Auteur/autrice : Michel Costadau

  • Etat de l’homme

    Etat de l’homme

    Quelle est la situation du monde ? Globalement je veux dire, pas pour savoir si May restera en poste ou quand Macron s’en ira. Non, seulement pour regarder l’état de la civilisation humaine. L’état de l’homme sur terre si vous voulez. Pour cela, autant que possible, on va raisonner par continents. Et voir, aussi, quel est l’apport de chaque continent à la construction de l’humanité. Je vois 6 continents à l’intérieur desquels la problématique est un peu la même et trois zones à part au devenir incertain.

    Pour commencer il y a l’Europe qui, pour moi, va de Brest à Moscou. L’Europe est comme un gros bouddha assis sur sa richesse et son passé, mais le bouddha est triste et morose car il voit bien qu’il n’a plus aucune force et se meurt d’ennui. L’Europe a cherché à pousser le plus loin possible la notion de démocratie basée sur le seul individu. L’Europe est le champion du monde de l’individualité et de la prise en compte du respect des autres. C’est louable mais c’est un échec, ça ne marche pas. Il y a incompatibilité entre la sphère individuelle et les institutions de la démocratie. La présence de structures intermédiaires fortes comme la famille, la tribu ou la maffia entre l’individu et la délégation de pouvoir, s’avère incontournable. L’Europe est donc devenue un faible contributeur.

    Après il y a l’Asie qui va de Moscou à Vladivostok. L’Asie c’est la civilisation de l’espace libre, du cheval, des troupeaux, des montagnes et des déserts et du coup de la liberté. Oh pas la liberté des passe-droit comme en occident, non la liberté des sens et de l’esprit. Sa contribution est immense dans la constitution intellectuelle des êtres humains. C’est aussi le contrepoids de la ville. Bien sûr l’Asie est pauvre et ignorée, mais elle continue à compter.

    Ensuite il y a l’Inde et Chine qui comprend tout le sud de l’Asie sauf l’Australie. L’Inde et Chine c’est le modèle de la longue civilisation ancrée dans la terre, dans les paysans, dans les récoltes, les pêcheurs et le dur travail. Sa contribution est l’intégration dans la philosophie de ce contact avec la terre. C’est la révélation de plusieurs strates dans la composition de l’homme, comme si chaque personne était composée de plusieurs individus. Cette vision est reconnue mais du bout des lèvres, et pourtant elle contribue de plus en plus. Cependant l’Inde et Chine sont  encore très pauvres, mais ça pourrait changer.

    Aussi il y a l’Amérique qui comprend USA, Canada et Japon. L’Amérique a inventé le monde de la violence, de la conquête sans foi ni loi. L’Amérique est très riche. C’est l’exaspération de l’individualisme avec aucun respect pour les autres, voire même basé sur l’écrasement des autres. C’est donc le modèle de la fuite en avant, de la violence gratuite et du mépris. Ce modèle, qui est celui qui nous est imposé actuellement est catastrophique. Il est condamné mais va faire encore beaucoup de dégâts.

    Encore il y a la Sud Amérique qui comprend toute l’Amérique du centre au sud. C’est  la quintessence du métissage. C’est l’enrichissement maximum des croisements mondiaux de populations. C’est, aussi, le monde de la magie, du surnaturel et par conséquent de la religion. C’est hélas une zone de non-éducation pour maintenir la population dans l’ignorance et l’asservissement, afin qu’elle reste pauvre. Cependant par sa résistance lente c’est peut être le ferment d’une contribution future majeure dépassant les croyances. C’est le continent du mélange et de la résistance.

    Enfin il y a  l’Afrique. L’Afrique est la première à avoir fait exploser la contradiction entre individu et société. Le concept de liberté a disparu au profit de celui de relation, de réseau relationnel. L’organisation de la société devient alors moins centralisée, plus faible. La jouissance est plus présente et donc le goût de vivre. C’est extrêmement porteur d’avenir. L’Afrique n’est pas riche mais ce n’est pas une notion pertinente pour elle.

    Comme zones incertaines il y a le Pôle Nord qui a beaucoup d’habitants mais au devenir très délicat, le Pôle Sud presque complètement désert et qui devrait, si possible, le rester, et l’Australie, qui a le même syndrome que l’Europe mais qui risque aussi de retourner à la sauvagerie.

    Voilà, voilà rien de bien folichon là-dedans. Partout la violence, le pillage, l’asservissement. Peut- être l’année prochaine ce sera mieux… ou pas.

    Michel Costadau

  • La France injuste

    La France injuste

    La prise de conscience, c’est comme une cristallisation. Tous les éléments sont là en ordre dispersé et d’un seul coup ça prend. Et tout le monde dit « bon dieu mais c’est bien sûr ». On appelle ça abusivement un changement, mais, en fait, les changements c’est ce qui a eu lieu avant et dont personne ne se rendait vraiment compte.

    Parce que tous les changements ne se font pas à la même vitesse et certains sont si lents qu’on a du mal à les percevoir. De manière évidente, c’est le cas pour le climat où l’on parle surtout de moyenne car la variation journalière est microscopique, à supposer qu’il y en ait une. Bien sûr certains changements sont plus faciles à observer, comme le prix du fuel ou une nouvelle naissance.

    Et hélas les changements les plus doux sont les plus pernicieux.

    Alors c’est comme ça, lentement, tout doucement, que la France est devenue injuste. Injuste et inégalitaire. Le mécanisme de base est le suivant : les gouvernants prennent une mesure apparemment destinée à  tout le monde, mais qui s’avère petit à petit ne profiter qu’à une partie de la population et c’est un peu trop souvent la même. Voyons ça.

    Le tgv est une belle invention pour se déplacer vite sans polluer directement. Et c’est rentable. Le problème c’est que leurs rames occupent maintenant beaucoup de quais dans les gares de départ, au détriment des trains dits de banlieue qui, du coup, sont moins nombreux, moins fiables. Et c’est donc de plus en plus la galère… sauf pour ceux qui ne prennent que les rapides. C’est tgv contre banlieue.

    Dans le même registre il y a, aussi, la suppression de certains arrêts ou même de la ligne. Pas rentable. Mais là l’injustice s’accélère. Pas de train veut dire voiture, frais, embouteillage. Je ne vous parle pas du bus de remplacement du train qui arrive plein et ne peut prendre personne. Et là dessus arrive la taxe gas-oil qui tombe sur ceux qui n’ont pas le choix. Parce que, même si c’est payant, les métros, RER, tram des villes ne connaissent pas la taxe gas-oil. Et cerise sur le gâteau, ces décisions sont prises par des fonctionnaires qui habitent en ville et vont à pied au … je n’ose pas dire boulot, disons au ministère.

    De même, le baccalauréat pour tous paraît une bonne nouvelle. Seulement le manque de moyens humains et matériels, décidé sciemment par les politiques, a obligé l’État a baisser énormément le niveau de façon à permettre à toute la tranche d’âge d’obtenir le fameux sésame. Est alors réapparu, à supposer qu’il ait jamais disparu, le poids des classes sociales. A tel point qu’aujourd’hui la majorité de la tranche d’âge sort sans la moindre qualification. Et les classes aisées raflent toutes les formations et tout le travail.

    Et beaucoup plus grave encore, il y a une prise de conscience qui n’a pas encore eu lieu mais qui s’annonce, c’est la notion de député. Il y a longtemps, les députés étaient élus pour leur convictions, leur courage, leur pugnacité. Ils étaient connus des électeurs pour leur combativité et la force de leurs idées. Cela a bien changé, car voila qu’au dernières législatives beaucoup d’électeurs ont voté pour des gens qu’ils ne connaissaient même pas. On est donc passé des députés porteurs d’idées aux députés larbins de gourous. Et ces valets ont des privilèges qui choquent ceux qu’ils sont censés représenter. Or les députés sont la seule pratique qui nous relie encore un peu aux lambeaux de la démocratie.

    Clairement, la prise de conscience actuelle c’est que la France est de plus en plus injuste. En général ça demande une révolution.

    Michel Costadau

  • Décroissance

    Décroissance

    Au milieu de tous les slogans, y a un truc qui me trotte dans la tête, c’est cette idée de décroissance. Ca fait un peu ralentissement, rapetissement. Je ne vois pas du tout ce que c’est, à part une invention de plus des technocrates. Par contre ce que je sais c’est que l’augmentation du PIB correspond à une augmentation de la pollution et à un appauvrissement de la population. Alors si la décroissance c’est seulement la baisse du PIB, ceux-là, comme toujours, n’ont rien compris.

    La hausse ou la baisse du PIB est uniquement le résultat d’une politique et non pas une action en soi.

    Je suppose que la feuille de route de Hulot c’était de lancer des actions vertueuses de façon à augmenter le PIB. Ce qu’ils appellent la transition énergétique n’est, en fait, qu’une manière, prétendument astucieuse, d’augmenter le PIB. On connaît le résultat. Parce que croire que l’on peut augmenter le PIB, ce que les technocrates appellent la croissance, tout en baissant la pollution climatique et la casse sociale relève de la plus grande et malhonnête tromperie. Tout au moins dans nos modèles actuels.

    En gros, il faut trouver des actions à mener et vérifier si elles font ou pas baisser le PIB. Ca n’a aucun rapport avec la décroissance. Vous voulez des exemples. On y va.

    Pourquoi faut-il qu’il y ait toute l’année de tous les fruits et légumes dans tous les étalages. Ca représente des milliers de kilomètres parcourus par des milliers de camions, de bateaux, d’avions… pour rien. Ceux  qui vous disent que c’est la loi du marché sont des menteurs et des pollueurs. Je pense qu’entre manger seulement des patates toute l’année et la gabegie actuelle, il y a des progrès à faire.

    Il y a sûrement aussi quelque chose à creuser quant à  la durée de vie des produits. Il est clair que les produits actuels, même chers, sont faits pour être jetés rapidement, non à cause de l’usure mais pour en acheter d’autres. Aucun effort n’est fait pour qu’ils soient réparables, les produits actuels sont uniquement jetables. Alors, augmenter, par exemple, la durée d’utilisation des véhicules ou la durée d’utilisation de l’électronique, en particulier les téléphones, c’est d’une part faire des économies et d’autre part limiter et la pollution et les déchets. Je l’ai déjà dit, pour les autos en particulier, les nouveautés de 2020, 2021, 2022 sont déjà programmées. On pourrait peut-être essayer de faire des groupements en lots pour ne pas avoir des voitures jetables tous les deux ans uniquement pour le PIB.

    D’une manière plus générale, la consommation, sur laquelle est basée notre modèle économique, est surtout quantitative. C’est le nombre qui fait le chiffre. Et on a même cette notion de prix bas censé entrainer l’acte d’achat au détriment du vrai besoin. Payer prétendument moins cher, proportionnellement, un lot de 20, qu’un lot de 5 n’a aucune justification, c’est juste une manipulation.

    Il me semble que l’on pourrait essayer une consommation plus qualitative. A chiffre égal, une augmentation de la qualité doit permettre de satisfaire le besoin, diminuer les maladies et les déchets.

    Il y a fort à parier que les technocrates ont lancé l’idée de décroissance pour en faire un épouvantail dissuasif pour ceux qui voudraient changer le système. La peur de manquer est inhérente à l’homme, et il déploie son savoir-faire pour s’assurer un peu d’avenir. Or c’est justement cet avenir que les forcenés du PIB handicapent et condamnent.

    Et donc la décroissance c’est du baratin, comme le reste.

    Michel Costadau

  • Refondation

    Refondation

    Ca y est le fossé est creusé et la tranchée s’élargit entre les gouvernants et la population. Oui les manifestations actuelles sont portées par une grand nombre de citoyens, les marques de soutien sont constantes et visibles et pas seulement sur les voitures, mais tout ça n’est que le résultat des nos dernières élections désastreuses.

    Car cette espèce d’hébètement, pour ne pas dire d’abattement, que nous connaissions depuis un an était surprenant. Du coup ça fait du bien de voir que le clivage existait et que la grogne est sortie parce que trop c’est trop. Il y a un mouvement, il a du souffle et les signes d’une base populaire sont patents.

    N’étant jamais aussi bien servi que par soi-même je me décerne une toute petite contribution à l’émergence de ce  ras-le-bol avec mes billets d’humeur et de réflexion. Alors continuons à réfléchir. Je ne vais pas parler de la situation des manifestants, ils se débrouillent très bien, je vais parler de la situation des politiques.

    J’ai déjà dit et beaucoup d’autres avec moi que notre système électoral est vicié à la base par la création de majorités artificielles. Le programme de nos présidents ne dispose, en fait, que des votes qu’ils ont recueillis au premier tour avec une plus ou moins grande avance sur le ou les suivants. Jusqu’à présent, le candidat de tête avait pas mal de points de plus que son concurrent et les autres étaient loin. A la dernière élection, on avait quatre candidats au coude à coude, entre le quart et le cinquième des votes. Ca veut dire que les deux qualifiés pour le deuxième tour ne représentaient même pas la moitié des électeurs. Et encore ça c’est la partie émergée de l’iceberg. Parce que la réalité brute c’est que l’élu  a plus des ¾ des électeurs contre lui. C’est un minoritaire  et même ultra-minoritaire.

    Je dis donc que Philippe Macron avait d’entrée de jeu un handicap de représentativité énorme. Ca aurait du lui dicter une politique encore plus de consensus que ses prédécesseurs qui avaient pourtant une meilleure légitimité.

    Mais bien au contraire il a cherché le clivage.

    D’abord en demandant une majorité présidentielle au parlement. On a déjà connu cela et le résultat a été une nouvelle assemblée de godillots, complètement coupés de base électorale ancrée dans le terrain, c’est à dire les gens. J’ai le sentiment que cette fois la leçon a été enregistrée dans la population et que ça ne se reproduira pas.

    Ensuite, en formant un gouvernement de technocrates. Car il ne faut pas confondre société civile et copains de promos. Les choisis étaient des inconnus pour nous, mais pas pour eux, au contraire. Presque uniquement des personnes issues de la haute administration ou des entreprises. Certes il y a eu quelques récompenses pour les politiciens qui avaient changé de camp en cours de campagne, genre Bayrou, mais ça a été très limité. Et voilà que ces heureux élus se mettent à faire la seule chose qu’ils connaissent : la mesurette. On en a déjà parlé on n’y revient pas. Mais le résultat c’est l’incompréhension et la stupeur. Le diesel en est un excellent exemple.

    Enfin, en pratiquant une politique purement financière. La lutte contre le réchauffement, la pollution ou la casse sociale ne se fait pas à coup de taxe d’habitation, de prix de la tonne de CO² ou des taxes sur les carburants. Certes il ne faut pas augmenter les impôts, mais les Français ont d’abord besoin qu’on les considère, qu’on leur donne une école, une justice et une police à leur service, faits pour tous, au service de tous. Nos citoyens ont besoin qu’on ne leur reprenne pas d’une main ce qu’on leur donne de l’autre. Nous ne sommes pas des animaux. Nous voulons un peu de considération.

    Alors pour Philippe Macron, la messe est dite. Qu’il parte ou qu’il reste c’est fini, il ne fera plus rien que du mal, alors autant qu’il s’en aille. Mais pour les autres, je leur demande de faire ce que la population est en train de leur montrer. Qu’ils se mettent au service des électeurs, qu’ils fassent cause commune avec les citoyens. Insoumis, RN, gauchistes, souverainistes, communistes, montrez que vous pouvez travailler ensemble, car c’est ce que le peuple demande et a déjà commencé. Finis les anathèmes, les cordons de sécurité, les pactes républicains. L’heure est à la refondation. Nous, nous sommes prêts, mais attention nous pourrions avoir l’idée de nous passer de vous.

    Michel Costadau

  • News

    News

    Rien ne va plus, ça grince de partout, les rustines ne tiennent plus, le Boul’mich est sur les Champ’s, les migrants errent dans les rues, les usines ferment les une après les autres, le pays s’en va à vau-l’eau….. mais en musique et dans une certaine indolence car les médias occupent toute la place de ce que nous appelions la démocratie.

    Et en fait de médias, d’après vous, pourquoi notre classe politique s’intéresse tant aux fake news. Vous savez, faire courir un bruit, fabriquer une fausse information, produire un sondage truqué ou raconter des mensonges, y a pas de quoi fouetter un chat, c’est notre quotidien depuis longtemps, aussi bien pour la consommation que pour la politique. On est habitués.

    Alors pourquoi cette soudaine phobie pour les fausses nouvelles. Oui pourquoi ? Ah bon vous donnez votre langue au chat !

    Ok, ok la réponse c’est tout simplement que nos gouvernants actuels sont uniquement un produit fabriqué par les médias et donc ils ne souhaitent pas que l’on puisse saper leur piédestal.

    J’explique.

    Clairement, nos dirigeants ont été élus à la suite d’une convergence médiatique entièrement à leur service : strictement aucune critique, rien que du positif, de l’empathique, de l’envie alors que les autres ont été questionnés, disséqués, massacrés continuellement. Un véritable  hold-up médiatique.

    Peut-être avez-vous un peu oublié cette période. Mais même si vous ne vous en souvenez pas, il suffit de regarder le comportement actuel des médias qui continuent de porter le gouvernement à bout de bras. Aucun média ne dit que Philippe Macron heurte la sensibilité de ¾ des français, non le message véhiculé est que la France attend avec impatience ses propositions, ses orientations, ses décisions. Personne ne dit que maintenant tout le monde paye la taxe d’habitation alors que c’est sa suppression qui a été annoncée. Ce sont les médias qui inventent son pouvoir. Philippe Macron ne tient son pouvoir que des médias.

    Bien que ce soit impossible, je dis que si les médias arrêtaient, ne serait-ce qu’un mois, de faire la pub des politiques, ils deviendraient des zombis comme Tapie ou Bayrou et on pourrait parler un peu de la vraie vie. D’ailleurs les manifestants ne s’y trompent pas, ils n’aiment pas ces télés toujours sur le vif qui diffusent en boucle des images de blocages, de barrages, de casse sans jamais transmettre les discussions entre automobilistes, sans jamais prendre le parti des révoltés, des victimes, des vaincus. « Les violences comme si vous y étiez. » On ne les aime pas……..oui mais il n’y a qu’eux.

    Le seul pouvoir qu’a Philippe Macron c’est de faire tourner la machine médiatique. C’est une Miranda Priestley et les médias en ont besoin. C’est un produit qui, comme tout produit, a son cycle de vie. Philippe Macron et Trump sont encore dans la phase produit phare. Par contre Merkel et Ghosn sont dans la phase fin de vie.

    Vous allez me dire mais qui a inventé le produit Philippe Macron ? Oh ! vous n’avez pas une petite idée, pourtant vous devriez, ça fait deux ans que je vous l’explique. Ben oui la finance, qui possède les banques, qui possède les médias, qui possède les institutions, oui nos chères institutions ne sont qu’un rempart pour les forcenés du PIB. Elles ne protègent qu’eux.

    Vous connaissez pas la dernière : le seul souci du gouvernement devant la grogne populaire c’est de permettre aux magasins et aux entreprises de rattraper le PIB que le peuple aurait fait perdre : ouverture le dimanche, chômage technique rétroactif, réparations. Non je ne rêve pas, c’est la réalité.

    Alors il est impératif de réinventer la démocratie et il me semble que beaucoup de gens ont des idées de ce que ça pourrait être.

    Seulement nous sommes en prison dans nos écran de télé.

    Michel Costadau

  • Optimisme

    Optimisme

    Il semblerait que mes billets ne rayonnent pas d’optimisme et de joie de vivre. On pourrait presque dire que je ne vois que le mauvais côté des choses. Et certains auraient même l’impression que je ne propose rien de concret et que j’estime que toutes les actions sont vouées à l’échec. Bigre.

    Qu’y a-t-il de vrai là dedans ?

    D’abord je ne crois pas que toutes les actions soient inutiles, pas du tout, mais il faut quand même appeler un chat un chat. Nos conquêtes politiques se résument au programme du candidat à la présidence, qui, une fois élu, applique ses « promesses ». Alors, oui, dans les conditions de travail il y a des avancées sur la pénibilité, les formations, la protection ou la mixité. C’est vrai mais cela ne concerne que les entreprises traditionnelles et encore pas les petites.

    Parce que le plus grand taxi du monde Uber n’a ni voitures ni salariés, le plus grand loueur d’appartements du monde Airbnb n’a ni salariés ni appartements, le plus grand livreur de pizzas du monde Deliveroo n’a ni pizzas, ni vélos, ni salariés et Blablacar n’a ni chauffeurs ni voitures. On peut donc dire que d’un côté il y a les salariés classiques avec une certaine protection : fonctionnaires, employés de Total, Airbus, Renault and co, professions libérales statutaires : médecins, avocats et Cie  et de l’autre côté il y a les précaires et les jetables. Ceux-là sont de plus en plus nombreux, de plus en plus à la limite de la pauvreté. Je ne suis pas sûr que l’on puisse appeler cela des conquêtes sociales.

    Et en face de cette situation, le discours des politiques est de moins en moins crédible. Vouloir en même temps défendre la voiture électrique et la suppression du nucléaire n’a non seulement aucune logique mais est en plus particulièrement trompeur, puisque le bilan global de la voiture électrique est loin d’être positif. Et je ne parle pas des hybrides qui elles sont carrément doublement polluantes.

    D’ailleurs on peut dire que  nos dirigeants sont figés dans le modèle économique du début du XXe siècle : pétrole, moteurs, autoroutes. On dirait que l’automobile est leur seule feuille de route. D’ailleurs une des premières mesures de Macron a été la vitesse à 80, ensuite le retour à l’essence, puis le tout électrique, ensuite le bannissement du diesel, puis l’interdiction des voitures en ville et maintenant les taxes sur les carburants routiers ou non-routiers. Quand s’intéressera-t-il aux cargos, aux avions et aux usines ?

    En plus, toutes ces mesures n’ont pas de bonnes justifications. La vitesse à 80 a permis de s’habituer à ne ralentir qu’au niveau des radars. Le retour à l’essence c’est choisir le CO² contre les particules, bannir le diesel c’est ignorer les filtres et la faible consommation des véhicules au gas-oil, la taxe sur les carburants, c’est prendre les automobilistes en otages.

    J’ajoute pour ceux qui n’auraient pas bien compris le mécanisme, que la dissuasion par les prix pénalise uniquement ceux qui ont peu de moyens. Attaquer le Français au portefeuille c’est attaquer seulement les plus démunis. Vous savez, ou pas d’ailleurs, que c’est la règle des pourcentages : 20 € de plus sur un plein ça ne fait pas pareil sur une fiche de paie de 1200 € que sur une de 6000 €. Ca fait même 5 fois plus. Alors, que ceux qui proposent le diesel à 3 € le litre ou plus pour diminuer la pollution se taisent, car les seuls qui rouleront moins seront les précaires avec leurs voitures, vieilles, polluantes et mal chauffées. Les autres rouleront comme avant avec en plus la bonne conscience.

    Alors effectivement mes billets ne sont pas très réjouissants mais de quoi voulez-vous vous réjouir en fait ?

    Michel Costadau

  • Casting

    Casting

    Il y a quand même comme un petit problème avec Macron. Une espèce d’évanouissement qui est le contraire du personnage. Cette figure triste et toujours seule a été marquante mais commence à faire un peu isolée. Et maintenant chaque initiative est une occasion de trébucher, de flotter et de tomber dans la rubrique Jours de France des médias. Que Hollande ait eu droit aux bonnets rouges, c’est pas glorieux mais c’était contre les vieux démons socialistes au pouvoir. Mais que les gilets jaunes arrivent un an après les élections c’est un peu dérangeant. Tout le monde sent que l’on ne devrait pas en être là. Ca ne devrait pas se produire. Il y a un problème de scénario.

    En fait ce n’est pas un problème de scénario c’est un problème de casting.

    C’était pas le bon. En votant pour Macron vous n’avez pas voté pour un homme politique mais pour un haut fonctionnaire de la glorieuse Administration française.

    Et ça fait une sacrée différence. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un haut fonctionnaire, ça ne m’étonne pas, c’est pas dans nos relations. Un haut fonctionnaire c’est un intouchable, pas au sens des castes, non plutôt un inaccessible. Ils ont, à leurs yeux, le privilège de faire marcher le pays. Mais ce ne sont pas des hommes politiques.

    C’est vrai que, depuis Charles, nous ne sommes pas gâtés du côté des hommes politique. A part quelques bribes chez Chirac, nous n’avons eu que des narcissiques ou des arrivistes sans épaisseur. On explique. Un homme politique n’a pas d’amis, il surfe sur les uns et les autres pour continuer à concrétiser sa vision de la société. Un haut fonctionnaire au contraire a beaucoup d’amis et tout son travail consiste à les satisfaire et à leur maintenir de bonnes places.

    Un homme politique n’a pas de programme mais des convictions qu’il défend quelle que  soit la situation. Un haut fonctionnaire n’a aucune conviction, n’a pas d’idées force qui le font bouger. Au contraire, il est formaté pour appliquer le programme des puissants dont il est le serviteur indéfectible.

    Un homme politique a un charisme, c’est-à-dire une empathie avec la population qui, en général, ne comprend pas les plus aisés. Ceux-là ont déjà tous les avantages : moyens, culture, relations. Alors ils se débrouillent très bien sans coup de pouce public. Mais un haut fonctionnaire est froid comme une directive, apprend à ne pas avoir de sentiments, ça obscurcit la vue, et la population ne comprend pour lui que les plus aisés qui sont les seuls avec lesquels il parle. D’abord parce qu’ils ont accès à lui, et ensuite parce qu’ils expriment des demandes en monnaies sonnantes et trébuchantes. Et c’est le seul langage qu’il connaît.

    Un homme politique se sent investi de la mission de servir le pays et il fait un maximum pour installer des améliorations ou supprimer des inégalités. C’est pour ça et comme ça qu’il est utile au pays. Un haut fonctionnaire ne se sent investi d’aucune mission, car il n’est pas au service du pays mais des institutions, qui, tout le monde le sait sont le rempart des riches. Son seul mode d’action c’est ma mesurette. La mesurette c’est 10 gr de mesure populaire qui cache 10 kg de boni pour la classe dominante. C’est imparable.

    D’ailleurs souvenez-vous : la première mesure de Macron a été de faire adopter par ordonnance les lois travail. Mesurette inutile, inefficace et non démocratique. Inutile  : beaucoup de temps perdu en parlottes et pseudo-consultations ; inefficace : aucune embauche supplémentaire et donc chômage croissant ; non démocratique : gifle au parlement qui a très bien pris ça puisque ayant parfaitement conscience de ne servir à rien.

    Alors je le répète, cette erreur de casting laisse à penser qu’il y a pas mal de chances qu’il ne finisse pas son mandat.

    Michel Costadau

  • Cinquante euros

    Cinquante euros

    Il est communément admis que nous vivons dans le siècle du progrès, de la paix et dans une civilisation évoluée et moderne. Moderne je veux bien le croire, parce que ça ne veut rien dire, mais pour le reste j’ai des doutes. L’idée de base que propagent les médias c’est que nous sommes sortis de la barbarie et que nous avons atteint un nouvel état dans le respect de la personne humaine, qui rompt avec les temps anciens.

    Certes les anciens temps nous ont toujours été dépeints comme particulièrement primaires dans tous les domaines en particulier, et c’est ça qui m’intéresse, dans celui de la barbarie.

    Il y a des routes bordées de piques sur lesquelles sont fichées les têtes coupées des ennemis. Il y a le cortège des généraux vainqueurs suivi du flot des prisonniers conduits directement au marché aux esclaves. Il y a les bûchers sur lesquels grésillent les hérétiques, les envoûtés, les idolâtres, les sodomites. Il y a la lourde barre de fer qui tombe sur le brigand attaché sur la roue de charrette de la place publique. Il y a les hordes asiatiques déferlant sur les villages et éventrant la population pour leur dévorer le cœur al dente. Il y a les vierges immaculées, déchiquetées par les lions et dévorées par les tigres devant une foule enthousiaste. Il y a les gibets à plusieurs étages offrant toute l’année de la putréfaction aux corbeaux et aux rapaces. Il y a de l’huile d’olive bouillante déversée depuis les remparts sur les assaillants. Il y a les cages suspendues, étroites et froides ou étaient logés les traitres à la famille royale. Il y a les oubliettes, les emmurés vivants, les empalés. Il y a les maures enlevant la fine fleur de la jeunesse des villages côtiers pour aller les vendre à des nababs et des traficants.

    Il y a tout ça et en fait je ne vois rien car ce ne sont que des dessins, des coloriages, des illustrations accompagnées de textes très convenus.

    Il y a tout ça et je demande ce qui est vrai là dedans, ou tout au moins quelle est l’ampleur de ces actes barbares attribués aux anciens temps.

    Pourquoi je me le demande : parce que je viens de lire qu’au Moyen Âge dans une ville comme Agen, il y avait un seul supplicié par an, c’est-à-dire en moyenne une pendaison par an. Certes il est précisé que des villes comme Avignon ou Paris faisaient un meilleur score mais, quoi qu’il en soit, on est loin des repas en libre service pour les choucas.

    Pourquoi : parce que dans l’Iliade, premier ouvrage de référence sur la guerre, il n’y a aucun acte de barbarie, mais plutôt le courage, la vaillance, la ruse. Les individus accompagnés par leurs propres dieux y sont l’objet de respect, morts ou vivants.

    Pourquoi : parce qu’il y a une tendance naturelle à noircir le passé de façon à justifier le présent.

    Alors je me pose des questions et je vois, par contre, que la barbarie actuelle est assourdissante.

    En plus, nous avons, maintenant, les images, les films, les vidéos des bateaux surchargés de migrants coulés pour qu’ils n’arrivent pas au port et que personne ne veut recueillir.

    Là je vois bien, c’est clair.

    Les images de bombardements, de torture, de gazés, de files de familles qui vont dieu seul sait où en portant leurs enfants et leur maigre barda. Et les grilles électrifiées de Melilla prises d’assaut avec des échelles de fortune, ce n’est pas les temps anciens, c’est maintenant.

    Alors vous allez me dire : mais ça ne se passe pas chez nous. Eh bien si c’est chez nous. Parce que vous n’allez pas mettre, chez vous, des chaussures fabriquées en Inde sans prendre aussi chez vous les camps de Rohingas, les taudis des Bangladais, l’assassinat des opposants.

    Aujourd’hui les goulags ne sont plus en URSS, ils sont en Israël, en Birmanie, au Liban, et aussi en Italie, en Grèce et en Turquie. Et en France il y a des camps. C’est ça la mondialisation, parce que nous sommes partout chez nous.

    Guantanamo ce n’est pas au Moyen Âge, c’est aujourd’hui.

    Oui la barbarie n’est pas derrière nous, elle est au contraire devant nous, elle est chez nous. Alors pour le respect de la personne humaine, non seulement nous n’avons pas fait de progrès mais au contraire nous sommes au plus bas niveau. Aujourd’hui une vie humaine vaut cinquante euros, le prix d’une paire  de chaussure. C’est pas grand-chose.

    Michel Costadau

  • Détournements

    Détournements

    « La biologie française minée par l’inconduite scientifique » titre Le Monde de la semaine dernière. Voilà bien une information qui semble conforme à la déontologie journalistique. Et pourtant c’est une fausse nouvelle, typique de la désinformation que nous subissons. Oh n’allez pas croire que je défends la biologie ou les biologistes, je ne les connais pas, je ne sais pas ce qu’ils font et je n’ai aucune opinion sur l’intérêt des recherches qu’ils mènent. Et je n’ai même pas lu l’article.

    Non, c’est assez subtil parce qu’il s’agit d’un détournement, d’un évitement. C’est une fausse information parce qu’elle met le centre d’éventuels dysfonctionnements sur les individus, sur les scientifiques, sur le chercheur. Elle met le doigt sur les personnes supposées avoir eu des inconduites et rend ces comportements responsables des supposés problèmes de la profession. C’est l’éternelle loi du lampiste.

    C’est comme si les automobilistes étaient la cause de la pollution de leurs véhicules. Non, les automobilistes subissent la pollution, subissent les embouteillages et, en plus, c’est eux que l’on pénalise avec les interdictions de circuler les jours pairs, avec les taxes sur les carburants, avec les routes mal entretenues voire dangereuses.

    C’est comme si c’était seulement la mauvaise attitude des élèves qui provoquait la déroute de l’école. Non, les élèves subissent le manque d’enseignants, l’absence d’autorité, d’encadrement et c’estt eux que l’on pénalise par le manque de formation, de culture, de connaissances. Vous connaissez l’ENT, c’est la dernière trouvaille des technocrates pour rendre totalement inefficace le travail des enseignants. Pour savoir quel est le devoir à faire, l’élève doit aller sur internet avec son mot de passe. Et pour avoir le corrigé il faut aussi aller sur internet. Du coup, les élèves n’ont rien sur un cahier, n’ont rien chez eux. Ils n’ont aucun commentaire sur les fautes qu’ils ont commises, ne peuvent pas retrouver un exercice, relire une leçon. Cette dématérialisation est une méthode politique puissante pour éliminer les défavorisés, alors que c’est eux qui auraient le plus besoin de l’école.

    Si maintenant vous pensez que la dématérialisation est une mesure favorable à l’environnement, parce que ça sauve des arbres, c’est que vous n’avez pas compris que le numérique est un énorme consommateur d’énergie. Eh oui, tout le temps que vous passez à lire vos courriers, fait tourner le compteur. Vous le savez, les centres de traitement sont d’énormes consommateurs d’électricité et de climatiseurs.

    Si en plus vous croyez qu’il existe une énergie propre, c’est que vous pensez que vos prises de courant sélectionnent l’origine de l’électricité. Moi, je ne consomme que du propre et je recharge ma voiture avec de l’énergie verte.

    Cette manière d’éviter les responsabilités de notre classe politique est pitoyable « non m’sieur c’est pas moi » mais surtout un déni de démocratie. Et tout le monde le sait.

    Ce que je veux souligner aujourd’hui c’est que nos gouvernants ne tiennent que par les médias. Ceux-ci sont les artisans et les complices de ces détournements d’informations. Et le journal Le Monde est peut-être le pire d‘entre eux.

    Michel Costadau

  • J’aimerais

    J’aimerais

    J’aimerais tant que quelqu’un me dise qu’il n’y a plus de guerres, plus de tortures, plus de prisonniers,

    J’aimerais bien que les glaciers ne fondent plus, que les loups aient leurs territoires,

    J’aimerais que les nuages ne soient plus radioactifs, qu’il n’y ait plus de galeries remplies de bidons toxiques,

    J’aimerais que tout le monde mange à sa faim, que les coups de fouets n’existent plus, qu’il n’y ait plus de cités dortoir, de cités concentrationnaires, de cités déshéritées, de prisons à ciel ouvert,

    J’aimerais que quelqu’un me dise que les enfants ont le ventre plein et non le ventre ballonné,

    J’aimerais que les citoyens ne s’ennuient plus au point de passer des heures devant la télé.

    J’aimerais ça parce que c’est possible, parce que ça ne dépend que de nous, ça ne dépend que des hommes.

    Bien sûr ce ne serait pas le paradis. Il y aurait toujours, les maladies, les inondations, les tremblements de terre. Il y aurait toujours les hommes et les femmes, les envies, la jalousie, le désir de possession. Il y aurait toujours les années au climat difficile, les microbes, les naufrages et les requins. Mais reconnaissez qu’il y a vraiment de quoi s’occuper, du vrai travail à faire, de la recherche, de l’apprentissage, des découvertes et des améliorations. Et c’est un immense chantier qui nous attend.

    A vrai dire, ce travail est déjà commencé. Un tout début de connaissance de notre planète et de l’univers, un début de balbutiement sur la nature humaine, les relations, l’éducation. En fait non, sur l’éducation nous en sommes encore au stade zéro. En fait il y a tout à faire.

    Mais au lieu de consacrer nos efforts à notre espèce, à nos individus, à notre connaissance, nous nous épuisons dans la guerre entre nous, dans la consommation de denrées létales, dans le saccage de notre territoire, car notre territoire c’est la terre. Et pourquoi cela ? Pourquoi ces inutiles massacres ? Pourquoi ces horreurs continuelles ?

    Pourquoi : parce que si au 19e siècle nous avons bien identifié les rouages du capitalisme et de l’exploitation de l’homme, nous avons utilisé les armes pour lutter contre lui, les mêmes armes que lui. Et comme ça au lieu de le supprimer nous l’avons développé. A tel point qu’aujourd’hui il a mis la main sur tout notre territoire, sur notre aire de vie. Car ce qui compte ce n’est pas de prendre le pouvoir à l’intérieur de la coquille, mais de percer la coque, de remplacer l’enveloppe, de la dissoudre. Quand vous changez d’ordinateur, si vous gardez le même logiciel vous n’avez rien changé.

    Alors au résultat, notre terre et notre civilisation sont aux mains de gangsters organisés qui ont choisi leur seul et propre profit et non le bien commun. L’idée qu’il faut penser aux autres comme à autant de nous-mêmes ne s’impose pas par la force, elle ne s’impose pas tout court, elle s’enseigne et elle s’acquiert.

    Car maintenant nous découvrons que le combat doit être celui des modes de pensée, des idées, de l’esprit, pas celui des armes, pas celui de la conquête violente, mais de l’éducation, de la discussion, de la compréhension. C’est le logiciel qu’il faut changer.

    Il nous faut apprendre aux hommes qu’ils sont une même espèce et qu’ils ne se connaissent pas. Et que toute notre énergie doit nous être consacrée.

    Pour moi, ça devrait être ça le sens de la vie. La connaissance de l’homme, de ses qualités de ses défauts, de ses rêves, de ses phobies. La connaissance de la nature, pour être dans la nature et non contre elle. Pour découvrir que nous faisons partie de la nature, que nous sommes la nature.

    Michel Costadau