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  • Les 3 Méthodes

    Les 3 Méthodes

    Il serait, quand même, utile de tirer quelques enseignements de l’épisode viral que nous vivons.

    D’abord décrivons l’évènement : il apparaît soudain un nouveau virus du type HN, très contagieux, sans vaccin connu et létal pour une partie indéterminée de la population. Sa contagiosité fait qu’il envahit la planète en peu de mois, quelles que soient les mesures de protection prises, très inégalement d’ailleurs. La granularité, pour le comptage des décès épidémiques et la mise en œuvre des mesures préventives et curatives, est le pays, ce sont donc les États qui réagissent.

    Regardons alors quelles sont les stratégies possibles des États, il y en a trois : l’éradication, l’explosion et la prolongation. Nous allons évaluer chacune de ces trois possibilités en termes d’avantage/inconvénient.

    Commencons par la description de ces 3 méthodes.

    L’éradication consiste à empêcher, et il faut agir très vite, le virus de se propager. La technique est basée sur la détection des cas, suivie du cloisonnement et de l’isolement de façon à ce que les cas ne soient plus en contact avec le reste de la population. Le virus ne pouvant se multiplier diminue et s’éteint assez rapidement. C’est la technique qui a été utilisée en Chine, en Corée, au Vietnam, dans quelques pays d’Asie et partiellement en Allemagne. Cette technique demande une énorme capacité de détection et de grands moyens d’isolement.

    L’explosion est à peu près le contraire. Il s’agit de laisser le virus se développer au maximum dans la population en prenant des mesures préventives et curatives de masse. Le virus atteint donc assez rapidement toute la population et déclenche la maladie chez les personnes sensibles, puis suit une loi de décroissance pour arriver au stade endémique. Cette technique demande une bonne maîtrise des moyens de protection de la population contre la prolifération virale et une grande réactivité dans les soins à apporter aux malades. C’est partiellement la technique qui a été utilisée au Brésil, aux USA, en Suède et dans beaucoup de pays africains. C’est aussi ce qu’aurait voulu faire le RU.

    La prolongation n’est pas vraiment une stratégie, mais la méthode par défaut quand un État n’a pas la volonté ou les moyens de mettre en œuvre une des deux autres. Il s’agit alors de seulement ralentir la progression du virus par des mesures sociétales pour étaler la contagion sur des mois voire des années. Les techniques utilisées sont le confinement, la fermeture de beaucoup de lieux, de commerces et d’activités, ainsi que la restriction des déplacements professionnels. Cette méthode demande peu de moyens techniques et sanitaires et est donc facile à mettre en œuvre, mais dure tant que l’ensemble de la population n’a pas été contaminé ou vacciné. Ce qui prend beaucoup de temps. C’est celle qui a été utilisée par la France et par une bonne partie des pays européens avec diverses ampleurs, ainsi que par des pays sud-américains.

    Nous pouvons maintenant évaluer les avantages et inconvénients de chaque stratégie.

    La première, l’éradication, a l’avantage insurpassable de réduire drastiquement le nombre de victimes et de permettre d’attendre plus sereinement un vaccin. Par contre, elle demande une bonne anticipation et préparation ainsi qu’une grande réactivité étatique en particulier pour pratiquer des tests en grande quantité, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers par semaines. Mais elle a l’inconvénient d’être une prise de risque énorme par le pouvoir en place qui doit être extrêmement coercitif pendant quelques jours à quelques mois sur une partie de la population, sans pourtant être sûr de réussir. Ce risque et l’incapacité de beaucoup d’États à  mettre en œuvre le volume de tests, a conduit à n’appliquer cette stratégie que dans peu de pays, bien qu’elle aurait dû s’imposer comme une nécessité dans tous les grands pays.

    La seconde, l’explosion, a l’inconvénient de faire beaucoup de victimes assez rapidement avec un effet psychologique désastreux au moment du sommet de l’épidémie, mais l’avantage de permettre à la population non touchée de continuer à mener un genre de vie avec un minimum de contraintes. Elle a aussi l’avantage, une fois le pic passé, de voir une décroissance encourageante des cas et un retour à la normale assez rapide. Le passage du pic demande, évidemment, une bonne confiance entre le pouvoir et la population afin d’éviter les mouvements de panique. Elle est plus appropriée pour les petits pays, voire pour les régions.

    La troisième, la prolongation, n’a que des inconvénients puisque d’une part c’est celle qui procure le maximum de victimes en vagues successives qui peuvent ne jamais s’arrêter et d’autre part elle fait subir à la population de lourdes privations de libertés ainsi que des perturbations sociologiques difficilement mesurables. En outre elle a tendance à faire entrer le vaccin dans sa stratégie bien avant qu’il soit d’une efficacité cernée. C’est donc le régime de la triple peine : maximum de victimes, maximum de contraintes sociétales, maximum de prise de risque par rapport au vaccin. J’ajouterai que, dans le cas de la France, l’introduction d’autorisation de circuler a fait basculer le pays dans une atmosphère ubuesque, qui n’a rien apporté de positif.

    A la lumière de cette évaluation, il est facile de comprendre que notre pays n’a pas la capacité technique ni l’organisation pour pratiquer la première méthode, qui est celle qui minimise les victimes, ni le courage d’appliquer la deuxième beaucoup trop risquée politiquement.

    Je vous laisse deviner la suite.

    Michel Costadau

  • Time

    Time

    Admettons pour commencer, ce qui n’est pas trop difficile, que l’homme fait partie du règne animal, je veux dire par rapport au végétal ou au minéral. Maintenant regardons à quoi s’occupent les uns et les autres. Le genre de vie des petites bêtes est assez difficile à observer, contentons-nous donc de celles qui nous ressemblent un peu : pattes, nageoires ou ailes, têtes avec bouche, oreilles, nez, yeux et oublions pour le moment la queue. Bref que font-elles de leurs journées ?

    Sans conteste un bonne partie de leur temps est consacré à la recherche et à la consommation de nourriture : la leur, celle de leurs petits, celle de leurs partenaires ou de quelques invités non prévus. Pour certains c’est chaque jour marché et utilisation sans stockage, pour d’autres c’est plus irrégulier avec un gros repas par semaine, voire par mois.

    Une petite partie, saisonnière ou même inexistante, de leur planning, est occupée par la construction de la tanière, maison, nid, toiles, creux. Pas trop prenant au final, parfois même réutilisable. Un temps extrêmement court est consacré à l’accouplement, occasion d’ailleurs de chants, de danses, de parades collectives ou individuelles. Et le reste du temps eh bien ils ne font rien c’est-à-dire dormir, somnoler, discuter, rêvasser, regarder, se promener, probablement rêver, voire réfléchir. Certes il y a des périodes de disette, de transhumance ou de migration, mais en moyenne ils ont du temps.

    Alors comment ça se présente chez nous. Globalement le temps passé à la recherche et à la consommation de nourriture est assez limité, en tous cas pour la collecte. Un peu plus pour la consommation. Celui de la construction d’habitation est nul, sauf une fois dans la vie pour la première maison des jeunes avec assez de courage pour se réserver les finitions qui, du coup, ne sont jamais finies. Celui de l’accouplement est très faible et très irrégulier sauf rares exceptions avec peu de festivités préliminaires, très rarement collectives.

    Et pourtant le temps pour dormir, somnoler, rêvasser, rêver et surtout réfléchir, manque cruellement ou tout au moins est très contraint. Quel est le schmilblick ?

    Bon tout vient d’un paradoxe énorme : les gens ne travaillent pas pour eux. Les animaux ne font que ça, pas nous. A quelques rares exceptions près, les hommes conçoivent, étudient, fabriquent des choses pour les autres, d’autres qu’ils ne connaissent même pas. Ils s’occupent très peu de chercher leur propre nourriture, même pour leurs petits. Ils se contentent d’attendre qu’on leur donne de l’argent pour leur travail. Et après c’est un peu la pagaille, allant de la misère au gâchis.

    Personne ne se préoccupant de sa nourriture, de son logement, de ses petits, de leur éducation et de la construction de son territoire, la porte est ouverte aux bandits, profiteurs, margoulins, beaux parleurs qui surfent sur nos besoins. En fait ce n’est pas notre argent que nous donnons quand nous achetons de la nourriture ou un moyen de locomotion, c’est notre travail, c’est-à-dire notre temps. Et le fait de vendre son temps n’est pas du tout neutre. Le temps c’est la seule richesse partagée équitablement entre tous les individus. Et cette denrée qu’est ce que nous en faisons : nous la dépensons sans compter à travailler pour les autres en échange de quelques pièces de monnaie. L’idée que du coup il y en a qui travaillent pour nous n’a jamais marché et n’a même aucun sens.

    Je ne dis pas que tout le monde doit devenir paysan-artisan-conteur, mais quand même à force de travailler en aveugle il serait temps de se demander si l’on ne pourrait pas travailler un peu plus pour nos propres demandes, pour nos propres besoins. Le travail est une notion récente dans l’aventure humaine.

    Et ça ne durera peut-être pas très longtemps.

    Michel Costadau

  • Collabo

    Collabo

    Bon c’est pas nouveau, vous le savez par cœur : notre société est sous le contrôle de la finance qui a acheté la classe politique et les médias. Mais la finance c’est complètement anonyme. On connaît quelques noms pour amuser la galerie mais la majorité agit dans l’ombre et se cache plutôt de la foule. Il est quasiment impossible de lutter contre eux puisqu’ils verrouillent le système. Ils ont le pouvoir : l’argent, et le moyen de le conserver : les élections. C’est comme si vous vouliez gagner au bowling avec des balles de ping-pong. On comprend facilement que devenir calife ne peut se faire qu’en entrant complètement dans leurs pratiques et n’être plus qu’un des leurs, contrit peut-être mais pourri à coup sûr. Il est clair que se targuer de ses seules idées, aussi excellentes soient-elles, pour renverser la machine, c’est pot de fer contre pot de terre, ce qui veut bien dire que le problème n’est pas d’hier.

    Les médias, par contre, on les connaît presque tous mais il ne suffit pas de lancer un journal ou une télé réfractaire pour qu’il soit lu ou qu’elle soit vue. Si vous parlez de la misère du salariat  ou des lacunes de la justice, vous aurez moins d’audience que le type, que personne ne connaîtra jamais, qui a gagné au loto. C’est juste un constat.

    Tout ça pour dire que cette situation dictatoriale, complètement subie, fait de nous tous des collabos. J’aime bien ce mot car il a encore une mauvaise connotation et l’avantage de recouvrir un amalgame assez hétéroclite de gens qui collaborent plus ou moins efficacement avec le pouvoir. Alors ceux qui se prônent indemnes du système, du genre écolo, bio, équitable, zen ou neutre sont des illusionnistes hypocrites et dangereux de surcroît car le refus de la réalité n’a jamais fait avancer une cause. Et c’est à eux qu’ils mentent d’abord par faiblesse en général, bien qu’il y en ait qui le fassent en toute connaissance de cause. Ceux-là sont de vrais traitres.

    Alors il y a les collabos actifs de première ligne, indécrottables, de père en fils, pas tous fascistes mais qui finissent par le devenir : c’est la police. Dans la même catégorie on trouve les centres de recherche sur les armes, les virus, les génomes et certains algorithmes : ça fait quand même un bon nombre de concepteurs ou d’administrateurs coupables. Et toujours dans cette catégorie il y a bien sûr tous ceux qui fabriquent l’information vaccinée politiquement et la diffusent sans vergogne avec des images en couleur. Tous ceux-là n’ont pas d’excuses, ils nous font mal sciemment et camouflent leurs actes avec la bénédiction de la caste : maintien de l’ordre, progrès scientifique, faire la part des choses, défense des travailleurs, discipline républicaine et autres calembredaines.

    Mais il y a aussi des collabos de deuxième ligne, le back-office si vous préférez. Ce sont les réconciliateurs avec le système, genre psychanalystes, sectes, religions en général, ONG et certains philosophes vendus qui récupèrent le mal être des gens pour les ramener dans le droit chemin du système. Ceux-là sont moins violents que la première ligne mais ils sont plus pernicieux, hypocrites et en général subventionnés.

    Il  y a aussi les collabos conjoncturels qui font un écart momentané en écrasant les autres pour monter, pour réussir, pour arriver souvent le premier au cimetière, ce qui ne les excuse pas du tout. Par exemple on trouve là les personnes qu’on a dit être à risques, les vieux qui ont regardé d’un mauvais œil ceux qui n’ont pas de masques et qui dénoncent les petites fêtes musicales de leurs voisins par méchanceté, par peur. Ceux-là se font peur à eux-mêmes et sont scotchés devant les écrans en espérant que pleuvent les restrictions, les amendes, les privations de liberté, eux qui n’ont jamais été libres mais seulement lâches et soumis.

    Et, vous vous demandez à juste titre où est ce que vous êtes dans tout cela. Eh bien si vous ne rentrez dans aucune des catégories précédentes vous êtes tout simplement des collabos passifs. Ca ne me plait pas beaucoup, ce n’est pas glorieux et c’est même difficile à supporter mais c’est comme ça.

    Michel Costadau

  • Promenade

    Promenade

    On se promène avec les pieds, c’est sûr, mais surtout avec les yeux. C’est fou ce que l’on peut observer le long des chemins. Après la pluie, on trouve sur les feuilles jonchant le sol des perles d’eau, mystère d’équilibre puisque rien n’entoure cette bulle liquide et mystère de pureté transparente et brillante à la fois. Il y en a des petites presque rondes mais aussi de plus importantes qui se tassent sous leur propre poids mais sans s’étaler.

    Tiens le ruisseau ne charrie plus ses flots terreux, comme dans les inondations, mais une eau presque claire, signe que le ravinement de surface des champs est fini et que c’est la nappe qui l’alimente. L’écoulement du ruisseau paraît presque figé avec ses fortes courbures et ses remous à liseré blanc qui restent toujours au même endroit mais qui paraissent remonter le courant sans bouger.

    L’eau n’est pas froide. C’est vrai qu’il a fait chaud cet automne et il y a même des bourgeons qui ont commencé à gonfler sur la vigne, les rosiers et les pivoines. Heureusement que quelques gelées matinales ont stoppé le processus et que cela ne concernait que quelques bourgeons terminaux. Visiblement tous les autres sont restés bien clos.

    Ici il y a des traces de pattes. Sangliers et chevreuils sont assez faciles à reconnaître mais je confonds un peu celles des chiens et des blaireaux. Suivre des traces me surprend toujours par leur brusque apparition ou disparition. On peut les voir pendant plusieurs mètres et puis d’un seul coup plus rien, comme si l’animal s’était envolé, où alors retourné mais on verrait le piétinement ou les doubles traces d’aller et retour. C’est vrai que les sauts que font les chèvres sont si impressionnants qu’il est facile de comprendre comment perdre leur trace. Celle d’un chat on n’en voit presque jamais, ou alors sur le capot des voitures. C’est fou ce que ces félins aiment la chaleur.

    Je me dis que chien et chat ça commence par che, comme cheval et champs. On dirait que la ferme a forcé sur le che. Il y est aussi dans chèvre et vache et cheminée et chenet. Bon ça n’a peut être aucune logique mais quand même ça en fait pas mal auxquels je pense en suivant mon chemin.

    Souvent il faut enjamber une branche cassée ou même un arbre couché. Les arbres morts tiennent très longtemps debout perdant petit à petit toutes leurs branches en commençant par celles du haut, et puis d’un seul coup de vent ils se cassent en mille morceaux, déjà à moitié rongés par de petits organismes souvent invisibles. A vrai dire, ceux qui ont une grande taille se couchent les uns sur les autres en tombant, rendant le passage difficile sauf pour les animaux qui se faufilent très bien. C’est là encore un paradoxe moderne que la désertification des campagnes a entraîné le développement de la faune sauvage qui du coup fait des dégâts dans les cultures ou dans les élevages, amenant les pouvoirs publics à autoriser la destruction de ces dits nuisibles.

    Comment l’homme va-t-il réoccuper la nature alors qu’il ne fait que s’entasser en ville dans des grottes de béton et de goudron. C’est vrai qu’en ville il y a le travail. Mais le travail c’est exactement le contraire de la promenade, ça fatigue les yeux au lieu de les nourrir.

    Michel Costadau

  • L’Etat

    L’Etat

    Je viens d’entendre parler d’une nouvelle initiative de l’État pour transférer vers les citoyens les délits environnementaux. J’espère exagérer un peu car il n’est, pas encore, défini précisément de délit. Nous devons donc plutôt parler de tendance. Alors quelle est la tendance ?

    Il y a d’abord un aspect concernant l’utilisation de tous types de produits.

    Jusqu’à maintenant, l’État était, plus ou moins, garant que tous les produits vendus au consommateur étaient « autorisés » c’est-à-dire conformes aux lois en vigueur et sans danger. En particulier sans danger pour la vie humaine et dans une certaine mesure pour la vie tout court et pour la nature. A condition bien entendu d’en respecter l’usage. L’État ne veut pas être accusé d’avoir autorisé la vente de couteaux au prétexte que certains s’en servent pour en tuer d’autres. Évidemment cette notion de bon usage des produits suppose que l’utilisateur non seulement en connaisse le fonctionnement mais aussi connaisse ses dangers potentiels. Et là il y a un sérieux problème car le business a tendance à cacher de plus en plus la nocivité de ses produits et l’État est de moins en moins diligent pour en interdire l’usage.

    Il y a aussi un aspect lié au fonctionnement de divers sites de production permanents ou périodiques. Disons que, avant, l’État était garant qu’une usine ne polluait pas trop ou tout au moins sans danger pour le personnel et autres voisinages. Bien sûr c’était une position théorique puisque dans la pratique l’État autorisait à peu près n’importe quoi. Mais enfin il était possible, non sans mal, de se retourner contre les pouvoirs publics. De même l’État se faisait fort d’édicter des normes que devaient respecter les entreprises et tous types d’engins en circulation rejetant des tas de choses dans l’air, dans l’eau ou dans la terre.

    Bien bien, tout cela est donc en train de changer en inversant la responsabilité. L’Etat ne voulant plus protéger les citoyens dit que c’est aux citoyens de se protéger eux mêmes. Ah bon mais je croyais que l’État c’était un peu nous avec nos impôts, nos services publics, nos fonctionnaires, le tout contrôlé par nos représentants. Est-ce que ça veut dire que l’on ne peut plus compter sur l’État ?

    Ben oui et même pire que ça : si tu habites près d’une usine émettant des substances dangereuses c’est à toi de mettre des filtres dans ta clim et dans ton circuit d’eau. Dans le cas où tu n’en mettrais pas et que toi ou quelqu’un des tiens se plaindraient, voire seraient victimes de maladies, tu serais accusé de t’être exposé en connaissance de cause à un danger. Un peu comme un suicide. Il en est de même de n’importe quel produit que tu achètes. S’il s’avère dangereux, tu n’aurais pas dû l’acheter et tu risques d’être accusé, par exemple, de pollution ou d’empoisonnement si c’est le cas. Ça craint vraiment.

    Alors voila c’est ça la tendance. Elle vient évidemment d’assez loin : Seveso, hépatite, amiante, AZF, Tchernobyl, CO². Ceux qui parlent encore d’État providence n’ont pas compris que l’État, étant aux mains du business est devenu notre geôlier, notre ennemi avec sa justice, son armée et ses polices.

    D’ailleurs dans l’épisode récent du virus, personne n’a eu l’idée d’accuser l’État de ne pas avoir protégé nos frontières, empêché notre pays d’être envahi et d’avoir, ainsi, d’entrée de jeu perdu la guerre. Mais que fait l’armée ? Clairement personne n’attend plus rien de l’État.

    Que des ennuis.

    Michel Costadau

  • La Solitude

    La Solitude

    Ouf c’est fini. Les vaccinations ont commencé et le virus s’éloigne de nous comme un petit navire qui quitte lentement le port. Il y aura encore des victimes saisonnières mais psychologiquement nous sommes en train de changer de soucis. D’une certaine manière c’est dommage parce que c’était un sujet facile. A vrai dire les sujets faciles ne manquent pas : la cheville de Biden, les photos des violences policières, les pannes des télésièges, mais la période qui précède m’inspire aussi une réflexion sur la solitude. Surtout celle des personnes âgées.

    Clairement c’est l’isolement qui est l’entrée de ce chemin où l’on finit par se retrouver seul sur une chaise à contempler la table vide.

    Etrangement les jeunes ne peuvent pas ressentir la solitude. Ils peuvent être malheureux, ne pas savoir quoi faire, s’embêter, gueuler contre les parents, les grands ou les copains, mais pour éprouver la solitude il faut avoir créé une distanciation avec soi, il faut pouvoir se parler à soi-même. Et alors quand on n’a que soi pour discuter ou se raconter des histoires, ça s’appelle la solitude.

    Le plus souvent c’est extrêmement passager, quelques heures ou quelques jours, mais quand les circonstances s’en mêlent ça peut devenir répétitif, chronique et beaucoup moins drôle. Car le fait de voir des gens, même plusieurs fois par jour ne permet pas toujours de faire vivre un lien suffisamment fort avec la société des humains. C’est quand on ne ressent de la part des autres que des relations d’assistance, que la solitude arrive et devient pénible.

    C’est vrai la solitude est seulement un sentiment mais c’est le mal-être le plus existentiel de l’homme. En fait notre nature totalement sociale nous rend insupportable de n’exister que pour soi, d’exister seul. Paradoxalement ce ressenti ne conduit pas au suicide ni à la dépression mais à l’étiolement. A la lente dissolution de l’être dans un labyrinthe moral sans repères. Et la fin de vie offre beaucoup d’occasions de cette dilution dans l’absence, dans le vide.

    Du coup il est facile, de se rendre compte que le concept de maison de retraite est foncièrement dévastateur. C’est la destruction systématique de tous les repères. Là, les gens n’ont pas la clé de chez eux. J’ai dit les gens, mais j’aurais voulu dire les habitants. Oui il y a des gens qui habitent en maison de retraite et non seulement ils n’ont pas la clé de chez eux, mais ils ne peuvent ni fermer ni ouvrir aucune porte et surtout pas celle qui conduit dehors, plus précisément conduirait dehors, car outre qu’elle leur est interdite, ils se l’interdisent eux mêmes. En général ils ne connaissent personne, ils n’ont aucune responsabilité et en plus, comble de la déchéance, on est très gentil avec eux.

    Alors il ne s’agit pas d’opposer le « rester chez soi » à « être en maison de retraite », mais de comprendre qu’il n’y a pas d’âge pour être irresponsable, même pas de soi.

    Evidemment la solitude n’est pas une maladie et donc ne se soigne ni avec des remèdes ni avec des tours de magie, mais une piste de solution est là : même en maison de retraite il faut quelqu’un dont s’occuper. Car pour s’occuper d’eux on s’occupe d’eux, mais il n’y a pas de réciproque.

    Et dans la vie sans retours, sans échanges, sans partages personne ne peut continuer à exister.

    Michel Costadau

  • Illusion

    Illusion

    Les croyances ont, hélas, toujours le vent en poupe. Mais le fin du fin aujourd’hui est plutôt le faire croire. L’illusion. Et il y a pour cela tout un tas de techniques assez élaborées inspirées du marketing.

    Par exemple : faire croire que les animaux proposés à la consommation sont indemnes des épidémies, virus, grippes, maladies diverses qui adviennent régulièrement. La méthode est simple : en cas d’épidémie, médiatisation de l’abattage des troupeaux soi-disant contaminés, avec incinération des cadavres. Il convient-là de juxtaposer les images de bennes pleines de bêtes gonflées avec la détresse de l’éleveur qui ne comprend rien. Bien sûr ne pas parler de l’indemnité indécente qui lui est allouée. Le dernier épisode dans toutes les mémoires est celui dit de la vache folle. Un grand nombre de bêtes en excellente santé ont, ainsi, été éliminées juste pour ancrer chez le consommateur l’idée de l’éradication. C’est une sorte d’exécution sanitaire. C’était d’ailleurs déjà une épidémie mettant en cause les barrières entre espèces, en l’occurrence les poissons et les mammifères. Pour les grippes aviaires ou porcines, voire la tuberculose bovine, une illusion supplémentaire s’est développée, à savoir la responsabilisation de la faune sauvage. Cela permet d’étaler médiatiquement des tas de protections à base de barrières, de toitures et d’électrification double sens. Evidemment les élevages en plein air sont momentanément interdits même si le label ne change pas.

    Bel exercice d’illusionnisme, aussi, est le fonctionnement des politiques par rapport au virus. Là il s’agit de faire croire que le gouvernement gère très bien l’épidémie. Clairement si c’étaient des gens qui voulaient notre bien, tous les ministres devraient être à Pékin pour apprendre les méthodes qui ont réussi à limiter les victimes. Au moins pour comprendre, adapter et améliorer. Mais le pouvoir ne veut pas du tout notre bien, il veut seulement être réélu. Alors la technique est, là aussi, simple, il suffit de prendre des mesures, n’importe lesquelles mais des mesures, et plus elles sont pénibles plus l’idée qu’elles sont nécessaires leur est associée. C’est la vieille antienne catho : souffrir pour gagner le paradis, souffrir pour être belle, souffrir pour sauver la patrie. On a déjà beaucoup donné mais apparemment ils en veulent encore. Les personnes âgées souffrent, mais c’est pour notre bien, les restaurateurs, les écoliers, les commerçants, les enfants de la balle, les avionneurs souffrent, mais c’est pour notre bien. Le pouvoir est donc tout le temps en train de prendre, modifier, enlever, ajouter des mesures, car il ne faut surtout pas laisser croire que l’on ne fait rien. A cela il faut ajouter la sauce de l’efficacité des mesures, et ce n’est pas trop difficile puisqu’il suffit de choisir le bon paramètre, quitte à l’inventer. Enfin il faut faire croire que les victimes sont dues au non respect des mesures par la population. Au final c’est notre faute, les mesures sont excellentes mais les gens ne les appliquent pas. C’est une sorte d’auto-bénédiction.

    Dans le même genre, mais plus rigolo, on a : faire croire que votre argent à la banque est bien protégé, et que votre compte en banque est à l’abri des bandits. Bon, déjà il est clair que votre argent n’est pas dans la banque. Votre argent c’est une ligne dans un fichier. L’accès à cette ligne est facile pour le banquier qui le consulte plusieurs fois par jour et pour tous ceux qui manipulent ces fichiers avec ou sans bonnes intentions. Mais pour faire croire que cet accès est protégé, ils ont inventé pour nous des mots de passe abracadabrants. La dernière mode est de devoir le changer régulièrement, ce qui revient à ne pas s’en souvenir et donc à l’écrire quelque part, ce qui est le contraire du but recherché. Il y a aussi, l’interdiction de prendre les deux derniers codes utilisés. Heureusement cela se contourne aisément en changeant instantanément le code deux fois de suite afin de revenir toujours au même ce qui est plus facile et n’est pas détecté par le logiciel de soi-disant protection. J’adore les mots de passe à 12 caractères minimum dont majuscules, minuscules, chiffres, signes de ponctuation, signes spéciaux, chiffres non consécutifs. Il y a aussi ce qu’ils appellent l’authentification forte c’est-à-dire que d’un seul coup ils vous demandent de saisir un code qu’ils viennent de vous envoyer sur le mobile. Le temps de descendre à la salle à manger prendre le téléphone sur la fenêtre, sortir pour essayer d’avoir un peu de réseau, attendre que ça connecte si ça le fait, recevoir le sms, remonter pour saisir dans la petite fenêtre, on voit apparaître transaction impossible time over.

    Et tout ça c’est rien que pour nous embêter. Mais, ça, ils savent très bien le faire.

    Michel Costadau

  • Tapis

    Tapis

    LE BÉOTIEN ET LE PHILOSOPHE

    -Tiens, bonjour, dites-moi c’est bien vous qui m’avez parlé de laïcité l’autre jour ?

    -Oui c’était sur une question de maillot de bain,

    -Ah vous faites dans la mode ?

    -Euh non, c’était à propos de religion,

    -De ….. ah oui je me souviens, le sujet est encore sur le tapis ?

    -Le tapis de prière vous voulez dire, parce qu’on ne parle que de ça,

    -Bon alors c’est quoi le souci,

    -Ben si les religions c’est bon, pourquoi ne pas les subventionner et si c’est mauvais pourquoi les autoriser?

    -Ah, vous savez il n’y a pas de bonnes religions et encore moins de meilleure. Elles ont seulement pour objet l’asservissement et surtout l’acceptation de l’asservissement,

    -Ah bon mais alors pourquoi ce n’est pas interdit ?

    -Parce que chaque religion a son église et son réseau si vous voulez. Ces églises et ces sectes sont riches et donc puissantes et on ne peut pas les combattre de front, mais seulement par des idées,

    -Ben justement les hommes se posent des questions sur le sens de la vie ou l’origine du monde,

    -Mais bien sûr et c’est exactement pour cela que ces mêmes hommes ont inventé la philosophie,

    -Alors la philosophie c’est comme une religion,

    -Non, la religion n’apporter que des réponses sans aucun fondement. Elle se caractérise par l’utilisation exclusive de croyances,

    -Et la philosophie alors ?

    -La philosophie pose surtout beaucoup de questions et utilise le raisonnement, la logique et l’expérience pour progresser dans la connaissance. C’est elle qui a remis en cause les croyances, et c’est pour ça qu’elle est enseignée,

    -Mais les sectes enseignent la religion dès la maternelle, alors que la philosophie a pratiquement disparu de l’école,

    -Oui tous les pouvoirs jugent que ce qui fait réfléchir les gens est dangereux pour eux et donc l’évitent plutôt que de l’encourager,

    -La laïcité affichée par l’État est donc une simple hypocrisie,

    -Tout à fait clairement, l’État et les religions travaillent la main dans la main, mêmes objectifs mêmes méthodes,

    -Mais alors pourquoi c’est haro sur les imams et pas sur les curés ?

    -Ça c’est purement politique de la part du pouvoir pour essayer de récupérer les votes Le Pen, ça n’a aucun rapport avec la religion,

    -Pourtant c’est l’État qui a inventé la laïcité,

    -Non, en fait ce sont les philosophes qui ont inventé la laïcité, mais les cathos l’ont récupérée pour obtenir la liberté de culte. Seulement, cinquante ans plus tard ils n’avaient pas prévu qu’en amenant de la main-d’œuvre à bas prix de pays étrangers, cette main-d’œuvre amènerait aussi sa religion,

    -Pourtant l’État n’arrête pas de dire qu’il ne s’occupe pas de religion,

    -C’est l’inverse qu’il faut considérer,

    -Là je suis un peu perdu, l’inverse de quoi,

    -Ben la séparation des Églises et de l’État, ça veut dire la séparation de l’État et des Églises,

    -…………………………………je crois que je suis d’accord,

    -Ça veut dire que si l’État ne se mêle pas de religion alors les religions n’ont pas à donner de consignes de vote,

    -Mince vous pensez aux US, c’est vrai que là-bas tout est mélangé,

    -Je pense surtout à nous, car c’est la même chose qu’aux US mais caché, c’est-à-dire avec le mensonge en plus.

    Michel Costadau

  • Tests

    Tests

    C’est rare, très rare que je vous félicite. J’aurais plutôt tendance à vous houspiller pour votre mollesse et votre lenteur. Mais là bravo, oui je vous dis bravo : vous avez détourné le re-confinement, vous avez réagi, vous vous êtes adaptés. Certes toujours pas de resto, de ciné ou de concert, mais vous avez dompté les autorisations, les fermetures, les rencontres et les distractions et c’est bien. Moi j’ai quand même toujours le même ras le bol sévère. Ça déborde. Ça coince, Ça couine.

    Pourquoi ? Ben, clairement, il devient de plus en plus difficile de simplement penser, de réfléchir, tant l’agitation désordonnée et stérile du gouvernement nous met dans la confusion. Vous allez me dire que j’ai bonne mine à faire des réflexions alors que je dis que c’est pas possible. Bon on verra ça plus tard.

    Donc maintenant ils veulent gérer avec les tests et non avec les décès, bof, mais c’est eux qui ont la clé des tests : leur nombre, la durée de leur analyse, leur fiabilité. Quand ils veulent faire croire que ça se propage on augmente le nombre de tests. Quand ils veulent faire croire que ça baisse, on diminue le nombre de tests. C’est simple.

    Vous voulez un exemple : en ce moment le mot d’ordre est de dire que ça baisse. Alors quand il y a un cas déclaré dans une classe…..ben on ne teste pas la classe, ni l’école, ni les parents, oui il pourrait y avoir d’autres cas et ça pourrait faire croire que ça augmente….non on attend, oui on attend et si quelques uns de plus doivent mourir parce qu’on n’a rien fait et bien c’est pas grave puisqu’on ne pilote pas par les décès. C’est comme ça.

    Vous vous souvenez peut-être du billet « Décisions » du mois de septembre où il était indiqué qu’il n’y a pas que quelques décideurs dans le monde mais que tout le monde est amené à prendre de grandes décisions pour mener sa propre vie. C’est d’ailleurs une composante de base de la vie en société, que les individus agissent, réagissent en fonction des évènements. La vitalité d’une société se mesure à la réactivité de ses membres. Encore faut-il faire un tout petit peu confiance aux gens pour leur laisser les moyens de savoir, de penser et ensuite d’agir.

    Oui mais, maintenant, comment faire pour aligner trois idées sur le meilleur comportement à adopter quand déferle quotidiennement un flot d’informations impossibles à vérifier, à relier ou même à comprendre. L’avalanche médiatique nous oblige à ne vivre que dans l’immédiateté et dans l’incompréhension. Nous ne vivons plus la réalité, nous sommes seulement assourdis par le nuage de bruit que le pouvoir pose sur elle. Cela est voulu délibérément, c’est même une méthode de management. Noyer les gens sous des nouvelles est le quotidien qui nous est imposé.

    Tant que nous n’avons aucune initiative à prendre ça va à peu près, mais comment prendre les bonnes décisions quand il nous est interdit de décider.

    Néanmoins la question demeure de savoir si le pouvoir connait la réalité, notre réalité, s’il nous fait confiance pour trouver les bonnes pratiques et s’il comprend que la société c’est nous, ce n’est pas lui.

    Michel Costadau

  • Vote

    Vote

    Comme annoncé dans le billet « Raison » du 19 septembre 2020, Trump a été largement battu. Certes beaucoup se réjouissent, en France, de voir cet illuminé éliminé, mais qu’y a t il réellement de bon là-dedans et pour qui ?

    Il y a au moins une chose qui est désastreuse pour tout le monde c’est l’ambiance de tromperies en grand qui entoure ce scrutin. Or le vote est le point d’orgue de tous les pays qui se réclament de la démocratie, surtout ceux qui le sont le moins. Alors je me demande si les US sont encore le fer de lance de la liberté des peuples dont ils se parent pour dominer le monde. Réponse : non bien sûr.

    Car il y a des évidences qui s’imposent : les US sont le siège des pires ségrégations que connaît un pays : envers les noirs, envers les hispano, envers les prisonniers, envers les femmes, envers les idées politiques. La grand-messe médiatique à laquelle nous venons d’assister est d’abord une consécration du bipartisme qui est le complet détournement de la démocratie. C’est la solution qu’a trouvée la finance pour que rien ne change jamais.

    Mais est-ce que, justement, le nouvel élu va changer quelque chose à cela : surement pas. Il y aura probablement des mesures homéopathiques pour complaire aux mouvements communautaristes, mais aucun vrai changement, comme la liberté d’inscription sur les listes électorales. Oh je ne dis pas que les Américains ont mal voté, non c’est le vote lui-même qui est biaisé. Là-bas comme ailleurs.

    Par contre sur le plan international, là oui il peut y avoir quelques évolutions dans les rapports des US avec le reste du monde.

    Renonçant maintenant et momentanément à s’enfermer dans leur tour d’ivoire, les US vont probablement participer à nouveau à diverses instances internationales, économiques comme l’OMC ou culturelles comme l’UNESCO. Peu d’évolution à attendre dans les rapports avec l’Asie, sauf peut-être un nouveau rapprochement avec le Japon. Les rapports avec la Chine vont rester difficiles mais l’échec de Trump dans ce domaine va certainement amener le nouvel élu à plus de dialogue et à plus ….. d’échanges.

    Je ne suis pas surpris que les médias européens et donc français se réjouissent de cette élection, mais ils sont à coté de la plaque. Disons plutôt que les choses ne vont pas évoluer favorablement pour nous, sauf pour les British. Oui les US vont à nouveau s’intéresser à l’Europe. Pendant quelques années ils nous ont laissés tranquilles mais ça pourrait bien changer. L’Europe a montré, durant les 4 dernières années , toutes ses fissures qui se sont révélées au grand jour avec le virus. Fini le dollar faible, fini les discussions avec les GAFAM, fini les accords bilatéraux, fini les retraits américains de l’Europe de l’Est..

    Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain car, aux US, il règne indubitablement un esprit de liberté au niveau individuel beaucoup plus grand que dans les pays européens, par exemple. Mais il y a aussi une confiscation de la vie politique qui empêche les citoyens de s’exprimer. Car vous le savez il y a peu de votants aux US, à peine plus de 50 % et cela depuis longtemps. Certes pour la présente élection un taux de 60 % a été dépassé, mais ça reste maigre.

    Dommage, à part la Grande-Bretagne, que personne n’ait profité de l’épisode Trump.

    Ca ne reviendra pas souvent.

     

    Michel Costadau