Auteur/autrice : Michel Costadau

  • Un poulailler

    Un poulailler

    Et au bas des murs deux rangées d’étagères recouvertes de paille avec des séparations verticales pour permettre aux poules de pondre et de couver.

    Quand je suis arrivé il n’y avait plus de poules, mais une bonne couche de gallinace que j’ai pu mettre au jardin, c’est à dire à l’endroit où il me semblait qu’il y avait eu un potager et que j’ai toujours actuellement.

    A noter que dans les poulaillers les murs étaient de ce bleu pale que j’appelle charron, que d’autres appelle bleu pastel et que l’on trouve aussi bien sur les charrettes à bœufs que sur les volets. Mais je suis hérissé par l’utilisation qui est faire de ce mot pastel, comme du mot cocagne. Le nouveau cinéma de Lavaur s’appelle Ciné Pastel, alors qu’il est entièrement rouge Térréal. Cette référence au passé pour mythifier un supposé âge d’or est une vraie mystification puisque cette culture n’a enrichi que les Toulousains, comme le rappelle la dénomination Toulza de pas mal de villages. Et l’appellation pays de cocagne, comme une espèce d’eldorado où l’argent coulait à flot est franchement indécente. Et je ne parle pas des gaulois.

    Ceci dit l’intérêt d’un poulailler me semble établi, bien que je n’ai pas de retours de ceux qui en ont, sauf mon voisin qui a des œufs certes mais aussi le renard et la route quand les poules s’échappent et ça arrive.

    Evidemment rien de plus simple que d’acheter des œufs avec le salaire que vous donne le système en échange d’un travail même sans le moindre intérêt. Le salariat forme un couple imbriqué avec la consommation. Comme disait le Ford qui a crée les voitures Ford, quand je paye mes ouvriers c’est pour qu’ils achètent des voitures.  Quand je dis rien de plus simple encore faut-il qu’il y ait des œufs. C’est le gros problème de la société de consommation : l’approvisionnement. Le système est toujours prêt à faire la guerre pour ça.

    Et beaucoup de gens ont pris le pli. Dès qu’il y a la moindre menace ils se ruent sur les provisions sans comprendre que c’est justement leur mauvaise habitude de vouloir des rayons pleins qui crée le phénomène de manque et non pas l’absence de tel ou tel produit. Et qu’on ne me dise pas que c’est un reflexe datant de la guerre, car il ne reste pas tellement de gens qui ont connu les rationnements.

    Moi plutôt que la peur de manquer, mon souci c’est de me passer de cette société de consommation.

    Je me pose souvent la question de comment on pourrait atteindre une certaine autonomie alimentaire. Evidemment ça ne concerne que la campagne, c’est beaucoup plus compliqué pour la ville.

    L’histoire du monde rural est extrêmement instructrice à cet égard. Certaines fermes avaient une grande autonomie. Les marchés hebdomadaires servant de lieu d’échange, une paire de pigeon contre une chemise, en passant par une monnaie en général.

    Pour l’autoconsommation en fait il y a deux aspects la production et la conservation. L’énergie peut en grande partie provenir du bois pour le chauffage et la cuisson et l’eau de puits et de citernes. Pour ce qui se conserve il y a d’abord le blé, les fruits secs comme les noix, certains légumes comme les pommes de terre ou les courges. Oh tout ça ne se conserve pas très longtemps, mais le souci c’est de faire la jointure annuelle. Les grandes famines ont lieu à la fin de l’hiver quand les provisions s’épuisent et les nouvelles productions ne sont pas encore là. C’est probablement dans ces occasions que des gens ont essayés de manger des choses inhabituelles, écorces, plantes, champignons avec des désagréments digestifs dont certains mortels. C’est peut-être de là que vient la découverte des champignons vénéneux.

    Par contre il est sûr que nous avons perdu beaucoup de savoirs et d’expérience  dans ces domaines et qu’il nous faudrait les redécouvrir, y compris pour la faune, c’est-à-dire les animaux dits sauvages qui peuvent fournir une partie des besoins.

    En introduisant le concept de nécessité Il est du coup beaucoup plus facile de comprendre la notion de braconnage qui trop facilement qualifié de vol était souvent une opération survie.

    D’ailleurs cette notion de nécessité existe encore dans le droit et les avocates des écureuils de l’A69 s’en sont servis souvent avec succès. Ceci dit il est clair que de nos jours, en France, le braconnage ne relève presque plus de la nécessité, mais certaines pratiques de chasses pour alimenter les boucheries charcuterie des villes  relèvent du même principe.

    Pour en revenir à lune certaine autonomie, le poulailler s’impose comme une évidence, au moins sur le papier. Des œufs presque toute l’année, du poulet à condition de mettre un coq, une alimentation à base de grains assez faciles à stocker et un fertilisant utile au potager. Les constructions et le parcours peuvent être modestes. Mais il convient d’avoir un lieu fermé et sûr au moins pour la nuit.

    Je me souviens de ma grand mère appelant la basse cour  « pouleu pouleu pouleu »  pour leur jeter les épluchures et les côtes de melons. D’ailleurs cette partie de l’habitation s’appelait la cour des poules. Et le soit elle rentrait les poules et nous on allait se coucher.

    Est ce que l’on peut imaginer des poulaillers….

    Michel Costadau

  • Une porte

    Une porte

    C’est vrai je viens de construire une porte. En fait j’ai fais de la récupération. Je suis parti d’une vielle porte à deux pentures assez courtes, branlante et pointée avec des clous aux bouts rabattus mais qui faisait à peu près la dimension. J’ai rajouté une latte de plancher pour faire la largeur et je l’ai renforcée avec de la volige vissée cette fois et en croisant.  Puis j’ai trouvé deux pentures plus longes sur une autre porte que j’avais démontée quand nous avons refait la maison.

    D’ailleurs j’ai toutes les portes et les volets que j’avais  trouvés en arrivant. A vrai dire je n’en fais rien, mais j’ai cette manie de garder plutôt que de jeter. Notre dernière fille nous dit presque crument « vous ne savez pas jeter ». Vlan ! J’ignorais que cela s’apprenait de jeter, mais en tous cas c’est sûr que je ne sais pas faire. Par contre j’ai un principe c’est qu’à la première réutilisation possible qui se profile j’y vais  sans chercher à savoir si une prochaine occasion serait meilleure.

    Une fois les pentures fixées au bon écartement, c’est à dire celui des gonds, avec des boulons et des rondelles pour pouvoir serrer, j’ai récupéré aussi un vieux pot de peinture blanche murs et plafonds encore utilisable en re-mélangeant avec de l’eau et j’ai passé trois couches de chaque coté.

    Coup de chance j’ai pu peindre dehors puisque c’était juste après le déluge que nous avons eu cet hiver.

    L’emplacement de cette  porte est l’accès à une ancienne porchère dans le bas  d’un bâtiment indépendant de la maison mais probablement plus ancien qu’elle. Je présente donc la porte pour pouvoir l’enfiler dans les gonds. Seulement j’avais oublié que pour pouvoir mettre la porte dans ses gonds il faut la soulever de la hauteur du pivot des gonds et en faisant cela je tape dans la descente d’eau de la gouttière du toit. Cette descente est à cet endroit là en légère pente presque horizontale, passant juste au dessus du gond du haut, pour aller se jeter dans un abreuvoir placé le long du bâtiment. De plus l’espace entre la gouttière et le mur est insuffisant pour y glisser la porte au dessus du gond. Qui plus est les boulons de fixation de la penture du haut buttaient dans l’encadrement de la porte. Nécessaire réfléchir vite et bien.

    En dévissant la gouttière pour lui donner du mou avec le mur et en faisant au burin un peu de place pour les boulons de la penture j’ai réussi à mettre la porte dans ses gonds.

    Ouf. J’ai revissé la gouttière et fait  tourner la porte sur elle-même.

    Tout allait bien sauf que en regardant plus précisément j’ai vu qu’il y avait un petit espace de 3mm  qui faisait que le gond du haut ne portait pas, mais seulement celui du bas.

    Qu’à cela ne tienne, je cherche un morceau de tuyau acier qui avait du servir à amener l’eau dans la maison et j’en coupe une rondelle d’à peu près  3mm d’épaisseur avec la meuleuse.

    Seulement pour pouvoir glisser cette rondelle dans le gond il me faut enlever la porte, c’est-à-dire la soulever ce que justement je ne pouvais plus faire puisque j’avais remis la descente en place. Bien embêté. Je me voyais déjà en train de re-démonter la gouttière. Fallait trouver une solution car si non je ne pourrais plus jamais enlever la porte sans démonter la gouttière à chaque fois.

    J’ai donc ouvert la porte à 90° pour la mettre perpendiculaire au mur. A ce moment là seul l’angle en haut de la porte sous la gouttière était bloquant. J’ai donc pris une scie pour enlever le petit triangle isocèle qui gênait. A part que je suis quand même tombé sur un clou, ça s’est bien passé. J’ai mis la rondelle et maintenant elle porte sur les deux gonds et je peux l’enlever quand je veux.

    La porte est bien fermée, par un arrêt de volet récupéré lui aussi, mais derrière la porte il n’y a plus de porchère et plus de cochon, car c’est en train de devenir une cuisine d’été que j’essaye de finir. En fait il y avait la porchère suivie de deux poulaillers ayant chacun leurs portes et des murs de séparation.

    Dans les poulaillers il y avait des espaliers, c’est à dire des montants penchés à 45°  reliés par des rondins plus ou moins réguliers afin que les poules puissent se percher pour dormir. Et sur les murs ……………………

    Michel Costadau

  • Municipales

    Municipales

    Nous avons, au total, environ 1 élu par km². C’est-à-dire un peu plus de 550 000 élus. Sur ce nombre les conseils municipaux représentent presque 90% des élus de notre pays.

    Les autres sont députés sénateurs, départements ou régions. Mais, en fait ce sont bien ces 10% là  qui décident tout pour le pays, les municipalités se chargeant de gérer les populations, comme elles peuvent.

    C’est donc de cette élection que nous allons parler.

    1 élu pour chaque km², ça ne parait pas exorbitant, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les villes ne sont pas surreprésentées. Ce sont plutôt les campagnes qui le sont, puisque la moitié des communes font moins de 500 habitants et 90% moins de 3 500. Il y a même des commues avec zéro  habitants !!!

    C’est la France rurale comme on l’appelle parce que campagne ça fait un peu bouseux. Avec le paradoxe qu’il n’y a plus de bouseux et pour trouver les derniers qui résistent, il faut aller au fin fond de l’Ariège.

    Cependant pour participer correctement il convient de bien comprendre ce que c’est qu’un élu municipal.

    Les élus sont des gens payés pour dépenser l’argent des autres.

    La phrase et un peu choc mais correspond exactement à la réalité.

    Attention, tous les élus communaux ne sont pas payés, car presque tous n’ont aucun pouvoir. Seuls moins de 20%  touchent des indemnités, le restant servant seulement à participer. Mais tous dépensent l’argent des autres.

    Clairement ce n’est pas leur argent qu’ils dépensent, c’est le votre. Quand un élu dit qu’il a un projet qui lui tient à cœur, par exemple un groupe scolaire ou un stade, ça veut dire que vous allez payer un stade ou un groupe scolaire.

    Vous allez me dire que vous l’avez élu pour ça, puisque c’était dans le programme. Et vous allez ajouter que vous, personnellement, préféreriez une école à une caserne. Mais rassurez-vous les écoles et les casernes sont faites quand il faut et où il faut. Vous avez les deux pour le prix d’un.

    Tout ça pour dire que ceux qui veulent gérer les mairies comme des entreprises sont à coté de la plaque. C’est très différent.

    Bien sûr les municipalités ont des revenus qui proviennent en général de l’Etat ou de revenus fonciers, mais aussi de leurs ressources propres. Au grand jamais, contrairement aux entreprise, il ne s’agit de l’argent des élus c’est même pratiquement illégal.

    En fait le seul problème pour les candidats c’est le programme. Les programmes sont à peu près tous les mêmes de Dunkerque à Toulon puisque ce qu’il y a à faire s’impose à toutes les communes : écoles, voirie, sécurité etc. Très difficile de se démarquer.

    Alors ce qui compte c’est de dépenser. Une commune qui n’est pas très endettée est une commune mal gérée. Ce serait une erreur de croire que gérer les finances communales en bon père de famille est apprécié. Bien au contraire, c’est un travers dans lequel sont tombés beaucoup de candidats, bien intentionnés au demeurant, de promettre des comptes équilibrés, de ne pas vouloir plus que ce que l’on peut. Ceux là n’ont pas été élus parce que les électeurs demandent que l’on construise, que l’on édifie, que l’on bâtisse, en gros que l’on se projette dans l’avenir. Il est clair que les électeurs aiment aussi dépenser l’argent des autres, un peu comme si une subvention ne venait pas de leurs contributions. !!

    Alors faites des projets, même un monument commémoratif, qui par principe ne sert strictement à rien, aura la faveur des électeurs.

    Bien sûr n’allez pas proposer une station de ski dans les landes, ça n‘est pas porteur.

    Par contre essayez de penser aussi aux jeunes. Ce n’est pas facile parce que les conseils sont remplis de retraités. Je ne dis pas que les villages sont aux mains des retraités, mais on n’en est pas loin. Les villes moins car il y a des professionnels de la politique qui rodent.

    Seulement, attention, vous ne pouvez pas être candidat seul et il faut pratiquement faire des listes complètes, à deux près.

    Cette possibilité a été supprimée récemment  pour les petites communes. C’est évidemment un nouveau recul démocratique, puisque, les listes incomplètes ou les candidatures isolées permettaient une expression citoyenne plus large et plus riche. Par contre l’introduction de la parité homme femme est très correcte démocratiquement.

    Ce qui n’a pas été le cas pour la réforme des cantonales qui a certes amené la parité aux conseils départementaux mais au prix de l’agrandissement des cantons par regroupement deux par deux. Ceci a donc conduit à des cantons avec deux fois plus d’habitants.

    Or l’augmentation de la  taille des  institutions dilue la représentativité des élus et le vote des citoyens. Ils nous ont déjà fait le coup avec les régions, comme ils nous l’avaient fait pour l’Europe. Et maintenant, dans le même esprit, ils développent les Communautés de communes, qui sont de simples regroupements mais avec des compétences de plus en plus étendues, ca qui est, non seulement, un nouveau recul  démocratique, mais aussi un nouvel étage qu’il faut alimenter financièrement. Avec la encore des élus payés pour dépenser l‘argent des autres et même en grande quantité.

    Bon restons positifs.

    Pour les municipales n’hésitez pas à participer, à vous investir voire être candidat. C’est sans danger, on découvre beaucoup de gens et c’est enrichissant.

    Michel Costadau

  • Téléphone

    Téléphone

    C’est l’histoire du type qui a essayé de créer son identité numérique. Moi je croyais que mon identité numérique c’était mon mobile puisque pour valider une opération commerciale, bancaire ou administrative, on m’envoie un code sur le mobile pour identification. Ben c’est pas ça.

    J’ai donc essayé. A vrai dire, j’avais une démarche à faire pour la SCEA et je suis rentré dans formalités/entreprisses. On vous demande alors si vous avez quelque chose à déclarer. Ben oui justement c’est pour ça que je me suis connecté. On vous informe alors qu’il faut passer par le Guichet Unique et que c’est facile. Déjà quand ils disent facile ça veut dire que plein de gens se sont cassé le nez et que donc c’est difficile. Faut être vigilant.

    On vous explique, alors,  qu’il faut prendre beaucoup de précautions, genre lire tout un tas de recommandations, avant de passer à la phase déclarer qui est celle pour laquelle vous vous êtes connectés.

    Après trois codes de vérification sur mob, sur mail puis sur mob, on vous propose deux méthodes. L’une qui inclut gratuitement la signature électronique qui vous sera nécessaire et l’autre pas et, évidemment, on vous recommande la première sans vous dire à quoi sert l’autre.

    Vous choisissez donc la première et là deux nouveaux choix se présentent. Avec France Identité ou avec La Poste. J’ai choisi La Poste. La Poste vous demande alors de vous munir de votre passeport, de votre mobile et de votre CB pour des achats éventuels !

    La scène suivante consiste à photographier le passeport, puis la photo de vous  qui est dans le passeport, puis votre propre tête. La procédure est la même avec une carte d’identité, à condition qu’elle soit au nouveau format CB avec puce.

    Vous  êtes prêt  C’est parti. Il faut alors  appuyer successivement sur chaque question qui apparait sur fond bleu, avec le pouce puisque vous tenez le phone dans la main, d’où quelques erreurs d’aiguillages.

    Maintenant il faut prendre le passeport dans la main gauche et tenir le mobile de l’autre afin de mettre le passeport dans le cadre qui apparait sur l’écran.

    Veuillez inclinez le passeport vers vous  Mettez le dans la lumière et ne bougez plus. C’est presque fini.

    Bon maintenant  Mettez la photo de votre passeport dans le cadre. A cet instant il te faut donc ne viser que la photo de la page que tu viens de prendre en entier.

    Vous êtes prêt, encore un instant, C’est presque fini, clac, c’est bon.

    Maintenant Mettez votre visage dans l’ovale qui apparait sur l’écran, Rapprochez vous un peu, c’est presque fini,  clac, c’est bon.

    Mais c’est pas fini. Tournez vous vers la gauche, il y a d’ailleurs une flèche vers la gauche qui apparait sur l’écran. Le problème c’est qu’en tournant la tête tu ne vois plus l’écran.  Alors tu tords les yeux et un peu la tête pour essayer de voir si tu es dans l’ovale.

    Et puis tu entends clac et s’affiche Vous pouvez quitter l’application. Votre identité numérique vous sera fournie dans moins de trois heures.

    Un quart d’heure après, un mail te dit que la procédure a échoué et qu’il faut recommencer. J’ai recommencé deux fois.

    Après j’ai essayé France Identité. Il apparait que les mairies sont en mesure de certifier votre identité numérique. Banco. J’ai téléphoné à la mairie qui m’a dit qu’elle ne voyait absolument pas de quoi il s’agissait, mais que pour certifier une signature il pouvait le faire.

    Je me suis donc replié sur moi-même pour reprendre mes esprits et tenir une conférence au sommet de mon incompréhension. J’ai commencé par procéder à une analyse froide de la situation. Il m’est alors apparu que je ne savais pas à quoi pouvait servir cette fameuse identité numérique.

    J’ai donc demandé à GG et WK qu’ils me le dise.

    C’est alors qu’un précipice s’est ouvert devant moi car nous n’avons pas une identité numérique mais des identités.

    EXTRAITS

    Il existe quatre processus de figuration de l’identité numérique :

    1. L’identité civile qui renvoie aux « propriétés génériques et statutaires » fixes de l’individu dans sa vie réelle (nom propre, sexe, âge, localisation, photographies personnelles, etc.).
    2. L’identité agissante qui caractérise ce que fait la personne dans l’univers numérique, ce qu’elle est à travers ses « œuvres » (réseaux professionnels, passions, goûts, etc.).
    3. L’identité narrative qui caractérise le récit personnel fait virtuellement, mais se basant sur le « vrai » moi (journal intime, surnom, pseudo, etc.).
    4. L’identité virtuelle qui caractérise les « projections de soi [qui] prennent des formes ludiques, imaginatives ou fantasmatiques [et] qui n’entretiennent que des correspondances improbables avec l’identité réelle des personnes » (avatar, personnage, jeux en ligne, etc.).

     

    Et trois composantes de l’identité numérique :

    1. L’identité déclarative qui se réfère aux données saisies par l’utilisateur comme son nom, sa date de naissance, ou autres informations personnelles directement renseignées par l’individu.
    2. L’identité agissante qui est indirectement renseignée par les activités de l’utilisateur sur la toile.
    3. L’identité calculée qui résulte d’une analyse de l’identité agissante par le système, comme le nombre de « likes», le nombre de communautés virtuelles dans lesquelles l’individu évolue, ou encore ses fréquentations sur les réseaux sociaux.

     

    Pour sortir du cauchemar j’ai juste pris un miroir et je mes suis demandé qui c’est que je voyais la dedans. J’ai eu beau remuer le miroir dans tous les sens je ne voyais que moi. Ca m’a rassuré.

    Et je n’ai toujours pas d’identité numérique. Bof

    Michel Costadau

  • AigreEurope

    AigreEurope

    Encore un billet aigre avec quelques accents presque complotistes, mais je vous le promets le prochain sera plus détendu.

    Juste au moment où je décide de faire un billet sur l’Europe, voila qu’un artiche du Monde des Livres m’ouvre une porte inattendue. Dans cet article un journaliste défend le nouveau livre d’un historien qui dit en gros que l’UE est un Etat mais pas comme les autres, un Etat qui s’ignore encore, c’est-à-dire qui est en train de devenir un vrai  Etat, comme il en existe presque 200 à l’ONU, voire même un Etat supérieur.

    Je ne vais pas discuter de savoir si l’UE est un Etat ou pas. Il est clair que ce n’est pas le cas. Ce serait plutôt une construction purement économique pour favoriser les entreprises européennes. Qui dit entreprises dit actionnaires, qui dit actionnaires dit milliardaires. Chercher l’intrus.

    En l’occurrence ce n’est pas l’économie qui m’intéresse mais la politique. La question est donc : est-ce que l’UE est une actrice politique au même titre que les US ? Si je pose la question c’est parce que certains d’entre-vous  pensent que l’UE est une force de paix entre les peuples, une force œuvrant pour renforcer les droits de l’homme partout dans le monde, une force agissant pour le maintien de la biodiversité et le respect de l’environnement.

    Hélas il n’en est rien. C’est même le contraire. Et pour commencer l’UE est en guerre avec la Russie et d’une manière rampante  avec les US.

    Depuis sa création l’UE est un marché commun, on dit maintenant unique, c’est-à-dire que tout tourne autour du commerce. C’est pour ça qu’il y a, dans l’UE, quelques Etats voyous  afin de permettre aux affaires de se faire. Malte et Chypre sont de ceux-la. Les directives européennes, sous couvert de tout électrique et d’énergies alternatives sont très permissives avec l’environnement et la biodiversité. Bon on va pas en faire un plat, mais exit la protection de la biodiversité et de l’environnement puisqu’il y a des trous dans le filet. A Bruxelles en face du bâtiment de la commission il y a celui des lobbies qui a deux fois plus de monde. Les affaires sont les affaires, faut que tout le monde vive.

    Mais alors les droits de l’homme quand même. Oui les droits de l’homme sont la clé qui permet à l’UE de se mêler des affaires des autres avec un excellent prétexte. C’est cela qui lui a permis d’agresser l’Ukraine jusqu’ à la réaction russe.

    Euuuuh oui c’est pas facile à admettre car pour beaucoup de gens et les médias occidentaux, l’agresseur c’est la Russie.

    Un peu comme l’attaque terroriste palestinienne du 7 octobre.  Heureusement il est maintenant admis qu’Israël n’a jamais accepté les palestiniens et les a pourchassés depuis des années et qu’Israël est l’agresseur patenté. L’action du 7 octobre n’étant qu’une réponse à la violence par la violence à cette agression qui est en train de tourner au génocide.

    Halte me direz-vous on s’éloigne de l’Ukraine. Pas tant que ça, parce que les révolutions orange, les groupes fascistes dans les rues, les élections corrompues et  l’incendie du siège des syndicats de Maiden, c’est au nom des droits de l’homme que l’UE a impulsé et financé cela.

    Vous le savez le principe est simple, il consiste à trouver dans le pays cible des citoyens sensibles aux valeurs européennes, commerce, presse, concurrence, économie de marché, créations d’entreprises etc, et de mettre les médias et les politiques en route pour s’offusquer qu’ils n’aient pas le droit de s’exprimer. Ensuite manifestations, soutien médiatique de la ligne OTAN-Europe, création de petits partis politiques pro-européens, dénonciation de la répression et ça y est l’engrenage est lancé. Y a qu’à dérouler.

    Et pourtant depuis toujours  la Russie a dit pas d’Europe et surtout pas d’OTAN pour l’Ukraine. Vous allez me dire, mais de quel droit la Russie lui interdit l’OTAN. Simplement parce que l’OTAN est un traité qui définit la Russie comme l’ennemi et pointe ses armes sur elle. Vous le savez mais vous l’oubliez souvent.

    Et donc les actions orange ont continuées jusqu’à la réaction violente de Moscou le 24 février 2022.

    En fait la guerre n’aurait pas du durer, car c’est ce jour là qu’il aurait fallu commencer à négocier. Je me souviens même que Le Monde s’est fendu d’un article qui expliquait clairement la position russe depuis le soviétisme, la Crimée, Kroutchev etc. Mais non l’UE a choisi la guerre et ses horreurs, pour aller où ?

    Quoiqu’il arrive les Ukrainiens n’auront rien gagné dans cette affaire, car comme je l’ai bien expliqué dans le billet Democratia : vous n’avez pas le pouvoir de changer votre voisin. Et l’Ukraine, même appuyée par l’Europe ne l’a pas.

    Alors exit les droits de l’homme, l’UE ne les respecte que quand ça l’arrange, parce que sinon pas de Mercosur ni de commerce.

    Bon  il reste la paix. L’UE promeut la paix dans le monde. Oui, c’est vrai, mais il y a peu de pays qui disent le contraire. Alors certes, l’UE organise beaucoup de pourparlers de paix quand il y a un conflit quelque part. Quelques fois ça sert, mais en fait le vrai faiseur de guerres ou de paix ce sont le US.  Et l’UE ne s’et jamais opposé aux dictats US. On vient encore de le voir avec les droits de douane, le Groenland, le Venezuela et les dérèglements climatiques.

    Est-ce que l’Europe va essayer de changer de paradigme en affrontant le rouleau compresseur US ?

    J’ai comme un doute. Et vous ?

    Michel Costadau

  • AigreIA

    AigreIA

    J’ai surement la naïveté d’un premier communiant, mais je n’arrive pas à avoir peur de l’IA. Certes je vois que ça fleurit un peu partout, qu’il y a beaucoup d’utilisateurs et chaque fois que j’ouvre un fichier il y a un encart qui demande « besoin d’aide ? ». Non merci A+

    Pourtant il y en a qui se posent de sérieuses questions, comme ces analystes de la météo avec leurs modèles hyper sophistiqués qui utilisent la puissance d’Eviden et qui avouent que l’IA fait d’aussi bonnes prévisions qu’eux. Et pourtant les outils IA n’ont pas que je sache des capteurs un peu partout. Et c’est même pas sûr qu’ils sachent la différence entre un cumulus et un stratus.

    J’imagine que les développeurs IA ont rentrés toutes les données anémométriques, pluviométriques  et autres de toutes les villes du monde depuis 100 ans avec le temps –weather- qu’il faisait. Puis ils ont fait des corrélations entre ces données à la fois dans le temps –time- et dans l’espace. Peut-être ont-ils lancé un mécanisme d’apprentissage en partant des données d‘une semaine pour trouver le jour suivant, puis fait glisser la semaine jusqu’à aujourd’hui.  Et ils proposent une prévision la plus proche statistiquement de ce qui s’est déjà passé.

    J’imagine mais en fait je n’en sais rien. Alors, que ceux qui pourraient m’éclairer la dessus, sans se moquer, n’hésitent pas à le faire. Merci d’avance.

    Mais je ne vois pas dans tout ça ce qui pourrait m’inquiéter. Je note même que, si mon hypothèse est correcte, l’IA ne peut faire des prévisions que parce qu’il y a tous les relevés météos qui ont été soigneusement collectionnés pendant des années. Et qui sont disponibles. Toutes ces données permettent aussi, je le suppose, de faire des prévisions à plus long terme, ce qui peut paraitre impressionnant, mais n’est qu’une extrapolation de relevés.

    Bien entendu les consommations des centres de données en électricité, métaux rares, main d’œuvre exploitée et pillage d’informations sont révoltants et dangereux mais c’est la même histoire qui se répète. Chaque fois qu’il y a un nouveau concept en mesure d’entrainer une croissance de la consommation, les pouvoirs publics ferment au maximum les yeux jusqu’a ce qui ce soit suffisamment développé pour ne plus pouvoir revenir en arrière. Automobile, télévision, téléphone, réseaux, trottinettes, IA, voitures et taxis sans chauffeurs et bientôt taxis volants tout a été fait pour que cela puisse se développer malgré les morts, la pollution, l’endoctrinement, les vrais mensonges et la facilité. !!! -Allo ! oui deux pizza et des sushis ! -dans un quart d’heure ! -c’est très bien ! -voila ma carte, c’est au deuxième ! -au revoir !!!.

    Pour moi l’IA n’est pas big brother, pour la simple raison que big brother existe déjà. Eh oui il est aujourd’hui impossible d’échapper au logiciel du capitalisme qui est la consommation. Vous pouvez couper les pubs, ne pas avoir la télé, ni de réseaux sociaux, ni écouter les informations, le logiciel est quand même à l’œuvre pour détruire la planète et fabriquer des produits de plus en plus inutiles….que vous finissez par acheter. Et si vous me dites que vous arrivez à avoir une carte de crédit qui ne laisse aucune trace, à éviter les spam  et autres requêtes insidieuses, eh bien je ne vous crois pas. En plus il n’y a pas d’ailleurs, car les milliardaires ont déjà acheté toutes les iles désertes, alors il vous reste la plage d’Argeles ou le lac de Bethmale.

    Clairement, il me semble qu’un des principaux débouchés de l’IA c’est l’aide au choix, l’aide à tout en fait, le parfait outil du petit feignant. Ca va devenir de l’hyper consommation éclairée nuit et jour par nos chères centrales nucléaires. Il ne faut peut être pas le dire comme ça mais l’atome me fait plus peur que l’IA.

    Il est clair que l’ensemble du savoir de l’humanité représente une richesse, un patrimoine collectif inestimable. Alors que l’IA se jette dedans comme un cochon dans une remorque de pastèques pour tout manger, piétiner, piller, pirater et  gâcher à tel point  qu’on ne reconnaisse plus le vrai du faux, c’est, certes, une honte mais seulement une honte de plus.

    Bien sûr ils utilisent le mécanisme de personnalisation qui fait que vous avez l’impression que c’est une personne qui vous répond. C’est assez classique mais pas trop dangereux. C’est comme pour le GPS, où une charmante voix vous indique -première sortie et ensuite votre destination se trouve sur la droite- vous amenant à dire quand vous vous trompez qu’elle va  vous rétablir, alors que vous devriez dire il car ce n’est pas une femme qui vous parle mais un logiciel.

    Alors est ce qu’avec l’IA nous sommes seulement dans le domaine de la tromperie. Non, pour moi, l’IA est d’abord un outil de consommation, consommation des centres de données pour les construire et les utiliser et consommation des acheteurs, c’est à dire nous. C’est aussi un outil d’augmentation  de la productivité c’est-à-dire de robotisation avec son cortège de pertes d’emplois  et d’augmentation des profits encore et toujours.

    Il y a quand même deux trucs qui me font sourire d’avance. D’abord la bataille des IA. Portés par leurs sponsors, les logiciels vont se battre entre eux pour rester en tête avec peut-être la  génération d’auto-pub comme au temps de Palmolive. Ensuite la propagation de l’erreur. Ces logiciels ayant une frontière floue entre le vrai et le presque vrai, la contamination de leurs propres données deviendra difficile à repérer et encore plus difficile  pour essayer de s’en débarrasser.

    Alors l’argent toujours l’argent on en sort pas. Fini le temps où les entreprises se contentaient d’un résultat de 7% du chiffre d’affaire.  SpaceX fait un bénéfice égal à la moitié de son chiffre d’affaire. C’est ce que cherche l’IA. Avec ça on peut aller faire son marché sans soucis.

    Bonne courses.

    Michel Costadau

  • AigreAgri

    AigreAgri

    Je ne sais pas trop si les manifs agricoles sont vraiment terminées mais ce qui est sûr c’est qu’elles ont été d’une extrême confusion.

    Néanmoins il y a tout d’abord deux choses à regretter. Primo l’écho pas si défavorable que ça dans l’opinion et deuxio la permissivité totale des forces de l’ordre, c’est-à-dire du gouvernement, vis-à-vis des exactions des manifestants sauf pour la Confédération Paysanne.

    Car vous le savez, en tous cas pour une bonne partie d’entre vous, il y a trois organisations syndicales agricoles. D’une part la FNSEA/JA ou Fédé, ensuite la Coordination Rurale ou CR et enfin la Confédération Paysanne ou Conf. Ces trois organisations défendent des lignes extrêmement différentes.

    La première est sur une  position d’agrobusiness axée sur l’exportation, les firmes agro-alimentaires et la mécanisation,  la deuxième très marginale jusqu’à ces dernières années est sur une ligne de grosses exploitations tournées vers l’abolition de toutes entraves dans les fermes, l’augmentation des marges agricoles et le développement du salariat. La troisième, issue de petits paysans et d’ouvriers agricoles défend les valeurs travail, collectif et proximité.

    Dans un premier temps seule la Conf, puis la Conf et la CR avec leurs militants et leurs tracteurs ont manifesté sur le refus de l’abatage total pour endiguer la DNC et contre le Mercosur. La Fédé était donc absente ce qui s’explique par le fait que c’est elle qui a préconisé l’abattage total pour préserver ses filières d’exportation et qu’elle n’a rien contre le Mercosur.

    Ensuite la CR est montée en pression mettant la Conf en porte à faux idéologiquement, ce qui l’a obligé à se démarquer et à faire quelques actions seule.

    Enfin, tardivement, la Fédé est arrivé avec ses propres tracteurs et un  projet de loi qui reprend ses demandes et seulement les siennes.

    Et donc au final c’est le gouvernement qui a gagné avec la Fédé. La CR s’est faite une bonne publicité pour ses idées fascistes et la Conf a progressé en notoriété mais ses militants ont  pris des coups.

    Et l’agriculture dans tout ça. Et bien c’est la grande perdante. N’ayons pas peur des mots, la Fédé et la CR sont les fossoyeurs de l’agriculture. Leur objectif est de transformer les agriculteurs en salariés des firmes, des mal nommées coopératives et des industriels amont et aval. Salariés ça veut dire acheter les intrants et livrer entièrement sa production. Entre les deux il y a un travail d’exécution qui peut être fait de plus en plus par des robots. C’est le principe du salariat mais avec une absence totale de maitrise des coûts et des prix, ce qui amène la disparition d’un grand nombre de fermes et un mécanisme constant d’agrandissement des exploitations.

    L’exemple des œufs est assez illustrant. On importe trop d’œufs et il convient de relocaliser la production pour éviter les trous d’airs liés à des grains de sable dans la logistique. Pour cela deux méthodes sont possibles.

    La première consiste à développer la production chez un grand nombre d’agriculteurs qui valorisent ainsi directement leur produits végétaux, trouvent un complément de revenu et permettent une distribution locale.

    La seconde consiste à favoriser l’implantation d’énormes unités de productions en baissant au maximum toutes les normes de contrôle sanitaire et de pollution, en légalisant des conditions de vie déplorables pour les animaux, en concentrant  l’approvisionnement et l’écoulement dans les firmes multinationales  et en dégradant  la qualité des produits .

    Comme vous le savez c’est la deuxième méthode qui est choisie et c’est cela que j’appelle la mort de l’agriculture.

    Alors oui il y a encore des paysans qui font leur foin, qui rentrent les bêtes le soir, qui connaissent chaque parcelle en leur faisant produire ce qui est adapté prés, céréales, légumineuses et qui mettent du fumier. Pas partout mais il y en a encore, même dans le Tarn. Mais ces gens là ne sont pas aux commandes des chambres d’agriculture, ni des coopératives, ni des safer, ni des firmes agroalimentaires, ni des cabinets ministériels. Souvent ils ne sont même pas représentés. Alors ils s’éteignent doucement, laissant la place au business et aux machines.

    Bien sûr il y a encore des marchés, des AMAP, des colis, des foires et des concours, mais ce n’est pas cette image là que donnent les manifestations agricoles. En clair sortir les tracteurs ne profite qu’à la Fédé et à la CR.

    C’est pour cela qu’il est déplorable de soutenir ce monde agricole là qui est très polluant, accapareur d’eau et de terres, se moquant complètement de la biodiversité, de l’environnement et la qualité de ce qu’il produit , n’hésitant pas à transformer en carburant des champs entiers de mais ou de colza.

    Oui c’est cela le monde agricole qui met un vieux moustachu avec son béret  sur la réclame de son fromage ou de son saucisson industriel.

    Evidemment certains diront qu’il y a des producteurs locaux qu’il faut soutenir et encourager, des fermes bio respectueuses de l’environnement et que la Conf défend vraiment les paysans. Oui c’est vrai mais c’est quand même plus bobo que populaire. C’est de la consommation pas de la politique.

    En ce qui concerne le laisser faire des pouvoirs publics vis-à-vis de la Fédé et de la CR, malgré quelques accrochages avec cette dernière, c’est la confirmation que ces syndicats et leurs adhérents sont au service du gouvernement pour faire passer tous les projets de destruction de la nature.

    Bon appétit.

    Michel Costadau

  • Democratia

    Democratia

    Je vous préviens tout de suite, ce billet est un peu fouinasseur et pas très enlevé. Bon.

    C’est mon couplet sur la démocratie qui a soulevé le plus de questions. Sur le reste tout le monde est à peu près d’accord ce qui est quand même rassurant.

    Ce qui semble susciter un certain désarroi avec mon affirmation que la démocratie n’existe pas, c’est : mais quoi à la place ?

    Tout d’abord, je ne vois pas pourquoi il y aurait quelque chose à proposer puisque c’est un simple constat. Et en plus que ce serait à moi de le faire. Voyons quand même.

    En fait il y a beaucoup de questions soulevées sachant que ce n’est surement pas la Grèce qui a inventé la démocratie puisqu’elle avait un régime particulièrement inégalitaire.

    Pour mieux comprendre la position on peut tirer parti d’un exemple. Supposons que vous soyez amené à vous  méfiez fortement de votre voisin, quelqu’en soit la raison. Constat immédiat : il est clair que vous ne pouvez pas changer votre voisin.  Vous n’avez pas le pouvoir de le changer, Il est là aussi longtemps qu’il veut bien y être et vous aussi.

    Alors la réaction la plus simple, c’est de prendre en compte votre méfiance pour modifier votre comportement à son égard.

    C’est pareil pour la démocratie. Je constate que la société dans laquelle je vis fonctionne sur d’autres modes que le partage du pouvoir avec la population. Je le constate et j’en tiens compte. En ce qui me concerne, je développe même une attitude de non vote puisque je n’ai absolument pas le pouvoir de changer les forces à l’œuvre.

    Et si l’on reste sur l’exemple du voisin, vous pouvez aussi envisager de déménager. Pourquoi pas, mais c’est vous qui supportez seul le prix des problèmes que pose votre voisin alors que lui continue tranquillement. Et bien sûr il faut imaginer que vous trouviez un endroit où il n’y a pas le même genre de voisin.

    En ce qui concerne la démocratie, je ne vois pas trop de pays moins démocratiques ou avec un régime bien différent du notre.

    C’est évidement une question centrale que vous posez. Pour vous y a t il des pays où règnent une démocratie supérieure à la notre et inversement y a t il des pays que vous considérez comme non démocratiques.

    Sur le premier point vous pouvez me dire qu’il y a des pays plus petit ou proportionnellement les individus sont mieux représentés. Mais là vous abondez dans mon sens qui est que nos pays sont beaucoup trop grands pour une possible participation populaire.

    Pour le second point  j’espère que vous n’allez pas me sortir la Russie, la Chine ou l’Iran. Où alors il faudrait me démonter que les violences faite, en France, aux manifestants sont des bavures sans conséquences. C’est vrai que les grandes répressions dans le sang sont, chez nous, dans le passé mais pas si loin quand même. De nos jours c’est plutôt la négation des causes environnementales et de biodiversités qui sont à l’œuvre avec, honteusement, l’aide des agriculteurs. Alors évitons de donner des leçons et de nous croire dans un « bon » régime. Les USA sont là pour nous le rappeller.

    Bref de toute façon vous êtes un peu contraints de rester en France surtout pour des raisons de moyens. Comme d’habitude l’installation à l’étranger est une affaire de riches.

    Cependant, le constat de non démocratie et la défiance vis-à-vis des politiques a un petit coté de résignation contre lequel certains veulent lutter. Il reste d’ailleurs le vieux fond du sentiment historique de conquêtes populaires dans l’évolution des institutions, sécurité sociale, vote des femmes, retraites ou parité électorale. Mais ce ne sont que les miettes que les milliardaires nous laissent à condition qu’ils puissent continuer à s’enrichir et dominer le monde.

    Car le monde évolue dans un seul sens : l’accaparement par un petit nombre de toutes les richesses. Et je ne suis même pas certain que, proportionnellement ce nombre augmente. Il y a mille ans, nombreux étaient déjà les détenteurs ou profiteurs de pouvoir. Les  ordres religieux ne nous ont pas laissé de très bons souvenirs. Pour 10 000  ou 100 000 ans j’ai assez peu d’infos et je ne sais pas trop quoi dire.

    Et donc certains ne voulant pas rester simples spectateurs les bras croisés se mettent en tête de prendre le pouvoir par les urnes afin que les choses changent. Hélas l’expérience nous apprend que rien ne change et que tout le monde est rattrapé par le système. Car comme déjà dit dans le précédent billet : on ne peut rien contre l’argent.

    Alors y a-t-il d’autres régimes possibles que nos pseudos démocraties ? La réponse est simple et claire : je n’en sais strictement rien.

    Michel Costadau

  • Voeux 2026

    Voeux 2026

    Bon, c’est le moment de présenter ses vœux pour la nouvelle année mais je suis un peu sonné par son démarrage assez sanglant. Déjà l’année dernière n’a pas été terrible avec inondations, incendies, guerres et gaza. Gaza l’horreur et la honte.

    Et cette nouvelle année a l’air de vouloir en rajouter. Incendies du réveillon, manifs agricole pré-fascistes, Venezuela et Groenland. Vénézuela, enlèvement d’un chef d’Etat dans son pays par l’armée d’un pays qui se dit démocratique, mais semble plutôt aux mains d’une maffia sans foi ni lois.

     

    Et l’Europe, naine politique, se retrouve être en conflit avec la Russie et avec les USA. Faut le faire. Les autres puissances sont en conflits soit avec l’un soit avec l’autre ? Et l’Angleterre s’en sort bien en n’étant plus dans l’Europe.

    Alors va-t-il y a avoir la guerre ? Drôle de question puisque le monde est déjà en feu un peu partout.

    Alors disons, va-t-il y avoir une guerre supplémentaire, Europe USA ?

    Ma réponse est non. Enfin pas une guerre classique comme en 40. Donc pas la peine de s’entrainer à courir, à ramper ou à tirer, ce n’est pas à l’ordre du jour. Mais nous serons quand même envahis.

    Pour expliquer cela il nous faut parler des USA et du chef de la maffia américaine. Dans ce qui suit maffia américaine et Trump désignent exactemment la même chose.

    Les USA sont le premier empire mondial. Avant, les empires étaient continentaux ou multi continentaux mais pas mondiaux. J’ai déjà expliqué cela dans des billets précédents. En conséquence l’impérialisme américain est le plus grand danger pour la planète.  Et au lieu de se retrouver au coté de la Russie pour résister à la main mise américaine, nous nous trouvons en conflit avec les deux. Re-bravo.

    Maintenant qu’en est-il de cette maffia américaine. Elle a un slogan que tout le monde connait Maga. Mais ce slogan ne veut pas dire qu’ils cherchent à rendre les américains plus grands, plus heureux et plus riches. Non ce slogan ne concerne que les milliardaires. Maga  ça veut dire rendre plus riches les milliardaires et même en avoir de nouveaux.

    Trump se moque complètement du sort des américains. Il a établit une fois pour toute que le monde est dirigé par les milliardaires. Que ce sont eux qui font fonctionner la machine économique, qui prennent les orientations, on dit aussi investissements, pour encourager la consommation et l’accumulation des richesses.  D’ailleurs Trump ne fonctionne qu’avec des interlocuteurs individuels pas avec des collectifs. Il ne discute pas avec la Russie mais avec Poutine, il ne discute pas avec le Vénezuela mais avec Maduro. L’Ukraine c’est Zelenski et non un gouvernement ou des parlementaires. Et l’on découvre la trace d’un Pahlévi dans la contestation iranienne. Devinez qui agite ce shah ?

    Ensuite la maffia américaine a, clairement, une stratégie coloniale mais pas avec occupation du sol par des colons dans les territoires déjà peuplés. L’horreur de la conquête de l’ouest, s’est fait sur des territoires occupés par des autochtones mais avec une densité de population faible afin de laisser la place aux colonisateurs.

    Dans les zones plus denses ou dites développées, ce rôle d’occupation et donc de stratégie coloniale est dévolu au dollar. Le monde découvre avec stupeur que l’on ne peut rien contre l’argent. Au Venezuela Trump demande aux milliardaires d’acheter les puits. Il coupe les vivres aux organisations des Nations Unies. Il joue avec les droits de douane. Que des jeux d’argents. Et c’est logiquement des dollars que Trump propose pour le Groenland.

    Petite devinette combien vaut le Groenland. Bon, vous fatiguez pas, plein de calculs ont été faits. Quoiqu’il arrive les US ont la capacité de se payer le Groenland. Ce n’est donc pas une question de moyens.

    En plus l’acquisition du Groenland est déjà faite. Ca marche de la manière suivante. Le Danemark et les US vont établir un plan soutenable, basé sur une coopération encadrée, pour les zones arctiques. Ce plan va permettre aux US de faire ce qu’ils veulent où ils veulent quand ils veulent.  J’ai utilisé les mots soutenable, coopération et encadré car ils caractérisent l’enrobage habituel que font les politiques, c’est-à-dire les pions des milliardaires, pour nous enfumer et cacher leurs véritables actions.

    Idem pour le Vénézuela, Certes les majors pétrolières se font un peu tirer l’oreille pour investir mais ça viendra. Il faut dire que ce sont les US qui, à la fois, empêchent les exportations de pétrole par le blocus et demandent aux compagnies d’extraire du pétrole pour l’exporter. Ils ont toutes les cartes pour que ça se passe comme ils le veulent.

    Pour l’Iran, ils vont, peut être, nous refaire le coup des révolutions oranges qui ont toutes permis la mainmise américaine. J’ai déjà développé dans d’autres billets que la démocratie est utilisé par les US  comme moyen de mettre la main sur les pays. Vous le savez maintenant la démocratie n’existe pas, c’est seulement un artifice pour permettre aux populations de consommer avec plaisir et frénésie.

    Alors bon il faut s’arrêter mais je suis loin d’avoir fini. Et au fait bonne année. Enfin ?

    Michel Costadau

  • essai

    aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa