Catégorie : Démocratie

  • Pluralité

    Pluralité

    C’est la pagaille. La campagne actuelle ne se déroule pas normalement. A savoir que les sortants sont sortis, que les primaires n’ont servi à rien, que c’est une bataille de seconds couteaux pour le deuxième tour, et que personne ne parle de ce que les Français attendent, qui est tout simplement de mieux vivre, c’est-à-dire sans attentats, sans chômage et sans guerres. J’ajoute, parce que même si personne ne les défend, tout le monde y tient énormément, des services publics qui marchent.

    Mais, pour moi, cette situation est tout à fait normale. Ce qui se passe c’est uniquement la résolution de l’équation française : en France les gens ont des opinions différentes. Pas croyable. Bingo ! Euh il est temps de s’en rendre compte. La soi- disant élection présidentielle, clé de voute de notre république est un miroir aux alouettes où viennent se briser les projets politiques. Eh oui, il n’y a pas un point de vue unique, il y en a une bonne dizaine. Et le fait qu’ils existent est franchement rassurant.

    Du coup il est clair que chaque candidat est porteur d’une partie de notre stock d’opinions. Alors en élire un et un seul consiste tout simplement à éliminer 9 manières de voir les choses sur 10. Or notre richesse c’est cette diversité, ces différences, ce qui veut dire clairement que les régimes présidentiels sont des dictatures. Seuls, peut-être, les régimes parlementaires peuvent rendre compte de cette pluralité. Maintenant regardons ce que nous avons dans notre banque d’opinions en balayant symboliquement le paysage de gauche à droite.

    Dans le compte de Mélenchon, ce sont les utopistes qui veulent que le monde aille mieux. Ils réfléchissent pour essayer de trouver des solutions. Ils sont gentils. Ils ont bien sûr des idées de justice ou d’égalité un peu veillottes mais ils essayent d’être dans le coup, c’est-à-dire de partager les déchirements de notre société. Oublions leurs défauts et regardons ce qu’ils apportent. Leur apport c’est la solidarité, la liberté et l’évolution des institutions.

    Avec Le Pen, ce sont les irrités, les mécontents de leur sort. Ils ne réfléchissent pas, ils attendent. Ils s’engouffrent volontiers dans des solutions toutes faites, du moment qu’elles remettent en cause l’ordre établi. Cependant ils sont pour l’ordre et souhaitent que tout le monde s’entende bien mais sans savoir comment. Leur apport c’est le souci des petits, de la France d’en bas et la méfiance des élites.

    Avec Hamon, ce sont les paléo. Ils ont analysé l’histoire et croient à la révolution façon XVIIIe siècle. Ils savent comment changer les choses à condition que ce soit par le haut. Ils savent que la justice n’existe pas, mais seulement l’équilibre des forces. Volontiers sectaires ils ont besoin du rapport gauche-droite pour exister parce qu’en fait ils ne savent pas très bien où ils sont. Leur apport c’est la valorisation des différences, le respect de l’Histoire et le renforcement de l’Etat.

    Avec Valls ce sont les hommes de partis, intellectuels ou pas, mais ils veulent des structures, de l’encadrement. Ils croient aux technocrates et à leurs solutions parachutées. Ils croient que les pays peuvent s’entendre. Leur apport c’est l’entente internationale, les grands programmes et une valorisation des idées nouvelles.

    Avec Juppé, ce sont ceux qui veulent faire vivre les traditions républicaines : l’égalité a pour eux un vrai sens mais ils n’aiment pas la fraternité. Ils sont pour la séparation des pouvoir et celle de l’Etat et des religions. Ils sont plutôt riches ou aimeraient l’être. Leur apport c’est le maintien des services publics, la laïcité et l’équité.

    Avec Fillon ce sont plutôt les possédants, c’est-à-dire ceux qui possèdent quelque chose, la foi religieuse, l’argent, une femme, un patrimoine, un pays. Ils souhaitent surtout que rien ne change et sont donc défenseurs acharnés de l’ordre établi, les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Leur apport c’est le besoin de stabilité, la croyance dans le mérite et dans la réussite individuelle.

    Avec Macron, ce sont les aventuriers de la fuite en avant. L’avenir résoudra tous les problèmes, il n’y a qu’à laisser faire les forces en présence. Ils n’ont aucun respect pour les autres, pensant que le monde se gère depuis leur moi et il n’y a que ça qui compte. Leur apport c’est de ne pas avoir peur de l’avenir, de rompre avec les clichés et de défier l’ordre établi.

    Avec Bayrou, ce sont les intégristes, les hypocrites, défense du mariage mais maîtresse entretenue. Ils sont aussi pour l’ordre mais pas pour l’égalité. Ils prêchent la fraternité mais n’ont pas de cœur et sont prêts à mettre des bâtons dans les roues de tous les marginaux. Leur apport c’est le respect de la vie privée, les associations et les commémorations.

    Ce rapide survol permet de voir que chacun contribue à sa manière à notre pactole d’idées. Dans ces conditions, voter c’est diviser et ce n’est pas bon.

     

    Michel Costadau

  • Tendances

    Tendances

    Nous sentons bien que depuis quelque temps il se passe pas mal de choses dans le monde, mais je ne vois pas d’analyse globale, c’est-à-dire d’indications vers quoi ça va ces fameuses choses qui se passent. Les choses dont je parle c’est bien sûr Trump, Brexit, Syrie, Iran, Pétrole, etc. …  et accessoirement Europe. Alors les analyses nous allons les faire en commençant par les constats les plus simples.

    Première tendance : la fissuration des US. La mise en cause par les Etats de la politique fédérale de Trump, le questionnement sur le mode de scrutin avec des grands électeurs, la mentalité très libérale de la côte Ouest, montre non pas une volonté séparatiste, on n’en est pas encore là, mais à tout le moins une rupture du consensus Etats/pouvoir central. Si demain, par exemple, Trump voulait se lancer dans une guerre contre l’Iran il est probable que la cote Ouest ne voudrait pas y aller. Si de même un Etat votait une loi affaiblissant le pouvoir fédéral, il est probable que la cour suprême laisserait faire. En fait il se dessine trois zones aux US, la zone ouest libérale, mondialiste, presque laïque, la zone centrale religieuse, archaïque, conservatrice et la zone est riche, élitiste, guerrière. Et logiquement cette fissuration, à l’œuvre depuis longtemps en fait, mais révélée par l’élection de Trump conduit à l’affaiblissement du pouvoir des US. En d’autres termes, ce n’est pas Trump qui fait une nouvelle politique isolationniste, c’est la diminution du poids des US qui oblige son président à être protectionniste.

    Deuxième tendance : la fin de l’Europe politique. Vous allez me dire que l’Europe politique n’a jamais existé, c’est assez vrai mais quand même l’UE a un siège à l’ONU et une ministre des Affaires étrangères. Elle est intervenue politiquement dans divers conflits en Europe, du Kosovo à l’Ukraine. La marque politique de l’Europe c’était les Droits de l’homme. Et surtout il y avait au début une volonté pour renforcer cet aspect politique avec plus de pouvoir pour une diplomatie européenne, une défense européenne, une justice européenne. Bon mais voilà, à cause de l’ouverture à de nouveaux pays sur de simples bases comptables, tout ça n’a jamais abouti et a été supplanté par une Europe purement économique. En fait, le Brexit n’est pas la cause de la disparition politique de l’Europe mais le résultat. Le départ des Britanniques et de leur empire veut dire que si l’Europe n’est que le marché commun alors autant se débrouiller seul, c’est-à-dire avec des accords bilatéraux. La perte de l’identité européenne des Droits de l’homme s’est faite avec les accords OMC, le TAFTA, la négociation avec des Etats voyous comme la Turquie ou Israël et aussi avec l’ouverture à l’Est. L’Europe s’est rabaissée au rang de simple vendeur de camelote sans plus aucune prétention politique. Les principales victimes de cet abandon politique sont toutes les velléités démocratiques dans le monde, y compris chez nous.

    Troisième tendance : le rôle d’arbitre de la Russie. On voit mal Trump se posant en conciliateur dans les divers conflits mondiaux. Il a déjà perdu toute légitimité et autorité pour cela. Force est de constater que ce n’est pas le cas de la Russie qui ne fonctionne pas à coup d’anathèmes et d’exclusion. On peut dire que la tendance America first a été pratiquée par la Russie depuis 20 ans pour délimiter sa zone de puissance locale. Mais au-delà de cette zone, la Russie entretient de bons rapports avec tous les pays du monde sauf l’Europe. Mais, comme on vient de le voir, l’Europe n’a plus de puissance politique et cela donne à la Russie un nouvel espace. Paradoxalement, la Russie va remplacer l’Europe comme défenseur des Droits de l’homme. On voit déjà son rôle arbitral au Moyen Orient. On risque maintenant de le voir dans les tensions Chine-US ou Chine-Inde. De plus la Russie n’a pas dit son dernier mot en Europe. Elle commence, ainsi, à mettre en selle un nouveau modèle démocratique se démarquant du fonctionnement américain basé sur le contre-pouvoir de la presse et des avocats ou des pays européens aux institutions purement technocratiques.

    Ce modèle donne un poids beaucoup plus fort aux besoins collectifs en contre-partie d’une extension de pouvoir dans la sphère personnelle. Pour le dire plus hot pas besoin de permis pour construire ta maison au bord de la mer, mais par contre rien n’arrête les bulldozers si on doit raser ta maison pour faire un hôpital ou une usine. Ce modèle, de nature indéniablement populiste, tend à combattre l’écueil de nos démocraties, à savoir l’impuissance des citoyens.

    L’analyse n’est pas finie il y a, aussi, d’autres tendances à l’œuvre comme le simili-impérialisme chinois, mais on y reviendra une autre fois.

    Michel Costadau

  • Deux tours

    Deux tours

    Ce n’est pas parce qu’on est habitués à quelque chose que c’est une bonne chose. La pollution par exemple. Bof. Mais aussi le scrutin à deux tours : ça fait vraiment partie de nos gènes et pourtant c’est profondément antidémocratique. En effet on a un amalgame entre la notion de majorité, valable pour les votes ne comportant qu’un seul objet, et la notion de vainqueur, valable pour les votes comportant plusieurs objets. Les objets pouvant être des résolutions, des lois ou des candidats. Je m’explique.

    Quand il s’agit de prendre une résolution, on peut avoir, selon l’importance de l’enjeu , diverses majorités requises : majorité relative, absolue, des trois quarts, ou même unanimité. Dans ce cas il n’y a, bien sûr, qu’un seul objet de vote. Pour donner une image, on ne vote pas deux lois en même temps, on les vote une par une. C’est comme ça que fonctionnent les copropriétés, les collectivités ou les conseils d’administration. Dans ce cas-là on peut être amenés à recommencer le vote autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que la majorité requise soit obtenue…. ou remanier l’objet.

    Quand il s’agit au contraire d’une question à choix multiples, on prend l’avis de tous les gens concernés, on additionne ce que chaque choix a recueilli et on regarde celui qui a recueilli le plus de voix. C’est le cas où il y a plusieurs solutions, plusieurs choix possibles. Il n’y a alors aucune notion de majorité, mais seulement un classement, et c’est le choix qui a le plus de voix qui l’emporte. En fait dans ce cas-là le résultat est le classement des choix en fonction des voix qu’ils ont obtenues et c’est donc un vote qu’on ne peut pas recommencer. C’est comme ça que fonctionnent les sondages d’opinion, les concours ou les appels d’offres.

    Bien, bien, mais alors quelle méthode adopter pour élire quelqu’un à une fonction. Je parle, ici, d’élections présidentielle ou législatives. Clairement il ne s’agit pas d’un vote pour un unique candidat, qui correspond plutôt à un genre de dictature. C’est donc bien une question à choix multiples. Et donc on doit seulement faire un classement entre les candidats et déclarer vainqueur celui qui a le meilleur score.

    Ce n’est pourtant pas ce qui se passe chez nous. Il semble que pour ce genre d’élection la notion de vainqueur et celle de majorité aient été mélangées. Prenons l’élection présidentielle : il est clair que le candidat qui obtient directement le plus de voix est le vainqueur d’une manière claire et sans contestation. Pour donner une illustration : dans une course, le gagnant est celui qui arrive premier, même si tous les temps sont dans un mouchoir de poche. On ne fait pas recourir les deux premiers pour savoir si le résultat changerait. Ou tout au moins on attend la prochaine compétition.

    Pourquoi n’est-ce pas le cas dans nos institutions ? Bonne question une fois de plus.

    Il me semble que la réponse tourne autour de deux comportements de la classe politique : le besoin d’hégémonie et le refus de dialogue.

    Pour l’élection présidentielle, il est clair que les politiques ont peur que quelqu’un l’emporte avec par exemple 23 % ou même moins de 20 % des suffrages exprimés. Ca ne fait pas beaucoup pour décider de la guerre ou valider le TAFTA. Alors ils ont dit on va faire un nouveau vote en n’en gardant que deux, comme ça y en aura forcément un qui aura plus 50 %. Et pourtant le vainqueur n’a toujours pour lui que son premier score, car toutes ses autres voix sont des votes contre et non des votes pour, sinon il les aurait recueillis au premier tour. C’est donc une entourloupe car on pose aux électeurs deux questions successives différentes. Et voilà comment on se retrouve en poligarchie et plus en démocratie.

    Pour les législatives on a le même problème d’hégémonie avec non pas les deux premiers, mais l’élimination d’un maximum de candidats avec un seuil à franchir. Qui plus est, les députés composent une assemblée et sont censés travailler ensemble. Houlà, houlà, mais c’est que c’est contraire à nos principes ça de travailler ensemble. Nous on veut faire nos petites affaires et nos petites lois tranquillement sans discuter avec personne. Manquerait plus que ça.

    Seulement, messieurs les politiques, les élections sont exactement faites pour ça : mettre ensemble des gens ayant des avis différents pour, c’est moi qui souffle la réponse hélas, trouver la meilleure solution pour les électeurs, pour les citoyens. Mais ça c’est au dessus de leurs forces, ils ont depuis longtemps perdu l’habitude des discussions, des compromis, de l’intérêt général.

    Conclusion : en attendant mieux, le vote à un seul tour tant pour le président que pour les députés est, pour moi, un élément clé du retour à la démocratie.

    Michel Costadau

  • Illisible

    Illisible

    Alors là, l’action du gouvernement socialiste devient illisible. C’est-à-dire désordonnée, bafouillante, erratique, contradictoire et donc complètement incompréhensible.

    Dernière annonce : prolongation de l’état d’urgence jusqu’à la  présidentielle. Franchement, je ne vois pas comment une campagne électorale peut se dérouler sans meetings, sites de propagande, collage d’affiches de nuit ou de jour, visite sur les marchés, porte à porte, discours dans les rues, sur les places, textos, tweets et autres sms. Si tout cela doit être filtré et contrôlé pour s’assurer qu’aucun terroriste n’en profite pour donner des infos sur le prochain coup à ses copains, alors c’est la dictature à la tonton macoute. Si au contraire une grande souplesse était accordée et que tout soit permis, alors à quoi sert l’état d’urgence. C’est complètement illisible.

    De même, nous avons NDDL. Comment un gouvernement sur la fin pour ne pas dire en soins intensifs peut-il imaginer créer un conflit type Larzac à trois mois de son départ. C’est soit un effet de manche et une posture guerrière uniquement électorale, soit une action délibérée d’une inopportunité flagrante. Dans le premier cas, ça aurait plutôt tendance à aggraver sa situation puisqu’on sait déjà que ce gouvernement est impuissant et fait le contraire de ce qu’il a promis, mais alors ce n’est pas la peine d’en rajouter. Dans le second cas, c’est de l’inconscience qui, au risque de troubles durables, pourrait ajouter de nouvelles fractures dans son propre camp, aussi bien avec la gauche de la gauche que les écolos. Exactement au moment où le rassemblement semble s’imposer. C’est incompréhensible et tout à fait illisible.

    Nous avons aussi le coup de canif Macron. La candidature tardive de Hollande laisse libre cours à de petits sprints des velléitaires comme Valls, Macron et quelques autres. Paradoxalement, la droite a tiré les leçons de la dernière primaire socialiste, qui était la deuxième d’ailleurs, et met tous ses candidats ou presque en ligne. Alors que la gauche a déjà Mélenchon et Jadot avant même d’avoir fait sa propre primaire. Si à cela s’ajoute Macron, peut être un PC et bien sûr les deux trotskistes de service, ça ne va plus être une élection mais un casse-bouteille. Si après ça c’est Le Pen qui rafle la mise, tous ces rigolos ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. C’est non seulement incompréhensible mais aussi suicidaire et, je le répète,  illisible.

    Parlons aussi du  lancement de l’enquête d’utilité publique de la liaison autoroutière Castres-Toulouse. Le dossier technique soumis à l’enquête vient d’être analysé par deux commissions ministérielles qui ont fait 57 demandes de corrections et d’améliorations. Qu’a fait le gouvernement ? Corriger le dossier avant de lancer l’enquête ou lancer l’enquête avant de prendre en compte les corrections ? Eh oui vous l’avez deviné, il lance l’enquête sur un dossier critiqué par ses propres services. L’enquête sera donc déclarée non concluante et on reviendra trois ans en arrière. Si le gouvernement avait voulu se ridiculiser, il ne s’y serait pas pris autrement. Cette fois, non seulement c’est incompréhensible mais vraiment grotesque. Et c’est illisible.

     Michel Costadau

  • Résultat des courses

    Résultat des courses

    Bon c’est Trump qui sera président. Certes ce n’est pas du tout une bonne chose, mais c’est beaucoup mieux pour nous que Clinton. On explique.

    Primo il faut essayer de comprendre pourquoi les médias parlent de surprise et de déception.  Pourquoi ? C’est uniquement parce que les médias nous ont intoxiqués avec leur matraquage en faveur de Clinton. Les médias sont aux mains de la finance et des lobbies et n’ont aucune envie de changement. Ils ont donc été amenés à nous faire croire que Trump avait tous les défauts : raciste, fasciste, incompétent, misogyne. Ils ont du coup occulté le charisme du personnage et ce qu’il a vraiment dit. Ça doit nous servir de leçon pour nos propres élections, puisque ce sont les mêmes médias qui monopolisent l’information.

    Ensuite, comme le dit très justement Michael Moore, le problème ce n’est pas Donald c’est Hillary. Clinton c’est l’ancienne manière de faire de la politique, qui consiste à raconter n’importe quoi uniquement pour se faire élire. Et chez nous on est bien servi avec ce genre-là.

    Bien, mais alors que va faire Trump ? Je pense que sa campagne avait pour seul but de battre Clinton et qu’il se pose maintenant  la question de ce qu’il va faire quand qu’il va commencer à s’entourer d’ « amis ».

    Economiquement, il me semble que Trump est obsédé par la Chine et les pays à faible coût de main- d’œuvre. Il va donc essayer de réduire les importations au profit de l’industrie locale. Pour les immigrés, le statut ne devrait pas beaucoup changer en terme d’emplois, mais bien sûr le modèle WASP va retrouver des couleurs.

    A l’international, on devrait constater une moindre implication américaine sur toutes les scènes mondiales en particulier au Moyen-Orient. Va-t-il chercher  à sortir de Syrie, c’est possible. On peut même envisager un deal avec Moscou dont les perdants seraient Ankara, Ryad et, dans une moindre mesure, Tel-Aviv.

    Tout cela pourrait conduire à une appréciation du dollar sur l’euro, ce que nous attendons depuis longtemps, et à une diminution de la pression militaire américaine en Europe de l’Est, ce que nous attendons aussi. Par contre, paradoxalement, la protection sociale américaine, très faible il est vrai, pourrait être améliorée et les GAFAM  pourraient perdre un tout petit peu de leur pouvoir. Hélas, la religion pourrait encore augmenter sa pression sur l’avortement, la peine de mort ou la consommation de drogues. Sûrement le nucléaire iranien sera mis sur la sellette, mais uniquement pour amuser la galerie.

    Alors bien sûr la question que tout le monde se pose c’est : est-ce que ça va faire pareil pour Le Pen. Là, il faut atterrir parce que la situation est radicalement différente. Trump a le Parti républicain, la majorité au Congrès, à la Cour suprême, dans des dizaines d’Etats, alors que Le Pen n’a que deux députés, aucun conseil régional ou départemental, personne au Conseil constitutionnel ni à la Cour d’Etat, ni à la Cour des comptes, ni au CESE.  Il est même probable que, si elle était élue, l’Assemblée resterait largement à la droite.

    Mais quand même, est-ce que l’élection de Trump aide Le Pen ? La réponse est oui bien sûr, non pas parce qu’elle aura plus de voix mais parce que les vieux candidats en auront moins. Eh oui, chez nous le problème ce n’est pas Marine, c’est Juppé, Hollande, Sarkozy et les autres.

    Mais vous le savez déjà, en tous cas je vous l’ai déjà dit, et aussi on peut se tromper.

     

    Michel Costadau

  • Etat de droit

    Etat de droit

    LE BEOTIEN ET LE PHILOSOPHE

    -J’ai entendu dire qu’en France nous avions la chance d’être dans un Etat de droit. Ca veut dire quoi au juste,

    -Ca veut simplement dire qu’il y a des  lois et qu’elles s’appliquent à tout le monde,

    -Oui mais des lois il y en a dans tous les pays, ça ne suffit pas,

    -Non c’est vrai ça ne suffit pas, disons plutôt qu’il n’y a que les lois, c’est-à-dire pas d’autre règles à respecter ou à appliquer,

    -Ah bon d’accord, mais en quoi c’est une chance,

    -C’est principalement dans le statut de l’individu que ça se retrouve. Normalement, on ne peut pas être arrêté, interrogé, emprisonné sans l’application d’une loi, c’est ça l’Etat de droit. On ne peut pas voir débarquer chez soi des gorilles vous emmenant à un interrogatoire musclé dans un lieu privé,

    -Oui mais il y quand même des perquisitions et des gardes à vue,

    -Certes, mais en théorie seulement dans le cadre d’une action de la justice. C’est-à-dire quand il y a un procureur ou un juge derrière des actions qu’ils sont censés contrôler,

    -Mais ceux qu’on arrête pour trouble à l’ordre public, les manifestants par exemple, il n’y a pas de lois,

    -C’est vrai, il subsiste des écarts à la règle, comme les tribunaux d’exception, les forces spéciales et les lois taillées sur mesure contre certains individus, comme les roms ou les maghrébins, mais c’est censé être une exception et donc il y a une règle,

    -Ca veut dire qu’on ne peut pas demander ses papiers à quelqu’un simplement parce qu’on le soupçonne de ne pas être en règle,

    -C’est exactement ça, mais il y a un bémol quand on dit qu’il n’y a que la loi, parce qu’il y a les arrêtés préfectoraux. Ces arrêtés sont des espèces de mesures locales prises en fonction de certaines situations,

    -Ah oui, par exemple l’arrêt du ramassage scolaire en cas d’inondation,

    -Exactement, mais aussi la fermeture de mosquée pour raison administrative, ou l’interdiction de transport d’agneaux au moment de l’Aïd,

    -Dites donc on dirait que beaucoup de mesures sont contre les musulmans,

    -Oui l’Etat de droit ne veut pas dire que tous les citoyens sont égaux loin de là, le respect de la personne applicable chez nous est très blanc-catho ; au-delà il y a des dérives et je ne vous parle pas des non-citoyens,

    -C’est quoi ça des non-citoyens, des rebelles ?

    -Bien au contraire, ce sont seulement ceux qui ne peuvent pas prouver qu’ils sont français, ce qui les conduit directement à l’exclusion.

    -Vous voulez dire l’exclusion ou l’expulsion ?

    -Je dis bien l’exclusion, c’est-à-dire la privation de tous les droits de l’Etat de droit, l’expulsion ne venant que si l’on peut établir une autre nationalité aux non-citoyens,

    -Alors c’est pour ça que vient d’être créé un fichier de tous les Français ?,

    -Non ça reste compliqué de prouver qu’on est français, ce fichier doit plutôt faire craindre une utilisation commerciale,

    -Il n’y a donc pas de fichier de tous les Français ?,

    -Normalement non, mais malgré tout je n’aimerais pas m’appeler Mauricio Garcia-Pereira.  

    Michel Costadau

     

  • Trop d’argent

    Trop d’argent

    C’est l’affaire SoLocal, peu reluisante en soi, qui m’a fait réfléchir à un aspect moins connu du rôle de l’argent. De toutes façons, vous connaissez déjà mon diagnostic : il y a trop d’argent dans le monde, beaucoup trop et ça explique quantité de problèmes que nous rencontrons. Problèmes liés en particulier aux fonds de placement qui sont les entreprises auxquelles des particuliers ou des  institutions confient de l’argent pour le multiplier.

    Revenons à SoLocal, société dans laquelle plusieurs actionnaires sont des fonds de placement. Les actionnaires sont ceux qui se partagent les bénéfices, mais aussi, en cas de liquidation, qui risquent de perdre leur mise. Or donc SoLocal ayant besoin d’argent, ses actionnaires ont apporté de l’argent, non pas en actions mais en crédit. Ils deviennent alors, pour ces sommes-là, des créanciers. Les créanciers sont ceux qui, en cas de liquidation, sont remboursés en tout ou partie avec la vente des actifs subsistants. Bien, jusque là ça  ressemble au vieil adage qui dit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Mais évidemment ces gens-là ne cherchent pas à gérer leurs actifs comme de bons pères de famille mais à faire de l’argent, plus d’argent, toujours plus d’argent et par n’importe quel moyen.

    Et donc voilà que SoLocal devient un champ de bataille, puisque à la fois ces fonds de placement connaissent très bien la société pour en être actionnaires et en même temps, en tant que créanciers, ils réclament devant les tribunaux le remboursement de leur crédit. Si la balance de leur intérêt penche vers la liquidation ils l’obtiendront et si au contraire elle penche vers la continuation, ils l’obtiendront aussi. C’est comme ça que le destin d’un entreprise ne dépend plus d’elle-même. Tout cela étant bien sûr parfaitement légal.

    Cependant ce n’est possible que parce qu’il y a trop d’argent. Bien sûr vous allez me dire que seuls les riches ont de l’argent à placer et donc abondent les fonds de placement. Eh bien pas du tout, presque tout le monde est concerné. En effet, quand une banque vous propose de placer ne serait-ce que 50 €, eh bien cette somme va dans ses propres fonds de placement et vous vous retrouvez, sans le savoir, actionnaire ou créancier par exemple de SoLocal.

    Bien sûr, rassurez-vous, seuls les riches et les institutions financières ont du pouvoir dans ces mécanismes. Mais il s’agit-là d’un cercle vicieux puisque l’argent produit toujours plus d’argent et donc ceux qui en ont prennent de plus en plus de «risques» pour le faire fructifier. Et c’est comme ça qu’il y a trop d’argent. Mais alors est-ce que, comme l’impôt, trop d’argent peut tuer l’argent ? En tous cas pas pour le moment, tant que les politiques jouent l’argent gagnant. Ce qui serait nouveau c’est qu’ils jouent le citoyen gagnant, ou rêvons un peu, la démocratie gagnante, ce pour quoi, à priori, ils étaient faits. Mais ça c’est à nous de le leur rappeler. 

    Michel Costadau

  • Primaire de droite

    Primaire de droite

    Alors voilà que les gens de gauche veulent voter à la primaire de droite. A vrai dire, pas les gens mais des gens, ça veut dire pas tous quand même.  C’est vrai que sur une liste électorale on ne voit pas qui est de droite ou pas, et donc tout le monde a tout à fait la possibilité de voter.

    Ce qui m’embête déjà un peu c’est d’aller voter à une primaire, bah disons que ça permet de désigner au moins une fois son candidat, ensuite ce qui m’embête beaucoup c’est d’aller voter pour un candidat de droite, bah disons que tout le monde l’a fait pour Chirac/Le Pen, et enfin ce qui me révolte c’est qu’évidemment les gens de droite pourront faire pareil à la primaire de gauche, mais alors c’est les gens de droite qui vont choisir le candidat de gauche.

    Oups trois fois oups, que dire de ça, à part que tout le monde est déboussolé et que définitivement droite et gauche ça ne veut plus rien dire.

    Comme j’ai déjà commencé à l’expliquer, c’est très exactement le vote lui-même qui est en question, le but du vote, la finalité du vote, l’importance du vote, l’utilité du vote. Je crois que ça demande une remise à plat majeure. A commencer, non limitativement, par les déviations actuelles du vote c’est-à-dire le cumul des mandats, le vote majoritaire, le renouvellement infini des mêmes, le scrutin présidentiel et j’en passe. Qu’avons-nous le sentiment de faire en votant ? Accomplir un devoir, faire des choix pour notre société, empêcher/favoriser des idées de prendre le pouvoir, se venger des difficultés de l’existence, faire triompher ses convictions. Ou tout simplement faire comme la moyenne des gens, parce que c’est difficile de faire autrement. Quand on ne sait plus pourquoi on fait quelque chose il est urgent d’arrêter, de faire une pose, de reprendre son souffle pour essayer d’y voir un peu plus clair. Je suis certain que le vote peut être un acte signifiant, mais pour le moment ce n’est pas le cas. 

    En fait, contrairement au discours ambiant, nous ne souffrons pas d’un manque de lois pour ci ou pour ça, mais du pantouflage de nos élus qui ne veulent sous aucun prétexte céder la place. Nos lois ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais elles sont occultées par des politiques qui ont «occupé» la République. Nous sommes en état de siège, parce que les politiques ont pris le pouvoir et nous ont pris en otages. Pour nous libérer, ils nous obligent à payer la rançon et la rançon c’est le vote. Le bulletin de vote est le péage que nous devons payer pour continuer à être soi-disant libres, alors que c’est exactement le contraire, puisque par le fait de voter nous demeurons enchaînés. Enchaînés car endoctrinés, contrôlés, dominés par un agglomérat politico-financier qui nous maintient sous son joug pour continuer à faire leur business dans un terrain de jeu que nous nous appelons la terre, mais qu’eux appellent le monde des affaires.  

    Michel Costadau

     

  • Pourquoi il ne faut pas voter

    Pourquoi il ne faut pas voter

    Je m’aperçois que je ne vous ai pas encore vraiment expliqué les raisons qui me conduisent à préconiser l’abstention au premier tour de la présidentielle de 2017. Voilà.

    La situation de départ est un constat de blocage de notre démocratie :

    • Il n’y a plus qu’une seule élection qui décide de tout, c’est la présidentielle.
    • Le président n’est responsable devant aucune assemblée de représentants des électeurs.
    • Le parlement ne représente pas la population. Le mécanisme du scrutin majoritaire à deux tours fait que les petits partis n’ont aucun élu et même les électeurs FN n’ont pratiquement, aucun député. Le parlement est donc monopolisé par deux partis et leurs affidés qui nous représentent bien mal.
    • C’est encore pire pour le sénat qui, par le mécanisme des grands électeurs, donne une surprime aux deux mêmes partis. Quand aux assemblées territoriales elles n’ont aucun pouvoir.

    Ce constat s’accompagne d’une attitude irresponsable des politiques. Plutôt que de chercher à corriger le système, ils en profitent au maximum :

    • Le cumul des mandats atteints de proportions insupportables. Ce cumul permet à une petite poignée de mandarins de contrôler la vie politique du pays.
    • Le renouvellement indéfini des mandats fait que les élus s’installent dans des fonctions comme des souverains inamovibles et trainent autour d’eux une cour de profiteurs et de séides.
    • Les élus sont absents et ne participent pas aux débats. Ils ne viennent que pour quelques shows pendant lesquels ils se comportent comme des gamins.

    Cependant, en face de ces dénis, la population veut encore croire à la démocratie et développe plusieurs réactions :

    • La plus courante est la résignation, c’est-à-dire que, considérant que le vote est leur seul moyen d’expression, les électeurs se résignent à oublier leurs idées au premier tour comme au second tour de la présidentielle, pour faire du vote utile ou du vote contestataire. Par contre, ils votent de moins en moins dans les autres élections.
    • Une autre attitude est de croire en des candidats dits non-système. Ca fait le succès dans la population des candidatures Le Pen, mais aussi des candidats comme Mélenchon, Bayrou ou …..Arlette.
    • Bien que non comptabilisé dans les suffrages exprimés, le vote blanc rencontre un certain succès car les électeurs ont quand même le sentiment d’avoir voté. L’abstention, au premier tour, progresse aussi continuellement et a franchi la barre des 50 % aux régionales et aux européennes.

    Mon analyse est que le retour à la démocratie est pris dans  le cercle vicieux institutions/élus. On a besoin des élus pour changer les institutions, mais ceux-ci n’ont aucune envie de changer le système. Et donc rien ne change. Pour sortir de ce piège, la population doit agir sur l’un des deux termes.

    Modifier directement  les institutions demande une phase révolutionnaire violente qui n’est pas souhaitable. Il faut donc agir sur les élus. La stratégie que je propose est de ne plus faire confiance aux élus qui nous promettent toujours des changements qui n’arrivent jamais, mais d’inverser le rapport de force en arrêtant de voter dès le premier tour, puisque par ce vote nous faisons que les blocages continuent. Dès qu’au moins une des réformes indispensables sera institutionnalisée : scrutin proportionnel, ou vrai non cumul des mandats, ou non rééligibilité, ou président responsable devant le parlement, alors nous recommencerons à voter.

    C’est donc au premier tour de la présidentielle de 2017 que je préconise de ne pas aller voter. L’objectif, ambitieux comme il se doit, est de faire qu’il y ait moins de votants que d’abstentionnistes. Bien sûr, comme il s’agit d’une proposition, cela se discute.

    Michel Costadau

  • Immigration

    Immigration

    LE BEOTIEN ET LE PHILOSOPHE

    -Euh,  j’ai une question,

    -Allez-y, voyons voir ça,

    -C’est quoi le problème de l’immigration ?

    -Aïe, aïe, aïe sujet chaud et polémique dites donc,

    -Oui presque tous les politiques sont contre l’immigration, ça veut dire quoi ?

    -Ca ne veut rien dire, c’est uniquement une posture électorale, peu courageuse comme d’habitude,

    -Ah bon, mais alors quel est le problème ?

    -Le problème c’est qu’il n’y a rien de plus normal que l’immigration. L’homme a peuplé la terre en se déplaçant continuellement. Toute l’Amérique est un continent d’immigration récente. Seulement maintenant on butte partout sur des frontières et des territoires déjà occupés,

    -Oui mais moi je n’ai pas du tout envie de bouger,

    -Ca peut s’expliquer parce que vous êtes déjà dans un pays riche,

    -Alors l’immigration c’est des pays pauvres vers les pays riches ?

    -Oh non, pas seulement, il y aussi les réfugiés économiques, les victimes de conflits, les réfugiés politiques,

    -Vous voulez dire ceux qui sont pourchassés dans leur pays ?

    -Hélas non, l’accueil de réfugiés politiques est récent et à géométrie variable. Par exemple, de Gaulle n’a pas été un réfugié politique et on ne lui a pas demandé d’apprendre l’anglais pour avoir une carte de séjour. Si aujourd’hui quelqu’un veut fuir l’Ukraine, on ne lui donnera pas le statut. Le réfugié politique est surtout la bonne conscience de l’occident. Mais il y a aussi beaucoup  de migrants qui fuient des conflits meurtriers,

    -Vous voulez dire quand il y a la guerre chez eux ?

    -Oui et souvent nous ne sommes pas étranger à ces guerres,

    -C’est vrai que l’armée française est peu en France, mais plutôt chez les autres,

    -Eh oui, pour nous, en ce moment, c’est Afrique et Moyen-Orient, mais ça a été Sud-est asiatique et Orient en son temps. Bien sûr l’immigration actuelle est surtout économique,

    -Ah bon mais quand même, est-ce qu’il n’y a pas trop d’immigration ?

    -Eh non, il n’y a aucune limite à l’immigration. C’est le principe des vases communicants, ça se remplit jusqu’à ce que ce soit à l’équilibre. La chine connait une énorme immigration interne sous l’effet de l’augmentation des salaires dans les villes industrielles. A l’inverse, nous connaissons une immigration moins importante que Berlin ou Londres, parce que nous avons beaucoup moins de travail à offrir,

    -Ah c’est ça l’immigration économique ?

    -Eh oui, c’est l’accord parfait : les entreprises cherchent des bas salaires et les immigrés à gagner un peu d’argent,

    -Alors s’il n’y avait pas l’immigration, les salaires augmenteraient ?

    -Eh non s’il n’y avait pas l’immigration les entreprises délocaliseraient encore plus. La soif des actionnaires est ahurissante,

    -Mais alors pourquoi les politiques paraissent ils combattre l’immigration ?

    -Parce que c’est un excellent bouc émissaire qui permet de cacher leur incurie. En fait il n’y a aucun rapport entre l’immigration et le chômage par exemple, ni entre l’immigration et la sécurité. Par contre, il y a un rapport étroit entre chômage et sécurité, ou entre éducation et sécurité, mais c’est plus facile d’accuser les immigrés que les riches, surtout quand on trouve le biais de la religion,

    -Alors il faut accueillir les immigrés quels qu’ils soient ?

    -Exactement, il n’y a pas de pire piège que de  fermer ses frontières pour protéger ses acquis, alors nous serons assiégés comme au Moyen Age,

    -Donc, tous les discours sur le nationalisme c’est du vent ?

    -Ce n’est pas aussi simple et je vous propose d’en parler une autre fois,

    -D’accord, merci et à la prochaine.

    Michel Costadau