Catégorie : Classe politique

  • EducNAt

    EducNAt

    Je suis sûr que vous avez le sentiment qu’il se passe des choses dans notre pays. Eh bien moi aussi j’ai ce sentiment mais, hélas, je suis tout aussi sûr qu’il ne s’agit pas des même choses.

    Vous le savez, la responsabilité la plus importante dans la vie c’est l’éducation, l’enseignement, l’apprentissage, la formation, la transmission de connaissance. Et justement là oui là… il se passe des choses.

    En vrai, qui ose encore parler de l’Education ex Nationale, alors que nous assistons à un naufrage en direct avec sons, images et vidéos. Rien ne manque. Naufrage sciemment, délibérément, scientifiquement organisé depuis des dizaines d’années. Oui depuis longtemps en plus.

    Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

    Ce qui ne va pas c’est la réalité : les 12 ans que chaque enfant passe en classes, en sorties, en sport, en atelier ou en bibliothèque, ne servent qu’à les occuper pendant l’absence de leurs parents. C’est en fait une vaste garderie. Même si ça semble enfoncer des portes ouvertes, il faut rappeler que l’autorité des maîtres et des professeurs est un lointain souvenir, que les programmes sont une galéjade qui ne fait plus rire personne, que les vacances scolaires sont exclusivement organisées en fonction du business touristique, que les diplômes ne donnent plus de travail depuis longtemps, que les niveaux baissent lamentablement chaque année, et que la citoyenneté chère à nos pauvres politiques n’est pas une matière enseignée.

    Eh oui, ce ne sont pas les maîtres mais les élèves qui font la loi, sachant que les proviseurs et directeurs ont la consigne de toujours donner raison aux parents, ce qui revient à récompenser les fauteurs. Or, sans un minimum ou plutôt un maximum de calme et d’écoute, c’est-à-dire d’autorité, l’éducation est impossible. Certes, la catastrophe est peut-être encore plus flagrante dans les collèges que dans le primaire et les lycées, mais elle est partout.

    Je vous parle là de moyenne ou plutôt de majorité, car c’est sûr il y a des extrêmes. D’un côté ceux que le système scolaire détruit totalement et dégoûte de la connaissance et du travail, et qui se retrouvent en prison ou marginaux avant leur majorité, et d’un autre côté ceux qui ont surfé sur les études sans faire de vagues…..et qui auraient très bien pu se passer de l’école.

    Mais le résultat est là : il n’y a plus d’Education Nationale.

    Comment en est-on arrivé là ? Vous allez me dire qu’il y a le constant manque de moyen humains et matériels ainsi que des réformes sans queue ni tête et, d’ailleurs, c’est uniquement de cela dont tout le monde parle. Mais là n’est pas la cause de ce massacre, ça ce n’est que le moyen.

    La cause est tout simplement que notre société n’a plus de projet éducatif et ne veut pas en avoir. Eh oui le contenu à donner aux études et aux apprentissages dépend uniquement de l’objectif recherché. Quel type de société projetons-nous et quelle place voulons-nous donner aux hommes et aux femmes dans notre société ? Allo je vous entend mal, quoi, vous ne dites rien. Oui c’est ça : rien, car plus aucun aucun projet éducatif n’habite notre pays.

    Nous ne voulons pas former des hommes et des femmes doués d’un peu de jugement, mais des travailleurs dociles, des consommateurs peu avisés et des électeurs crédules. C’est à cela que sert le budget de la nation.

    En conséquence, l’Etat préfère payer et subventionner des écoles privées plutôt que de faire fonctionner un système démocratique d’éducation. Car il est beaucoup plus facile de déléguer un service public que de l’assurer.

    Essayez de trouver qui, dans toutes nos institutions, va réfléchir et chercher à dispenser à tous les jeunes citoyens un bagage éducatif. Personne. En fait nous sommes encore au Moyen Age. Nos élus ont peur que l’éducation permette aux gens de prendre conscience et de découvrir que notre société ne pratique qu’une fuite en avant éperdue et suicidaire. Il faut, par-dessus tout, empêcher les jeunes de penser, voilà la politique que pratiquent nos dirigeants.

    Soit dit en passant, si encore les écoles privées, n’étaient pas confessionnelles ça serait un peu plus acceptable mais presque toutes sont aux mains des religions. Parce que privé et laïque ça peut fonctionner mais confessionnel et laïque y a un gros problème. Et ça tombe bien, si j’ose m’exprimer ainsi, parce que le prochain billet est sur la laïcité.

    Michel Costadau

  • Patrick Mignard

    Patrick Mignard

    Je suis complètement sidéré par cette condamnation, en appel, de Patrick Mignard pour diffamation. Que s’est il passé ? Apparemment il a affublé le maire d’une petite commune du titre d’ogre, sa femme de sorcière, et leur fils et leur fille de légèrement demeurés. Cela non pas en réunion, ni dans un tract électoral, mais dans un conte moyenâgeux très court paru sur un des sites où il intervient. Je ne sais pas si c’est vrai, et personne ne le sait bien sûr. Bon, certes c’est pas très gentil, mais il fait ça toute la journée et, en général, pour des personnages beaucoup plus haut placés, qui c’est vrai, s’en fichent complètement.
    En fait, il dessine, vous savez, le petit nuage avec un visage de Coluche en haut, c’est lui.
    Et le village en question est un tout petit village, moins d’une centaine d’habitants et de votants. Et c’est là qu’est le problème. Ces villages donnent tous lieu à des fonctionnement archaïques du type clan. Un groupe de population, souvent agricole et ancré localement, s’érige en clan et domine la vie du village. Le conseil et le maire sont alors non pas choisis par la population, mais cooptés par le clan. Bien sûr, il y a des élections comme partout, mais le résultat est décidé avant. Souvent aussi il y a quelques trouble-fêtes qui sont, en fait, les bienvenus pour faire ressembler le tout à un peu de démocratie. Mais, d’une manière générale, il est difficile de prospérer si l’on n’appartient pas, plus ou moins, au clan. Bien sûr il peut aussi y avoir plusieurs clans et des guerres de clans, ce qui somme toute est assez démocratique, mais ça n’arrive pas souvent. Cet état de choses n’est pas le fruit de calculs machiavéliques mais tout simplement le résultat des vagues successives de désertification puis de repeuplement qu’a connu  la campagne. C’est la réalité.
    Alors, voilà que Patrick  Mignard met ça en musique et fait trois ou quatre petites nouvelles sous le nom révélateur de Merlin l’emmerdeur.
    Et donc, que les intéressés se soient reconnus dans les personnages du conte en question, c’est normal c’est fait pour ça. Qu’ils aient porté plainte c’est encore normal, puisqu’ils n’ont aucunement l’intention de changer d’attitude et souhaitent seulement continuer comme avant. Je suis, donc, sidéré par le comportement de la justice, enfin je ne sais pas trop comment l’appeler. Car ce jugement est incompréhensible.
    Que la justice soit un régulateur de la vie en société me paraît normal. Eviter les abus sur ceux qui sont faibles ou malades ou en difficulté : normal. Eviter que ceux qui ont plus se voient dérober une partie de ce qu’ils ont : normal. Permettre que les écrits engageants soit respectés et sanctionner ceux qui ne respectent pas les lois connues : normal.
    Mais dédommager un édile pour la dérision dont il est victime alors là ça ne passe pas, c’est pas du tout normal. Bien sûr ce n’est pas drôle de se faire traiter de sorcière ou de demeuré, mais c’est la règle du jeu en société. Non seulement on a le droit de penser ce que l’on veut de x ou de y, mais on a même le droit de le dire et de l’écrire. S’il y a une limite c’est quand ça devient du harcèlement ou quand on cherche à devenir une espèce de baron noir et que l’on fait de la nuisance un vrai job.
    Et là, justement, il n’en manque pas, suivez mon regard. Seulement de ceux-là, la justice ne s’occupe pas puisqu’elle est à leur service.
    Michel Costadau
  • Bitcoin

    Bitcoin

    J’ai eu plusieurs questions sur les crypto-monnaies. C’est pas très intéressant, mais bon on y va.
    Est ce que le ₿ est une monnaie. Réponse : non. En fait, c’est d’une certaine manière de l’argent comme le sont les tickets-restaurant ou les jetons du casino, mais trop variable. Aussi ce qui lui manque c’est qu’il en est prévu une quantité limitée. Une monnaie ne peut pas obtenir de valeur par sa rareté et est donc par principe en quantité illimitée. Or, à l’heure actuelle, il semblerait que cette rareté lui confère une certaine valeur. Si jamais l’émission de ₿ pouvait recommencer, alors la question se poserait, mais ce n’est pas le cas pour le moment.
    Bon d’accord, mais alors si ce n’est pas une monnaie, qu’est-ce que c’est ?
    C’est, tout simplement, une valeur, peut-être comme l’or mais plutôt comme un objet d’art. Et une valeur ça peut varier. C’est le principe de la brocante. Certaines choses ont une valeur à un moment donné, d’autres pas. Pour fonctionner, la valeur a besoin d’échange. S’il s’échange beaucoup de ₿ ça vaut quelque chose, s’il n’y a aucun échange ça vaut zéro.
    Mais vous allez me dire qu’il y a aussi un aspect éthique et moral dans le ₿, ce serait comme de l’argent propre. Et du coup, certains se demandent si quand même ça ne pourrait pas remplacer l’argent créé par les banques. C’est vrai que le ₿ propose une traçabilité des transactions et, du coup, a un petit air de lutte contre le blanchiment et les trafics d’argent. Il se présente un peu comme un produit de supermarché avec sa date limite et sa teneur en divers ingrédients. Mais, hélas, il n’existe pas d’argent propre ; c’est un mythe désastreux, ça n’a même pas de sens. Il y a l’argent, point. Maintenant, si vous voulez discuter de la valeur du ₿ par rapport au $, abonnez-vous au Wall Street Journal plutôt qu’à non-vote2017.
    Et si vous me demandez, comme un tuyau de turfiste, s’il faut en acheter, je vous dirai non seulement de ne pas en acheter mais de vendre ceux que vous pourriez avoir.
    Dacodac, mais quand même c’est un moyen de paiement, c’est donc un peu de l’argent. Oui c’est un moyen de paiement, mais ce n’est pas de l’argent. Comme on l’a dit, ça a une certaine valeur mais ça ne devient de l’argent que quand il se monétise, quand il s’échange, se vend ou s’achète. C’est comme une action, ça vaut quelque chose uniquement quand on la vend ou qu’on l’achète. D’ailleurs, beaucoup de milliardaires le sont essentiellement à cause d’un stock d’actions. Et ça peut ne rien valoir. Une action est d’ailleurs aussi un moyen de paiement, pas pour faire les courses mais pour acheter ou vendre des sociétés. Le ₿ peut donc bien être un moyen de paiement, sans pour autant être de l’argent pas plus qu’une monnaie.
    Mais alors pourquoi dit-on que c’est une crypto-monnaie ? C’est un abus de langage qui veut indiquer que le coffre-fort des ₿, c’est-à-dire votre compte en ₿, est protégé par des codages cryptés en tous genres. Maintenant, si vous saviez ce que je pense réellement des codages inviolables, vous seriez peut-être moins rassurés.
    Enfin, pour finir, il n’est pas inutile de rappeler que, quand même, le coffre-fort des ₿ consomme énormément d’énergie, à cause de tous les centres de données et des heures de calcul que ça mobilise.
    Pour la planète, c’est très moyen.

    Michel Costadau

  • D’où vient l’argent-3

    D’où vient l’argent-3

    Dans le billet précédent nous avons encore pu établir quelques petites choses à retenir :
    – les Etats ne créent pas l’argent mais seulement les pièces et les billets, qui représentent très peu,
    – le travail ne crée pas d’argent,
    – le rôle des entreprises est de faire circuler l’argent de banque en banque,
    – les banques vivent de la croissance,
    – la consommation est le moteur de la croissance,
    les politiques sont au service de la croissance,
    – et enfin la SURPRISE.
    Bien bien, mais la logique du crédit c’est, clairement, la dette. Il est facile de voir que tout le monde est endetté : les particuliers, les entreprises, les collectivités, les Etats. Cela s’explique mais pose quelques questions.
    Pour les particuliers, les ressources propres des ménages ne suffisent pas à alimenter la croissance. Le recours au crédit s’est donc généralisé et, à part quelques crises de non-remboursement, c’est le moteur principal de la consommation et la pompe du crédit. Il faut quand même noter un aspect paradoxal de l’investissement des particuliers : quand on fait un crédit pour acheter sa maison ou construire sa piscine, ça consiste à s’endetter pour quelque chose qui ne rapporte rien. C’est comme de l’argent enterré. Alors qu’avec le même endettement, on pourrait faire un investissement qui rapporte et qui permette donc d’investir encore plus. A titre d’exemple, il vaut mieux s’endetter pour un troupeau de brebis que pour un hangar de stockage de matériel. Evidemment, il est hélas difficile de résister au matraquage prônant l’envie de posséder une voiture, une maison, une cuisine équipée ou un écran TV, mais c’est exactement de l’argent jeté par les fenêtres. C’est d’ailleurs le but.
    Attention, méfiez-vous quand même des vendeurs d’investissements prétendument hyper-rentables et qui ont mis beaucoup de gens sur la paille. Et pour ça, il faut d’abord bien intégrer que, dans le domaine de l’économie et de la finance, vous ne rencontrerez que des escrocs. Et ce malheureux constat explique l’attrait pour l’économie solidaire, les investissements propres, verts, équitables ou durables… qui sont exactement la même chose, comme l’est le vin bio au vin conventionnel… c’est-à-dire du vin.
    Pour les entreprises, c’est un peu la même problématique. Le crédit est la base du fonctionnement et de la consommation des entreprises. Et, de même que pour les particuliers, les investissements d’entreprises peuvent être plus ou moins rentables. C’est pour cela, entre autres, que l’on voit des entreprises qui se louent des bâtiments en cascade, ou qui s’achètent des produits intermédiaires, alors qu’en fait c’est toujours le même actionnaire derrière. En gros, c’est de la consommation inter-entreprise et c’est vital pour les banques.
    Alors maintenant, l’endettement des Etats. Il y a plusieurs choses paradoxales. En effet ceux-ci pourraient créer gratuitement et sans intérêts l’argent dont, eux et les collectivités, ont besoin. Mais ils ne le font pas pour une bonne raison, qui est le soutien de leur monnaie. Et pourquoi ? Parce que, comme vous le savez, l’argent  est très mal réparti. Il y en a qui en ont beaucoup et beaucoup qui en ont peu. Et l’argent est en général dans une monnaie. Et ceux qui ont leur fortune dans cette monnaie ne veulent pas voir dévaloriser leur trésor et donc interdisent aux Etats de créer de l’argent.
    D’autre part, il y a un discours officiel contradictoire puisque que l’on ne peut pas à la fois demander de baisser les impôts et de réduire le déficit. C’est idiot. Il faudra y revenir.
    Néanmoins nous pouvons maintenant arriver à la SURPRISE annoncée plus haut, et qui est :
    -les politiques sont au service des banques.
    En conclusion, il me semble que l’on comprend mieux pourquoi je dis que c’est la finance qui nous gouverne, et que les élus ne sont que ses serviteurs.
    Allez encore bonne année, c’est le même prix.

    Michel Costadau

  • D’ou vient l’argent-2

    D’ou vient l’argent-2

    Mais au fait, me direz-vous, pourquoi est-ce qu’il n’y a que les banques qui peuvent créer de l’argent. Et les Etats alors ? Bonne question. Avant, il y a très longtemps, c’était les Etats qui créaient l’argent avec des pièces, des billets, des bons du trésor et autres crédits. Mais alors pourquoi ça a changé ? C’est assez simple : on pourrait croire que les gouvernements, c’est-à-dire les politiques, ont décidé d’abandonner leur privilège régalien et de donner gentiment aux banques ce pouvoir. Hélas c’est exactement le contraire : les banques ont demandé gentiment aux politiques de reconnaître qu’ils n’avaient que le pouvoir qu’elles voulaient bien leur donner…et les politiques, dont le courage est, vous le savez, immense, ont dit : ……..euh, bon d’accord, mais quand même vous nous laissez les élections.  En fait ça ne s’est pas passé tout à fait comme ça mais c’en est exactement l’esprit. Bien sûr les Etats ont gardé le droit de frapper la menue monnaie, c’est-à-dire les pièces et les billets, et de choisir les effigies. Non mais !
    C’est le moment de traiter une des questions en suspens. Pourquoi l’argent circulant de banques en banques permet-il d’en créer plus ? Tout simplement parce que les banques, quand elles créent de l’argent, doivent respecter, en théorie, un certain pourcentage de réserve, c’est-à-dire d’argent qu’elles ont déjà, soit en dépôt soit en propre. Et donc, quand leurs réserves augmentent, elles peuvent prêter plus et donc créer plus d’argent. Et c’est exactement ce qui se passe quand vous payez une entreprise : elle met cela en banque et paye ses fournisseurs qui mettent cela en banque, qui eux-mêmes…
    Néanmoins, pour vivre, vous n’avez pas que l’argent du crédit, bien qu’il y ait beaucoup de crédit à la consommation c’est vrai. Vous en gagnez aussi par votre travail. Mais cet argent que vous verse une entreprise ou un client, existe déjà. Le travail ne crée pas d’argent, il crée de la valeur. On pourrait avoir le sentiment que les entreprises créent de l’argent, puisqu’elles vendent plus qu’elles n’achètent. Oui mais c’est de l’argent existant. L’entreprise fait circuler l’argent et fait des bénéfices, mais ne crée pas d’argent, sauf les banques bien entendu. Par contre, l’entreprise, pour vous payer, payer les actionnaires et se développer, va sûrement emprunter auprès d’une banque. Et c’est à ce moment-là, uniquement, qu’il y a création d’argent par la banque.
    Nous pouvons maintenant répondre à deux autres questions en suspens sur l’équilibre entre création et destruction d’argent et l’équilibre entre croissance et stagnation.
    Pourquoi l’équilibre entre création et destruction d’argent est-il instable ? Réponse : d’une part parce que les deux mécanismes sont disjoints et fonctionnent indépendamment, et d’autre part parce que le moyen de régulation par le taux du crédit est vraiment dérisoire. Quand personne ne veut s’endetter, ce qui est pareil que ne pas vouloir consommer, l’argent vient rapidement à manquer et entraîne la stagnation ou la récession. Mais quand il y a multiplication des prêts augmentant trop l’argent en circulation, cela peut entraîner une perte de sa valeur provoquant l’inflation. Et quand, faute de moyens, les crédits ne sont pas remboursés, ce sont alors les banques qui font faillite. Il faut comprendre que la croissance est la seule obsession des banques. Cela explique les cadeaux faits aux entreprises et qui sont réellement hallucinants, mais n’ont d’autre objet que de stimuler la croissance, c’est-à-dire le crédit, c’est-à-dire la création d’argent, c’est-à-dire le revenu des banques. Ces cadeaux ne font qu’illustrer le lien de dépendance des politiques avec les banques.
    Bonne et heureuse année. A suivre.

    Michel Costadau

  • Complot

    Complot

    Quand j’entends Rajoy parler des Catalans, Trump des Mexicains, Merkel des immigrés,  Macron des Palestiniens, et le Vatican des Syriens, j’aimerais, oui, j’aimerais beaucoup que ce soit parce qu’ils ont reçu des ordres, parce qu’ils obéissent, et que ce soit pour ça qu’ils tiennent de tels discours. C’est tellement insupportable ce mépris des politiques pour la population, qu’on préfèrerait que ce soit le complot d’un petit groupe tirant les ficelles du monde entier. D’une certaine manière, ça nous rassurerait de savoir qu’il y a quelque part un acteur puissant caché et que nos élus ne sont en fait que des exécutants.
    Oui vous savez, une entité occulte avec des codes et des symboles, qui donnerait des ordres à tous les hommes et maintiendrait le désordre mondial à partir d’une petite sphère, voire  d’une seule personne. Cette idée n’est pas jeune, elle a déjà eu de nombreux adeptes. Elle est même ancrée dans nos croyances, et il faut dire que l’histoire donne de nombreuses prises à cette théorie du complot. Cette théorie se décline, en fait, de beaucoup de manières : de la domination directe à la reconstruction du passé, en passant par toutes les étapes de la remise en cause de la réalité par les moyens les plus divers. Elle est même utilisée par de petits bandits pour se disculper et faire croire qu’il ne s’agit que d’une cabale à leur égard. Il faut dire que la réalité n’est elle-même pas si facile que ça à saisir, parce qu’un même évènement auquel assistent des milliers de personnes, donne immédiatement lieu à des dizaines d’interprétations. Comme si la population  n’avait pas tellement envie de voir une et une seule réalité. D’où le succès des faussaires laissant entrevoir la présence  de forces inconnues qui agissent cachées mais ont des influences partout.
    Seulement hélas, trois fois hélas, cette théorie n’existe pas. Il n’y a pas, sur terre, le petit groupe des initiés qui tire toutes les ficelles. Il n’y a pas la puissance invisible qui donne les ordres et châtie les réfractaires. Il n’y a pas le big brother qui vous espionne nuit et jour. Non il n’y a pas de photographies des fastes de Versailles ou des guerres napoléoniennes. La photo n’existait pas. Non il n’y a pas de troisième œil. Non il n’y a pas d’humain programmé pour régner, que ce soit dans sa famille, dans son pays, sur la Terre ou dans l’univers. Non, non et non, le complotisme n’existe pas.
    Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’il y a beaucoup de sociétés plus ou moins secrètes, de mafias, de groupes de pression et de manipulation des gens et des idées. Oui il y en beaucoup, beaucoup trop. Oui mais beaucoup ça ne fait pas un.
    Cependant, aujourd’hui, et c’est là que je voulais en venir, un grand nombre de personnes ont le sentiment de n’être pas victimes de ces théories du complot, de s’être débarrassés de cette notion. Presque tout le monde pense avoir dépassé ces recours aux forces cachées et a la conviction de connaître le monde tel qu’il est.
    Hélas, encore hélas, on va voir que ce n’est pas le cas.
    Car il y a une théorie du complot qui a encore beaucoup d’adeptes : c’est la religion.
    Eh oui, une force immanente, omniprésente, qui a ses ministres, ses interprètes, ses initiés, sur terre, chargés de véhiculer sa parole, de faire régner sa morale, de juger du bien et du mal. Une entité, immatérielle, éternelle mais invisible, qui donne l’origine et la fin, qui donne le sens, c’est exactement la croyance que demandent les religions. Que ces croyances soient religieuses, philosophiques, anthroposophiques ou astrologique, que ce soient des sectes, des églises, des écoles, des temples, des autels ou des confréries, elles ressortent toutes exactement de la théorie du complot.
    Et c’est pas drôle.

    Michel Costadau

  • Peinture

    Peinture

    On va pas terminer l’année sans faire un petit retour sur le coup de peinture du paysage politique français de cet été. En plus, comme vous, je suis souvent consterné par la pauvreté des analyses politiques. Alors on va remédier à cela en faisant le boulot des commentateurs.
    Et donc, pour commencer, quelle est, actuellement, la tendance qui a pris le pouvoir politique chez nous aux dernières élections. A question simple, réponse simple : les socialistes.
    Oui nous avons un gouvernement socialiste, comme avant. Explication en trois points.
    Un : le président a fait partie d’un gouvernement socialiste et a même été ministre. Je ne sache pas qu’il ait jamais été copain de Sarkozy.
    Deux : l’assemblée est composée majoritairement de socialistes. En effet, la plupart des députés dits LRM sont en fait d’anciens socialistes qui ont juste changé d’étiquette, car ces gens-là n’ont aucune morale. Attention, l’arrivée de quelques ministres LR et le changement de pantalon de certains députés de droite, repeints eux aussi en LRM, ne doivent pas nous troubler, ce sont seulement de fausses pistes destinées à faire croire qu’il y aurait du nouveau. Ils ont toujours fait ça.
    Trois : Il est facile de voir que nous sommes dans la pure continuité du gouvernement précédent. Loi travail, Europe, CETA, augmentation des impôts, dégradation des services publics, frilosité sur le nucléaire. Kif Kif pareil.
    Clairement, ce ripolinage de l’assemblée avec, comme d’habitude, un léger glissement des nouveaux socialistes vers la droite a fait d’énormes dégâts chez LR et a pulvérisé le PS, ça c’est sûr. En fait, les élections de 2017 étaient imperdables pour la droite, mais quand on a la droite la plus bête du monde, rien n’est impossible. A preuve.
    Bien, bien, bien,  maintenant une fois établi que nous avons un gouvernement socialiste, que la droite s’est fait avoir et que l’ancien PS est ratatiné, quelle est la suite de l’analyse ?
    Première suite : dans le classico droite-gauche, l’opposition  doit être portée par LR. C’est vrai que pour le moment LR se cherche, c’est le moins qu’on puisse dire, occupés à se remettre du récent désastre et à récupérer un max de FN et de conservateurs. Mais ça va venir.
    Deuxième suite : Il n’y a plus personne à gauche, sauf LFI qui a du coup un espace politique gigantesque depuis le centre droit jusqu’à l’extrême-gauche. Mais que peut-il bien en faire ?
    Troisième suite : la partie est terminée pour le FN qui a loupé le coche cette année, et lui et ses déclinaisons vont rester pendant quelques temps sur des strapontins sans pouvoir, parce que leurs électeurs vont aller un peu à LR et un peu à LFI.
    On se résume : les nouveaux socialistes sont au pouvoir, la droite s’est fait avoir, le PS a disparu, LR, quoique encore un peu ko est l’opposition, le FN n’est plus qu’une ombre et LFI a tout l’espace de la gauche pour lui. Ça c’est une analyse, non ?
    Mais voilà que pour Mélenchon c’est quasiment cornélien : il a tout l’espace mais il est vide. En attendant il fait fausse route en voulant assumer l’opposition. C’est la place de LR et il brouille les cartes en se positionnant ainsi. Soit il assume ses racines socialistes et rentre dans le gouvernement comme poil à gratter, ce qui lui a certainement été proposé, soit il fait un saut dans l’inconnu en essayant de recréer un parti « vraiment de gauche » sur les décombres du PS. Alors, entre le clown de gauche des socialistes, ou le catalyseur d’une refondation de la démocratie, les Insoumis ont de quoi s’occuper. Pour les autres c’est le train-train habituel.
    Michel Costadau
  • Bipartisme

    Bipartisme

    Non, l’Allemagne n’est pas en crise parce qu’elle n’arrive pas à former un gouvernement, c’est tout notre système politique qui est au bout du rouleau. J’ai déjà expliqué que les méthodes utilisées par la classe politique pour se maintenir au pouvoir, non démocratiquement, pouvaient être différentes selon les pays. En France, nous avons l’élection présidentielle et en Allemagne comme aux US ils ont le bipartisme. Ces deux modes de fonctionnement sont tout autant inacceptables l’un que l’autre, car leur seul but est de supprimer la pluralité de la composition du corps électoral, c’est-à-dire notre diversité, qui est justement notre richesse de pensée et de réalisation. A vrai dire, il y a beaucoup d’autres méthodes utilisées dans le monde par les politiques pour garder le pouvoir : le parti unique, la dictature militaire ou civile, le bourrage des urnes et autres recettes moyenâgeuses.
    Bref, ce qui nous concerne aujourd’hui, c’est le prétendu patinage allemand. Les électeurs n’ayant, cette fois, pas obéi à la bipartition, voilà les politiques qui cherchent une majorité à trois ou quatre partis. Bien sûr, certains profiteront de cette situation pour vanter les mérites des autres méthodes, en rappelant que le multipartisme conduit au syndrome des majorités introuvables. Et tout le monde de se gausser de ces ridicules Allemands incapables politiquement, et fonctionnant seulement avec de grandes coalitions majoritaires . Vous savez ce que je pense de cette notion de majorité, inutile d’y revenir, la solution n’est pas là. Pas plus chez eux que chez nous.
    La solution est pourtant on ne peut plus simple et nous l’avons sous les yeux depuis longtemps. La base de la démocratie est, depuis toujours, le principe du gouvernement de la représentation populaire. Une fois élu, le parlement représente, certes très mal pour le moment, l’ensemble de la population. Et c’est cet ensemble qui doit gouverner. Si gouvernement il doit y avoir, alors tous les partis doivent y participer. Pourquoi certains électeurs n’auraient pas droit d’avoir leurs idées défendues. Y a-t-il vraiment des élus non représentatifs ? Certains sont-ils plus élus que d’autres ? Cessons ces lamentations de phoques et ouvrons les yeux. Tous les élus sont égaux. Il n’y en pas qui sont plus égaux que les autres. Ce mécanisme majorité/opposition est une vilaine plaie dans nos prétendues démocraties.
    Certes c’est un peu plus compliqué que ça, parce que ce fonctionnement collectif de tous les élus n’est pas possible avec la classe politique actuelle. Eh oui, les élus actuels sont incompatibles avec la démocratie. Clairement, il nous faut trouver un tout autre type de personnes pour représenter les électeurs et les gouverner. Ce genre de personnes existe, et même en grand nombre, et ce sont ces gens-là qui font fonctionner les associations par exemple. Ils sont capables de travailler ensemble, de chercher le bien commun, de penser à tous et trouvent des solutions à presque tous les problèmes. Evidemment ils n’ont pas pignon sur rue. Ce sont des obscurs et des bénévoles. Ils ne peuvent pas accéder à la représentation nationale, parce que la classe politique actuelle cherche uniquement l’entre-soi. Voilà notre réalité.
    La recherche de la meilleure décision est un idéal sur lequel se sont assis les politiques, car ce n’est pas du tout la meilleure décision qu’ils recherchent, mais uniquement la satisfaction des groupes de pression qui les ont mis en place. Et pour cela il leur faut un pouvoir sans partage, sans limite et sans comptes à rendre. Mais ça ne s’appelle pas la démocratie.

  • Papers

    Papers

    Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de paradis fiscal. Comme si le monde entier n’était pas déjà le paradis des financiers. Tous ça est une blague de mauvais goût. Non, la seule chose à dire c’est que nous hébergeons avec des attentions de cocotte, des zones dédiées à la fraude, que l’on appelle honteusement des pays et même des Etats. Je ne vous parle pas des îles Marshall dont personne ne sait trop où elles sont, non je vous parle de Malte, du Luxembourg, de Man, de Monaco, du Lichtenstein, de l’Andorre, de Guernesey. Rien que des trucs de chez nous, bien au chaud sous la couette des champions de la démocratie, des héros des droits de l’homme, des donneurs de leçons au monde entier.
    Et bien sûr il y a plusieurs types de paradis selon ce que vous voulez cacher. Il y a ceux pour planquer de l’argent plus ou moins propre, ceux pour ne pas payer d’impôts, ceux pour faire des sociétés écrans, ceux pour n’être pas recherchés par la police, et quelques autres. Il y a aussi tous les spécialistes capables de vous donner tous les conseils dont vous auriez besoin. Ceux-là sont non seulement au courant de toutes les combines possibles, mais ils en créent, ils en inventent tous les jours, de façon à ce que, quand une vague tentative hypocrite de normalisation se fait jour, la parade soit déjà en place, afin que les pseudo-opérations de dénonciations n’enfoncent que des portes ouvertes, les bonnes portes restant closes.
    En ayant dit ça est-ce qu’on a tout dit : hélas non, car quand on met clairement sur sur le tapis ces dysfonctionnements, il y a un certain nombre de discours politiques que l’on ne comprend plus. Par exemple, les efforts que doivent faire les salariés pour attirer chez nous l’argent des investisseurs ne sont compréhensibles que si les bénéfices qu’il produit restent aussi chez nous avec l’impôt correspondant. Parce que si, au contraire, les bénéfices s’en vont dans les paradis, le cercle vicieux des dégradations des condition de travail ne se justifie plus. C’est de l’exploitation pure et dure comme au bon vieux temps.
    La réalité c’est que la fraude est la règle du jeu. Ceux qui sont respectueux du droit et de la justice, comme nous, sont les dindons de la farce. Ils n’ont rien compris. Ca veut dire nous n’avons rien compris, les autres oui, parce que la fraude est encouragée de tous les côtés.
    Est-ce que les entreprises fraudent : oui toutes. Est-ce que les institutions religieuses fraudent : oui toutes.  Est-ce que les riches fraudent : oui tous. Est-ce que les banques fraudent : oui toutes. Est- ce que les administrations, les ministères, les collectivités  fraudent : oui tous et toutes. Est-ce que les pauvres fraudent : ben non, avec quoi voulez-vous qu’ils fraudent.
    Je suis sûr que vous avez compris.
    Michel Costadau
  • Trois détails

    Trois détails

    Stop. A l’aide. Arrêtez. Demi-tour. J’en peux plus. Bloquez tout. Changez le disque. Au secours. Sauvez-moi. Faites quelque chose.
    Oui dites-moi comment faire pour empêcher de nuire ces arrivistes que nos failles démocratiques ont mis au pouvoir. Oh je ne  leur reproche pas grand-chose, seulement trois petits détails :
    1-Ils ont la vision moyenâgeuse que  la politique se fait du haut vers le bas. C’est-à-dire de ceux qui ont le pouvoir vers ceux qui subissent. C’est exactement ce que l’on a essayé de changer en 89.
    2-Ils ne pensent, ne parlent, ne regardent, ne considèrent que l’argent. Mais l’argent ne va qu’à l’argent. Il ne produit pas de la vie en société et encore moins du bonheur.
    3-Ils nous prennent carrément pour des imbéciles. Tous leurs discours sont incompréhensibles et ne disent rien et son contraire.
    Sur le 1- : vous le savez, le fonctionnement normal des élections est de permettre aux électeurs de faire connaître leurs envies, leurs besoins et leurs opinions, en confiant des mandats à des représentants qui constituent un parlement. Parlement où se décident les lois et qui choisit le gouvernement. On est donc bien du bas vers le haut. Hélas ce n’est pas la conception de ceux qui nous gouvernent, qui prennent le pouvoir par le haut et le font ruisseler dans toutes nos instances. Les politiques ne devraient être là que pour mettre en œuvre la volonté du bas c’est-à-dire notre volonté. Or notre volonté est simple : pouvoir dérouler sa vie dans une société apaisée, en contribuant par son travail à son bon fonctionnement, et en échange  de son travail en recevant une rémunération. Ensuite tout se décline à partir de là selon les goûts, les aptitudes, la santé, et les désirs de chacun. Or on nous fait vivre dans une société violente, inégalitaire, ou personne ne met en œuvre ses dons et ses capacités mais où tout le monde subit la loi du plus fort, du plus riche, du plus méchant, et ou la seule compensation est la consommation.
    Et pour le 2- : vous en savez déjà long sur l’argent et la finance. Clairement le problème n’est pas de savoir s’il faut augmenter ou diminuer tel impôt. Le problème c’est de savoir ce que l’on fait avec nos impôts. Et ce n’est pas le budget qui va nous éclairer là-dessus : il n’y a que des chiffres dont personne ne sait à quoi ils correspondent. On a déjà bien parlé de ça. Ajoutons aussi que l’argent a une composante très embêtante qui s’appelle la guerre. Les financiers ne se battent pas à coup de billets mais avec nos vies. Et là, je vous l’ai dit, je commence à être un peu inquiet. On en reparlera.
    Maintenant le 3- : prenons par exemple un discours purement technocratique destiné comme d’habitude aux demeurés, en l’occurrence les paysans. Le gouvernement a annoncé une loi agricole pour le premier semestre 2018, applicable par ordonnances pour aller « plus vite et plus fort.  Ceux qui comprennent pourquoi les ordonnances vont plus vite et plus fort levez le doigt ! Ca veut dire que nous n’avons pas de parlement mais une chambre d’enregistrement des décisions parisiennes. Et ce n’est donc que du vent, c’est à dire de la com. Au menu, des contrats basés sur les coûts de production, une organisation par filière plus forte et un relèvement du seuil de revente à perte. Ah oui des contrats basés sur les coûts de production, mais c’est formidable ça. Il a trouvé ça tout seul, pas croyable. Les coûts de production ont toujours été la base des devis et des prix. Mais le danger bien connu des contrats basés sur les coûts de production c’est qu’ils sont au-dessus du prix de marché. Il faut donc trouver quelqu’un, pour le moment c’est le contribuable, qui paye la différence.  Là on est revenu à avant la PAC, quand il fallait gérer les surproductions.
    Cependant, il a conditionné cela à une restructuration des filières agricoles : plans de filières, contrats type filière par filière avec plus de labellisation, plus de bio, plus d’agro-écologie et l’arrêt de certaines productions.
    Ouah, là maintenant il conditionne quelque chose de complètement rétrograde = les coûts de production, avec une autre notion qui n’a aucun rapport = plus de label rouge, plus de bio, je n’ose pas dire plus d’agro-écologie car c’est vraiment un mot qui ne veut rien dire. Quand même, plus de bio, on nage dans le bonheur. Seulement ça c’est comme les emplois, ça ne se décrète pas ; il faut de la demande. Alors avec la pub de Monsanto et la diminution du maintien en bio, ils ne prennent pas le bon chemin.
    Le seul point sur lequel je suis entièrement d’accord c’est l’arrêt de certaines productions. Je pense clairement à tous ces discours de bonimenteurs que l’on nous lance à longueur de journée.
    Et dans le genre discours pour les gogos, j’en ai un autre qui est pas mal : L’attractivité des carrières militaires passe par une meilleure politique de reconversion. Là on atteint des sommets, parce que ça veut dire : ce qu’il y a de bien dans l’armée, c’est de trouver un bon boulot quand on la quitte. On comprend pourquoi les gens préfèrent le chômage au travail. S’ils pensent recruter avec de tels discours, on va voir nos effectifs chamarrés fondre.
    Mais ça c’est une bonne nouvelle.

    Michel Costadau