Mois : novembre 2020

  • Illusion

    Illusion

    Les croyances ont, hélas, toujours le vent en poupe. Mais le fin du fin aujourd’hui est plutôt le faire croire. L’illusion. Et il y a pour cela tout un tas de techniques assez élaborées inspirées du marketing.

    Par exemple : faire croire que les animaux proposés à la consommation sont indemnes des épidémies, virus, grippes, maladies diverses qui adviennent régulièrement. La méthode est simple : en cas d’épidémie, médiatisation de l’abattage des troupeaux soi-disant contaminés, avec incinération des cadavres. Il convient-là de juxtaposer les images de bennes pleines de bêtes gonflées avec la détresse de l’éleveur qui ne comprend rien. Bien sûr ne pas parler de l’indemnité indécente qui lui est allouée. Le dernier épisode dans toutes les mémoires est celui dit de la vache folle. Un grand nombre de bêtes en excellente santé ont, ainsi, été éliminées juste pour ancrer chez le consommateur l’idée de l’éradication. C’est une sorte d’exécution sanitaire. C’était d’ailleurs déjà une épidémie mettant en cause les barrières entre espèces, en l’occurrence les poissons et les mammifères. Pour les grippes aviaires ou porcines, voire la tuberculose bovine, une illusion supplémentaire s’est développée, à savoir la responsabilisation de la faune sauvage. Cela permet d’étaler médiatiquement des tas de protections à base de barrières, de toitures et d’électrification double sens. Evidemment les élevages en plein air sont momentanément interdits même si le label ne change pas.

    Bel exercice d’illusionnisme, aussi, est le fonctionnement des politiques par rapport au virus. Là il s’agit de faire croire que le gouvernement gère très bien l’épidémie. Clairement si c’étaient des gens qui voulaient notre bien, tous les ministres devraient être à Pékin pour apprendre les méthodes qui ont réussi à limiter les victimes. Au moins pour comprendre, adapter et améliorer. Mais le pouvoir ne veut pas du tout notre bien, il veut seulement être réélu. Alors la technique est, là aussi, simple, il suffit de prendre des mesures, n’importe lesquelles mais des mesures, et plus elles sont pénibles plus l’idée qu’elles sont nécessaires leur est associée. C’est la vieille antienne catho : souffrir pour gagner le paradis, souffrir pour être belle, souffrir pour sauver la patrie. On a déjà beaucoup donné mais apparemment ils en veulent encore. Les personnes âgées souffrent, mais c’est pour notre bien, les restaurateurs, les écoliers, les commerçants, les enfants de la balle, les avionneurs souffrent, mais c’est pour notre bien. Le pouvoir est donc tout le temps en train de prendre, modifier, enlever, ajouter des mesures, car il ne faut surtout pas laisser croire que l’on ne fait rien. A cela il faut ajouter la sauce de l’efficacité des mesures, et ce n’est pas trop difficile puisqu’il suffit de choisir le bon paramètre, quitte à l’inventer. Enfin il faut faire croire que les victimes sont dues au non respect des mesures par la population. Au final c’est notre faute, les mesures sont excellentes mais les gens ne les appliquent pas. C’est une sorte d’auto-bénédiction.

    Dans le même genre, mais plus rigolo, on a : faire croire que votre argent à la banque est bien protégé, et que votre compte en banque est à l’abri des bandits. Bon, déjà il est clair que votre argent n’est pas dans la banque. Votre argent c’est une ligne dans un fichier. L’accès à cette ligne est facile pour le banquier qui le consulte plusieurs fois par jour et pour tous ceux qui manipulent ces fichiers avec ou sans bonnes intentions. Mais pour faire croire que cet accès est protégé, ils ont inventé pour nous des mots de passe abracadabrants. La dernière mode est de devoir le changer régulièrement, ce qui revient à ne pas s’en souvenir et donc à l’écrire quelque part, ce qui est le contraire du but recherché. Il y a aussi, l’interdiction de prendre les deux derniers codes utilisés. Heureusement cela se contourne aisément en changeant instantanément le code deux fois de suite afin de revenir toujours au même ce qui est plus facile et n’est pas détecté par le logiciel de soi-disant protection. J’adore les mots de passe à 12 caractères minimum dont majuscules, minuscules, chiffres, signes de ponctuation, signes spéciaux, chiffres non consécutifs. Il y a aussi ce qu’ils appellent l’authentification forte c’est-à-dire que d’un seul coup ils vous demandent de saisir un code qu’ils viennent de vous envoyer sur le mobile. Le temps de descendre à la salle à manger prendre le téléphone sur la fenêtre, sortir pour essayer d’avoir un peu de réseau, attendre que ça connecte si ça le fait, recevoir le sms, remonter pour saisir dans la petite fenêtre, on voit apparaître transaction impossible time over.

    Et tout ça c’est rien que pour nous embêter. Mais, ça, ils savent très bien le faire.

    Michel Costadau

  • Tapis

    Tapis

    LE BÉOTIEN ET LE PHILOSOPHE

    -Tiens, bonjour, dites-moi c’est bien vous qui m’avez parlé de laïcité l’autre jour ?

    -Oui c’était sur une question de maillot de bain,

    -Ah vous faites dans la mode ?

    -Euh non, c’était à propos de religion,

    -De ….. ah oui je me souviens, le sujet est encore sur le tapis ?

    -Le tapis de prière vous voulez dire, parce qu’on ne parle que de ça,

    -Bon alors c’est quoi le souci,

    -Ben si les religions c’est bon, pourquoi ne pas les subventionner et si c’est mauvais pourquoi les autoriser?

    -Ah, vous savez il n’y a pas de bonnes religions et encore moins de meilleure. Elles ont seulement pour objet l’asservissement et surtout l’acceptation de l’asservissement,

    -Ah bon mais alors pourquoi ce n’est pas interdit ?

    -Parce que chaque religion a son église et son réseau si vous voulez. Ces églises et ces sectes sont riches et donc puissantes et on ne peut pas les combattre de front, mais seulement par des idées,

    -Ben justement les hommes se posent des questions sur le sens de la vie ou l’origine du monde,

    -Mais bien sûr et c’est exactement pour cela que ces mêmes hommes ont inventé la philosophie,

    -Alors la philosophie c’est comme une religion,

    -Non, la religion n’apporter que des réponses sans aucun fondement. Elle se caractérise par l’utilisation exclusive de croyances,

    -Et la philosophie alors ?

    -La philosophie pose surtout beaucoup de questions et utilise le raisonnement, la logique et l’expérience pour progresser dans la connaissance. C’est elle qui a remis en cause les croyances, et c’est pour ça qu’elle est enseignée,

    -Mais les sectes enseignent la religion dès la maternelle, alors que la philosophie a pratiquement disparu de l’école,

    -Oui tous les pouvoirs jugent que ce qui fait réfléchir les gens est dangereux pour eux et donc l’évitent plutôt que de l’encourager,

    -La laïcité affichée par l’État est donc une simple hypocrisie,

    -Tout à fait clairement, l’État et les religions travaillent la main dans la main, mêmes objectifs mêmes méthodes,

    -Mais alors pourquoi c’est haro sur les imams et pas sur les curés ?

    -Ça c’est purement politique de la part du pouvoir pour essayer de récupérer les votes Le Pen, ça n’a aucun rapport avec la religion,

    -Pourtant c’est l’État qui a inventé la laïcité,

    -Non, en fait ce sont les philosophes qui ont inventé la laïcité, mais les cathos l’ont récupérée pour obtenir la liberté de culte. Seulement, cinquante ans plus tard ils n’avaient pas prévu qu’en amenant de la main-d’œuvre à bas prix de pays étrangers, cette main-d’œuvre amènerait aussi sa religion,

    -Pourtant l’État n’arrête pas de dire qu’il ne s’occupe pas de religion,

    -C’est l’inverse qu’il faut considérer,

    -Là je suis un peu perdu, l’inverse de quoi,

    -Ben la séparation des Églises et de l’État, ça veut dire la séparation de l’État et des Églises,

    -…………………………………je crois que je suis d’accord,

    -Ça veut dire que si l’État ne se mêle pas de religion alors les religions n’ont pas à donner de consignes de vote,

    -Mince vous pensez aux US, c’est vrai que là-bas tout est mélangé,

    -Je pense surtout à nous, car c’est la même chose qu’aux US mais caché, c’est-à-dire avec le mensonge en plus.

    Michel Costadau

  • Tests

    Tests

    C’est rare, très rare que je vous félicite. J’aurais plutôt tendance à vous houspiller pour votre mollesse et votre lenteur. Mais là bravo, oui je vous dis bravo : vous avez détourné le re-confinement, vous avez réagi, vous vous êtes adaptés. Certes toujours pas de resto, de ciné ou de concert, mais vous avez dompté les autorisations, les fermetures, les rencontres et les distractions et c’est bien. Moi j’ai quand même toujours le même ras le bol sévère. Ça déborde. Ça coince, Ça couine.

    Pourquoi ? Ben, clairement, il devient de plus en plus difficile de simplement penser, de réfléchir, tant l’agitation désordonnée et stérile du gouvernement nous met dans la confusion. Vous allez me dire que j’ai bonne mine à faire des réflexions alors que je dis que c’est pas possible. Bon on verra ça plus tard.

    Donc maintenant ils veulent gérer avec les tests et non avec les décès, bof, mais c’est eux qui ont la clé des tests : leur nombre, la durée de leur analyse, leur fiabilité. Quand ils veulent faire croire que ça se propage on augmente le nombre de tests. Quand ils veulent faire croire que ça baisse, on diminue le nombre de tests. C’est simple.

    Vous voulez un exemple : en ce moment le mot d’ordre est de dire que ça baisse. Alors quand il y a un cas déclaré dans une classe…..ben on ne teste pas la classe, ni l’école, ni les parents, oui il pourrait y avoir d’autres cas et ça pourrait faire croire que ça augmente….non on attend, oui on attend et si quelques uns de plus doivent mourir parce qu’on n’a rien fait et bien c’est pas grave puisqu’on ne pilote pas par les décès. C’est comme ça.

    Vous vous souvenez peut-être du billet « Décisions » du mois de septembre où il était indiqué qu’il n’y a pas que quelques décideurs dans le monde mais que tout le monde est amené à prendre de grandes décisions pour mener sa propre vie. C’est d’ailleurs une composante de base de la vie en société, que les individus agissent, réagissent en fonction des évènements. La vitalité d’une société se mesure à la réactivité de ses membres. Encore faut-il faire un tout petit peu confiance aux gens pour leur laisser les moyens de savoir, de penser et ensuite d’agir.

    Oui mais, maintenant, comment faire pour aligner trois idées sur le meilleur comportement à adopter quand déferle quotidiennement un flot d’informations impossibles à vérifier, à relier ou même à comprendre. L’avalanche médiatique nous oblige à ne vivre que dans l’immédiateté et dans l’incompréhension. Nous ne vivons plus la réalité, nous sommes seulement assourdis par le nuage de bruit que le pouvoir pose sur elle. Cela est voulu délibérément, c’est même une méthode de management. Noyer les gens sous des nouvelles est le quotidien qui nous est imposé.

    Tant que nous n’avons aucune initiative à prendre ça va à peu près, mais comment prendre les bonnes décisions quand il nous est interdit de décider.

    Néanmoins la question demeure de savoir si le pouvoir connait la réalité, notre réalité, s’il nous fait confiance pour trouver les bonnes pratiques et s’il comprend que la société c’est nous, ce n’est pas lui.

    Michel Costadau

  • Vote

    Vote

    Comme annoncé dans le billet « Raison » du 19 septembre 2020, Trump a été largement battu. Certes beaucoup se réjouissent, en France, de voir cet illuminé éliminé, mais qu’y a t il réellement de bon là-dedans et pour qui ?

    Il y a au moins une chose qui est désastreuse pour tout le monde c’est l’ambiance de tromperies en grand qui entoure ce scrutin. Or le vote est le point d’orgue de tous les pays qui se réclament de la démocratie, surtout ceux qui le sont le moins. Alors je me demande si les US sont encore le fer de lance de la liberté des peuples dont ils se parent pour dominer le monde. Réponse : non bien sûr.

    Car il y a des évidences qui s’imposent : les US sont le siège des pires ségrégations que connaît un pays : envers les noirs, envers les hispano, envers les prisonniers, envers les femmes, envers les idées politiques. La grand-messe médiatique à laquelle nous venons d’assister est d’abord une consécration du bipartisme qui est le complet détournement de la démocratie. C’est la solution qu’a trouvée la finance pour que rien ne change jamais.

    Mais est-ce que, justement, le nouvel élu va changer quelque chose à cela : surement pas. Il y aura probablement des mesures homéopathiques pour complaire aux mouvements communautaristes, mais aucun vrai changement, comme la liberté d’inscription sur les listes électorales. Oh je ne dis pas que les Américains ont mal voté, non c’est le vote lui-même qui est biaisé. Là-bas comme ailleurs.

    Par contre sur le plan international, là oui il peut y avoir quelques évolutions dans les rapports des US avec le reste du monde.

    Renonçant maintenant et momentanément à s’enfermer dans leur tour d’ivoire, les US vont probablement participer à nouveau à diverses instances internationales, économiques comme l’OMC ou culturelles comme l’UNESCO. Peu d’évolution à attendre dans les rapports avec l’Asie, sauf peut-être un nouveau rapprochement avec le Japon. Les rapports avec la Chine vont rester difficiles mais l’échec de Trump dans ce domaine va certainement amener le nouvel élu à plus de dialogue et à plus ….. d’échanges.

    Je ne suis pas surpris que les médias européens et donc français se réjouissent de cette élection, mais ils sont à coté de la plaque. Disons plutôt que les choses ne vont pas évoluer favorablement pour nous, sauf pour les British. Oui les US vont à nouveau s’intéresser à l’Europe. Pendant quelques années ils nous ont laissés tranquilles mais ça pourrait bien changer. L’Europe a montré, durant les 4 dernières années , toutes ses fissures qui se sont révélées au grand jour avec le virus. Fini le dollar faible, fini les discussions avec les GAFAM, fini les accords bilatéraux, fini les retraits américains de l’Europe de l’Est..

    Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain car, aux US, il règne indubitablement un esprit de liberté au niveau individuel beaucoup plus grand que dans les pays européens, par exemple. Mais il y a aussi une confiscation de la vie politique qui empêche les citoyens de s’exprimer. Car vous le savez il y a peu de votants aux US, à peine plus de 50 % et cela depuis longtemps. Certes pour la présente élection un taux de 60 % a été dépassé, mais ça reste maigre.

    Dommage, à part la Grande-Bretagne, que personne n’ait profité de l’épisode Trump.

    Ca ne reviendra pas souvent.

     

    Michel Costadau

  • Chiffres

    Chiffres

    Virus1.xlsx

    Il est bien connu que l’on fait dire ce que l’on veut aux chiffres ok, mais tout aussi indiscutablement, nous avons le droit de savoir de quoi il retourne. J’ai donc cherché à calculer combien de victimes avait été évitées par les mesures prises en France contre le virus et à quel prix. C’est un point d’étape avant la nouvelle phase de dépenses qui commence.

    Pour les victimes évitées la méthode la plus simple consiste à comparer la mortalité entre les pays qui n’ont pour ainsi dire rien fait, par exemple le Brésil, et le nôtre. Pour cela nous avons le tableau çi-joint. En effet si nous avions eu le taux de décès du Brésil nous aurions eu, à ce jour, 50 000 victimes au lieur de 35 000, soit 15 000 victimes évitées. C’est donc le chiffre que nous cherchions, mais pour tenir compte des incertitudes nous retiendrons pour le calcul le nombre supérieur soit 20 000 victimes évitées à ce jour.

    Maintenant regardons combien ont coutés ces 20 000 victimes évitées.

    Il y a d’abord la baisse du PIB. C’est la conséquence immédiate des décidions de mars. La baisse d’activité provoquée par les mesures gouvernementales a eu une influence directe sur les ressources du pays car c’est autant d’argent en moins pour payer les salaires, faire des investissements et alimenter les caisses de l’Etat. C’est cette baisse qui a engendré du chômage, la disparition d’entreprises et la rétention des achats de la population.

    Il y a aussi les dépenses supplémentaires de la sécu. Le mouvement de panique gouvernemental du début d’année a lancé les dépenses dans deux directions. D’une part une suppression de toutes les limites de dépenses pour tous les secteurs de la santé. D’autre part une mise à disposition préventive de pans entiers du secteur hospitalier public et privé pour faire face à d’éventuels besoins.

    Ensuite il y a le plan de relance français. Cette ligne budgétaire exceptionnelle a pour but d’injecter de l’argent dans l’économie afin de passer la période de baisse d’activité en attendant un éventuel redémarrage.

    Enfin il convient de considérer la participation française au plan de relance européen. C’est la même chose mais avec une action dirigée vers le volet bancaire.

    Il y a peut être et même surement d’autres coûts que l’on pourrait prendre en compte, mais il faut éviter les duplications, par exemple l’augmentation du chômage et le déficit des caisses et autres est, pour moi, contenue dans la baisse du PIB.

    Passons alors maintenant au chiffrage proprement dit. Voyons d’abord, en gros, les données de bases et ensuite chiffrons.

    PIB 2019 = 2 500 mds€,

    Budget Sécu 2020 = 500 mds€, dont environ la moitié pour la santé.

    Budget Etat français 2020 = 500 mds€

    Budget Europe 2020 = 150 mds€

    La baisse du PIB pour 2020 fait l’objet de beaucoup d’évaluation. Nous retiendrons 10%, à minima, ce qui nous conduit à prendre en compte 250 mds€.

    La sécu était quasiment à l‘équilibre en 2019. Le déficit admis par les pouvoirs publics, directement imputable au gouvernement, est de 45 mds€ pour 2020 et environ 30 mds€ pour 2021, ce qui nous conduit à prendre en compte 75 mds€.

    Le plan de relance France est annoncé depuis longtemps pour 100 mds€ et c’est donc ce chiffre que nous prendrons.

    De même le plan de relance Europe est de 750 mds€. Nous pouvons estimer la contribution de la France à presque 10% de ce montant ce qui nous conduit à prendre en compte 75 mds€.

    En faisant la somme nous trouvons 500 mds€. Et en divisant ce chiffre par 20 000 nous voyons apparaitre un coût de 25 M€ par victimes évitées.  Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est beaucoup beaucoup. Je vous précise que P. Artus avec un calcul différent et une estimation optimiste, dont on ne connait pas le mode de calcul, de 20 000 victimes évitées par mois arrive quand même au chiffre de 6 M€ par victime évitées. Ce qui veut dire que le coût total de 500 mds€ est le même que pour moi. En conclusion nous avons déjà brulé un an du budget national et c’est loin d’être fini.

    Tout ceci est il bien raisonnable ?

    Michel Costadau