Catégorie : Classe politique

  • Pourquoi les sondages d’opinion ne veulent rien dire

    Pourquoi les sondages d’opinion ne veulent rien dire

    Ah ! que des sondages on en a, des sondages d’opinion je veux dire. Et vraiment les sujets ne manquent pas. 67 % contre le projet xxx, 54 % pour l’installation yyy, 62 % contre le renvoi zzz. La question que je me pose c’est : mais est-ce que ces sondages reflètent l’opinion de la population ou pas. Parce que s’ils reflètent l’avis des gens, c’est une certaine forme de démocratie directe. Mais s’ils ne reflètent pas les convictions des sondés, alors c’est de la manipulation pure et dure.

    La réponse est simple : les sondages ne reflètent pas du tout l’opinion de la population et ça se démontre.

    Pour commencer, on va se poser une question : mais qui décide de demander un sondage. Bonne question, mais ce n’est pas la plus pertinente. En effet l’important est qui va publier les résultats, sur papier, à la radio ou à la télé. En gros, qui va faire état de et/ou utiliser ce sondage.

    Peut être une jonction se fait-elle alors dans votre esprit entre –il y en a qui demandent des sondages, –il y en a qui font des sondages et –il y en a qui publient des sondages. Evidemment, toute la partie organisation du sondage est assez discrète, puisqu’il s’agit seulement d’élaborer un questionnaire, de trouver des sondés, de les interroger, puis de mettre en forme les résultats. La partie visible n’arrive qu’après, par la publication du résultat. A vrai dire, ce n’est pas le mot publication qui convient, c’est plutôt médiatisation. En clair, faire un sondage ne sert à rien si l’on ne dispose pas du vecteur de la diffusion des résultats. Or il n’échappe à personne que l’ensemble des médias, télé, journaux, radios, internet appartiennent tous à la caste politique/finance. Il n’y a en France aucun média de masse ou régional qui soit indépendant de la politique/finance. Cette mainmise a pour but de donner une information sélectionnée, manipulée, orientée, soit  exactement le contraire d’une information objective. Et donc, ce que les Français ont dans l’esprit c’est l’information pipée que leur déversent les médias. Alors, quand on leur demande  leur avis, les sondés répondent par rapport au contenu partial qui leur a été assené à longueur de JT, de discours politiques, d’éditoriaux et autres petites phrases. Et donc, en répondant aux questions, ils ne donnent en aucun cas leur avis ou leur opinion, mais seulement la restitution de ce qui leur a été déversé par les médias. On peut même dire que les sondages servent surtout aux politiques à vérifier que leur message est bien passé.

    Et voilà. Donc les sondages ne veulent strictement rien dire, ce sont de simples outils de communication des politiques. Je ne peux pas me priver du plaisir d’illustrer mon propos par la dernière « info » : création par Macron d’un parti ou un truc comme ça. S’il n’y avait pas les médias dites-moi qui serait au courant : eh bien cinq personnes, comme vous quand, avec quelques copains, vous  créez une association. En plus, le prochain sondage sur le pour ou contre ce parti de Macron ne va pas tarder.

    Alors bien sûr il y a des médias soi-disant indépendants genre Médiapart ou rue89, mais hélas ils ne servent que d’alibi car ils sont classés « opposition systématique », voire même « mauvais esprit ». De même que les petits candidats à la présidentielle servent, honteusement, d’alibi aux politiques.

    Pour terminer sur l’ampleur des dégâts, une autre illustration. Prenez tout le battage sur les paradis fiscaux. L’information objective serait que tous les riches sont des faussaires et des voleurs, car il n’est pas possible de devenir riche en respectant les lois et une fois qu’on est riche on cherche à le rester. Mais, bien au contraire, les médias nous montrent du doigt quelques brebis galeuses, ce qui est une excellent manière de dédouaner les autres c’est-à-dire 99,99 % des possédants et autres organisations internationales.

    Michel Costadau

  • Externalisation

    Externalisation

    J’entends dire que la seule chose de bien avec l’Europe, c’est d’avoir amené la paix car il n’y a plus de guerre. D’autres ajoutent que l’Europe a amené un bon niveau de vie car les magasins sont pleins et les gens achètent. Et aussi que l’Europe a porté la démocratie à sa quintessence et qu’on cherche à exporter ce modèle. Oui, on entend plein de choses. Mais juste une question en passant : avez-vous entendu parler de l’externalisation. Parce que s’il y a un point où l’Europe est championne, c’est bien l’externalisation. En effet, s’il n’y a pas de guerre entre pays européens, c’est parce qu’on a mis la guerre partout dans le monde pour ne pas l’avoir chez nous. Guerre en Afrique, pratiquement dans tous les pays, guerre au Moyen Orient, du Liban jusqu’au Pakistan, guérillas en Asie, guérillas en Amérique Latine. Surtout ne me dites pas que nous n’y sommes pour rien, ou je me verrai obligé de vous demander qui a formé et armé les milices syriennes, les talibans ou les tontons macoutes, sans parler des ventes d’armes. Non seulement nous n’y sommes pas pour rien, mais ça fait partie de notre philosophie = piétiner les populations pour avoir du beurre dans nos épinards. Ça doit être ça notre fameuse démocratie.

    Vous allez me dire : mais pourquoi tu nous parles tout d’un coup d’externalisation ? Tout ce que tu viens de dire on le sait, c’est clair. Eh bien je vous en parle parce que l’Europe vient d’ajouter un nouveau fleuron à l’externalisation : la gestion des émigrés. Et oui, l’Europe terre d’accueil, terre des droits de l’homme, oui, oui, mais pas pour tout le monde quand même. Double discours, d’un côté on vient au secours des immigrés avec des tentes et des sacs de riz, et de l’autre on veut mettre la xénophobie dans la constitution et en attendant on remplit les journaux de discours racistes, on expulse et on rase à tour de bras. Alors nous on accueille, mais on traite avec la Turquie pour refouler. On traitait déjà avec le Maroc, la Libye et quelques autres Etats super démocratiques. Mais c’était plus ou moins caché. On payait les barrières et les refoulements discrets, mais maintenant, la technocratie a sauté le pas et c’est officiellement que l’on dit  à la Turquie : c’est tant le refoulé. Il y a des objectifs et des contre-parties qui quand même restent assez discrètes bien que ce soit de l’argent public.

    Vous voyez, c’est ça l’externalisation, on ne veut pas savoir comment la Turquie et le Maroc s’y prennent avec les droits de l’homme, mais nous c’est clean, super clean. Bientôt, si ce n’est pas déjà fait, l’Europe aura le Nobel de la Paix pour avoir su si bien externaliser la guerre.

    Cela dit il faut noter qu’en Europe il n’y a peut-être pas la guerre, mais il y a quand même des victimes. C’est troublant, surtout quand les voyous qui occupent le pouvoir parlent des valeurs, de nos valeurs. Mais pourquoi on les laisse faire ces gens-là, pourquoi on continue à écouter leurs mensonges, à regarder leurs simagrées hypocrites. Vous savez, quand quelqu’un n’est plus capable d’exercer ses responsabilités on le met sous tutelle. L’Europe c’est le contraire ; n’étant plus à même d’exercer la moindre responsabilité elle s’enferme dans un bastion ceinturé de banques, mais c’est quand même elle qui donne des leçons. Honte à nous.

    Michel Costadau

  • Programmes

    Programmes

    Tous les politiques ont des idées, des projets et des programmes qui sont censés convaincre les électeurs. Ces projets occupent tout leur esprit et ils n’arrêtent pas d’en parler avant ou après. Et justement, après, il apparaît clairement que les choses ne se passent pas du tout comme promis. J’ai donc analysé la situation en profondeur et découvert le vrai programme des politiques, celui qui réellement fonde leur action. Après cette découverte, leur comportement devient beaucoup plus facile à comprendre. C’est assez édifiant.

    Hollande : être réélu, être réélu, être réélu, être réélu, être réélu, être réélu, être réélu, être réélu,

    Valls : devenir président, devenir président, devenir président, devenir président, devenir président,

    Macron : devenir président, devenir président, devenir président, devenir président,

    Sarko : redevenir président, redevenir président, redevenir président, redevenir président,

    Juppé : devenir président, devenir président, devenir président, devenir président,

    Le Pen : emmerder le monde, emmerder le monde, emmerder le monde, emmerder le monde,

    Royal : devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente,

    Fillon : devenir président, devenir président, devenir président, devenir président, devenir

    Bayrou : devenir président, devenir président, devenir président, devenir président,

    Mélenchon : passer à la télé, passer à la télé, passer à la télé, passer à la télé, passer à la télé,

    El Khomri : se faire licencier, se faire licencier, se faire licencier, se faire licencier,

    Berger (cfdt) : surtout pas de vagues, surtout pas de vagues, surtout pas de vagues,

    Martinez (cgt) : surtout pas de vagues, surtout pas de vagues, surtout pas de vagues,

    Mailly (fo) : surtout pas de vagues, surtout pas de vagues, surtout pas de vagues, surtout pas de vagues,

    Laurent (pcf) : pourvou  que ça doure,  pourvou  que ça doure, pourvou  que ça doure,

    Duflot : devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente,

    Cohn-Bendit : n’importe quoi, n’importe quoi, n’importe quoi, n’importe quoi, n’importe quoi,

    Ayraud : Ahh rrreu guili guili, Ahh rrreu guili guili, Ahh rrreu guili guili, Ahh rrreu guili guili,

    Pécresse : devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente, devenir présidente,

    Delga : d’abord taisez-vous après on discute, d’abord taisez-vous après on discute, d’abord taisez

    Onesta : d’abord taisez-vous après on discute, d’abord taisez-vous après on discute, d’abord taisez

    Malvy : tchao pantin, tchao pantin, tchao pantin, tchao pantin, tchao pantin, tchao pantin,

    Vallaud Belkacem : plus près de toi mon dieu, plus près de toi mon dieu, plus près de toi mon dieu,

    Le Drian : Breton et complètement c.., Breton et complètement c.., Breton et complètement c..,

    Le Foll : Breton et complètement c.., Breton et complètement c.., Breton et complètement c..,

    Comme vous pouvez le remarquer la place de président est extrêmement convoitée. Vous vous dites que c’est parce que la place est bonne, nourri, logé, voyages, distractions, cadeaux, scooter fourni, protégé par la justice, aucune décision à prendre. Eh bien non pas du tout, la place est convoitée parce que chaque candidat n’est que la couverture d’un ou plusieurs lobbies. Ces groupes veulent avoir leur président et il leur faut un pion pour prendre la place. Donc, ils nous font la simulation de la démocratie mais ce n’est qu’un jeu entre eux. En plus, à ce jeu y a pas de perdants puisque les lobbies qui n’ont pas pu placer leur copain, gardent quand même toute leur capacité de nuisance.

    Comme quoi les programmes simples sont quand même ceux qui marchent le mieux.

    Michel Costadau