il semble qu’il y en ait qui pensent faire beaucoup plus pour l’environnement que d’autres. Diantre. Bien entendu aucune initiative dans ce domaine n’est à critiquer, bien au contraire, et même à encourager. Mais enfin il faut aussi appeler un chat un chat et comprendre que le souci pour la planète est analysé, utilisé, voire suscité par la société de consommation.

    Et donc toujours pour appeler un chat un chat, est-ce que celui qui met un composteur dans sa cuisine fait plus pour la planète que celui qui jette tout sans rien trier : eh bien pas du tout. Par contre il se fait plaisir et c’est très important et il manifeste une prise de conscience, ce qui est encore plus important.

    On explique : notre société ne cherche pas du tout à préserver l’environnement, elle cherche seulement à externaliser la pollution. De même que les bons catholiques pouvaient dépenser en famille l’argent de la traite des esclaves, parce que ça se passait loin des yeux, de même aujourd’hui l’interdiction des voitures polluantes en ville a pour seul but de polluer ailleurs, loin des regards. Déjà quand il arrive dans nos ports le pétrole a payé une énorme facture carbone par son transport en tankers, énorme mais invisible.

    Les trains et autres véhicules à hydrogène participent aussi de cette externalisation. Ils ne polluent pas en consommant de l’hydrogène, ils polluent beaucoup avant, quand il a fallu le fabriquer. Les centrales nucléaires ont des voisins certes mais bien peu par rapport aux utilisateurs de leur électricité. La vapeur qui s’en dégage n’est que du réchauffement mais ça fait un joli panache et c’est loin. Les raffineries, il y a en a bien peu. Certes elles fument mais rares sont ceux qui en sentent l’odeur. Il a fallu que Lubrisol brûle pour qu’on comprenne qu’ils fabriquaient de drôles de trucs.

    La voiture électrique est l’exemple type. On amène l’électricité en ville, depuis des centrales polluantes, par un gros tuyau pour recharger des batteries, elles-mêmes fabriquées au loin avec des matériaux extraits en Afrique par des gangs et recyclés en Inde par des va-nu-pieds. C’est ça la version française de la voiture propre.

    J’évoquais plus haut la traite des esclaves mais n’oublions pas que de nos jours d’immenses fortunes sont bâties sur l’élaboration, la construction et la vente d’armes, y compris l’Etat. Oui rien n’a changé.

    Quant aux sociétés prônant, pour gagner de nouveaux clients, le développement d’énergies renouvelables, éolien, photo-vol truc ou géo machin, elles ne font que chercher à produire plus d’électricité ce qui finit toujours en chaleur et donc en réchauffement et, non seulement elles ne le disent pas, mais affirment le contraire.

    Clairement, la fortune des magasins de bricolage, de jardinage, de loisirs, des constructeurs automobiles, aéronautiques, nautiques ou immobiliers, des vendeurs d’internet, de jeux, de pestacles et de tous les objets devant faciliter l’existence, est la claire illustration que l’environnement est simplement un argument de vente.

    Et ça peut même être plus subtil. En fait, vouloir faire ses propres yaourts est tout à fait louable mais consiste, d’abord, à acheter le matériel et les produits ad hoc et à consommer un peu d’électricité ce qui est le seul but recherché….. et obtenu par le business.

    Tant que le PIB progresse vous pouvez être sûr que le réchauffement aussi. Et le compost je le mets où ?

    Michel Costadau

     

  • Pourquoi

    Pourquoi

    Pourquoi les hommes ne sont-ils pas tous de la même couleur,

    Pourquoi les chats aiment-ils les souris,

    Pourquoi avons-nous 5 doigts et pas 3,

    Pourquoi la justice n’est-elle pas universelle,

    Pourquoi y a-t-il encore des guerres,

    Pourquoi l’eau bout-elle,

    Pourquoi manque-t-on de personnel dans les hôpitaux,

    Pourquoi faut-il manger 3 fois par jour,

    Pourquoi personne ne peut arrêter le capitalisme,

    Pourquoi la fréquence des nombre premiers diminue-t-elle avec leur taille,

    Pourquoi est ce qu’on a chaud et froid,

    Pourquoi les planètes sont-elles si loin les unes des autres,

    Pourquoi n’a-t-on pas encore de photos de Dieu,

    Pourquoi est ce que tous les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux,

    Pourquoi faut-il à l’homme 20 ans pour finir de grandir et pas 4,

    Pourquoi les solutions compliquées ne sont-elles jamais les bonnes,

    Pourquoi est ce que Mars n’a pas de Lune,

    Pourquoi est ce qu’une brebis court plus vite que nous et moins vite qu’un chien,

    Pourquoi l’univers est il si grand,

    Pourquoi les US peuvent ils assassiner qui ils veulent, quand ils veulent, où ils veulent,

    Pourquoi éternue-t-on trois fois,

    Pourquoi croit-on plus un scientifique qu’un journaliste,

    Pourquoi la vie est-elle apparue sur terre,

    Pourquoi sommes-nous encore en plein dans les guerres de religion,

    Pourquoi la vie humaine ne dure-t-elle pas plus que 120 ans,

    Pourquoi l’univers n’est-il pas infini,

    Pourquoi l’argent est-il si mal réparti,

    Pourquoi la Lune est elle plus ronde que la Terre,

    Pourquoi l’économie n’est-elle pas une science,

    Pourquoi les algues aiment l’oxygène et les méduses non,

    Pourquoi la richesse ne s’arrête-t-elle pas avec la mort,

    Pourquoi le soleil ne se refroidit-il pas,

    Pourquoi y a-t-il beaucoup plus de langues que de pays,

    Pourquoi vole-t-on aussi les pauvres,

    Pourquoi Gérard Depardieu n’a-t-il pas épousé Mireille Mathieu.

    Michel Costadau