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  • Rava

    Rava

    Mais il n’est pas inutile d’en parler et d’y réfléchir. Le sujet n’est pas clos.

    Cependant il est bon, de temps en temps de changer de sujet et de parler d’autres choses sinon ça devient lassant.

    Il se trouve que certains semblent trouver que j’ai des manies dans la vie quotidienne alors que pour moi il ne s’agit que d’une propension au rangement afin de mieux retrouver les choses. En fait, le rangement que je pratique n’est pas du tout fait avec l’attribution de casiers, d’étiquettes ou autres tiroirs pour chaque chose. D’ailleurs j’ai un adage « ranger c’est paumer » et le principe que j’applique est de simplement remettre les objets à l’endroit où on les a pris.

    La place des objets c’est là où ils sont. Et ne pas remettre un objet, outil, livre, lampe de poche à la place où il était c’est être sûr d’avoir le plus grand mal à le retrouver. C’est du temps perdu à chercher au lieu d’être tranquillement au coin du feu.

    Dès leur arrivée les objets ont une place, même s’il faut quelques jours pour trouver la bonne.

    Beaucoup de gens ont tendance à laisser les objets là où ils s’en sont servi. Ça parait logique mais ça ne l’est pas du tout car les lieux d’utilisation sont nombreux et non pas uniques. Il faut alors essayer de se souvenir du dernier endroit où l’on a utilisé la grosse pince multiple avant de pouvoir mettre la main dessus. Dans mon cas la grosse pince multiple est dans le coffre de la Kangoo. C’est là que je la prends et là que je la remets. J’ai d’ailleurs une grande panoplie d’outils dans la Kangoo ce qui permet de se rapprocher facilement du point d’utilisation qui dans l’agricole peut être éloigné de la maison. L’unicité de l’emplacement aide grandement à savoir où ils sont.

    De même mon Opinel est toujours dans la poche avant droite de mon short, ce qui oblige Edith à renforcer toutes les poches droites de mes shorts et pantalons. Et pourtant malgré ce renfort il m’arrive de perdre mon couteau. Et je ne le retrouve pas toujours. Une fois en Aveyron sur le causse noir je donnais du foin dans la bergerie à un troupeau de 700 Ravas et j’ai perdu mon Laguiole. Alors j’ai fait sortir les brebis et je me suis mis à le chercher dans cette litière. Il faut croire que j’y voyais bien parce que au bout de trois heures je l’ai retrouvé. Depuis je n’ai plus de Laguiole, ça perce trop les poches. D’ailleurs les Laguiole sont souvent vendus avec un étui à passer à la ceinture, ce qui n’est pas du tout pratique mais prouve bien qu’il perce les poches. L’Opinel c’est mieux mais, bien sûr, j’en perd quand même.

    Du temps où j’allais souvent à Paris en avion, je n’emmenai pas mon Opinel, mais un jour je me suis retrouvé à Blagnac avec le couteau dans la poche. En sortant du bus qui me ramenait du P5 où je m’étais garé je vois un parking pour motos qui avait des piliers assez bas. J’ai coincé assez discrètement mon Opinel sur un poteau et je l’ai repris le lendemain.

    Dans le même esprit quand nous allons à Copenhague ou Vienne voir notre dernière fille, il y a un Opinel qui m’attends dans le tiroir de la cuisine. Cependant j’ai constaté que très peu de gens avaient un couteau de poche. Ce n’est pas vraiment une arme mais quand même on te le prend quand tu vas au tribunal et on te le rend sans problème. Mais il est aussi possible de ruser. Lors d’une audience à la Cour d’Appel il y avait un vigile qui nous passait son détecteur sur tout le corps dans le couloir de l’entrée. J’ai tenté le coup. J’ai pris mon Opinel serré dans la main droite, j’ai levé les bras à sa demande et il m’a passé son détecteur devant et derrière et sur les jambes sans rien trouver. En plus je me suis rendu compte que si l’on sortait puis que l’on rentrait à nouveau. Il vous faisait signe de passer sans contrôle !

    Par contre, un jour nous sommes allés voir un ballet à Moscou et il y avait un portique à l’entrée où l’on déposait sur une table ce qui aurait sonné. Moi j’ai évidemment déposé mon Opinel mais à ma grande surprise la table était pleine de révolvers, des pistolets et de crans d’arrêts. Bon le spectacle, magique au demeurant, s’est bien passé et j’ai vu ceux qui récupéraient leurs armes pour les mettre tout simplement dans leur poche. Moi j’ai récupéré mon Opinel et on ne m’a rien demandé.

    Juste pour mémoire, il me faut dire aussi que j’en ai usé quelques-uns qui se sont retrouvé à avoir l’allure d’un tournevis plus que d’un couteau. Ils sont dans un tiroir avec le fameux Laguiole.

    En fait de couteaux………

    Michel Costadau

  • Arts

    Arts

    Ceci dit je fais une petite rectification sur les affirmations précédentes par rapport au rêve : quand je dis que nous ne rêvons pas, il faut faire une place particulière aux artistes. En fait le rêve est le moteur de leur action et leur objectif est, justement, de créer du rêve. Mais un rêve qui doit nous sortir du quotidien, pas une leçon de morale ou de politique. L’artiste cherche à nous confronter avec l’impossible, ce que nous ne pourrons jamais voir, ni même imaginer. Bravo les artistes, mais dans une catégorie à part.

    Bien sûr grâce à cette part de rêve les artistes se font une notoriété, quelques fois immense. Du coup ils en jouent dans la sphère politique, en manifestant ou en donnant leur avis et leur nom. Ce n’est pas tellement correct, c’est plutôt un mélange des genres, car in fine ils en tirent un surcroit de publicité personnelle qui leur profite en fait.

    Attention il y a des artistes dits engagés qui en général payent leur soutien à de justes causes par un manque de notoriété. Ceux-là sont courageux et apportent une visibilité à des luttes souvent obscures. Fut un temps le PCF avait une collection de chanteurs et d’acteurs engagés qui s’affichaient ouvertement avec cette étiquette. Ce temps est révolu et les artistes encartés sont maintenant rares.

    Quant aux grands shows rassemblant des dizaines de vedettes et dont le produit va profiter à une ou plusieurs luttes c’est de la poudre aux yeux et une fois de plus, ils en sont les principaux bénéficiaires.

    Cette rectification faite il y a encore beaucoup de choses à dire sur l’IA. L’IA c’est un stade où l’humanité se rend compte de toute la richesse et la diversité qu’elle a créé. Dommage que ça tombe dans l’escarcelle du capitalisme triomphant.

    Certes l’IA est plus rapide, manipule un plus grand nombre de données et est assez exhaustive, plusieurs d’entre vous me l’ont dit, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire l’IA n’est pas neutre. Elle est du côté de la loi, de l’ordre et des institutions car il lui manque une composante fondamentale qui est l’opinion personnelle. L’IA n’a pas d’opinion, ce qui en matière scientifique est un plus, mais en matière sociétale l’oblige à être du côté du pouvoir et à ne pas comprendre des notions purement humaines comme la justice ou la liberté. Il y a donc des choses que l’IA ne peut pas faire.

    Je vais prendre en exemple deux décisions judiciaires récentes sur l’A69.

    Le Tribunal administratif de Toulouse a jugé en février 2025 que le projet n’avait pas de RIIPM et a donné de nombreux arguments. Quelque mois plus tard, exactement sur le même sujet et sur les mêmes éléments, la Cour Administrative d’Appel de la même ville a jugé au contraire que le projet avait une RIIPM en donnant de nombreux arguments. Comment expliquer cela ?

    A vrai dire ce n’est pas très facile. Il aurait très bien pu en être autrement car il n’y a rien de logique dans cette affaire. Pour comprendre il faut du coup se tourner vers les opinions des juges. Les juges ne sont pas des machines et même s’ils n’ont pas de parti pris ils ont quand même une opinion, juridique, mais une opinion. Et c’est de cette opinion qu’ils partent pour étayer et justifier leur décision. Et pas le contraire comme le ferait une machine dont la décision est exclusivement basée sur la valeur des mesures constatées. L’IA ne peut donc pas rendre, ni prédire de jugements.

    Evidemment cette notion d’opinion ne s’applique que dans les cas où les données sont peu numériques et plutôt du domaine des sens et des valeurs. Dans beaucoup d’affaires les juges n’ont pas à se poser de questions et rendent un jugement presque prévisible. Mais ce sont justement les situations un peu difficiles à trancher qui nous intéressent, le reste est moins problématique. Un radar rend un jugement radical car il y a des chiffres et la décision est purement logique. Bien sûr on peut contester le radar, il peut être déréglé ou la plaque être floue mais cela reste exceptionnel et confirme la règle générale de fonctionnement.

    En poursuivant notre raisonnement nous voyons que l’opinion personnelle, activée par ses propres sentiments permet de faire des choix personnels, comme dans le cas des juges, et c’est le cas de tout le monde dans la vie courante. C’est pour cela qu’il y a une certaine diversité dans les comportements humains. Chaque humain fait à peu près la même chose, manger, aimer, dormir mais avec des variantes impliquant des opinions et des choix personnels ou collectifs ce qui donne des vies un peu différentes.

    L’IA n’a pas d’opinion personnelle car elle a été entrainée à faire des identifications, des rapprochements, des synthèses, des classifications, des éliminations et en gros ce qu’il faut appeler des choix. Des choix sasn opinions. Cet entrainement est opéré par des humains et par des robots qui ont déjà intégré et automatisé tout un tas de choix humains. Cet entrainement est la valeur ajoutée de l’IA, si non elle serait un simple moteur de recherche dans une banque de données ce qui existe déjà. C’est comme cela qu’elle apprend à produire des réponses en textes, en images ou en formules.

    Mais cet entrainement peut facilement être biaisé. Un parti-pris des développeurs d’une IA est tout à fait envisageable. A preuve ce logiciel de recrutement d’une entreprise américaine qui tendait à éliminer les colored.  Il est donc tout à fait possible de voir apparaitre un jour des IA racistes ou fascistes ou écologistes.

    L’IA est, pour le moment, dans la phase ou tout lui est permis sans le moindre contrôle par les institutions comme cela a été pour l’internet, le téléphone et tout ce qui a tendance à produire du pib.

    Cette phase d’ascension cache tous les problèmes et le fait que je m’inquiète sur cette nouveauté est purement spéculatif, car il n’y a aucun moyen de lutter contre

    l’IA. Mais il n’est pas inutile…….

    Michel Costadau

  • Anthropos

    Anthropos

    Bien sûr les milliardaires se battent entre eux, mais avec la certitude qu’ils resteront les maitres du monde car les autres, c’est à dire nous, ne comptent pas et n’ont pas la moindre importance puisqu’ils n’ont aucun pouvoir.

    En fait de pouvoir, je viens de découvrir quelque chose qui ne m’a pas du tout plu. A l’occasion de l’installation d’un ordinateur portable par un voisin spécialiste informatique, nous avons regardé qui avait visité le site non-vote2017.fr où je mets tous les billets, les opinions et quelques textes écrits à diverses occasions. Et j’ai vu que j’avais été visité par plusieurs IA dont Claude, Amazone et quelques autres. J’ai demandé au voisin qu’est-ce que ça voulait dire. Il m’a répondu que les IA avaient copié tous les textes. Certes le site n’est pas protégé par un quelconque mot de passe et son accès est tout à fait libre, afin que tout le monde puisse le consulter. C’est le but.

    Mais consulter et copier sont des choses bien différentes surtout pour une IA.

    Les IA copieuses ont dû mettre quelqu’un pour lire tous les textes, les annoter et les relier à divers moteurs dans lesquels ils vont servir à répondre à diverses requêtes. Je ne suis, bien entendu, pas le seul auquel cela arrive mais je considère cela comme du vol.

    Je peux essayer une comparaison pour illustrer cela. En France il est tout à fait possible de se promener dans la campagne, de traverser des champs s’ils ne sont pas clôturés d’une manière permanente, d’aller dans les bois, de traverser des vergers, des friches ou des coupes. Mais prendre ne serais ce que des fleurs et à fortiori des fruits ou des champignons, voire glaner est interdit sauf accord explicite du propriétaire. Principalement les propriétaires particuliers ou privés, parce que pour le domanial c’est en général autorisé implicitement, si je ne me trompe pas.

    C’est exactement le cas qui nous occupe. Les IA ne m’ont demandé aucune autorisation pour cueillir mes textes. C’est la loi du plus fort dans toute sa splendeur car je ne vois pas ce que je peux faire pour me défendre.

    En plus les IA font du business avec. C’est comme si vous ramassiez des cerises sans autorisation et que vous les revendiez sur le bon coin. Lamentable.

    Avec cette histoire de pillage de textes Il m’est d’un coup venu une autre réflexion sur le mode de fonctionnement des IA. Les IA s’alimentent avec tout ce que l’humanité a écrit, peint, chanté et d’une manière générale crée. Le tout pour produire des choses le plus ressemblante possible à ce qui existe déjà, mais dans un nouveau contexte correspondant à la demande d’un internaute.

    Clairement l’IA se nourrit du passé pour alimenter un simili présent, qui devient un nouveau présent, mais qui n’est qu’une reprise du passé. C’est, un peu, le serpent qui se mord la queue comme dans les représentations chinoises, égyptiennes ou aztèques, pour signifier le perpétuel recommencement des choses. Ce symbole du serpent avec la queue dans la bouche c’est l’infini sans début ni fin, comme l’éternité. C’est le cycle de la vie et de la mort vaincue par le renouvellement de la vie.

    Mais c’est aussi l’image du vivant qui se dévore lui-même, c’est-à-dire du cannibalisme, de l’anthropophagie. L’IA dévore l’humanité. C’est l’homme qui se mange elle-même sans engendrer de futur. Au contraire, l’IA arrête le cycle de la création en se nourrissant de ce que l’homme a déjà fait.

    C’est la même logique que le pillage des ressources de la terre. L’extraction du pétrole, du charbon et de beaucoup de minerais n’est qu’une exploitation du passé sans la moindre compensation ou remplacement. Il y a une espèce de perversité dans le discours que tout problème trouve une solution, car c’est en consommant toujours plus de matière.

    C’est aussi la même logique que la conquête et l’envahissement de territoires vierges. Il faut comprendre la folie qui s’est emparée des hommes qui ont découverts les plaines de l’ouest américain. Ils ont ressenti un énorme miracle. Tout ça pour nous, c’est pas croyable. Et il n’y a que quelques tribus préhistoriques à détruire pour s’en emparer. Il faut en profiter ça ne se représentera jamais. Et ils en ont profité, ils ont pillé la terre. Et maintenant ils pillent tout ce que l’homme a fait pour le revendre emballé avec un beau ruban. C’est ça l’IA.

    Donc je ne suis pas content et en plus atterré.

    Ceci dit petite rectification sur les affirmations……

    Michel Costadau

  • Raisons

    Raisons

    C’est bête mais c’est comme ça. En plus je ne vois pas du tout quel est l’inconvénient d’avoir des sans  papiers. Ils travaillent, n’ont pas de  couverture sociale, aucune retraite, ni aide ni subvention. Ils construisent, produisent, consomment sans couter un centime.

    A coté de ça, qu’est ce qu’on a pas mis sur le dos des naturalisés ou des titulaires d’une titre de séjour. Ils plombent la sécu, ils envoient l’argent à l’étranger, ils envahissent les écoles, les services sociaux. C’est même le fond de commerce de la droite.  Haro sur l’immigré, sauf que le déclaré coute une fortune par rapport au clandestin.

    Alors bien sûr il y a ce fameux droit du sol sur lequel s’est bâtie l’Amérique. Toutes les personnes nées aux US sont américaines. Et pour être président il faut être né aux US. Ce qui fait que Musk ne pourra jamais être président puisque né en Afrique du Sud.  En France comme d’habitude c’est beaucoup moins clair. A la base c’est le droit du sang, c’est-à-dire que parents français veut dire enfants français, même nés en Indonésie, mais ça se complique très vite, car il y a aussi un droit du sol, par exemple si les parents ne sont pas français mais nés en France. Et quand l’Algérie n’a plus été française je vous dis pas le bazar.

    Pour rappel, cette histoire de sol et de sang avait pour raison l’enrôlement militaire. Eh oui tout nouveau né est un combattant en puissance. Avec ce système les US ont recruté tous les enfants des migrants, pour les guerres indiennes, de sécession et toutes leurs autres guerres. Trouver des soldats est un  problème millénaire et les conquêtes territoriales des empires passés permettaient l’envoi sous les drapeaux des ressortissants des nations conquises. Les prisonniers  des défilés de César étaient de futurs soldats.

    En France ce problème est absent puisqu’il n’y a plus de conscription, mais seulement des engagés. Sauf en période de guerre bien sûr, ce qui n’est officiellement pas le cas actuellement. Quoique ?

    Mais la course aux soldats a pris un nouvel élan avec les robots. Déjà les robots humanoïdes, c’est à dire avec tête corps bras et jambes commencent à se vendre, à peu près, pour le prix d’une automobile. Et l’on peut être sûr que les armées de tous les pays investissent à fond dans le soldat robot.

    Certes il n’a peut être pas une apparence humaine, plutôt celle d’un rat, mais en tous cas on est sûr de son obéissance absolue. Il ne connait pas la peur, il est facile à remplacer, il ne craint pas les gaz, il ne rate pas sa cible, il peut être très nombreux. Il est probablement autonome en termes d’ondes, avec un programme embarqué et son entrainement IA. Il est capable de réagir à toutes les situations connues et peut se suicider sans problème. Il a aussi la vertu de l’agissement en groupe sans la moindre faille de comportement. Si son voisin tombe, il sait exactement quoi faire et non pas comme un soldat humain  réfléchir à secourir, continuer l’action, laisser tomber, voire pleurer.

    Il faut comprendre que la guerre n’est pas naturelle. Il n’y a pas dans la nature des opérations comme la guerre en Iran ou au Liban, ni comme toutes celles qui les ont précédées.  Quand une chouette mange une souris, les chouettes ne font pas la guerre aux souris. En plus à part peut être quelques micro organismes, les êtres vivats ne mangent pas leur propre espèce, ni ne les tuent pour le plaisir. Clairement les hommes se font la guerre entre eux ce qui est une aberration. Et dans leurs délires ceux-là détruisent aussi tout ce qui est vivant, animaux, végétaux, minéraux. Tout y passe comme si c’était sans importance.

    Certes certains animaux se nourrissent d’autres animaux et nous sommes de ceux là, mais il n’y a pas de sentiments en jeux. Une hirondelle n’avale pas des insectes par vengeance. Les brebis ne sont pas en lutte avec l’herbe qu’elles mangent.  Et si elles cherchent les jeunes pousses tendres et vertes ce n’et pas pour exterminer l’espèce c’est parce que c’est vraiment meilleur.

    Alors le constat c’est que nous vivons dans un monde absurde, fait de gâchis, de guerres et de mensonges.

    Et pourquoi cela ? Oh, c’est tout simple. Nous populations laborieuses nous ne faisons que réaliser les rêves des milliardaires. Il n’y a que les milliardaires qui rêvent et ils nous embauchent ou nous enrôlent pour construire leurs rêves. Soyons honnêtes nous ne rêvons pas. Nous avons peut-être quelques utopies dans la tète mais avec la certitude que ça ne se réalisera jamais, ce qui est la raison d’être des utopies. Oui Luther King a fait un rêve, mais il ne s’est jamais réalisé et même il en est mort.

    Les milliardaires rêvent d’une monde au travail pour leur plus grand profit, qui ne se révolte pas, qui les honore et les vénère comme des dieux. Bien sûr les milliardaires luttent les uns contre les autres, mais avec la certitude qu’ils resteront les maitres du monde car les autres ne comptent pas et n’ont pas la moindre……

    Michel Costadau

  • Imagine

    Imagine

    Trump a la main et fait ce qu’il veut sans la moindre considération pour ceux qui ne sont pas puissants, français, ukrainiens, africains. Pour lui seuls comptent la Chine, la Russie, le Royaume Uni, Israel et un peu la commission européenne et l’Australie.

    Ca simplifie grandement l’échiquier.

    Vous allez me dire que c’est pareil pour tous les dirigeants de tous les pays. Eh bien non, au contraire. Macron ne fait pas du tout ce qu’il veut, il ne fait qu’obéir aux milliardaires qui l’ont mis en place pour continuer à s’enrichir. D’ailleurs il n’a pas d’idées, c’est un fonctionnaire obéissant et c’est pour ça qu’il a été choisi, parce qu’il n’avait ni idées ni volonté propre. Et de nombreux dirigeants sont dans cette situation, en tous cas en Europe à obéir plus ou moins gentiment.

    C’est complètement différent de Trump, qui lui est obligé d’avoir des idées, parce que le maitre du monde doit montrer la voie, donner des perspectives, emmener l’humanité vers son futur. Il n’y a qu’un seul maitre du monde et c’est lui et ça plait assez aux américains, même si tous ne sont pas raccord.

    Bien sûr les puissances secondaires ont aussi leur place, Russie, Chine, Royaume Uni. Mais elles ont leurs propres démarches.

    La Russie se veut un empire local, régional avec des marches et un centre qui reste moscovite. L’Ukraine est son talon d’Achille dans lequel se sont engouffrés les occidentaux.

    La Chine n’a aucune tendance à l’empire. Elle veut seulement prospérer pour conserver son propre moteur indépendant. Taiwan este son talon d’Achille soigneusement entretenu par le US.

    Le Royaume Uni a comme les US une tendance empire mondial, mais il est sur le déclin bien qu’il  défende encore quelques zones et compte  comme puissance maritime.

    Le cas d’Israel est complètement à part avec une problématique incompréhensible de confrontation permanente avec tous les pays. La violence sioniste est à l’œuvre depuis longtemps avec  le rapport de force comme seul élément de discussion, ce qui conduit à son isolement et porte le germe de sa destruction, probablement par la force quand les nations à commencer par les US en auront assez de cette folie. Ca me fait penser au Delenda est Carthago de Caton l’ancien. Et c’est vrai que  Rome a mis plus d’un siècle pour venir à bout de Carthage. Possible aussi que la chute de l’empire américain entraine celle d‘Israel, mais difficile de savoir quand.

    Trump est donc un empereur, un tyran, un despote. Des empereurs nous en avons déjà connu beaucoup. Même si l’histoire ne se répète pas la fin des empereurs est toujours une période néfaste pour les populations sous emprise. Cependant, aujourd’hui c’est toute la planète qui est sous son emprise, alors ben je sais pas la suite mais c’est pas forcement drôle.

    En plus l’empire américain, entame une course poursuite pour conquérir le reste du système solaire. Personne n’y croit mais c’est quand même en marche. Beaucoup de personnes vivant actuellement verront une installation américaine sur la lune. La question n’est pas de savoir pourquoi faire mais seulement de conquérir des nouveaux espaces si possibles vierges. L’homme a conquis la terre de cette manière  et les américains après l’envahissement de leur continent s’attaquent maintenant aux autres planètes.

    Une fois sur place, ils vont commencer par creuser, voir ce qu’il y a d’intéressant sous la surface. Et ils trouveront parce que c’est en cherchant qu’on trouve, ça n’a pas de sens mais eux fonctionnent ainsi. Ils vont aussi réduire par des milliers le coût du transport terre lune, peut être avec des moteurs atomiques qui consomment peu de matières contrairement aux moteurs oxygène, hydrogène ou poudre.  Soyez sûr qu’ils trouveront une solution.

    Cette domination américaine et son esprit de conquête jure avec ce qu’il faut bien appeler l’immobilisme des pays riches et en particulier européens. Rien n’anime les perspectives proposées aux français.  On dirait qu’une maison de campagne et une grande télé sont les seuls horizons de nos concitoyens. Et cet immobilisme fait bien l’affaire des pays conquérants, US et Israel  principalement.

    Mais cette absence de projection dans l’avenir dénote pour moi surtout une frayeur, une peur, devant l’effort et le risque qui handicape toute velléité d’actions. Dans nos pays demain ne fait que poser des problèmes, pour le travail, pour le logement, pour la santé, pour l’éducation pour tout quoi. Et la prise de  conscience  que c’était l’immigration qui  dynamisait un peu nos populations a du mal à se faire. En France ça y est le déclin démographique est dans toutes les têtes et rien ne pourra l’inverser.

    Et paradoxalement Trump qui doit la richesse des US à l’immigration envisage de réglementer la poule aux œufs d’or. C’est bête mais…..

    Michel Costadau

  • Référentiel

    Référentiel

    Je ne dis pas qu’il faut r systématiquement parler de ses sentiments ou de ses problèmes,  mais seulement admettre que ce que l’on ressent ou vit peut résonner pour d’autres personnes, au moins dans les domaines  professionnels, politiques ou sociétaux.

    Cependant il ne suffit pas de dire pour que ça serve, encore faut-il être entendu et surtout compris. Ce qui n’est pas du tout évident. D’ailleurs plein de gens sont déçus des efforts qu’ils font devant le vide que leurs propos rencontrent.

    En fait les citoyens ne s’intéressent pas aux autres et à leurs problèmes, mais seulement aux aspects intimes, scabreux ou douloureux de leurs semblables. C’est pour cela que la presse reste dans  le fait divers. Il a coupé la tête de son chien, là tout le monde regarde, même si ça se passe en Corée. Alors que : il explique pourquoi il ne fait pas confiance à l‘armée ne trouve pratiquement aucun lecteurs.

    Bon, on est un peu dans France Dimanche alors on va essayer de remonter, parce que quand je dis que je partage avec certains un sentiment de mal être du au monde actuel, beaucoup d’autres au contraire  s’y sentent parfaitement à l’aise.

    Er ce n’est pas très marrant, parce que cette adéquation n’est pas du tout l’apanage des milliardaires, elle est aussi celle de beaucoup de gens qui croient en ce monde.

    Même si ce sont des banalités je suis, par exemple, extrêmement surpris  par l’usage important que beaucoup de personnes font de l’IA. Pour eux c’est une aide, une amélioration, en d’autres termes un progrès. Ce qui pour moi est un gâchis énergétique et destructeur d’emplois, est vécu par d’autres comme une facilité dont il ne faut pas se priver et pour laquelle il faut remercier le système.

    L’engrenage de la facilité est à nouveau à l’œuvre.

    Autre banalité, la place qu’occupe l’argent dans les échanges et les propos. Et ce ne sont pas  ceux qui en manquent qui en parlent le plus, mais plutôt ceux qui en ont. D’abord pour déplorer que tout est cher, hors de prix, à des niveaux indus alors que ce sont les rémunérations qu’ils perçoivent qui sont indues, parce que bien trop élevées pour les services qu’ils rendent. Ceux là tiennent des propos indécents dont ils ne se rendent pas compte, encouragés  qu’ils sont par l’ambiance « money » dans laquelle nous baignons.

    Du coup je suis bien obligé d’admettre que le club de ceux qui pensent un peu comme moi est assez limité et rejoint le petit cercle des résistants qui n’ont ni la télé ni les plateformes.

    Mais comment est ce que quelqu’un entre en résistance ou pas ?

    En fait ce qui détermine le plus ce que sont les gens c’est leur référentiel, c’est-à-dire l’état d’esprit qui a entouré le début de leur existence et pour la plus part dans lequel ils vivent encore.

    Pour vous donner un exemple, mai 68 n’a pas été important à cause de la réforme des universités, de l’augmentation des salaires ou des barricades mais parce que cela a été un changement de référentiel  pour toute une génération. Ecroulement des valeurs traditionnelles religion, famille, patrie, travail.  Pour religion sans  remplacement, pour patrie par une conscience mondialisée et pour famille et travail par choix de vie et activités collectives. Mais ce choc, qui couvait depuis longtemps, a été sans lendemain. La  société ne s’en est jamais remis et d’autres  valeurs se sont  développées, l’argent, le mépris des autres et les choix individuels. Cependant, aujourd’hui, je ne crois qu’il y ait grand monde qui soit pressé d’aller faire la guerre, quelque soit la raison et quel que soit le pays. Disons qu’il y a des militaires pour ça qui, en plus, n’ont  pas droit à une grande considération.

    Et donc ceux qui sont baignés dans  ce nouveau référentiel ont naturellement tendance à le reproduire.

    Il y a bien sûr plusieurs référentiels au sein d’une société. Cela s’apparente à la notion de milieu. En général les gens restent dans le même milieu mais il est possible d’en changer. Cela a été le cas pour nous qui issus d’un référentiel provincial, religieux, conformiste et sans avenir, avons crée des communautés, faits des petits boulots et coupés les ponts avec les religions.

    Alors  contrairement à ce que tout le monde dit ou écrit, Trump ne s’est pas fourvoyé en Iran et n’est pas du tout coincé par les effets de la guerre qu’il a déclaré. Trump a été baigné comme des milliers d’américains dans le nouveau référentiel argent et égoïsme, et le plus difficile pour lui c’est de faire des priorités dans ses envies.

    Il a eu envie de faire la guerre à l’Iran, alors il l’a faite. Certes il a été poussé voire manipulé par Israel dont on ne méfiera jamais assez, mais quand même c’était une de ses envies. Et dans son référentiel on ne risque rien parce qu’il est le plus fort, le plus riche, tous les autres sont des fourmis. De l’Iran il s’en sortira très bien, jusqu’à ce qu’il ait une autre envie pressante. Genre Cuba ou le Canada. Dans son référentiel tous les problèmes se règlent avec de l’argent, il n’y a que le montant qui change. Trump a la main et fait ce qu’il veut sans ……

    Michel Costadau

  • Partage

    Partage

    C’est l’état d’esprit de beaucoup de personnes qui ne se sentent pas bien dans le monde actuel. Pour certains ça se traduit par une rébellion qui en général se retourne contre eux, mais qui peut donner une aura appréciée. Pour d’autres par une prostration qui les réduit au silence. Pour d’autres encore  par un militantisme conscient, collectif, solidaire, assez inefficace mais qui permet d’avoir une vie de groupe. Pour d’autres enfin par une réflexion et une analyse qui, même si elle n’a pas pour vertu de changer ce qui ne va pas dans le monde, permet de le comprendre afin de s’en protéger et de projeter un possible futur.

    C’est un peu l’attitude que je partage avec pas mal s’amis connus ou inconnus, y compris le copain qui a bien réussi son départ.

    Notons qu’un début de  réflexion est souvent l’antichambre du militantisme car il pose la question de quoi faire. En effet le constat d’impuissance, qui se répand de plus en plus et l’abstentionnisme électoral en est l’illustration, est un poison psychologique puissant qui fait de nous les prisonniers d’un monde qui ne nous convient pas. Et généralement l’impuissance conduit à l’inaction.

    Or l’inaction n’est pas du tout dans le registre humain et même plus largement dans ce qui est vivant,  bien au contraire. L’homme passe son temps à bouger,  que ce soit pour se nourrir directement comme dans le passé ou pour gagner de quoi se nourrir comme aujourd’hui.

    Mais, clairement, l’esprit est aussi une composante fondamentale de l’homme, et faire marcher son esprit c’est tout simplement réfléchir. Penser et organiser sa pensée est donc une autre manière d’agir. D’ailleurs les maitres du monde actuel font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher que nous nous mettions à penser, à réfléchir, à comprendre. C’est leur hantise principale car quelqu’un qui commence à savoir est un résistant en herbe. Alors tous les moyens leurs sont bons.

    Disparition sciemment organisée de l’éducation, de l’accès à la connaissance, de l’accès à l’information. Monopolisation de l’espace médiatique par du commérage, des faits divers sans le moindre intérêt, des reportages vendeurs de rêves et d’évasion.

    Et aussi surabondance de la violence avec images, témoignages, commentaires, pleurs et complaisance pour baigner le quotidien de chacun dans un polar noir et défaitiste. Mélange constant entre pub et fausses nouvelles, brisant les limites de la réalité que l’on peut voir de sa fenêtre pour créer un extérieur hostile et malveillant.

    Et encore distillation du besoin d’être protégé, induisant l’acceptation de la surveillance, du contrôle, du fichage.

    Tout cela est clairement organisé soit disant indépendamment des forces politiques censées nous représenter, mais en fait avec  leurs acceptations, leurs accords et même leurs encouragements.

    C’est pour cela que partager cet état d’esprit avec d’autres est très important. Car hélas, la plus part des gens ont l’habitude de cacher leur réalité, de l’enjoliver, en gros de se fermer les yeux.  La guerre est un phénomène extérieur et lointain, les inondations c’est la faute de ceux qui ont construit là, les accidents c’est pas de bol et celui qui gagne au loto c’est du bol.

    Je  me demande s’il ne serait pas plus judicieux, quand  les gens se voient, non pas de dire ça va ? oui ca va, mais plutôt de parler des problèmes rencontrés soi même, la famille, les proches, les collègues. En fait  ce n’est pas normal  d’aller toujours bien, de n’avoir jamais de soucis, de croire que les autres vont bien, de ne pas avoir d’inquiétudes au boulot., ni de soucis avec les enfants.

    Et pourtant  d’un seul coup on découvre qu’un tel divorce, qu’un autre est licencié, qu’un autre se prive de distractions pour pouvoir payer son loyer et qu’un autre est très mal à l’aise avec les émigrés.

    C’est vrai que les hommes et les femmes sont endurants, préférant se taire que se répandre en jérémiades. Bien sûr on en connait beaucoup qui sont toujours à se plaindre, à récriminer. Ils sont lassants. Cependant, accumuler sans rien dire les états d’âme, les reproches, les situations mal vécues ou les propos désapprouvés conduit à une explosion qui surprend et se trouve presque décrédibilisée par sa violence inattendue. Et donc accumuler sans réagir est certes une grande force morale mais crée une pression interne croissante qui peut jaillir comme une éruption volcanique avec une dévastation liée à son caractère imprévu.

    Je ne dis pas qu’il faut parler systématiquement de ses sentiments ou de ses problèmes,  mais seulement admettre que ce que l’on ressent ou vit peut concerner d’autres personnes, au moins dans …….

    Michel Costadau

  • Alimentation

    Alimentation

    Est ce que l’on peut imaginer des poulaillers collectifs en ville, aux pieds des immeubles ou au contraire sur les toits terrasses. Evidemment cela risque de susciter une levée de bouclier pour les odeurs, les poussières, le bruit. La gestion aussi peut s’avérer difficile, qui s’occupe d’alimenter, de ramasser les œufs, d’enlever la gallinace. Voire aussi qui paye quoi.

    Et puis il ne faudrait pas que ça devienne une obligation de manger des œufs, ce qui serait un  peu abusif.

    Une solution pourrait être de créer un emploi pour ça, peut être même partagé avec d’autres immeubles ou au contraire avec plusieurs postes si l’immeuble est grand.

    A vrai dire cela pourrait surtout concerner les nouvelles constructions avec introduction du poulailler dans le cahier des charges des architectes, parce que dans les bâtiments existants rien n’est prévu pour cela.

    De même le problème des grippes aviaires devrait être traité. Il y a peut-être la solution de la vaccination, mais il semble quand même que la propagation de ce genre d’épidémie soit beaucoup liée à l’industrialisation et au transport  de certains professionnels. Ce qui ne serait pas le cas pour les poulaillers d’immeubles, au moins au début.

    Ceci dit encore faut il que les gens mangent des œufs de poules. Je ne connais pas de régime alimentaire qui exclut les œufs mais ça existe peut-être.

    L’élevage de poules date probablement de l’arrivée de l’agriculture dans notre histoire puisqu’il faut du grain toute l’année pour les nourrir.

    Avant les œufs étaient surement consommés mais provenait de la visite des nids de volatiles sauvages. Et avant, avant, avant eh bien nos prédécesseurs mangeaient un peu de tout mais cru et froid.

    Contrairement à ce que j’ai envisagé dans le billet précédent « Un poulailler », la connaissance des champignons vénéneux pourrait d’ailleurs dater de l’époque préhistorique et non des famines historiques. Néanmoins, l’alimentation est un sujet fertile et général.

    J’aime beaucoup ce dicton turc qui dit « On creuse sa tombe avec ses dents ». On peut l’interpréter de plusieurs manières. Et officiellement cela veut dire qu’une mauvaise alimentation conduit à des ennuis de santé. Bof. Mais, comme  les carences  alimentaires conduisent à des ennuis de santé, cette interprétation ne veut pas dire grand-chose.

    Moi je le comprends  comme : manger nous maintien en vie et nous donne donc la possibilité de vieillir et donc de mourir. Ou si vous préférez il y a un paradoxe parce que manger conduit quand même à la mort. Et ça devient même philosophique, dans le sens ou vivre c’est apprendre à mourir, car il n’y a aucune échappatoire.

    La subtilité du dicton tient aussi  dans creuser avec les dents. C’est synonyme de lenteur, ce qui est compatible avec la longueur de la vie.

    Dans le film Les trois enterrements de Melquiades Estrada, Mike creuse la tombe avec ses mains et c‘est long et pénible.  Alors imaginez avec les dents, c’est quasiment impossible ou en tous cas ça évoque vraiment un temps infini. Bien sûr la vie n’est justement pas infinie mais c’est long quand même. Et au bout il y a la tombe. Même si ce n’est pas d’un très haut niveau cela évoque aussi le Ti bouffe ti bouffe pas ti crève quand même. Et symboliquement la grève de la faim est un acte fort de lutte, parce qu’il raccourcit la durée de la vie.

    Vous allez me dire que je fais une fixation sur la tombe et la mort. Ce n’est pas ça mais quand même cette semaine j’ai été enterré un copain de quelques années de moins que moi, mais qui a réussi un départ exemplaire. Il allait bien et puis un jour une de ses amies a trouvé qu’il n’avait pas l’esprit très clair. Le lendemain ça allait très bien, il a été chez une de ses sœurs et le soir elle n’a pas voulu qu’il reparte en voiture  et elle lui a demandé d’aller voit in médecin. Le surlendemain il a dit qu’il y allait mais il est revenu sans y avoir été et le soir il est décédé.

    On ne peu pas faire  mieux. Parce que trainer un handicap pendant des années soutenu par une médecine commerciale, beaucoup de personnes voudraient éviter cela. Et donc une fin rapide est le top de la fin de vie. En plus ce copain avait réussi une vie tranquille.

    Dans une fratrie de 7 il s’est, je pense, laisse porter par le groupe, protégé par ses frères et sœurs plus âgés. Puis il a été dans d’autres groupes, toujours très fort en amitié, mais aussi avec une certaine insouciance. Evidemment adepte de l’herbe et de la fumette, régulière, sans excès mais sans interruptions.  Un métier dans la menuiserie, des relations féminines, un enfant, beaucoup de copains, toujours le sourire aux lèvres. A ma connaissance pas d’histoires compliquée ou de boulets que l’on traine toute sa vie. Mais je me méfie parce que les gens sont quand même secrets, peut-être Denis moins que les autres, mais rien n’est sûr.  Et donc un départ réussi après une vie réussie elle aussi.

    Ce que je partageais avec lui, c’était la conviction que le monde ne fonctionnait pas du tout comme il fallait. L’humanité ne tourne pas rond et pourtant nous n’y pouvons pas grand-chose. C’est l’état d’esprit de ………

    Michel Costadau

  • Un poulailler

    Un poulailler

    Et au bas des murs deux rangées d’étagères recouvertes de paille avec des séparations verticales pour permettre aux poules de pondre et de couver.

    Quand je suis arrivé il n’y avait plus de poules, mais une bonne couche de gallinace que j’ai pu mettre au jardin, c’est à dire à l’endroit où il me semblait qu’il y avait eu un potager et que j’ai toujours actuellement.

    A noter que dans les poulaillers les murs étaient de ce bleu pale que j’appelle charron, que d’autres appelle bleu pastel et que l’on trouve aussi bien sur les charrettes à bœufs que sur les volets. Mais je suis hérissé par l’utilisation qui est faire de ce mot pastel, comme du mot cocagne. Le nouveau cinéma de Lavaur s’appelle Ciné Pastel, alors qu’il est entièrement rouge Térréal. Cette référence au passé pour mythifier un supposé âge d’or est une vraie mystification puisque cette culture n’a enrichi que les Toulousains, comme le rappelle la dénomination Toulza de pas mal de villages. Et l’appellation pays de cocagne, comme une espèce d’eldorado où l’argent coulait à flot est franchement indécente. Et je ne parle pas des gaulois.

    Ceci dit l’intérêt d’un poulailler me semble établi, bien que je n’ai pas de retours de ceux qui en ont, sauf mon voisin qui a des œufs certes mais aussi le renard et la route quand les poules s’échappent et ça arrive.

    Evidemment rien de plus simple que d’acheter des œufs avec le salaire que vous donne le système en échange d’un travail même sans le moindre intérêt. Le salariat forme un couple imbriqué avec la consommation. Comme disait le Ford qui a crée les voitures Ford, quand je paye mes ouvriers c’est pour qu’ils achètent des voitures.  Quand je dis rien de plus simple encore faut-il qu’il y ait des œufs. C’est le gros problème de la société de consommation : l’approvisionnement. Le système est toujours prêt à faire la guerre pour ça.

    Et beaucoup de gens ont pris le pli. Dès qu’il y a la moindre menace ils se ruent sur les provisions sans comprendre que c’est justement leur mauvaise habitude de vouloir des rayons pleins qui crée le phénomène de manque et non pas l’absence de tel ou tel produit. Et qu’on ne me dise pas que c’est un reflexe datant de la guerre, car il ne reste pas tellement de gens qui ont connu les rationnements.

    Moi plutôt que la peur de manquer, mon souci c’est de me passer de cette société de consommation.

    Je me pose souvent la question de comment on pourrait atteindre une certaine autonomie alimentaire. Evidemment ça ne concerne que la campagne, c’est beaucoup plus compliqué pour la ville.

    L’histoire du monde rural est extrêmement instructrice à cet égard. Certaines fermes avaient une grande autonomie. Les marchés hebdomadaires servant de lieu d’échange, une paire de pigeon contre une chemise, en passant par une monnaie en général.

    Pour l’autoconsommation en fait il y a deux aspects la production et la conservation. L’énergie peut en grande partie provenir du bois pour le chauffage et la cuisson et l’eau de puits et de citernes. Pour ce qui se conserve il y a d’abord le blé, les fruits secs comme les noix, certains légumes comme les pommes de terre ou les courges. Oh tout ça ne se conserve pas très longtemps, mais le souci c’est de faire la jointure annuelle. Les grandes famines ont lieu à la fin de l’hiver quand les provisions s’épuisent et les nouvelles productions ne sont pas encore là. C’est probablement dans ces occasions que des gens ont essayés de manger des choses inhabituelles, écorces, plantes, champignons avec des désagréments digestifs dont certains mortels. C’est peut-être de là que vient la découverte des champignons vénéneux.

    Par contre il est sûr que nous avons perdu beaucoup de savoirs et d’expérience  dans ces domaines et qu’il nous faudrait les redécouvrir, y compris pour la faune, c’est-à-dire les animaux dits sauvages qui peuvent fournir une partie des besoins.

    En introduisant le concept de nécessité Il est du coup beaucoup plus facile de comprendre la notion de braconnage qui trop facilement qualifié de vol était souvent une opération survie.

    D’ailleurs cette notion de nécessité existe encore dans le droit et les avocates des écureuils de l’A69 s’en sont servis souvent avec succès. Ceci dit il est clair que de nos jours, en France, le braconnage ne relève presque plus de la nécessité, mais certaines pratiques de chasses pour alimenter les boucheries charcuterie des villes  relèvent du même principe.

    Pour en revenir à lune certaine autonomie, le poulailler s’impose comme une évidence, au moins sur le papier. Des œufs presque toute l’année, du poulet à condition de mettre un coq, une alimentation à base de grains assez faciles à stocker et un fertilisant utile au potager. Les constructions et le parcours peuvent être modestes. Mais il convient d’avoir un lieu fermé et sûr au moins pour la nuit.

    Je me souviens de ma grand mère appelant la basse cour  « pouleu pouleu pouleu »  pour leur jeter les épluchures et les côtes de melons. D’ailleurs cette partie de l’habitation s’appelait la cour des poules. Et le soit elle rentrait les poules et nous on allait se coucher.

    Est ce que l’on peut imaginer des poulaillers….

    Michel Costadau

  • Une porte

    Une porte

    C’est vrai je viens de construire une porte. En fait j’ai fais de la récupération. Je suis parti d’une vielle porte à deux pentures assez courtes, branlante et pointée avec des clous aux bouts rabattus mais qui faisait à peu près la dimension. J’ai rajouté une latte de plancher pour faire la largeur et je l’ai renforcée avec de la volige vissée cette fois et en croisant.  Puis j’ai trouvé deux pentures plus longes sur une autre porte que j’avais démontée quand nous avons refait la maison.

    D’ailleurs j’ai toutes les portes et les volets que j’avais  trouvés en arrivant. A vrai dire je n’en fais rien, mais j’ai cette manie de garder plutôt que de jeter. Notre dernière fille nous dit presque crument « vous ne savez pas jeter ». Vlan ! J’ignorais que cela s’apprenait de jeter, mais en tous cas c’est sûr que je ne sais pas faire. Par contre j’ai un principe c’est qu’à la première réutilisation possible qui se profile j’y vais  sans chercher à savoir si une prochaine occasion serait meilleure.

    Une fois les pentures fixées au bon écartement, c’est à dire celui des gonds, avec des boulons et des rondelles pour pouvoir serrer, j’ai récupéré aussi un vieux pot de peinture blanche murs et plafonds encore utilisable en re-mélangeant avec de l’eau et j’ai passé trois couches de chaque coté.

    Coup de chance j’ai pu peindre dehors puisque c’était juste après le déluge que nous avons eu cet hiver.

    L’emplacement de cette  porte est l’accès à une ancienne porchère dans le bas  d’un bâtiment indépendant de la maison mais probablement plus ancien qu’elle. Je présente donc la porte pour pouvoir l’enfiler dans les gonds. Seulement j’avais oublié que pour pouvoir mettre la porte dans ses gonds il faut la soulever de la hauteur du pivot des gonds et en faisant cela je tape dans la descente d’eau de la gouttière du toit. Cette descente est à cet endroit là en légère pente presque horizontale, passant juste au dessus du gond du haut, pour aller se jeter dans un abreuvoir placé le long du bâtiment. De plus l’espace entre la gouttière et le mur est insuffisant pour y glisser la porte au dessus du gond. Qui plus est les boulons de fixation de la penture du haut buttaient dans l’encadrement de la porte. Nécessaire réfléchir vite et bien.

    En dévissant la gouttière pour lui donner du mou avec le mur et en faisant au burin un peu de place pour les boulons de la penture j’ai réussi à mettre la porte dans ses gonds.

    Ouf. J’ai revissé la gouttière et fait  tourner la porte sur elle-même.

    Tout allait bien sauf que en regardant plus précisément j’ai vu qu’il y avait un petit espace de 3mm  qui faisait que le gond du haut ne portait pas, mais seulement celui du bas.

    Qu’à cela ne tienne, je cherche un morceau de tuyau acier qui avait du servir à amener l’eau dans la maison et j’en coupe une rondelle d’à peu près  3mm d’épaisseur avec la meuleuse.

    Seulement pour pouvoir glisser cette rondelle dans le gond il me faut enlever la porte, c’est-à-dire la soulever ce que justement je ne pouvais plus faire puisque j’avais remis la descente en place. Bien embêté. Je me voyais déjà en train de re-démonter la gouttière. Fallait trouver une solution car si non je ne pourrais plus jamais enlever la porte sans démonter la gouttière à chaque fois.

    J’ai donc ouvert la porte à 90° pour la mettre perpendiculaire au mur. A ce moment là seul l’angle en haut de la porte sous la gouttière était bloquant. J’ai donc pris une scie pour enlever le petit triangle isocèle qui gênait. A part que je suis quand même tombé sur un clou, ça s’est bien passé. J’ai mis la rondelle et maintenant elle porte sur les deux gonds et je peux l’enlever quand je veux.

    La porte est bien fermée, par un arrêt de volet récupéré lui aussi, mais derrière la porte il n’y a plus de porchère et plus de cochon, car c’est en train de devenir une cuisine d’été que j’essaye de finir. En fait il y avait la porchère suivie de deux poulaillers ayant chacun leurs portes et des murs de séparation.

    Dans les poulaillers il y avait des espaliers, c’est à dire des montants penchés à 45°  reliés par des rondins plus ou moins réguliers afin que les poules puissent se percher pour dormir. Et sur les murs ……………………

    Michel Costadau