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  • Droits de l’homme

    Droits de l’homme

    Alors comme ça il y a les pays des droits de l’homme et les autres. Entendre, répété à tout bout de champ, que nous faisons partie des premiers me met extrêmement mal à l’aise. Nous voir exprimer notre supériorité dans ce domaine a quelque chose de malsain. Et encore plus quand est évoqué un bloc de pays exemplaires face à tous les autres.

    Déjà ce qui ne va pas c’est que ce sont les pays riches qui ont le monopole des droits de l’homme. Etrange non ? Il y a quelque chose qui coince comme un empilement de mensonges qui nous empêcheraient de penser autrement. Commençons.

    Et donc, au dire de nos communicants, nous faisons partie du monde libre. Gloups, pays libre mais à parti unique alors. Oui nous sommes un pays à parti unique. Non seulement le pouvoir et le parti unique ont la main sur toutes les institutions et l’opposition n’a voix à aucun chapitres, mais en plus nous nous moquons de ceux qui ont plusieurs partis pour gouverner, bien que ce soit clairement le vrai marqueur de la démocratie. Chez nous le président a son parti et le parti a son président. Ca fait un peu remake des ex-pays de l’Est, non ?

    En fait de mensonges l’époque est aussi à la révélation des mauvais traitements subis par les enfants dans nos sacro-saintes familles. Ca c’est comme un iceberg, la partie émergée est minuscule par rapport à la masse qu’il y a dessous. Et l’on découvre avec effroi que tout le monde savait et donc, soyons réaliste, que tout le monde sait tout ce qu’il y a en dessous mais ne dit rien. Chez nous c’est la version : droits de l’homme … contre les femmes et les enfants. Cette hypocrisie entretenue ne nous permet pas de donner de leçons à qui que ce soit. L’hypocrisie est même insupportable puisque nous commerçons ouvertement avec les pays qui selon notre propre discours sont non démocratiques et bafouent les fameux droits de l’homme. Cherchez l’erreur.

    Bref, en tous cas chez nous, le droit de manifester n’existe plus. Je ne parle pas du régime virus mais de la situation qui est devenue la normale. Les manifestations doivent être autorisées, leurs parcours déposés et approuvés. De plus même autorisées, les cognes et les RG sont toujours là. Pour faire quoi, à part rappeler qu’il n’est pas bien vu de manifester, c’est-à-dire de faire savoir son mécontentement, son opinion. Oui chez nous, pays des droits de l’homme, les opinions sont interdites. Circulez, y a rien à voir. Vous comprenez pourquoi ça me chagrine de voir ces bons apôtres se poser en donneurs de leçons.

    On retrouve, aussi, ce double discours dans les énergies. Le message est de faire croire aux gens que rouler à l’électricité c’est rouler sans polluer. C’est un nouveau mensonge puisque l’électricité, très majoritairement nucléaire, repose sur un réchauffement des nappes et des fleuves, sur le traitement,  le transport, le stockage de matières beaucoup plus dangereuses pour l’homme que le pétrole, et une présence militaire permanente en Afrique pour sécuriser l’approvisionnement. Appeler cela propre est vraiment honteux. Rouler à l’électricité c’est rouler avec des militaires sous le capot et un compteur radioactif dans le coffre. Et pour ce qui concerne l’hydrogène, ce n’est plus du mensonge c’est de l’arnaque. Alors quand le clown parle d’aider l’Afrique, pas la peine d’envoyer des vaccins, il faudrait surtout retirer notre armée.

    D’ailleurs la liberté est chez nous un mensonge de plus. Disons que notre modèle c’est la liberté par l’argent. Et il faut beaucoup d’argent pour commencer à faire ce que l’on souhaite. Pas d’argent = pas de liberté. C’est le cas général. Alors il y a des cases dans lesquelles on doit rentrer. La case à 600 € est évidemment tellement étriquée que personne ne peut y tenir. Celle à 1 200 n’est guère mieux sauf si l’on est seul et sans envies. Et si tu ne rentres pas dans une case, tu es séparatiste et finis en tôle. Finalement, seul naître dans un milieu favorable permet de s’en sortir c’est-à-dire de reproduire le modèle dominant. Vous croyez vraiment qu’il est question de liberté là dedans ?

    Clairement notre pays bafoue continuellement les droits de l’homme et pourtant le pouvoir veut nous faire croire que ce sont les autres qui ne les respectent pas.

    Ouvrez l’œil les gars, y a des menteurs dans le secteur.

    Michel Costadau

  • Prix

    Prix

    Je me suis posé une drôle de question sur la notion de prix : est-ce que toutes les choses valent le prix qu’on les paie. Oh pas du tout pour faire un numéro de plus d’une revue de défense des consommateurs, qui d’ailleurs défendent surtout la consommation. Non juste pour essayer de comprendre le mécanisme que joue le prix dans notre vie. Par exemple : est-ce que quand vous avez payé un kilo de sucre moins cher, vous avez fait des économies ? Certes la réponse n’est pas facile, parce que beaucoup de facteurs rentrent en jeu.

    Mais en y réfléchissant, j’ai découvert que la place du prix dans nos existences est ahurissante.

    Prix au mètre, moitié prix, canon, au kilo, à l’unité, de gros, d’ami, départ usine, ferme, avant remise, cassé, valses des prix, sans garantie, avant impôt, hors de prix, au litre, indécent, exorbitant, de départ, service compris, pas de prix, départ Rouen, premier prix, d’appel. Y en a que pour lui.

    En plus pour la valeur absolue des prix, il n’y a pas vraiment de rationnel. Pour moi il n’y a strictement aucune raison que le pain vaille 1€ ou 10€ le kilo ou que la vie humaine vaille moins de 50€ au Brésil.

    Mais relativement on peut se poser des questions.

    Les économistes essaieront d’expliquer que la valeur, la rareté, l’offre font le prix. A vrai dire, ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ça n’a aucune importance et surtout aucun rapport avec des connaissances ou des démonstrations scientifiques. L’économie est une activité humaine comme les sentiments et n’a donc rien d’une science.

    Bien sûr certains calculs de prix reposent sur des méthodes et des paramètres et donnent lieu à des tas de logiciels. La rédaction d’un devis est d’ailleurs la pierre angulaire des artisans et des entreprises.

    Et à la fin qu’est-ce qu’on a : un prix. Que l’on peut du coup comparer à d’autres prix souvent sans comprendre pourquoi ils peuvent être différents puisque en définitive il s’agit du même produit ou de la même réalisation.

    Pour corser le tout, il y a beaucoup de choses gratuites qui ont un prix, par exemple l’eau, le pétrole ou le miel. Dans ces cas-là ça devrait être presque donné à l’utilisateur. Ce n’est hélas pas le cas et bien au contraire ce sont les producteurs et les compagnies qui font la loi. Aujourd’hui quand nous regardons quelque chose, nous nous intéressons d’abord à son prix.

    Les restos sont hélas fermés, mais la première chose affichée c’est le prix du menu. Le prix est le premier marqueur de nos réflexions. Depuis 50 ans les usines à consommation nous roulent dans la farine avec une soi-disant bataille des prix. Mais la réalité est sans appel : ce qui est moins cher est de moins bonne qualité. Le prix est un très mauvais paramètre de décision. Mais il est facile à afficher et garde un caractère attractif.

    Mon idée n’est pas de demander à tout le monde d’oublier les prix, même les riches et peut-être surtout les riches se font avoir. L’idée c’est, par exemple, de dire qu’il y en a marre de la baisse continue de la qualité pour continuer à entretenir un discours paternaliste sur le pouvoir d’achat.

    L’idée aussi c’est de dire que le prix que nous payons pour le virus est insupportable. Mais le pouvoir a trouvé là une martingale qui gèle toute contestation et ça n’a pas de prix.

    Michel Costadau

  • Le complot

    Le complot

    La mode du complot a le vent en poupe, c’est le moins que l’on puisse dire. À preuve, tous les Français sont traités de complotistes sous prétexte qu’ils n’écoutent pas la bonne parole venue d’en haut. Mais attention il y a des subtilités dans les notions.

    Quelqu’un qui pense que sa banque a fait exprès de lui consentir, à lui et à quelques personnes de sa famille, un prêt pour pouvoir le mettre à découvert afin de percevoir des agios élevés est plutôt dans le registre de la théorie du complot. Mais si cette même personne pense que les banques vendent de l’argent à des gens qui n’ont pas forcément les moyens de l’acheter c’est-à-dire de le rembourser, alors elle est plutôt dans le registre de la contestation du système financier.

    Il s’agit bien sûr de la même chose et ce n’est pas la manière dont on le dit qui fait la différence, mais le rôle que l’on s’attribue, la manière dont on se perçoit au sein de la société. La différence vient de l’idée que l’on est un objet ou un sujet.

    Cela dit, il est incontestable que les dirigeants, qu’ils soient économiques, politiques ou religieux, donnent souvent à penser qu’ils n’arrêtent pas de monter des complots les uns contre les autres. Ce qu’ils  sont capable d’imaginer pour se nuire et nuire à la population est assez inimaginable. Et donc quand des citoyens prêtent à d’autres personnes des projets machiavéliques ou évoquent des forces occultes pour expliquer des évènements, ils ne font qu’imiter les donneurs d’ordre. D’où le syndrome. Mais alors comment ne pas tomber dedans.

    Il y a, pour schématiser, deux situations possibles :

    – La personne se sent complètement impuissante devant les cahots de la vie, comme en bas d’une pyramide échafaudée au-dessus d’elle et dont le poids l’écrase. Elle se ressent comme un jouet de la société n’ayant aucune aptitude à faire quoi que ce soit, presque comme inutile. Elle est alors encline à trouver des mécanismes de fuite, des fissures pour pouvoir respirer. L’édification de ces lignes de fuite utilise alors tous les matériaux imaginable ou pas. Surtout ce qui est inimaginable, car cette échappée a pour but de donner un rationnel à son impuissance. Là est le mécanisme de la construction des croyances. De plus ce mécanisme se trouve renforcé quand ce sentiment est partagé avec d’autres personnes ressentant la même sujétion. C’est à ce moment-la que toutes les portes sont ouvertes pour se croire entouré de complots. Trump battu : complot des démocrates. Virus fabriqué en laboratoire : complot chinois. Le départ de sa femme : complot de la belle famille. Les gilets jaunes : complot de Le Pen.

    – La personne est complètement impuissante devant le chaos de la vie, mais comprend qu’il y a un fonctionnement global qui ne la vise pas elle particulièrement, mais tout le monde.  Elle sait qu’elle fait partie d’un édifice social mais peut se penser indépendamment de la société et se voir comme si elle était un observateur extérieur. Elle peut du coup voir aussi le monde qui l’entoure et même porter des jugements sur ce qu’elle voit. Ce regard extérieur que l’on peut porter sur soi est le sésame et la clé de la vie en société, car les choses que l’on ne fait pas ne sont pas liées à de l’interdiction ou de la punition, mais au rejet de l’image de soi se voyant faire ça. Cela permet le refus du passage à l’acte : tuer, violer, torturer et croire sans savoir.

    Tiens au fait est-ce que vous savez qu’il y a une immense armée sur la face cachée de la lune, prête à nous attaquer. En plus elle est commandée par un ancien pharaon  qui n’a jamais perdu de bataille.

    Michel Costadau

  • Immunité

    Immunité

    Les mouvements lents sont évidemment bien plus difficiles à percevoir que les cataclysmes. C’est vrai pour le réchauffement qui monte tout doucement ou pour la pollution qui est loin d’être partout sensible. La vie politique n’échappe pas à cette règle mais, heureusement, il y en a qui suivent et essaient de détecter les petites et continuelles dérives. Et il y en a une, d’évolution, qui est assez sournoise, c’est la respectabilité des élus.

    Autant, à l’époque de la république romaine, il était fréquent d’aller chercher un inconnu particulièrement intègre pour gouverner, autant nous avons de nos jours l’immunité accordée à tous les élus nationaux. C’est une mesure particulièrement contreproductive puisque au lieu d’encourager les édiles à être irréprochables, elle protège leurs méfaits, passés, présents et avenir.

    A tel point qu’aujourd’hui il ne viendrait à l’idée de personne de dire qu’il n’y a pas quelques magouilles derrière chaque élection et donc une ombre sur tous les élus.

    Cette idée de protéger les élus des plaintes dont ils pourraient faire l’objet est une idée …… des élus. Aucun citoyen n’a jamais demandé une telle mesure mais quand on a le pouvoir de faire des lois, pourquoi se priver.

    En fait, l’attente naturelle des citoyens est d’avoir des représentants d’une irréprochable probité, intègre et faisant leur travail avec zèle et application. Cela a d’ailleurs été vrai dans les premières républiques et à certaines époques. De nos jours, il est clair que pour défendre les citoyens, car c’est leur rôle, les élus devraient être indemnes de toute collusion avec les affaires, n’avoir aucun lien avec quelque lobby que ce soit et ne pas placer à tous les postes leurs copains, voire leur famille, et réciproquement. Alors comment encourager et obtenir cela.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut punir ceux qui ne respectent pas cette règle. Il convient donc de supprimer toute immunité électorale. Ainsi peuvent être éliminés de la vie politique les bandits et laissés aux manettes ceux qui respectent les règles. Au lieu de cela nous avons le contraire, c’est-à-dire que ceux qui manquent de probité ne peuvent être attaqués et donc sanctionnés car protégés par leur immunité. Nous acceptons donc d’être gouverné par des bandits qui ne risquent rien et sont même encouragés à continuer leurs agissements.

    Bien sûr, les entreprises nous ont habitués à ce que des bandits fassent du bon travail pour les actionnaires. Mais le monde de l’entreprise n’est pas celui de la politique. Ou plutôt ne devrait pas, car aujourd‘hui ce sont les mêmes partout. Il y a un gros problème.

    Et récemment l’opinion a trouvé une parade à cette situation abusive, c’est la divulgation sur les réseaux. Evidemment ces contre-infos ne sont pas passées par le filtre de la justice et comportent donc des jugements abrupts plus moraux que légaux.

    Du coup nous voilà avec des politiques entourés de rumeurs et d’insinuations. Bigre, mais de leur côté cette manière de dénoncer leurs errements leur a bien sûr donné des boutons et pour contrer cette justice de la rue ils ont inventé le ..… complotisme. Eh oui.

    Tout ce qui ne reprend pas la version du pouvoir est qualifié de fausse nouvelle. Et le pouvoir ne risque rien derrière son rempart d’immunité, alors que celui qui dénonce a droit aux fourches caudines. C’est pas juste.

     

    Michel Costadau

  • La cheminée

    La cheminée

    Pour faire un bon feu il faut trois bouts de bois, tout le monde sait cela. En fait c’est surtout vrai dans la steppe ou la pampa, c’est-à-dire en pleine nature. Parce que pour un bon feu dans la cheminée à la maison, deux bouts de bois suffisent largement. Deux ou trois on ne va pas se battre, mais dans la cheminée il y a, en général, un côté occupé par le mur auquel elle est adossée. La géométrie du foyer est donc affectée et crée un axe parallèle à ce mur. Dans ce cas-là deux bûches posées l’une contre l’autre sur les chenets entretiennent une bonne flambée.

    Par contre là où le trois s’impose quelles que soient les conditions, c’est pour le démarrage ou l’allumage si vous préférez. La technique habituelle consiste à construite un mini tipi ou une mini yourte avec des bouts de bois assez fins et secs pour prendre feu facilement et une petite source de flamme en dessous. Seulement pour faire tenir deux bouts de bois l’un contre l’autre c’est pas fastoche, alors que trois branchettes tiennent facilement en pyramide chacune s’appuyant sur les deux autres. D’ailleurs le début de la construction  du tipi c’est trois perches ligotées ensemble en haut et que l’on pose en triangle comme base, toutes les autres venant d’appuyer dessus pour former un cercle circonscrit au triangle. C’est comme ça que les tipis sont ronds.

    Le trois est nécessaire aussi pour le feu de plein air. Certes il est possible de mettre des pierres pour tenir lieu de chenets, mais outre que l’on n’en dispose pas toujours, le plus efficace est d’utiliser trois branches comme pour l’allumage, afin de maintenir une circulation d’air à la base du feu. Car le secret du feu c’est l’air.

    Le feu consomme une quantité incroyable d’air et bien sûr une quantité incroyable de bois. Je ne vous parle pas des incendies de forêts mais des tas de branches que l’on peut faire disparaître en quelques heures. Certes le frêne, même vert, brûle facilement mais une fois que le feu est bien démarré tous les arbres, y compris de chêne se consument tout en crépitant bruyamment signe que l’eau qu’ils contiennent se vaporise. Alors, bien sûr il y a les souches, ça c’est plus difficile à brûler en vert car la masse offre une résistance à la chaleur et il n’y a pas grand-chose à enflammer. Clairement l’entretien du feu dans la cheminée c’est un peu comme pour les centrales nucléaires, il faut lancer la réaction et ensuite la contrôler pour obtenir une lente combustion produisant une douce chaleur. Ceux qui disent que toute la chaleur part dans le conduit de cheminée sont simplement en train de constater un trop fort tirage. De même une cheminée qui fume, sous-entendu dans la pièce, montre seulement qu’elle ne tire pas assez.

    Certes le tirage n’est pas facile à ajuster car il y a des facteurs simples, comme la hauteur de la cheminée au dessus du toit, plus c’est haut plus ça tire, et des facteurs plus compliqués comme le volume de l’âtre par rapport au volume de la pièce qui est un concurrent direct du tirage de la cheminée. Et qui n’a pas vu dans les chaumières une bande de tissus ornés souvent de quelques pompons, tendue entre les deux montants de la cheminée dont la vocation, outre de moins se cogner la tête, est en principe d’éviter que la fumée ne rentre dans la pièce.

    Preuve une fois de plus qu’il n’y a pas de fumée sans feu et réciproquement.

    Michel Costadau

  • Migration

    Migration

    Le règlement de Dublin sur le droit d’asile européen est l’exemple même de l’effet contre-productif d’une initiative politique, c’est-à-dire d’une mesure prise dans un but donné et dont le résultat a l’effet inverse du but recherché. En l’occurrence le but était que chaque émigré ait un dossier et un seul en Europe. Il a donc été convenu que c’est le pays dans lequel ils arrivaient qui établissait leur dossier. Mais sans obligation de la part de ce pays de les accepter et sans tenir compte du pays cible du demandeur. Le résultat a été que le nombre de clandestin a explosé, les émigrés cherchant à se faire enregistrer dans le pays cible, en général le RU et l’Allemagne et non dans celui d’arrivée, en général l’Italie ou la Grèce.

    Tout ça pour dire que, partis il y a très longtemps des montagnes du centre de l’Afrique, les petits groupes d’hommes lancés à la conquête de la planète en ont maintenant  largement fait le tour et sont logés dans 196 États.

    La migration libre a été le mode de fonctionnement des hommes pendant quelques millions d’années. Ce type de migration de peuplement s’est bien ralenti avec l’avènement des empires il y a presque 10 000 ans mais s’est continué doucement jusqu’à il n’y a pas très longtemps, avec la colonisation et l’envahissement de tous les continents.

    Et pourtant il y a toujours des migrants me direz-vous. Oui, mais comme tous les endroits de la terre sont maintenant occupés, les migrations actuelles sont exclusivement économiques, politiques ou climatiques.

    Il subsiste cependant encore des survivances de cette longue conquête et de l’installation de groupes humains ou tribus sur un territoire ou pays. Et même certains États sont encore aux mains d’une seule tribu qui n’a pas encore compris que la terre appartient à tous les hommes et pas seulement aux conquérants.

    La notion de régions attribuées, par on ne sait quel ordre divin, à un groupe humain n’existe pas. C’est une pure invention d’envahisseurs qui n’hésitent pas à déloger les primo-occupants, quitte à se faire déloger eux-mêmes par de nouveaux arrivants et ainsi de suite.

    La conquête de territoires vides qui était vraie il y a très longtemps, quand il y avait bien peu d’hommes sur terre n’est plus possible et n’a plus de sens. C’est pour cela que certains s’intéressent à la Lune ou à Mars, mais pas avec de bons sentiments, hélas.

    Il est quand même étrange qu’après des milliers d’années de vie entre eux, les hommes, n’aient pas fait émerger un modus vivendi basé sur la notion de bien commun, de respect et de partage. Aujourd‘hui, et peut-être encore plus qu’hier, les hommes ne se respectent  pas entre eux. Ils ne se sentent aucune fraternité avec leurs semblables. En tous cas ça ne transparaît pas dans leurs comportements.

    Il faut dire qu’il n’y a pas grand monde qui essaie de mettre en musique ces notions élémentaires. Personne n’œuvre dans le sens de la cohabitation et de l’entente, mais plutôt de la domination et de l’extermination. Il faut dire que c’est beaucoup plus facile : la guerre est la solution des faibles et des courtes vues. Les philosophes pourraient, devraient être là pour enseigner l’égalité de tous et donner à l’humanité son mode de fonctionnement. Mais ils ont disparu. Et du coup c’est nous qui risquons de disparaître.

    Michel Costadau

  • Individus

    Individus

    Comme prévu, le brexit ne change finalement pas grand-chose pour les citoyens, sauf quelques frais de plus, ni même pour les entreprises, en tous cas pour le moment. Par contre une nouvelle situation est créée et c’est elle qui va dérouler ses conséquences dans les mois qui viennent. Bien sûr il y a pas mal d’inconnu sur ce que peut devenir le RU mais en attendant, que tout le monde se réjouisse fait seulement partie de la règle du jeu, de la façade, mais ne peut cacher la position complètement asymétrique des protagonistes. Le RU a obtenu son indépendance mais l’Europe a subi un départ et les US et la Chine ont un cheval de Troie sur le vieux continent.

    A court terme le RU s’attend, quand même, à des jours difficiles pendant quelques années alors que l’UE n’annonce aucune répercussion pour ses ressortissants, ce qui est un peu surprenant.

    Mais au fait pour quoi le RU a-t-il quitté l’UE ?

    Je suppose que vous avez votre idée là-dessus que j’aimerais bien connaître d’ailleurs. Car outre le petit côté amour-propre des anglais, on ne voit pas très clairement quel vent a pu les pousser à prendre ce chemin. Et pourtant ils y sont.

    Bon, pour moi la principale raison est la prise en compte que ce ne sont plus ni l’Europe, cela depuis longtemps, ni les US, plus récemment, qui font avancer le monde, mais l’Asie. L’Asie a rattrapé les occidentaux sur leur terrain de prédilection : la technologie.

    N’oublions surtout pas que c’est la technologie qui a permis la colonisation par son avantage sur les techniques traditionnelles, qui alimente encore complètement la société de consommation et qui permet aux chantres du capitalisme de prôner la fuite en avant pour résoudre tous les problèmes.

    Vous le savez, on ne compte plus les produits qui viennent de Corée, de Chine, du Japon, du Vietnam et demain d’Indonésie de Malaisie et des Philippines. Les investisseurs asiatiques sont présents partout et un accord assez souple vient même d’être signé entre l’UE et la Chine.

    Alors que faire contre ce raz de marée. C’est exactement la question que s’est posé le RU.

    Et la réponse est : surtout ne pas rester dans le carcan administratif  communautaire mais gagner un maximum de flexibilité, de réactivité, d’inventivité.

    Oh il ne s’agit pas de reprendre la Chine sur le terrain technologique, c’est déjà perdu, mais de s’inspirer de l’esprit asiatique, dans lequel ce n’est pas la réussite individuelle qui compte mais la réussite collective. C’est vrai que pour cela le RU a quelques atouts, avec la honte de la royauté vécue comme une gifle collective donnée au reste du monde.

    Concrètement toutes les normes qu’a inventées l’UE pour essayer de labéliser ses produits, se retournent maintenant brutalement contre elle, comme autant d’obstacles à la créativité et l’on vient de découvrir que l’estampille CE n’avait aucune valeur puisqu’auto-décernée.

    C’est la proximité avec l’Asie que va chercher le RU, pas seulement  pour l’économie mais aussi pour le modèle social. L’idée étant que c’est comme vivent les Chinois que va vivre le monde et non comme vit l’Europe, tas de vieux croulants incapables de faire face au moindre virus. La fixation de l’UE sur l’encensement de l’individu a un aspect sympathique pour les droits, mais un coté mortel pour les sociétés. D’une certaine manière le RU travaille pour nous en explorant un renversement de mentalité dans les rapports individu/société.

    Mais vous le savez déjà la générosité des Anglais est assez limitée. Et la note sera sûrement salée.

    Michel Costadau

  • Les 3 Méthodes

    Les 3 Méthodes

    Il serait, quand même, utile de tirer quelques enseignements de l’épisode viral que nous vivons.

    D’abord décrivons l’évènement : il apparaît soudain un nouveau virus du type HN, très contagieux, sans vaccin connu et létal pour une partie indéterminée de la population. Sa contagiosité fait qu’il envahit la planète en peu de mois, quelles que soient les mesures de protection prises, très inégalement d’ailleurs. La granularité, pour le comptage des décès épidémiques et la mise en œuvre des mesures préventives et curatives, est le pays, ce sont donc les États qui réagissent.

    Regardons alors quelles sont les stratégies possibles des États, il y en a trois : l’éradication, l’explosion et la prolongation. Nous allons évaluer chacune de ces trois possibilités en termes d’avantage/inconvénient.

    Commencons par la description de ces 3 méthodes.

    L’éradication consiste à empêcher, et il faut agir très vite, le virus de se propager. La technique est basée sur la détection des cas, suivie du cloisonnement et de l’isolement de façon à ce que les cas ne soient plus en contact avec le reste de la population. Le virus ne pouvant se multiplier diminue et s’éteint assez rapidement. C’est la technique qui a été utilisée en Chine, en Corée, au Vietnam, dans quelques pays d’Asie et partiellement en Allemagne. Cette technique demande une énorme capacité de détection et de grands moyens d’isolement.

    L’explosion est à peu près le contraire. Il s’agit de laisser le virus se développer au maximum dans la population en prenant des mesures préventives et curatives de masse. Le virus atteint donc assez rapidement toute la population et déclenche la maladie chez les personnes sensibles, puis suit une loi de décroissance pour arriver au stade endémique. Cette technique demande une bonne maîtrise des moyens de protection de la population contre la prolifération virale et une grande réactivité dans les soins à apporter aux malades. C’est partiellement la technique qui a été utilisée au Brésil, aux USA, en Suède et dans beaucoup de pays africains. C’est aussi ce qu’aurait voulu faire le RU.

    La prolongation n’est pas vraiment une stratégie, mais la méthode par défaut quand un État n’a pas la volonté ou les moyens de mettre en œuvre une des deux autres. Il s’agit alors de seulement ralentir la progression du virus par des mesures sociétales pour étaler la contagion sur des mois voire des années. Les techniques utilisées sont le confinement, la fermeture de beaucoup de lieux, de commerces et d’activités, ainsi que la restriction des déplacements professionnels. Cette méthode demande peu de moyens techniques et sanitaires et est donc facile à mettre en œuvre, mais dure tant que l’ensemble de la population n’a pas été contaminé ou vacciné. Ce qui prend beaucoup de temps. C’est celle qui a été utilisée par la France et par une bonne partie des pays européens avec diverses ampleurs, ainsi que par des pays sud-américains.

    Nous pouvons maintenant évaluer les avantages et inconvénients de chaque stratégie.

    La première, l’éradication, a l’avantage insurpassable de réduire drastiquement le nombre de victimes et de permettre d’attendre plus sereinement un vaccin. Par contre, elle demande une bonne anticipation et préparation ainsi qu’une grande réactivité étatique en particulier pour pratiquer des tests en grande quantité, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers par semaines. Mais elle a l’inconvénient d’être une prise de risque énorme par le pouvoir en place qui doit être extrêmement coercitif pendant quelques jours à quelques mois sur une partie de la population, sans pourtant être sûr de réussir. Ce risque et l’incapacité de beaucoup d’États à  mettre en œuvre le volume de tests, a conduit à n’appliquer cette stratégie que dans peu de pays, bien qu’elle aurait dû s’imposer comme une nécessité dans tous les grands pays.

    La seconde, l’explosion, a l’inconvénient de faire beaucoup de victimes assez rapidement avec un effet psychologique désastreux au moment du sommet de l’épidémie, mais l’avantage de permettre à la population non touchée de continuer à mener un genre de vie avec un minimum de contraintes. Elle a aussi l’avantage, une fois le pic passé, de voir une décroissance encourageante des cas et un retour à la normale assez rapide. Le passage du pic demande, évidemment, une bonne confiance entre le pouvoir et la population afin d’éviter les mouvements de panique. Elle est plus appropriée pour les petits pays, voire pour les régions.

    La troisième, la prolongation, n’a que des inconvénients puisque d’une part c’est celle qui procure le maximum de victimes en vagues successives qui peuvent ne jamais s’arrêter et d’autre part elle fait subir à la population de lourdes privations de libertés ainsi que des perturbations sociologiques difficilement mesurables. En outre elle a tendance à faire entrer le vaccin dans sa stratégie bien avant qu’il soit d’une efficacité cernée. C’est donc le régime de la triple peine : maximum de victimes, maximum de contraintes sociétales, maximum de prise de risque par rapport au vaccin. J’ajouterai que, dans le cas de la France, l’introduction d’autorisation de circuler a fait basculer le pays dans une atmosphère ubuesque, qui n’a rien apporté de positif.

    A la lumière de cette évaluation, il est facile de comprendre que notre pays n’a pas la capacité technique ni l’organisation pour pratiquer la première méthode, qui est celle qui minimise les victimes, ni le courage d’appliquer la deuxième beaucoup trop risquée politiquement.

    Je vous laisse deviner la suite.

    Michel Costadau

  • Time

    Time

    Admettons pour commencer, ce qui n’est pas trop difficile, que l’homme fait partie du règne animal, je veux dire par rapport au végétal ou au minéral. Maintenant regardons à quoi s’occupent les uns et les autres. Le genre de vie des petites bêtes est assez difficile à observer, contentons-nous donc de celles qui nous ressemblent un peu : pattes, nageoires ou ailes, têtes avec bouche, oreilles, nez, yeux et oublions pour le moment la queue. Bref que font-elles de leurs journées ?

    Sans conteste un bonne partie de leur temps est consacré à la recherche et à la consommation de nourriture : la leur, celle de leurs petits, celle de leurs partenaires ou de quelques invités non prévus. Pour certains c’est chaque jour marché et utilisation sans stockage, pour d’autres c’est plus irrégulier avec un gros repas par semaine, voire par mois.

    Une petite partie, saisonnière ou même inexistante, de leur planning, est occupée par la construction de la tanière, maison, nid, toiles, creux. Pas trop prenant au final, parfois même réutilisable. Un temps extrêmement court est consacré à l’accouplement, occasion d’ailleurs de chants, de danses, de parades collectives ou individuelles. Et le reste du temps eh bien ils ne font rien c’est-à-dire dormir, somnoler, discuter, rêvasser, regarder, se promener, probablement rêver, voire réfléchir. Certes il y a des périodes de disette, de transhumance ou de migration, mais en moyenne ils ont du temps.

    Alors comment ça se présente chez nous. Globalement le temps passé à la recherche et à la consommation de nourriture est assez limité, en tous cas pour la collecte. Un peu plus pour la consommation. Celui de la construction d’habitation est nul, sauf une fois dans la vie pour la première maison des jeunes avec assez de courage pour se réserver les finitions qui, du coup, ne sont jamais finies. Celui de l’accouplement est très faible et très irrégulier sauf rares exceptions avec peu de festivités préliminaires, très rarement collectives.

    Et pourtant le temps pour dormir, somnoler, rêvasser, rêver et surtout réfléchir, manque cruellement ou tout au moins est très contraint. Quel est le schmilblick ?

    Bon tout vient d’un paradoxe énorme : les gens ne travaillent pas pour eux. Les animaux ne font que ça, pas nous. A quelques rares exceptions près, les hommes conçoivent, étudient, fabriquent des choses pour les autres, d’autres qu’ils ne connaissent même pas. Ils s’occupent très peu de chercher leur propre nourriture, même pour leurs petits. Ils se contentent d’attendre qu’on leur donne de l’argent pour leur travail. Et après c’est un peu la pagaille, allant de la misère au gâchis.

    Personne ne se préoccupant de sa nourriture, de son logement, de ses petits, de leur éducation et de la construction de son territoire, la porte est ouverte aux bandits, profiteurs, margoulins, beaux parleurs qui surfent sur nos besoins. En fait ce n’est pas notre argent que nous donnons quand nous achetons de la nourriture ou un moyen de locomotion, c’est notre travail, c’est-à-dire notre temps. Et le fait de vendre son temps n’est pas du tout neutre. Le temps c’est la seule richesse partagée équitablement entre tous les individus. Et cette denrée qu’est ce que nous en faisons : nous la dépensons sans compter à travailler pour les autres en échange de quelques pièces de monnaie. L’idée que du coup il y en a qui travaillent pour nous n’a jamais marché et n’a même aucun sens.

    Je ne dis pas que tout le monde doit devenir paysan-artisan-conteur, mais quand même à force de travailler en aveugle il serait temps de se demander si l’on ne pourrait pas travailler un peu plus pour nos propres demandes, pour nos propres besoins. Le travail est une notion récente dans l’aventure humaine.

    Et ça ne durera peut-être pas très longtemps.

    Michel Costadau

  • Collabo

    Collabo

    Bon c’est pas nouveau, vous le savez par cœur : notre société est sous le contrôle de la finance qui a acheté la classe politique et les médias. Mais la finance c’est complètement anonyme. On connaît quelques noms pour amuser la galerie mais la majorité agit dans l’ombre et se cache plutôt de la foule. Il est quasiment impossible de lutter contre eux puisqu’ils verrouillent le système. Ils ont le pouvoir : l’argent, et le moyen de le conserver : les élections. C’est comme si vous vouliez gagner au bowling avec des balles de ping-pong. On comprend facilement que devenir calife ne peut se faire qu’en entrant complètement dans leurs pratiques et n’être plus qu’un des leurs, contrit peut-être mais pourri à coup sûr. Il est clair que se targuer de ses seules idées, aussi excellentes soient-elles, pour renverser la machine, c’est pot de fer contre pot de terre, ce qui veut bien dire que le problème n’est pas d’hier.

    Les médias, par contre, on les connaît presque tous mais il ne suffit pas de lancer un journal ou une télé réfractaire pour qu’il soit lu ou qu’elle soit vue. Si vous parlez de la misère du salariat  ou des lacunes de la justice, vous aurez moins d’audience que le type, que personne ne connaîtra jamais, qui a gagné au loto. C’est juste un constat.

    Tout ça pour dire que cette situation dictatoriale, complètement subie, fait de nous tous des collabos. J’aime bien ce mot car il a encore une mauvaise connotation et l’avantage de recouvrir un amalgame assez hétéroclite de gens qui collaborent plus ou moins efficacement avec le pouvoir. Alors ceux qui se prônent indemnes du système, du genre écolo, bio, équitable, zen ou neutre sont des illusionnistes hypocrites et dangereux de surcroît car le refus de la réalité n’a jamais fait avancer une cause. Et c’est à eux qu’ils mentent d’abord par faiblesse en général, bien qu’il y en ait qui le fassent en toute connaissance de cause. Ceux-là sont de vrais traitres.

    Alors il y a les collabos actifs de première ligne, indécrottables, de père en fils, pas tous fascistes mais qui finissent par le devenir : c’est la police. Dans la même catégorie on trouve les centres de recherche sur les armes, les virus, les génomes et certains algorithmes : ça fait quand même un bon nombre de concepteurs ou d’administrateurs coupables. Et toujours dans cette catégorie il y a bien sûr tous ceux qui fabriquent l’information vaccinée politiquement et la diffusent sans vergogne avec des images en couleur. Tous ceux-là n’ont pas d’excuses, ils nous font mal sciemment et camouflent leurs actes avec la bénédiction de la caste : maintien de l’ordre, progrès scientifique, faire la part des choses, défense des travailleurs, discipline républicaine et autres calembredaines.

    Mais il y a aussi des collabos de deuxième ligne, le back-office si vous préférez. Ce sont les réconciliateurs avec le système, genre psychanalystes, sectes, religions en général, ONG et certains philosophes vendus qui récupèrent le mal être des gens pour les ramener dans le droit chemin du système. Ceux-là sont moins violents que la première ligne mais ils sont plus pernicieux, hypocrites et en général subventionnés.

    Il  y a aussi les collabos conjoncturels qui font un écart momentané en écrasant les autres pour monter, pour réussir, pour arriver souvent le premier au cimetière, ce qui ne les excuse pas du tout. Par exemple on trouve là les personnes qu’on a dit être à risques, les vieux qui ont regardé d’un mauvais œil ceux qui n’ont pas de masques et qui dénoncent les petites fêtes musicales de leurs voisins par méchanceté, par peur. Ceux-là se font peur à eux-mêmes et sont scotchés devant les écrans en espérant que pleuvent les restrictions, les amendes, les privations de liberté, eux qui n’ont jamais été libres mais seulement lâches et soumis.

    Et, vous vous demandez à juste titre où est ce que vous êtes dans tout cela. Eh bien si vous ne rentrez dans aucune des catégories précédentes vous êtes tout simplement des collabos passifs. Ca ne me plait pas beaucoup, ce n’est pas glorieux et c’est même difficile à supporter mais c’est comme ça.

    Michel Costadau