Catégorie : Classe politique

  • Droits de l’homme

    Droits de l’homme

    Alors comme ça il y a les pays des droits de l’homme et les autres. Entendre, répété à tout bout de champ, que nous faisons partie des premiers me met extrêmement mal à l’aise. Nous voir exprimer notre supériorité dans ce domaine a quelque chose de malsain. Et encore plus quand est évoqué un bloc de pays exemplaires face à tous les autres.

    Déjà ce qui ne va pas c’est que ce sont les pays riches qui ont le monopole des droits de l’homme. Etrange non ? Il y a quelque chose qui coince comme un empilement de mensonges qui nous empêcheraient de penser autrement. Commençons.

    Et donc, au dire de nos communicants, nous faisons partie du monde libre. Gloups, pays libre mais à parti unique alors. Oui nous sommes un pays à parti unique. Non seulement le pouvoir et le parti unique ont la main sur toutes les institutions et l’opposition n’a voix à aucun chapitres, mais en plus nous nous moquons de ceux qui ont plusieurs partis pour gouverner, bien que ce soit clairement le vrai marqueur de la démocratie. Chez nous le président a son parti et le parti a son président. Ca fait un peu remake des ex-pays de l’Est, non ?

    En fait de mensonges l’époque est aussi à la révélation des mauvais traitements subis par les enfants dans nos sacro-saintes familles. Ca c’est comme un iceberg, la partie émergée est minuscule par rapport à la masse qu’il y a dessous. Et l’on découvre avec effroi que tout le monde savait et donc, soyons réaliste, que tout le monde sait tout ce qu’il y a en dessous mais ne dit rien. Chez nous c’est la version : droits de l’homme … contre les femmes et les enfants. Cette hypocrisie entretenue ne nous permet pas de donner de leçons à qui que ce soit. L’hypocrisie est même insupportable puisque nous commerçons ouvertement avec les pays qui selon notre propre discours sont non démocratiques et bafouent les fameux droits de l’homme. Cherchez l’erreur.

    Bref, en tous cas chez nous, le droit de manifester n’existe plus. Je ne parle pas du régime virus mais de la situation qui est devenue la normale. Les manifestations doivent être autorisées, leurs parcours déposés et approuvés. De plus même autorisées, les cognes et les RG sont toujours là. Pour faire quoi, à part rappeler qu’il n’est pas bien vu de manifester, c’est-à-dire de faire savoir son mécontentement, son opinion. Oui chez nous, pays des droits de l’homme, les opinions sont interdites. Circulez, y a rien à voir. Vous comprenez pourquoi ça me chagrine de voir ces bons apôtres se poser en donneurs de leçons.

    On retrouve, aussi, ce double discours dans les énergies. Le message est de faire croire aux gens que rouler à l’électricité c’est rouler sans polluer. C’est un nouveau mensonge puisque l’électricité, très majoritairement nucléaire, repose sur un réchauffement des nappes et des fleuves, sur le traitement,  le transport, le stockage de matières beaucoup plus dangereuses pour l’homme que le pétrole, et une présence militaire permanente en Afrique pour sécuriser l’approvisionnement. Appeler cela propre est vraiment honteux. Rouler à l’électricité c’est rouler avec des militaires sous le capot et un compteur radioactif dans le coffre. Et pour ce qui concerne l’hydrogène, ce n’est plus du mensonge c’est de l’arnaque. Alors quand le clown parle d’aider l’Afrique, pas la peine d’envoyer des vaccins, il faudrait surtout retirer notre armée.

    D’ailleurs la liberté est chez nous un mensonge de plus. Disons que notre modèle c’est la liberté par l’argent. Et il faut beaucoup d’argent pour commencer à faire ce que l’on souhaite. Pas d’argent = pas de liberté. C’est le cas général. Alors il y a des cases dans lesquelles on doit rentrer. La case à 600 € est évidemment tellement étriquée que personne ne peut y tenir. Celle à 1 200 n’est guère mieux sauf si l’on est seul et sans envies. Et si tu ne rentres pas dans une case, tu es séparatiste et finis en tôle. Finalement, seul naître dans un milieu favorable permet de s’en sortir c’est-à-dire de reproduire le modèle dominant. Vous croyez vraiment qu’il est question de liberté là dedans ?

    Clairement notre pays bafoue continuellement les droits de l’homme et pourtant le pouvoir veut nous faire croire que ce sont les autres qui ne les respectent pas.

    Ouvrez l’œil les gars, y a des menteurs dans le secteur.

    Michel Costadau

  • Prix

    Prix

    Je me suis posé une drôle de question sur la notion de prix : est-ce que toutes les choses valent le prix qu’on les paie. Oh pas du tout pour faire un numéro de plus d’une revue de défense des consommateurs, qui d’ailleurs défendent surtout la consommation. Non juste pour essayer de comprendre le mécanisme que joue le prix dans notre vie. Par exemple : est-ce que quand vous avez payé un kilo de sucre moins cher, vous avez fait des économies ? Certes la réponse n’est pas facile, parce que beaucoup de facteurs rentrent en jeu.

    Mais en y réfléchissant, j’ai découvert que la place du prix dans nos existences est ahurissante.

    Prix au mètre, moitié prix, canon, au kilo, à l’unité, de gros, d’ami, départ usine, ferme, avant remise, cassé, valses des prix, sans garantie, avant impôt, hors de prix, au litre, indécent, exorbitant, de départ, service compris, pas de prix, départ Rouen, premier prix, d’appel. Y en a que pour lui.

    En plus pour la valeur absolue des prix, il n’y a pas vraiment de rationnel. Pour moi il n’y a strictement aucune raison que le pain vaille 1€ ou 10€ le kilo ou que la vie humaine vaille moins de 50€ au Brésil.

    Mais relativement on peut se poser des questions.

    Les économistes essaieront d’expliquer que la valeur, la rareté, l’offre font le prix. A vrai dire, ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ça n’a aucune importance et surtout aucun rapport avec des connaissances ou des démonstrations scientifiques. L’économie est une activité humaine comme les sentiments et n’a donc rien d’une science.

    Bien sûr certains calculs de prix reposent sur des méthodes et des paramètres et donnent lieu à des tas de logiciels. La rédaction d’un devis est d’ailleurs la pierre angulaire des artisans et des entreprises.

    Et à la fin qu’est-ce qu’on a : un prix. Que l’on peut du coup comparer à d’autres prix souvent sans comprendre pourquoi ils peuvent être différents puisque en définitive il s’agit du même produit ou de la même réalisation.

    Pour corser le tout, il y a beaucoup de choses gratuites qui ont un prix, par exemple l’eau, le pétrole ou le miel. Dans ces cas-là ça devrait être presque donné à l’utilisateur. Ce n’est hélas pas le cas et bien au contraire ce sont les producteurs et les compagnies qui font la loi. Aujourd’hui quand nous regardons quelque chose, nous nous intéressons d’abord à son prix.

    Les restos sont hélas fermés, mais la première chose affichée c’est le prix du menu. Le prix est le premier marqueur de nos réflexions. Depuis 50 ans les usines à consommation nous roulent dans la farine avec une soi-disant bataille des prix. Mais la réalité est sans appel : ce qui est moins cher est de moins bonne qualité. Le prix est un très mauvais paramètre de décision. Mais il est facile à afficher et garde un caractère attractif.

    Mon idée n’est pas de demander à tout le monde d’oublier les prix, même les riches et peut-être surtout les riches se font avoir. L’idée c’est, par exemple, de dire qu’il y en a marre de la baisse continue de la qualité pour continuer à entretenir un discours paternaliste sur le pouvoir d’achat.

    L’idée aussi c’est de dire que le prix que nous payons pour le virus est insupportable. Mais le pouvoir a trouvé là une martingale qui gèle toute contestation et ça n’a pas de prix.

    Michel Costadau

  • Le complot

    Le complot

    La mode du complot a le vent en poupe, c’est le moins que l’on puisse dire. À preuve, tous les Français sont traités de complotistes sous prétexte qu’ils n’écoutent pas la bonne parole venue d’en haut. Mais attention il y a des subtilités dans les notions.

    Quelqu’un qui pense que sa banque a fait exprès de lui consentir, à lui et à quelques personnes de sa famille, un prêt pour pouvoir le mettre à découvert afin de percevoir des agios élevés est plutôt dans le registre de la théorie du complot. Mais si cette même personne pense que les banques vendent de l’argent à des gens qui n’ont pas forcément les moyens de l’acheter c’est-à-dire de le rembourser, alors elle est plutôt dans le registre de la contestation du système financier.

    Il s’agit bien sûr de la même chose et ce n’est pas la manière dont on le dit qui fait la différence, mais le rôle que l’on s’attribue, la manière dont on se perçoit au sein de la société. La différence vient de l’idée que l’on est un objet ou un sujet.

    Cela dit, il est incontestable que les dirigeants, qu’ils soient économiques, politiques ou religieux, donnent souvent à penser qu’ils n’arrêtent pas de monter des complots les uns contre les autres. Ce qu’ils  sont capable d’imaginer pour se nuire et nuire à la population est assez inimaginable. Et donc quand des citoyens prêtent à d’autres personnes des projets machiavéliques ou évoquent des forces occultes pour expliquer des évènements, ils ne font qu’imiter les donneurs d’ordre. D’où le syndrome. Mais alors comment ne pas tomber dedans.

    Il y a, pour schématiser, deux situations possibles :

    – La personne se sent complètement impuissante devant les cahots de la vie, comme en bas d’une pyramide échafaudée au-dessus d’elle et dont le poids l’écrase. Elle se ressent comme un jouet de la société n’ayant aucune aptitude à faire quoi que ce soit, presque comme inutile. Elle est alors encline à trouver des mécanismes de fuite, des fissures pour pouvoir respirer. L’édification de ces lignes de fuite utilise alors tous les matériaux imaginable ou pas. Surtout ce qui est inimaginable, car cette échappée a pour but de donner un rationnel à son impuissance. Là est le mécanisme de la construction des croyances. De plus ce mécanisme se trouve renforcé quand ce sentiment est partagé avec d’autres personnes ressentant la même sujétion. C’est à ce moment-la que toutes les portes sont ouvertes pour se croire entouré de complots. Trump battu : complot des démocrates. Virus fabriqué en laboratoire : complot chinois. Le départ de sa femme : complot de la belle famille. Les gilets jaunes : complot de Le Pen.

    – La personne est complètement impuissante devant le chaos de la vie, mais comprend qu’il y a un fonctionnement global qui ne la vise pas elle particulièrement, mais tout le monde.  Elle sait qu’elle fait partie d’un édifice social mais peut se penser indépendamment de la société et se voir comme si elle était un observateur extérieur. Elle peut du coup voir aussi le monde qui l’entoure et même porter des jugements sur ce qu’elle voit. Ce regard extérieur que l’on peut porter sur soi est le sésame et la clé de la vie en société, car les choses que l’on ne fait pas ne sont pas liées à de l’interdiction ou de la punition, mais au rejet de l’image de soi se voyant faire ça. Cela permet le refus du passage à l’acte : tuer, violer, torturer et croire sans savoir.

    Tiens au fait est-ce que vous savez qu’il y a une immense armée sur la face cachée de la lune, prête à nous attaquer. En plus elle est commandée par un ancien pharaon  qui n’a jamais perdu de bataille.

    Michel Costadau

  • Immunité

    Immunité

    Les mouvements lents sont évidemment bien plus difficiles à percevoir que les cataclysmes. C’est vrai pour le réchauffement qui monte tout doucement ou pour la pollution qui est loin d’être partout sensible. La vie politique n’échappe pas à cette règle mais, heureusement, il y en a qui suivent et essaient de détecter les petites et continuelles dérives. Et il y en a une, d’évolution, qui est assez sournoise, c’est la respectabilité des élus.

    Autant, à l’époque de la république romaine, il était fréquent d’aller chercher un inconnu particulièrement intègre pour gouverner, autant nous avons de nos jours l’immunité accordée à tous les élus nationaux. C’est une mesure particulièrement contreproductive puisque au lieu d’encourager les édiles à être irréprochables, elle protège leurs méfaits, passés, présents et avenir.

    A tel point qu’aujourd’hui il ne viendrait à l’idée de personne de dire qu’il n’y a pas quelques magouilles derrière chaque élection et donc une ombre sur tous les élus.

    Cette idée de protéger les élus des plaintes dont ils pourraient faire l’objet est une idée …… des élus. Aucun citoyen n’a jamais demandé une telle mesure mais quand on a le pouvoir de faire des lois, pourquoi se priver.

    En fait, l’attente naturelle des citoyens est d’avoir des représentants d’une irréprochable probité, intègre et faisant leur travail avec zèle et application. Cela a d’ailleurs été vrai dans les premières républiques et à certaines époques. De nos jours, il est clair que pour défendre les citoyens, car c’est leur rôle, les élus devraient être indemnes de toute collusion avec les affaires, n’avoir aucun lien avec quelque lobby que ce soit et ne pas placer à tous les postes leurs copains, voire leur famille, et réciproquement. Alors comment encourager et obtenir cela.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut punir ceux qui ne respectent pas cette règle. Il convient donc de supprimer toute immunité électorale. Ainsi peuvent être éliminés de la vie politique les bandits et laissés aux manettes ceux qui respectent les règles. Au lieu de cela nous avons le contraire, c’est-à-dire que ceux qui manquent de probité ne peuvent être attaqués et donc sanctionnés car protégés par leur immunité. Nous acceptons donc d’être gouverné par des bandits qui ne risquent rien et sont même encouragés à continuer leurs agissements.

    Bien sûr, les entreprises nous ont habitués à ce que des bandits fassent du bon travail pour les actionnaires. Mais le monde de l’entreprise n’est pas celui de la politique. Ou plutôt ne devrait pas, car aujourd‘hui ce sont les mêmes partout. Il y a un gros problème.

    Et récemment l’opinion a trouvé une parade à cette situation abusive, c’est la divulgation sur les réseaux. Evidemment ces contre-infos ne sont pas passées par le filtre de la justice et comportent donc des jugements abrupts plus moraux que légaux.

    Du coup nous voilà avec des politiques entourés de rumeurs et d’insinuations. Bigre, mais de leur côté cette manière de dénoncer leurs errements leur a bien sûr donné des boutons et pour contrer cette justice de la rue ils ont inventé le ..… complotisme. Eh oui.

    Tout ce qui ne reprend pas la version du pouvoir est qualifié de fausse nouvelle. Et le pouvoir ne risque rien derrière son rempart d’immunité, alors que celui qui dénonce a droit aux fourches caudines. C’est pas juste.

     

    Michel Costadau

  • Individus

    Individus

    Comme prévu, le brexit ne change finalement pas grand-chose pour les citoyens, sauf quelques frais de plus, ni même pour les entreprises, en tous cas pour le moment. Par contre une nouvelle situation est créée et c’est elle qui va dérouler ses conséquences dans les mois qui viennent. Bien sûr il y a pas mal d’inconnu sur ce que peut devenir le RU mais en attendant, que tout le monde se réjouisse fait seulement partie de la règle du jeu, de la façade, mais ne peut cacher la position complètement asymétrique des protagonistes. Le RU a obtenu son indépendance mais l’Europe a subi un départ et les US et la Chine ont un cheval de Troie sur le vieux continent.

    A court terme le RU s’attend, quand même, à des jours difficiles pendant quelques années alors que l’UE n’annonce aucune répercussion pour ses ressortissants, ce qui est un peu surprenant.

    Mais au fait pour quoi le RU a-t-il quitté l’UE ?

    Je suppose que vous avez votre idée là-dessus que j’aimerais bien connaître d’ailleurs. Car outre le petit côté amour-propre des anglais, on ne voit pas très clairement quel vent a pu les pousser à prendre ce chemin. Et pourtant ils y sont.

    Bon, pour moi la principale raison est la prise en compte que ce ne sont plus ni l’Europe, cela depuis longtemps, ni les US, plus récemment, qui font avancer le monde, mais l’Asie. L’Asie a rattrapé les occidentaux sur leur terrain de prédilection : la technologie.

    N’oublions surtout pas que c’est la technologie qui a permis la colonisation par son avantage sur les techniques traditionnelles, qui alimente encore complètement la société de consommation et qui permet aux chantres du capitalisme de prôner la fuite en avant pour résoudre tous les problèmes.

    Vous le savez, on ne compte plus les produits qui viennent de Corée, de Chine, du Japon, du Vietnam et demain d’Indonésie de Malaisie et des Philippines. Les investisseurs asiatiques sont présents partout et un accord assez souple vient même d’être signé entre l’UE et la Chine.

    Alors que faire contre ce raz de marée. C’est exactement la question que s’est posé le RU.

    Et la réponse est : surtout ne pas rester dans le carcan administratif  communautaire mais gagner un maximum de flexibilité, de réactivité, d’inventivité.

    Oh il ne s’agit pas de reprendre la Chine sur le terrain technologique, c’est déjà perdu, mais de s’inspirer de l’esprit asiatique, dans lequel ce n’est pas la réussite individuelle qui compte mais la réussite collective. C’est vrai que pour cela le RU a quelques atouts, avec la honte de la royauté vécue comme une gifle collective donnée au reste du monde.

    Concrètement toutes les normes qu’a inventées l’UE pour essayer de labéliser ses produits, se retournent maintenant brutalement contre elle, comme autant d’obstacles à la créativité et l’on vient de découvrir que l’estampille CE n’avait aucune valeur puisqu’auto-décernée.

    C’est la proximité avec l’Asie que va chercher le RU, pas seulement  pour l’économie mais aussi pour le modèle social. L’idée étant que c’est comme vivent les Chinois que va vivre le monde et non comme vit l’Europe, tas de vieux croulants incapables de faire face au moindre virus. La fixation de l’UE sur l’encensement de l’individu a un aspect sympathique pour les droits, mais un coté mortel pour les sociétés. D’une certaine manière le RU travaille pour nous en explorant un renversement de mentalité dans les rapports individu/société.

    Mais vous le savez déjà la générosité des Anglais est assez limitée. Et la note sera sûrement salée.

    Michel Costadau

  • Les 3 Méthodes

    Les 3 Méthodes

    Il serait, quand même, utile de tirer quelques enseignements de l’épisode viral que nous vivons.

    D’abord décrivons l’évènement : il apparaît soudain un nouveau virus du type HN, très contagieux, sans vaccin connu et létal pour une partie indéterminée de la population. Sa contagiosité fait qu’il envahit la planète en peu de mois, quelles que soient les mesures de protection prises, très inégalement d’ailleurs. La granularité, pour le comptage des décès épidémiques et la mise en œuvre des mesures préventives et curatives, est le pays, ce sont donc les États qui réagissent.

    Regardons alors quelles sont les stratégies possibles des États, il y en a trois : l’éradication, l’explosion et la prolongation. Nous allons évaluer chacune de ces trois possibilités en termes d’avantage/inconvénient.

    Commencons par la description de ces 3 méthodes.

    L’éradication consiste à empêcher, et il faut agir très vite, le virus de se propager. La technique est basée sur la détection des cas, suivie du cloisonnement et de l’isolement de façon à ce que les cas ne soient plus en contact avec le reste de la population. Le virus ne pouvant se multiplier diminue et s’éteint assez rapidement. C’est la technique qui a été utilisée en Chine, en Corée, au Vietnam, dans quelques pays d’Asie et partiellement en Allemagne. Cette technique demande une énorme capacité de détection et de grands moyens d’isolement.

    L’explosion est à peu près le contraire. Il s’agit de laisser le virus se développer au maximum dans la population en prenant des mesures préventives et curatives de masse. Le virus atteint donc assez rapidement toute la population et déclenche la maladie chez les personnes sensibles, puis suit une loi de décroissance pour arriver au stade endémique. Cette technique demande une bonne maîtrise des moyens de protection de la population contre la prolifération virale et une grande réactivité dans les soins à apporter aux malades. C’est partiellement la technique qui a été utilisée au Brésil, aux USA, en Suède et dans beaucoup de pays africains. C’est aussi ce qu’aurait voulu faire le RU.

    La prolongation n’est pas vraiment une stratégie, mais la méthode par défaut quand un État n’a pas la volonté ou les moyens de mettre en œuvre une des deux autres. Il s’agit alors de seulement ralentir la progression du virus par des mesures sociétales pour étaler la contagion sur des mois voire des années. Les techniques utilisées sont le confinement, la fermeture de beaucoup de lieux, de commerces et d’activités, ainsi que la restriction des déplacements professionnels. Cette méthode demande peu de moyens techniques et sanitaires et est donc facile à mettre en œuvre, mais dure tant que l’ensemble de la population n’a pas été contaminé ou vacciné. Ce qui prend beaucoup de temps. C’est celle qui a été utilisée par la France et par une bonne partie des pays européens avec diverses ampleurs, ainsi que par des pays sud-américains.

    Nous pouvons maintenant évaluer les avantages et inconvénients de chaque stratégie.

    La première, l’éradication, a l’avantage insurpassable de réduire drastiquement le nombre de victimes et de permettre d’attendre plus sereinement un vaccin. Par contre, elle demande une bonne anticipation et préparation ainsi qu’une grande réactivité étatique en particulier pour pratiquer des tests en grande quantité, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers par semaines. Mais elle a l’inconvénient d’être une prise de risque énorme par le pouvoir en place qui doit être extrêmement coercitif pendant quelques jours à quelques mois sur une partie de la population, sans pourtant être sûr de réussir. Ce risque et l’incapacité de beaucoup d’États à  mettre en œuvre le volume de tests, a conduit à n’appliquer cette stratégie que dans peu de pays, bien qu’elle aurait dû s’imposer comme une nécessité dans tous les grands pays.

    La seconde, l’explosion, a l’inconvénient de faire beaucoup de victimes assez rapidement avec un effet psychologique désastreux au moment du sommet de l’épidémie, mais l’avantage de permettre à la population non touchée de continuer à mener un genre de vie avec un minimum de contraintes. Elle a aussi l’avantage, une fois le pic passé, de voir une décroissance encourageante des cas et un retour à la normale assez rapide. Le passage du pic demande, évidemment, une bonne confiance entre le pouvoir et la population afin d’éviter les mouvements de panique. Elle est plus appropriée pour les petits pays, voire pour les régions.

    La troisième, la prolongation, n’a que des inconvénients puisque d’une part c’est celle qui procure le maximum de victimes en vagues successives qui peuvent ne jamais s’arrêter et d’autre part elle fait subir à la population de lourdes privations de libertés ainsi que des perturbations sociologiques difficilement mesurables. En outre elle a tendance à faire entrer le vaccin dans sa stratégie bien avant qu’il soit d’une efficacité cernée. C’est donc le régime de la triple peine : maximum de victimes, maximum de contraintes sociétales, maximum de prise de risque par rapport au vaccin. J’ajouterai que, dans le cas de la France, l’introduction d’autorisation de circuler a fait basculer le pays dans une atmosphère ubuesque, qui n’a rien apporté de positif.

    A la lumière de cette évaluation, il est facile de comprendre que notre pays n’a pas la capacité technique ni l’organisation pour pratiquer la première méthode, qui est celle qui minimise les victimes, ni le courage d’appliquer la deuxième beaucoup trop risquée politiquement.

    Je vous laisse deviner la suite.

    Michel Costadau

  • Collabo

    Collabo

    Bon c’est pas nouveau, vous le savez par cœur : notre société est sous le contrôle de la finance qui a acheté la classe politique et les médias. Mais la finance c’est complètement anonyme. On connaît quelques noms pour amuser la galerie mais la majorité agit dans l’ombre et se cache plutôt de la foule. Il est quasiment impossible de lutter contre eux puisqu’ils verrouillent le système. Ils ont le pouvoir : l’argent, et le moyen de le conserver : les élections. C’est comme si vous vouliez gagner au bowling avec des balles de ping-pong. On comprend facilement que devenir calife ne peut se faire qu’en entrant complètement dans leurs pratiques et n’être plus qu’un des leurs, contrit peut-être mais pourri à coup sûr. Il est clair que se targuer de ses seules idées, aussi excellentes soient-elles, pour renverser la machine, c’est pot de fer contre pot de terre, ce qui veut bien dire que le problème n’est pas d’hier.

    Les médias, par contre, on les connaît presque tous mais il ne suffit pas de lancer un journal ou une télé réfractaire pour qu’il soit lu ou qu’elle soit vue. Si vous parlez de la misère du salariat  ou des lacunes de la justice, vous aurez moins d’audience que le type, que personne ne connaîtra jamais, qui a gagné au loto. C’est juste un constat.

    Tout ça pour dire que cette situation dictatoriale, complètement subie, fait de nous tous des collabos. J’aime bien ce mot car il a encore une mauvaise connotation et l’avantage de recouvrir un amalgame assez hétéroclite de gens qui collaborent plus ou moins efficacement avec le pouvoir. Alors ceux qui se prônent indemnes du système, du genre écolo, bio, équitable, zen ou neutre sont des illusionnistes hypocrites et dangereux de surcroît car le refus de la réalité n’a jamais fait avancer une cause. Et c’est à eux qu’ils mentent d’abord par faiblesse en général, bien qu’il y en ait qui le fassent en toute connaissance de cause. Ceux-là sont de vrais traitres.

    Alors il y a les collabos actifs de première ligne, indécrottables, de père en fils, pas tous fascistes mais qui finissent par le devenir : c’est la police. Dans la même catégorie on trouve les centres de recherche sur les armes, les virus, les génomes et certains algorithmes : ça fait quand même un bon nombre de concepteurs ou d’administrateurs coupables. Et toujours dans cette catégorie il y a bien sûr tous ceux qui fabriquent l’information vaccinée politiquement et la diffusent sans vergogne avec des images en couleur. Tous ceux-là n’ont pas d’excuses, ils nous font mal sciemment et camouflent leurs actes avec la bénédiction de la caste : maintien de l’ordre, progrès scientifique, faire la part des choses, défense des travailleurs, discipline républicaine et autres calembredaines.

    Mais il y a aussi des collabos de deuxième ligne, le back-office si vous préférez. Ce sont les réconciliateurs avec le système, genre psychanalystes, sectes, religions en général, ONG et certains philosophes vendus qui récupèrent le mal être des gens pour les ramener dans le droit chemin du système. Ceux-là sont moins violents que la première ligne mais ils sont plus pernicieux, hypocrites et en général subventionnés.

    Il  y a aussi les collabos conjoncturels qui font un écart momentané en écrasant les autres pour monter, pour réussir, pour arriver souvent le premier au cimetière, ce qui ne les excuse pas du tout. Par exemple on trouve là les personnes qu’on a dit être à risques, les vieux qui ont regardé d’un mauvais œil ceux qui n’ont pas de masques et qui dénoncent les petites fêtes musicales de leurs voisins par méchanceté, par peur. Ceux-là se font peur à eux-mêmes et sont scotchés devant les écrans en espérant que pleuvent les restrictions, les amendes, les privations de liberté, eux qui n’ont jamais été libres mais seulement lâches et soumis.

    Et, vous vous demandez à juste titre où est ce que vous êtes dans tout cela. Eh bien si vous ne rentrez dans aucune des catégories précédentes vous êtes tout simplement des collabos passifs. Ca ne me plait pas beaucoup, ce n’est pas glorieux et c’est même difficile à supporter mais c’est comme ça.

    Michel Costadau

  • Illusion

    Illusion

    Les croyances ont, hélas, toujours le vent en poupe. Mais le fin du fin aujourd’hui est plutôt le faire croire. L’illusion. Et il y a pour cela tout un tas de techniques assez élaborées inspirées du marketing.

    Par exemple : faire croire que les animaux proposés à la consommation sont indemnes des épidémies, virus, grippes, maladies diverses qui adviennent régulièrement. La méthode est simple : en cas d’épidémie, médiatisation de l’abattage des troupeaux soi-disant contaminés, avec incinération des cadavres. Il convient-là de juxtaposer les images de bennes pleines de bêtes gonflées avec la détresse de l’éleveur qui ne comprend rien. Bien sûr ne pas parler de l’indemnité indécente qui lui est allouée. Le dernier épisode dans toutes les mémoires est celui dit de la vache folle. Un grand nombre de bêtes en excellente santé ont, ainsi, été éliminées juste pour ancrer chez le consommateur l’idée de l’éradication. C’est une sorte d’exécution sanitaire. C’était d’ailleurs déjà une épidémie mettant en cause les barrières entre espèces, en l’occurrence les poissons et les mammifères. Pour les grippes aviaires ou porcines, voire la tuberculose bovine, une illusion supplémentaire s’est développée, à savoir la responsabilisation de la faune sauvage. Cela permet d’étaler médiatiquement des tas de protections à base de barrières, de toitures et d’électrification double sens. Evidemment les élevages en plein air sont momentanément interdits même si le label ne change pas.

    Bel exercice d’illusionnisme, aussi, est le fonctionnement des politiques par rapport au virus. Là il s’agit de faire croire que le gouvernement gère très bien l’épidémie. Clairement si c’étaient des gens qui voulaient notre bien, tous les ministres devraient être à Pékin pour apprendre les méthodes qui ont réussi à limiter les victimes. Au moins pour comprendre, adapter et améliorer. Mais le pouvoir ne veut pas du tout notre bien, il veut seulement être réélu. Alors la technique est, là aussi, simple, il suffit de prendre des mesures, n’importe lesquelles mais des mesures, et plus elles sont pénibles plus l’idée qu’elles sont nécessaires leur est associée. C’est la vieille antienne catho : souffrir pour gagner le paradis, souffrir pour être belle, souffrir pour sauver la patrie. On a déjà beaucoup donné mais apparemment ils en veulent encore. Les personnes âgées souffrent, mais c’est pour notre bien, les restaurateurs, les écoliers, les commerçants, les enfants de la balle, les avionneurs souffrent, mais c’est pour notre bien. Le pouvoir est donc tout le temps en train de prendre, modifier, enlever, ajouter des mesures, car il ne faut surtout pas laisser croire que l’on ne fait rien. A cela il faut ajouter la sauce de l’efficacité des mesures, et ce n’est pas trop difficile puisqu’il suffit de choisir le bon paramètre, quitte à l’inventer. Enfin il faut faire croire que les victimes sont dues au non respect des mesures par la population. Au final c’est notre faute, les mesures sont excellentes mais les gens ne les appliquent pas. C’est une sorte d’auto-bénédiction.

    Dans le même genre, mais plus rigolo, on a : faire croire que votre argent à la banque est bien protégé, et que votre compte en banque est à l’abri des bandits. Bon, déjà il est clair que votre argent n’est pas dans la banque. Votre argent c’est une ligne dans un fichier. L’accès à cette ligne est facile pour le banquier qui le consulte plusieurs fois par jour et pour tous ceux qui manipulent ces fichiers avec ou sans bonnes intentions. Mais pour faire croire que cet accès est protégé, ils ont inventé pour nous des mots de passe abracadabrants. La dernière mode est de devoir le changer régulièrement, ce qui revient à ne pas s’en souvenir et donc à l’écrire quelque part, ce qui est le contraire du but recherché. Il y a aussi, l’interdiction de prendre les deux derniers codes utilisés. Heureusement cela se contourne aisément en changeant instantanément le code deux fois de suite afin de revenir toujours au même ce qui est plus facile et n’est pas détecté par le logiciel de soi-disant protection. J’adore les mots de passe à 12 caractères minimum dont majuscules, minuscules, chiffres, signes de ponctuation, signes spéciaux, chiffres non consécutifs. Il y a aussi ce qu’ils appellent l’authentification forte c’est-à-dire que d’un seul coup ils vous demandent de saisir un code qu’ils viennent de vous envoyer sur le mobile. Le temps de descendre à la salle à manger prendre le téléphone sur la fenêtre, sortir pour essayer d’avoir un peu de réseau, attendre que ça connecte si ça le fait, recevoir le sms, remonter pour saisir dans la petite fenêtre, on voit apparaître transaction impossible time over.

    Et tout ça c’est rien que pour nous embêter. Mais, ça, ils savent très bien le faire.

    Michel Costadau

  • Tapis

    Tapis

    LE BÉOTIEN ET LE PHILOSOPHE

    -Tiens, bonjour, dites-moi c’est bien vous qui m’avez parlé de laïcité l’autre jour ?

    -Oui c’était sur une question de maillot de bain,

    -Ah vous faites dans la mode ?

    -Euh non, c’était à propos de religion,

    -De ….. ah oui je me souviens, le sujet est encore sur le tapis ?

    -Le tapis de prière vous voulez dire, parce qu’on ne parle que de ça,

    -Bon alors c’est quoi le souci,

    -Ben si les religions c’est bon, pourquoi ne pas les subventionner et si c’est mauvais pourquoi les autoriser?

    -Ah, vous savez il n’y a pas de bonnes religions et encore moins de meilleure. Elles ont seulement pour objet l’asservissement et surtout l’acceptation de l’asservissement,

    -Ah bon mais alors pourquoi ce n’est pas interdit ?

    -Parce que chaque religion a son église et son réseau si vous voulez. Ces églises et ces sectes sont riches et donc puissantes et on ne peut pas les combattre de front, mais seulement par des idées,

    -Ben justement les hommes se posent des questions sur le sens de la vie ou l’origine du monde,

    -Mais bien sûr et c’est exactement pour cela que ces mêmes hommes ont inventé la philosophie,

    -Alors la philosophie c’est comme une religion,

    -Non, la religion n’apporter que des réponses sans aucun fondement. Elle se caractérise par l’utilisation exclusive de croyances,

    -Et la philosophie alors ?

    -La philosophie pose surtout beaucoup de questions et utilise le raisonnement, la logique et l’expérience pour progresser dans la connaissance. C’est elle qui a remis en cause les croyances, et c’est pour ça qu’elle est enseignée,

    -Mais les sectes enseignent la religion dès la maternelle, alors que la philosophie a pratiquement disparu de l’école,

    -Oui tous les pouvoirs jugent que ce qui fait réfléchir les gens est dangereux pour eux et donc l’évitent plutôt que de l’encourager,

    -La laïcité affichée par l’État est donc une simple hypocrisie,

    -Tout à fait clairement, l’État et les religions travaillent la main dans la main, mêmes objectifs mêmes méthodes,

    -Mais alors pourquoi c’est haro sur les imams et pas sur les curés ?

    -Ça c’est purement politique de la part du pouvoir pour essayer de récupérer les votes Le Pen, ça n’a aucun rapport avec la religion,

    -Pourtant c’est l’État qui a inventé la laïcité,

    -Non, en fait ce sont les philosophes qui ont inventé la laïcité, mais les cathos l’ont récupérée pour obtenir la liberté de culte. Seulement, cinquante ans plus tard ils n’avaient pas prévu qu’en amenant de la main-d’œuvre à bas prix de pays étrangers, cette main-d’œuvre amènerait aussi sa religion,

    -Pourtant l’État n’arrête pas de dire qu’il ne s’occupe pas de religion,

    -C’est l’inverse qu’il faut considérer,

    -Là je suis un peu perdu, l’inverse de quoi,

    -Ben la séparation des Églises et de l’État, ça veut dire la séparation de l’État et des Églises,

    -…………………………………je crois que je suis d’accord,

    -Ça veut dire que si l’État ne se mêle pas de religion alors les religions n’ont pas à donner de consignes de vote,

    -Mince vous pensez aux US, c’est vrai que là-bas tout est mélangé,

    -Je pense surtout à nous, car c’est la même chose qu’aux US mais caché, c’est-à-dire avec le mensonge en plus.

    Michel Costadau

  • Tests

    Tests

    C’est rare, très rare que je vous félicite. J’aurais plutôt tendance à vous houspiller pour votre mollesse et votre lenteur. Mais là bravo, oui je vous dis bravo : vous avez détourné le re-confinement, vous avez réagi, vous vous êtes adaptés. Certes toujours pas de resto, de ciné ou de concert, mais vous avez dompté les autorisations, les fermetures, les rencontres et les distractions et c’est bien. Moi j’ai quand même toujours le même ras le bol sévère. Ça déborde. Ça coince, Ça couine.

    Pourquoi ? Ben, clairement, il devient de plus en plus difficile de simplement penser, de réfléchir, tant l’agitation désordonnée et stérile du gouvernement nous met dans la confusion. Vous allez me dire que j’ai bonne mine à faire des réflexions alors que je dis que c’est pas possible. Bon on verra ça plus tard.

    Donc maintenant ils veulent gérer avec les tests et non avec les décès, bof, mais c’est eux qui ont la clé des tests : leur nombre, la durée de leur analyse, leur fiabilité. Quand ils veulent faire croire que ça se propage on augmente le nombre de tests. Quand ils veulent faire croire que ça baisse, on diminue le nombre de tests. C’est simple.

    Vous voulez un exemple : en ce moment le mot d’ordre est de dire que ça baisse. Alors quand il y a un cas déclaré dans une classe…..ben on ne teste pas la classe, ni l’école, ni les parents, oui il pourrait y avoir d’autres cas et ça pourrait faire croire que ça augmente….non on attend, oui on attend et si quelques uns de plus doivent mourir parce qu’on n’a rien fait et bien c’est pas grave puisqu’on ne pilote pas par les décès. C’est comme ça.

    Vous vous souvenez peut-être du billet « Décisions » du mois de septembre où il était indiqué qu’il n’y a pas que quelques décideurs dans le monde mais que tout le monde est amené à prendre de grandes décisions pour mener sa propre vie. C’est d’ailleurs une composante de base de la vie en société, que les individus agissent, réagissent en fonction des évènements. La vitalité d’une société se mesure à la réactivité de ses membres. Encore faut-il faire un tout petit peu confiance aux gens pour leur laisser les moyens de savoir, de penser et ensuite d’agir.

    Oui mais, maintenant, comment faire pour aligner trois idées sur le meilleur comportement à adopter quand déferle quotidiennement un flot d’informations impossibles à vérifier, à relier ou même à comprendre. L’avalanche médiatique nous oblige à ne vivre que dans l’immédiateté et dans l’incompréhension. Nous ne vivons plus la réalité, nous sommes seulement assourdis par le nuage de bruit que le pouvoir pose sur elle. Cela est voulu délibérément, c’est même une méthode de management. Noyer les gens sous des nouvelles est le quotidien qui nous est imposé.

    Tant que nous n’avons aucune initiative à prendre ça va à peu près, mais comment prendre les bonnes décisions quand il nous est interdit de décider.

    Néanmoins la question demeure de savoir si le pouvoir connait la réalité, notre réalité, s’il nous fait confiance pour trouver les bonnes pratiques et s’il comprend que la société c’est nous, ce n’est pas lui.

    Michel Costadau