Catégorie : Démocratie

  • Sire

    Sire

    – Mais quel est donc ce bruit que l’on entend dehors ?

    – Ce sont, Sire, les corps de vos morts que l’on jette dans l’eau du port,

    – Quoi, quand, comment  mais pourquoi ont-ils calanché ?

    – Vous le savez, Sire, nous n’avons pas de vaccin, alors ils sont tombés,

    – Vous vous moquez mon ami, cela n’est point possible,

    – Sire vous avez fermé les lieux de société en demandant qu’ils soient indemnisés,

    – Peut être, peut être mais ceci n’explique pas cela,

    – Si si si Sire, car pour subventionner les tavernes vous avez arrêté tous les frais de recherche,

    – Qu’à cela ne tienne, nos laboratoires sont à la pointe et notre savoir excellent,

    – Certes, mais à force de ne pas chercher, nos chercheurs n’ont pas trouvé,

    – Ne pas chercher, mais c’est complètement idiot, qui a eu cette idée là ?

    – Sire vous l’avez décidé et nous l’avons fait,

    – Bon, bon, mais alors comment avez-vous pu protéger nos gens ?

    – Nous les avons, Sire, enfermés derrière nos murailles,

    – Très bien, là au moins ils ne risquent rien,

    – Exactement Sire, à part de mourir ils ne risquent rien de grave,

    – C’est déjà ça, mais dites moi il faut bien être un peu bêta pour tomber malade,

    – Assurément Sire vous-même l’avez attrapé, souvenez vous,

    – Point ne m’en souviens maudit, mais je n’en suis pas mort,

    – C’est que les autres n’ont pas reçu vos soins Sire, ainsi qu’il est d’usage,

    – Diantre oui pourquoi donner des soins à qui n’est pas malade,

    – Bien sûr, Sire, mais un de nos adages peut nous servir de guide,

    – Aucun adage ne saurait m’échapper et que dit donc cette docte maxime ?

    – Qu’il vaut mieux prévenir que guérir, Sire, surtout quand on n’a rien pour soigner,

    – Où allez vous chercher tout ça, vous me donnez mal à la tête,

    – Cela va passer, vous êtes presque jeune, Sire, malgré les apparences,

    – En fait de jeunesse, est-ce que nos escholiers sont bien dans leurs études,

    – Oui Sire, ils regardent les images que nous leurs avons données,

    – Des images pieuses, excellente idée mon bon,

    – Non, Sire, les images de leurs professeurs car les universités sont interdites aux estudiants,

    – Mais que peuvent-ils bien faire des images de leurs professeurs ?

    – Oh Sire, ils imaginent l’enseignant en train de faire son cours,

    – Ah l’imagination quel bienfait, ainsi l’image leur suffit, palsambleu c’est parfait

    – Oui Sire, ils sont ravis de ne rien faire car vous leur avez aussi interdit les sorties,

    – Eh eh je vois que tout va bien et sachez que je m’en réjouis, cela me donne une idée,

    – Nous vous écoutons Sire et vous demandons surtout de ne pas trop vous fatiguer,

    – Qu’est-ce là, triple buse n’est il pas de mon rôle de m’occuper de mes sujets ?

    – Mais tout à fait, Sire, bien que nous redoutions parfois les idées qui vous viennent,

    – Or donc, mécréants, vous ne me demandez pas à quoi je pense justement,

    – Point n’osons, Sire, le ciel nous est si souvent tombé sur la tête que nous craignons,

    – Eh bien je pense que l’on pourrait donner à nos gens une image de moi,

    – Bien Sire, cela sera fait, votre Majesté trônera alors dans tous les foyers,

    – Ainsi nos gens pourront imaginer à loisir tout ce que j’ai à leur dire,

    – Il me semble, Sire, que vous vous exprimez déjà pas mal,

    – Ma parole est sans limite et ne fait jamais de vaines promesses,

    – Oui c’est vrai, Sire, tous vos discours sont un peu flous et assez vagues,

    – N’allez vous pas trop loin cher ami, je vous trouve un tantinet impertinent,

    – Pas besoin d’aller loin, Sire, vous êtes un peu partout,

    – Ah mais enfin qui êtes-vous donc pour vous permettre cela ?

    – Sire nous sommes le peuple et avons deux mots à vous dire, ou plutôt un : M…..

    Michel Costadau

  • Placements

    Placements

    Il y a quand même deux ou trois choses qui m’inquiètent en ce moment. Bien sûr la réouverture des restaurants, le plus tôt sera le mieux, mais avec eux je me méfie beaucoup, Et aussi tout cet argent que notre État emprunte pour payer des gens à ne rien faire ou pour arroser la santé. On peut dire que l’argent coule à flots sans que l’on sache vraiment ni d’où il vient, ni s’il faudra le rembourser. Bon, encore ça ce n’est pas trop grave.

    Ce qui me fait gros souci c’est la vitesse à laquelle les dépenses ont été faites sans le moindre contrôle citoyen. Y a trois gugusses qui ont des idées qui leurs passent par la tête et hop envoyez les milliards. Vous allez me dire que c’est pour le bien de la population, ouille, aïe, ouille c’est justement cela qui me fait peur. La bonne cause reste la plus vieille recette des arnaqueurs.

    Protéger la population, c’est exactement le slogan qui a permis de faire des guerres, des armes, des massacres. En plus, dans le cas présent, on nous protège contre nous-mêmes en fait, comme des gamins. Et ça, vous le savez, c’est la porte ouverte à toutes les dérives. Alors donc je redoute ce que pourrait être leur prochaine idée « pour notre bien ».

    Celà dit revenons sur la fontaine à euros dont ils ont ouvert le robinet. Ça fait longtemps que je vous dis qu’il y a trop d’argent dans le monde, trop d’argent dans certaines mains, sur des comptes en banque, trop d’argent en circulation. Le fait qu’il soit mal réparti n’est pas le problème. Mal réparti ça veut dire que certains en ont trop et d’autres pas assez. Pour ceux qui n’en ont pas assez  c’est simple il suffit de leur taper dessus avec l’argent de ceux qui en ont trop pour qu’ils se taisent. Le système est rodé. Voyez justement les restaurateurs.

    Non, le problème est que beaucoup trop de gens ne savent vraiment pas quoi faire de leur argent. Du coup ils angoissent comme des fous et les fous ça fait n’importe quoi. Par exemple, les crypto monnaies, les œuvres d’art, les fondations ou les bons d’État. Oui tout ça n’est que du déstockage du trop plein de monnaie. Ce sont les puits sans fond dans lesquels ils font tomber leurs billets.

    Cependant rien de bien intéressant dans les crypto monnaies sauf qu’il y en a surtout une qui cartonne, preuve s’il en fallait qu’il s’agit bien d’un placement. Quelle chance d’avoir cette envolée du prix, ça permet d’éponger pas mal de surplus.

    Les œuvres d’art sont évidement beaucoup plus porteuses. Il n’y a aucune raison qu’une peinture vaille des millions. Clairement ce sont ceux qui ont trop d’argent qui ont besoin que ça soit cher. C’est autant de casé. Surtout pour des œuvres qui dorment dans un coffre et qu’on ne voit jamais. La photo suffirait bien d’ailleurs. Oui le prix des œuvres d’art n’est absolument pas lié à leur qualité esthétique mais au placement qu’elles représentent. On ne peut pas parler de rareté, bien au contraire, il en faut beaucoup et beaucoup qui se ressemblent. C’est la même chose que dans le monde des livres. On ne donne jamais de distinctions à un auteur qui ne fait qu’un livre.  Sinon tout l’investissement pour le porter au pinacle perd sa rentabilité. Non un auteur primé doit faire beaucoup de livres, quitte à ce qu’on l’aide.

    Les fondations aussi sont bien commodes pour éponger les surplus. Et avec ça on peut devenir influenceur. De même, l’existence de centaines d’ONG n’est dû qu’au fait que l’on peut y caser beaucoup d’argent. Dans le genre, je viens de voir un trop riche qui va payer toutes les amendes des femmes pour le port du nikab en Suisse. C’est un malin celui-là.

    Et puis bien sûr les bons d’État. Les États empruntent sans problèmes car même si ça rapporte peu c’est une bonne manière d’utiliser son trop plein d’argent. Le seul défaut c’est que la BCE rachète pas mal de dettes des États c’est-à-dire rembourse le créancier et devient elle-même le créancier des États. Je dis le défaut parce que, une fois remboursé, celui qui a trop d’argent se retrouve avec encore plus d’argent dont il ne sait pas quoi faire.

    C’est cornélien.

    Michel Costadau

  • Droits de l’homme

    Droits de l’homme

    Alors comme ça il y a les pays des droits de l’homme et les autres. Entendre, répété à tout bout de champ, que nous faisons partie des premiers me met extrêmement mal à l’aise. Nous voir exprimer notre supériorité dans ce domaine a quelque chose de malsain. Et encore plus quand est évoqué un bloc de pays exemplaires face à tous les autres.

    Déjà ce qui ne va pas c’est que ce sont les pays riches qui ont le monopole des droits de l’homme. Etrange non ? Il y a quelque chose qui coince comme un empilement de mensonges qui nous empêcheraient de penser autrement. Commençons.

    Et donc, au dire de nos communicants, nous faisons partie du monde libre. Gloups, pays libre mais à parti unique alors. Oui nous sommes un pays à parti unique. Non seulement le pouvoir et le parti unique ont la main sur toutes les institutions et l’opposition n’a voix à aucun chapitres, mais en plus nous nous moquons de ceux qui ont plusieurs partis pour gouverner, bien que ce soit clairement le vrai marqueur de la démocratie. Chez nous le président a son parti et le parti a son président. Ca fait un peu remake des ex-pays de l’Est, non ?

    En fait de mensonges l’époque est aussi à la révélation des mauvais traitements subis par les enfants dans nos sacro-saintes familles. Ca c’est comme un iceberg, la partie émergée est minuscule par rapport à la masse qu’il y a dessous. Et l’on découvre avec effroi que tout le monde savait et donc, soyons réaliste, que tout le monde sait tout ce qu’il y a en dessous mais ne dit rien. Chez nous c’est la version : droits de l’homme … contre les femmes et les enfants. Cette hypocrisie entretenue ne nous permet pas de donner de leçons à qui que ce soit. L’hypocrisie est même insupportable puisque nous commerçons ouvertement avec les pays qui selon notre propre discours sont non démocratiques et bafouent les fameux droits de l’homme. Cherchez l’erreur.

    Bref, en tous cas chez nous, le droit de manifester n’existe plus. Je ne parle pas du régime virus mais de la situation qui est devenue la normale. Les manifestations doivent être autorisées, leurs parcours déposés et approuvés. De plus même autorisées, les cognes et les RG sont toujours là. Pour faire quoi, à part rappeler qu’il n’est pas bien vu de manifester, c’est-à-dire de faire savoir son mécontentement, son opinion. Oui chez nous, pays des droits de l’homme, les opinions sont interdites. Circulez, y a rien à voir. Vous comprenez pourquoi ça me chagrine de voir ces bons apôtres se poser en donneurs de leçons.

    On retrouve, aussi, ce double discours dans les énergies. Le message est de faire croire aux gens que rouler à l’électricité c’est rouler sans polluer. C’est un nouveau mensonge puisque l’électricité, très majoritairement nucléaire, repose sur un réchauffement des nappes et des fleuves, sur le traitement,  le transport, le stockage de matières beaucoup plus dangereuses pour l’homme que le pétrole, et une présence militaire permanente en Afrique pour sécuriser l’approvisionnement. Appeler cela propre est vraiment honteux. Rouler à l’électricité c’est rouler avec des militaires sous le capot et un compteur radioactif dans le coffre. Et pour ce qui concerne l’hydrogène, ce n’est plus du mensonge c’est de l’arnaque. Alors quand le clown parle d’aider l’Afrique, pas la peine d’envoyer des vaccins, il faudrait surtout retirer notre armée.

    D’ailleurs la liberté est chez nous un mensonge de plus. Disons que notre modèle c’est la liberté par l’argent. Et il faut beaucoup d’argent pour commencer à faire ce que l’on souhaite. Pas d’argent = pas de liberté. C’est le cas général. Alors il y a des cases dans lesquelles on doit rentrer. La case à 600 € est évidemment tellement étriquée que personne ne peut y tenir. Celle à 1 200 n’est guère mieux sauf si l’on est seul et sans envies. Et si tu ne rentres pas dans une case, tu es séparatiste et finis en tôle. Finalement, seul naître dans un milieu favorable permet de s’en sortir c’est-à-dire de reproduire le modèle dominant. Vous croyez vraiment qu’il est question de liberté là dedans ?

    Clairement notre pays bafoue continuellement les droits de l’homme et pourtant le pouvoir veut nous faire croire que ce sont les autres qui ne les respectent pas.

    Ouvrez l’œil les gars, y a des menteurs dans le secteur.

    Michel Costadau

  • Prix

    Prix

    Je me suis posé une drôle de question sur la notion de prix : est-ce que toutes les choses valent le prix qu’on les paie. Oh pas du tout pour faire un numéro de plus d’une revue de défense des consommateurs, qui d’ailleurs défendent surtout la consommation. Non juste pour essayer de comprendre le mécanisme que joue le prix dans notre vie. Par exemple : est-ce que quand vous avez payé un kilo de sucre moins cher, vous avez fait des économies ? Certes la réponse n’est pas facile, parce que beaucoup de facteurs rentrent en jeu.

    Mais en y réfléchissant, j’ai découvert que la place du prix dans nos existences est ahurissante.

    Prix au mètre, moitié prix, canon, au kilo, à l’unité, de gros, d’ami, départ usine, ferme, avant remise, cassé, valses des prix, sans garantie, avant impôt, hors de prix, au litre, indécent, exorbitant, de départ, service compris, pas de prix, départ Rouen, premier prix, d’appel. Y en a que pour lui.

    En plus pour la valeur absolue des prix, il n’y a pas vraiment de rationnel. Pour moi il n’y a strictement aucune raison que le pain vaille 1€ ou 10€ le kilo ou que la vie humaine vaille moins de 50€ au Brésil.

    Mais relativement on peut se poser des questions.

    Les économistes essaieront d’expliquer que la valeur, la rareté, l’offre font le prix. A vrai dire, ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ça n’a aucune importance et surtout aucun rapport avec des connaissances ou des démonstrations scientifiques. L’économie est une activité humaine comme les sentiments et n’a donc rien d’une science.

    Bien sûr certains calculs de prix reposent sur des méthodes et des paramètres et donnent lieu à des tas de logiciels. La rédaction d’un devis est d’ailleurs la pierre angulaire des artisans et des entreprises.

    Et à la fin qu’est-ce qu’on a : un prix. Que l’on peut du coup comparer à d’autres prix souvent sans comprendre pourquoi ils peuvent être différents puisque en définitive il s’agit du même produit ou de la même réalisation.

    Pour corser le tout, il y a beaucoup de choses gratuites qui ont un prix, par exemple l’eau, le pétrole ou le miel. Dans ces cas-là ça devrait être presque donné à l’utilisateur. Ce n’est hélas pas le cas et bien au contraire ce sont les producteurs et les compagnies qui font la loi. Aujourd’hui quand nous regardons quelque chose, nous nous intéressons d’abord à son prix.

    Les restos sont hélas fermés, mais la première chose affichée c’est le prix du menu. Le prix est le premier marqueur de nos réflexions. Depuis 50 ans les usines à consommation nous roulent dans la farine avec une soi-disant bataille des prix. Mais la réalité est sans appel : ce qui est moins cher est de moins bonne qualité. Le prix est un très mauvais paramètre de décision. Mais il est facile à afficher et garde un caractère attractif.

    Mon idée n’est pas de demander à tout le monde d’oublier les prix, même les riches et peut-être surtout les riches se font avoir. L’idée c’est, par exemple, de dire qu’il y en a marre de la baisse continue de la qualité pour continuer à entretenir un discours paternaliste sur le pouvoir d’achat.

    L’idée aussi c’est de dire que le prix que nous payons pour le virus est insupportable. Mais le pouvoir a trouvé là une martingale qui gèle toute contestation et ça n’a pas de prix.

    Michel Costadau

  • Immunité

    Immunité

    Les mouvements lents sont évidemment bien plus difficiles à percevoir que les cataclysmes. C’est vrai pour le réchauffement qui monte tout doucement ou pour la pollution qui est loin d’être partout sensible. La vie politique n’échappe pas à cette règle mais, heureusement, il y en a qui suivent et essaient de détecter les petites et continuelles dérives. Et il y en a une, d’évolution, qui est assez sournoise, c’est la respectabilité des élus.

    Autant, à l’époque de la république romaine, il était fréquent d’aller chercher un inconnu particulièrement intègre pour gouverner, autant nous avons de nos jours l’immunité accordée à tous les élus nationaux. C’est une mesure particulièrement contreproductive puisque au lieu d’encourager les édiles à être irréprochables, elle protège leurs méfaits, passés, présents et avenir.

    A tel point qu’aujourd’hui il ne viendrait à l’idée de personne de dire qu’il n’y a pas quelques magouilles derrière chaque élection et donc une ombre sur tous les élus.

    Cette idée de protéger les élus des plaintes dont ils pourraient faire l’objet est une idée …… des élus. Aucun citoyen n’a jamais demandé une telle mesure mais quand on a le pouvoir de faire des lois, pourquoi se priver.

    En fait, l’attente naturelle des citoyens est d’avoir des représentants d’une irréprochable probité, intègre et faisant leur travail avec zèle et application. Cela a d’ailleurs été vrai dans les premières républiques et à certaines époques. De nos jours, il est clair que pour défendre les citoyens, car c’est leur rôle, les élus devraient être indemnes de toute collusion avec les affaires, n’avoir aucun lien avec quelque lobby que ce soit et ne pas placer à tous les postes leurs copains, voire leur famille, et réciproquement. Alors comment encourager et obtenir cela.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut punir ceux qui ne respectent pas cette règle. Il convient donc de supprimer toute immunité électorale. Ainsi peuvent être éliminés de la vie politique les bandits et laissés aux manettes ceux qui respectent les règles. Au lieu de cela nous avons le contraire, c’est-à-dire que ceux qui manquent de probité ne peuvent être attaqués et donc sanctionnés car protégés par leur immunité. Nous acceptons donc d’être gouverné par des bandits qui ne risquent rien et sont même encouragés à continuer leurs agissements.

    Bien sûr, les entreprises nous ont habitués à ce que des bandits fassent du bon travail pour les actionnaires. Mais le monde de l’entreprise n’est pas celui de la politique. Ou plutôt ne devrait pas, car aujourd‘hui ce sont les mêmes partout. Il y a un gros problème.

    Et récemment l’opinion a trouvé une parade à cette situation abusive, c’est la divulgation sur les réseaux. Evidemment ces contre-infos ne sont pas passées par le filtre de la justice et comportent donc des jugements abrupts plus moraux que légaux.

    Du coup nous voilà avec des politiques entourés de rumeurs et d’insinuations. Bigre, mais de leur côté cette manière de dénoncer leurs errements leur a bien sûr donné des boutons et pour contrer cette justice de la rue ils ont inventé le ..… complotisme. Eh oui.

    Tout ce qui ne reprend pas la version du pouvoir est qualifié de fausse nouvelle. Et le pouvoir ne risque rien derrière son rempart d’immunité, alors que celui qui dénonce a droit aux fourches caudines. C’est pas juste.

     

    Michel Costadau

  • Migration

    Migration

    Le règlement de Dublin sur le droit d’asile européen est l’exemple même de l’effet contre-productif d’une initiative politique, c’est-à-dire d’une mesure prise dans un but donné et dont le résultat a l’effet inverse du but recherché. En l’occurrence le but était que chaque émigré ait un dossier et un seul en Europe. Il a donc été convenu que c’est le pays dans lequel ils arrivaient qui établissait leur dossier. Mais sans obligation de la part de ce pays de les accepter et sans tenir compte du pays cible du demandeur. Le résultat a été que le nombre de clandestin a explosé, les émigrés cherchant à se faire enregistrer dans le pays cible, en général le RU et l’Allemagne et non dans celui d’arrivée, en général l’Italie ou la Grèce.

    Tout ça pour dire que, partis il y a très longtemps des montagnes du centre de l’Afrique, les petits groupes d’hommes lancés à la conquête de la planète en ont maintenant  largement fait le tour et sont logés dans 196 États.

    La migration libre a été le mode de fonctionnement des hommes pendant quelques millions d’années. Ce type de migration de peuplement s’est bien ralenti avec l’avènement des empires il y a presque 10 000 ans mais s’est continué doucement jusqu’à il n’y a pas très longtemps, avec la colonisation et l’envahissement de tous les continents.

    Et pourtant il y a toujours des migrants me direz-vous. Oui, mais comme tous les endroits de la terre sont maintenant occupés, les migrations actuelles sont exclusivement économiques, politiques ou climatiques.

    Il subsiste cependant encore des survivances de cette longue conquête et de l’installation de groupes humains ou tribus sur un territoire ou pays. Et même certains États sont encore aux mains d’une seule tribu qui n’a pas encore compris que la terre appartient à tous les hommes et pas seulement aux conquérants.

    La notion de régions attribuées, par on ne sait quel ordre divin, à un groupe humain n’existe pas. C’est une pure invention d’envahisseurs qui n’hésitent pas à déloger les primo-occupants, quitte à se faire déloger eux-mêmes par de nouveaux arrivants et ainsi de suite.

    La conquête de territoires vides qui était vraie il y a très longtemps, quand il y avait bien peu d’hommes sur terre n’est plus possible et n’a plus de sens. C’est pour cela que certains s’intéressent à la Lune ou à Mars, mais pas avec de bons sentiments, hélas.

    Il est quand même étrange qu’après des milliers d’années de vie entre eux, les hommes, n’aient pas fait émerger un modus vivendi basé sur la notion de bien commun, de respect et de partage. Aujourd‘hui, et peut-être encore plus qu’hier, les hommes ne se respectent  pas entre eux. Ils ne se sentent aucune fraternité avec leurs semblables. En tous cas ça ne transparaît pas dans leurs comportements.

    Il faut dire qu’il n’y a pas grand monde qui essaie de mettre en musique ces notions élémentaires. Personne n’œuvre dans le sens de la cohabitation et de l’entente, mais plutôt de la domination et de l’extermination. Il faut dire que c’est beaucoup plus facile : la guerre est la solution des faibles et des courtes vues. Les philosophes pourraient, devraient être là pour enseigner l’égalité de tous et donner à l’humanité son mode de fonctionnement. Mais ils ont disparu. Et du coup c’est nous qui risquons de disparaître.

    Michel Costadau

  • Collabo

    Collabo

    Bon c’est pas nouveau, vous le savez par cœur : notre société est sous le contrôle de la finance qui a acheté la classe politique et les médias. Mais la finance c’est complètement anonyme. On connaît quelques noms pour amuser la galerie mais la majorité agit dans l’ombre et se cache plutôt de la foule. Il est quasiment impossible de lutter contre eux puisqu’ils verrouillent le système. Ils ont le pouvoir : l’argent, et le moyen de le conserver : les élections. C’est comme si vous vouliez gagner au bowling avec des balles de ping-pong. On comprend facilement que devenir calife ne peut se faire qu’en entrant complètement dans leurs pratiques et n’être plus qu’un des leurs, contrit peut-être mais pourri à coup sûr. Il est clair que se targuer de ses seules idées, aussi excellentes soient-elles, pour renverser la machine, c’est pot de fer contre pot de terre, ce qui veut bien dire que le problème n’est pas d’hier.

    Les médias, par contre, on les connaît presque tous mais il ne suffit pas de lancer un journal ou une télé réfractaire pour qu’il soit lu ou qu’elle soit vue. Si vous parlez de la misère du salariat  ou des lacunes de la justice, vous aurez moins d’audience que le type, que personne ne connaîtra jamais, qui a gagné au loto. C’est juste un constat.

    Tout ça pour dire que cette situation dictatoriale, complètement subie, fait de nous tous des collabos. J’aime bien ce mot car il a encore une mauvaise connotation et l’avantage de recouvrir un amalgame assez hétéroclite de gens qui collaborent plus ou moins efficacement avec le pouvoir. Alors ceux qui se prônent indemnes du système, du genre écolo, bio, équitable, zen ou neutre sont des illusionnistes hypocrites et dangereux de surcroît car le refus de la réalité n’a jamais fait avancer une cause. Et c’est à eux qu’ils mentent d’abord par faiblesse en général, bien qu’il y en ait qui le fassent en toute connaissance de cause. Ceux-là sont de vrais traitres.

    Alors il y a les collabos actifs de première ligne, indécrottables, de père en fils, pas tous fascistes mais qui finissent par le devenir : c’est la police. Dans la même catégorie on trouve les centres de recherche sur les armes, les virus, les génomes et certains algorithmes : ça fait quand même un bon nombre de concepteurs ou d’administrateurs coupables. Et toujours dans cette catégorie il y a bien sûr tous ceux qui fabriquent l’information vaccinée politiquement et la diffusent sans vergogne avec des images en couleur. Tous ceux-là n’ont pas d’excuses, ils nous font mal sciemment et camouflent leurs actes avec la bénédiction de la caste : maintien de l’ordre, progrès scientifique, faire la part des choses, défense des travailleurs, discipline républicaine et autres calembredaines.

    Mais il y a aussi des collabos de deuxième ligne, le back-office si vous préférez. Ce sont les réconciliateurs avec le système, genre psychanalystes, sectes, religions en général, ONG et certains philosophes vendus qui récupèrent le mal être des gens pour les ramener dans le droit chemin du système. Ceux-là sont moins violents que la première ligne mais ils sont plus pernicieux, hypocrites et en général subventionnés.

    Il  y a aussi les collabos conjoncturels qui font un écart momentané en écrasant les autres pour monter, pour réussir, pour arriver souvent le premier au cimetière, ce qui ne les excuse pas du tout. Par exemple on trouve là les personnes qu’on a dit être à risques, les vieux qui ont regardé d’un mauvais œil ceux qui n’ont pas de masques et qui dénoncent les petites fêtes musicales de leurs voisins par méchanceté, par peur. Ceux-là se font peur à eux-mêmes et sont scotchés devant les écrans en espérant que pleuvent les restrictions, les amendes, les privations de liberté, eux qui n’ont jamais été libres mais seulement lâches et soumis.

    Et, vous vous demandez à juste titre où est ce que vous êtes dans tout cela. Eh bien si vous ne rentrez dans aucune des catégories précédentes vous êtes tout simplement des collabos passifs. Ca ne me plait pas beaucoup, ce n’est pas glorieux et c’est même difficile à supporter mais c’est comme ça.

    Michel Costadau

  • L’Etat

    L’Etat

    Je viens d’entendre parler d’une nouvelle initiative de l’État pour transférer vers les citoyens les délits environnementaux. J’espère exagérer un peu car il n’est, pas encore, défini précisément de délit. Nous devons donc plutôt parler de tendance. Alors quelle est la tendance ?

    Il y a d’abord un aspect concernant l’utilisation de tous types de produits.

    Jusqu’à maintenant, l’État était, plus ou moins, garant que tous les produits vendus au consommateur étaient « autorisés » c’est-à-dire conformes aux lois en vigueur et sans danger. En particulier sans danger pour la vie humaine et dans une certaine mesure pour la vie tout court et pour la nature. A condition bien entendu d’en respecter l’usage. L’État ne veut pas être accusé d’avoir autorisé la vente de couteaux au prétexte que certains s’en servent pour en tuer d’autres. Évidemment cette notion de bon usage des produits suppose que l’utilisateur non seulement en connaisse le fonctionnement mais aussi connaisse ses dangers potentiels. Et là il y a un sérieux problème car le business a tendance à cacher de plus en plus la nocivité de ses produits et l’État est de moins en moins diligent pour en interdire l’usage.

    Il y a aussi un aspect lié au fonctionnement de divers sites de production permanents ou périodiques. Disons que, avant, l’État était garant qu’une usine ne polluait pas trop ou tout au moins sans danger pour le personnel et autres voisinages. Bien sûr c’était une position théorique puisque dans la pratique l’État autorisait à peu près n’importe quoi. Mais enfin il était possible, non sans mal, de se retourner contre les pouvoirs publics. De même l’État se faisait fort d’édicter des normes que devaient respecter les entreprises et tous types d’engins en circulation rejetant des tas de choses dans l’air, dans l’eau ou dans la terre.

    Bien bien, tout cela est donc en train de changer en inversant la responsabilité. L’Etat ne voulant plus protéger les citoyens dit que c’est aux citoyens de se protéger eux mêmes. Ah bon mais je croyais que l’État c’était un peu nous avec nos impôts, nos services publics, nos fonctionnaires, le tout contrôlé par nos représentants. Est-ce que ça veut dire que l’on ne peut plus compter sur l’État ?

    Ben oui et même pire que ça : si tu habites près d’une usine émettant des substances dangereuses c’est à toi de mettre des filtres dans ta clim et dans ton circuit d’eau. Dans le cas où tu n’en mettrais pas et que toi ou quelqu’un des tiens se plaindraient, voire seraient victimes de maladies, tu serais accusé de t’être exposé en connaissance de cause à un danger. Un peu comme un suicide. Il en est de même de n’importe quel produit que tu achètes. S’il s’avère dangereux, tu n’aurais pas dû l’acheter et tu risques d’être accusé, par exemple, de pollution ou d’empoisonnement si c’est le cas. Ça craint vraiment.

    Alors voila c’est ça la tendance. Elle vient évidemment d’assez loin : Seveso, hépatite, amiante, AZF, Tchernobyl, CO². Ceux qui parlent encore d’État providence n’ont pas compris que l’État, étant aux mains du business est devenu notre geôlier, notre ennemi avec sa justice, son armée et ses polices.

    D’ailleurs dans l’épisode récent du virus, personne n’a eu l’idée d’accuser l’État de ne pas avoir protégé nos frontières, empêché notre pays d’être envahi et d’avoir, ainsi, d’entrée de jeu perdu la guerre. Mais que fait l’armée ? Clairement personne n’attend plus rien de l’État.

    Que des ennuis.

    Michel Costadau

  • Illusion

    Illusion

    Les croyances ont, hélas, toujours le vent en poupe. Mais le fin du fin aujourd’hui est plutôt le faire croire. L’illusion. Et il y a pour cela tout un tas de techniques assez élaborées inspirées du marketing.

    Par exemple : faire croire que les animaux proposés à la consommation sont indemnes des épidémies, virus, grippes, maladies diverses qui adviennent régulièrement. La méthode est simple : en cas d’épidémie, médiatisation de l’abattage des troupeaux soi-disant contaminés, avec incinération des cadavres. Il convient-là de juxtaposer les images de bennes pleines de bêtes gonflées avec la détresse de l’éleveur qui ne comprend rien. Bien sûr ne pas parler de l’indemnité indécente qui lui est allouée. Le dernier épisode dans toutes les mémoires est celui dit de la vache folle. Un grand nombre de bêtes en excellente santé ont, ainsi, été éliminées juste pour ancrer chez le consommateur l’idée de l’éradication. C’est une sorte d’exécution sanitaire. C’était d’ailleurs déjà une épidémie mettant en cause les barrières entre espèces, en l’occurrence les poissons et les mammifères. Pour les grippes aviaires ou porcines, voire la tuberculose bovine, une illusion supplémentaire s’est développée, à savoir la responsabilisation de la faune sauvage. Cela permet d’étaler médiatiquement des tas de protections à base de barrières, de toitures et d’électrification double sens. Evidemment les élevages en plein air sont momentanément interdits même si le label ne change pas.

    Bel exercice d’illusionnisme, aussi, est le fonctionnement des politiques par rapport au virus. Là il s’agit de faire croire que le gouvernement gère très bien l’épidémie. Clairement si c’étaient des gens qui voulaient notre bien, tous les ministres devraient être à Pékin pour apprendre les méthodes qui ont réussi à limiter les victimes. Au moins pour comprendre, adapter et améliorer. Mais le pouvoir ne veut pas du tout notre bien, il veut seulement être réélu. Alors la technique est, là aussi, simple, il suffit de prendre des mesures, n’importe lesquelles mais des mesures, et plus elles sont pénibles plus l’idée qu’elles sont nécessaires leur est associée. C’est la vieille antienne catho : souffrir pour gagner le paradis, souffrir pour être belle, souffrir pour sauver la patrie. On a déjà beaucoup donné mais apparemment ils en veulent encore. Les personnes âgées souffrent, mais c’est pour notre bien, les restaurateurs, les écoliers, les commerçants, les enfants de la balle, les avionneurs souffrent, mais c’est pour notre bien. Le pouvoir est donc tout le temps en train de prendre, modifier, enlever, ajouter des mesures, car il ne faut surtout pas laisser croire que l’on ne fait rien. A cela il faut ajouter la sauce de l’efficacité des mesures, et ce n’est pas trop difficile puisqu’il suffit de choisir le bon paramètre, quitte à l’inventer. Enfin il faut faire croire que les victimes sont dues au non respect des mesures par la population. Au final c’est notre faute, les mesures sont excellentes mais les gens ne les appliquent pas. C’est une sorte d’auto-bénédiction.

    Dans le même genre, mais plus rigolo, on a : faire croire que votre argent à la banque est bien protégé, et que votre compte en banque est à l’abri des bandits. Bon, déjà il est clair que votre argent n’est pas dans la banque. Votre argent c’est une ligne dans un fichier. L’accès à cette ligne est facile pour le banquier qui le consulte plusieurs fois par jour et pour tous ceux qui manipulent ces fichiers avec ou sans bonnes intentions. Mais pour faire croire que cet accès est protégé, ils ont inventé pour nous des mots de passe abracadabrants. La dernière mode est de devoir le changer régulièrement, ce qui revient à ne pas s’en souvenir et donc à l’écrire quelque part, ce qui est le contraire du but recherché. Il y a aussi, l’interdiction de prendre les deux derniers codes utilisés. Heureusement cela se contourne aisément en changeant instantanément le code deux fois de suite afin de revenir toujours au même ce qui est plus facile et n’est pas détecté par le logiciel de soi-disant protection. J’adore les mots de passe à 12 caractères minimum dont majuscules, minuscules, chiffres, signes de ponctuation, signes spéciaux, chiffres non consécutifs. Il y a aussi ce qu’ils appellent l’authentification forte c’est-à-dire que d’un seul coup ils vous demandent de saisir un code qu’ils viennent de vous envoyer sur le mobile. Le temps de descendre à la salle à manger prendre le téléphone sur la fenêtre, sortir pour essayer d’avoir un peu de réseau, attendre que ça connecte si ça le fait, recevoir le sms, remonter pour saisir dans la petite fenêtre, on voit apparaître transaction impossible time over.

    Et tout ça c’est rien que pour nous embêter. Mais, ça, ils savent très bien le faire.

    Michel Costadau

  • Vote

    Vote

    Comme annoncé dans le billet « Raison » du 19 septembre 2020, Trump a été largement battu. Certes beaucoup se réjouissent, en France, de voir cet illuminé éliminé, mais qu’y a t il réellement de bon là-dedans et pour qui ?

    Il y a au moins une chose qui est désastreuse pour tout le monde c’est l’ambiance de tromperies en grand qui entoure ce scrutin. Or le vote est le point d’orgue de tous les pays qui se réclament de la démocratie, surtout ceux qui le sont le moins. Alors je me demande si les US sont encore le fer de lance de la liberté des peuples dont ils se parent pour dominer le monde. Réponse : non bien sûr.

    Car il y a des évidences qui s’imposent : les US sont le siège des pires ségrégations que connaît un pays : envers les noirs, envers les hispano, envers les prisonniers, envers les femmes, envers les idées politiques. La grand-messe médiatique à laquelle nous venons d’assister est d’abord une consécration du bipartisme qui est le complet détournement de la démocratie. C’est la solution qu’a trouvée la finance pour que rien ne change jamais.

    Mais est-ce que, justement, le nouvel élu va changer quelque chose à cela : surement pas. Il y aura probablement des mesures homéopathiques pour complaire aux mouvements communautaristes, mais aucun vrai changement, comme la liberté d’inscription sur les listes électorales. Oh je ne dis pas que les Américains ont mal voté, non c’est le vote lui-même qui est biaisé. Là-bas comme ailleurs.

    Par contre sur le plan international, là oui il peut y avoir quelques évolutions dans les rapports des US avec le reste du monde.

    Renonçant maintenant et momentanément à s’enfermer dans leur tour d’ivoire, les US vont probablement participer à nouveau à diverses instances internationales, économiques comme l’OMC ou culturelles comme l’UNESCO. Peu d’évolution à attendre dans les rapports avec l’Asie, sauf peut-être un nouveau rapprochement avec le Japon. Les rapports avec la Chine vont rester difficiles mais l’échec de Trump dans ce domaine va certainement amener le nouvel élu à plus de dialogue et à plus ….. d’échanges.

    Je ne suis pas surpris que les médias européens et donc français se réjouissent de cette élection, mais ils sont à coté de la plaque. Disons plutôt que les choses ne vont pas évoluer favorablement pour nous, sauf pour les British. Oui les US vont à nouveau s’intéresser à l’Europe. Pendant quelques années ils nous ont laissés tranquilles mais ça pourrait bien changer. L’Europe a montré, durant les 4 dernières années , toutes ses fissures qui se sont révélées au grand jour avec le virus. Fini le dollar faible, fini les discussions avec les GAFAM, fini les accords bilatéraux, fini les retraits américains de l’Europe de l’Est..

    Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain car, aux US, il règne indubitablement un esprit de liberté au niveau individuel beaucoup plus grand que dans les pays européens, par exemple. Mais il y a aussi une confiscation de la vie politique qui empêche les citoyens de s’exprimer. Car vous le savez il y a peu de votants aux US, à peine plus de 50 % et cela depuis longtemps. Certes pour la présente élection un taux de 60 % a été dépassé, mais ça reste maigre.

    Dommage, à part la Grande-Bretagne, que personne n’ait profité de l’épisode Trump.

    Ca ne reviendra pas souvent.

     

    Michel Costadau