Catégorie : Classe politique

  • De la ségrégation scolaire

    De la ségrégation scolaire

    Je ne parle pas de ségrégation à l’américaine ou à l’israélienne, non mais tout simplement d’un truc qui se passe chez nous. Tout le monde est à peu près d’accord pour dire que les inégalités existent en France et même se creusent, mais personne ne sait trop dire le pourquoi du comment. On voit le résultat mais on a du mal à décrire le mécanisme. Et justement la ségrégation scolaire est un de ces outils sournois et pervers qui marche très très bien.

    Bien sûr, à l’école comme dans beaucoup de domaines, il y a la ségrégation par l’argent qui concerne l’enseignement dit privé. Cette injustice ne saute pas aux yeux car les frais de fonctionnement sont souvent couverts par l’Etat et il existe des aides pour les moins riches censées compenser leur manque de moyens. Mais déjà cette notion d’aider ceux qui, par leurs bulletins scolaires, le méritent, est particulièrement hypocrite. Néanmoins je n’ai rien contre l’enseignement confessionnel ou privé mais pas avec l’argent public, là je ne suis pas du tout d’accord. Ceux qui veulent islamiser, évangéliser, scientifiser ou élitiser leurs enfants peuvent le faire mais avec leurs propres et seuls moyens. Néanmoins il n’y a aucune justification à encourager ces comportements.

    Mais là n’est pas le plus grave. Le fondement de la ségrégation scolaire c’est la disparition de la causalité. Maintenant à l’école les connaissances sont présentées mais ne sont ni démontrées, ni justifiées, ni expliquées. Elles sont, point. Les élèves doivent apprendre mais ne pas comprendre. Il n’est pas enseigné comment ces connaissances existent, pourquoi elles sont vraies, quelles sont les relations entre elles, voire quel est leurs parcours. Les livres d’école ont presque disparu, il ne reste que les heures de cours. Oh il subsiste bien quelques ouvrages mais ils couvrent par exemple de la sixième à la troisième. Et dedans il n’y a aucune logique allant de la définition à la démonstration. Tout est tautologique. Une métropole est une métropole et par exemple Lyon est une métropole. Un triangle rectangle a un angle droit. Et l’examen c’est : est-ce que Toulouse est une métropole ou est-ce que ABC est rectangle. Voilà tout le contenu des connaissances enseignées à l’école. L’école fait de l’info, comme la télé, pas de l’éducation.

    C’est alors que les enfants rencontrent deux situations :

    soit personne chez eux n’est capable de donner les explications qui permettent de comprendre et pas seulement de savoir, ou alors les explications sont religieuses, sectaires ou tout simplement fausses et c’est le cas le plus fréquent,

    soit au contraire leur milieu comble les lacunes délibérées de l’éducation nationale en fournissant jour après jour les bonnes et nécessaires explications et c’est l’inégalité.

    C’est comme ça que se crée la ségrégation. Ce qui n’est pas enseigné à l’école n’existe que pour les privilégiés. Toute baisse du niveau de l’enseignement engendre une augmentation de l’inégalité. Et les parents sont dupes car ils ont le sentiment que réussir à l’école est bien en soi. Mais réussir avec une baisse du niveau d’enseignement a exactement l’effet contraire : la réussite devient le chemin du creusement de l’écart, la source de la pauvreté intellectuelle. La pauvreté intellectuelle n’est pas du tout culturelle. Presque tous les enfants ont une culture correcte, dans leur culture bien sûr. Non, la pauvreté intellectuelle c’est la création d’un état de soumission à la connaissance, c’est-à-dire à ceux qui connaissent. Les pauvres ne savent pas, ils subissent, point.

    Alors clairement pour réduire les inégalités, il faut relever le niveau de l’enseignement. Et ce n’est pas difficile puisque qu’on l’a déjà fait. Eduquer, c’est-à-dire apprendre, est pour moi une priorité beaucoup plus importante que le réchauffement ou le nucléaire. C’est LA priorité, car les malversations du pouvoirs s’appuient sur l’ignorance de la population.

    Michel Costadau

  • Verrou

    Verrou

    Comment faire sauter le verrou qui bloque nos institutions ? Ce verrou, je vous le rappelle, est la concomitance, dans l’ordre, d’une présidentielle et d’une législative. Et cette séquence fait passer notre régime de parlementaire à présidentiel. Les régimes présidentiels n’ont jamais été démocratiques et ont toujours conduit à des révoltes sanglantes.

    Alors comment faire sauter ce verrou ?

    En fait il n’y a que cinq possibilités :

    1. Modification spontanée de la constitution par le parlement actuel,
    2. Election d’un président dont le programme comporte prioritairement cette mesure,
    3. Election d’un parlement avec une majorité conséquente voulant cette mesure,
    4. Victoire d’un référendum demandant la révision de la constitution,
    5. Révolte populaire renversant le pouvoir en place.

    Voyons voir ça.

    Le 1 est complètement illusoire puisque les députés n’ont obtenu leur élection qu’en soutenant le président. Ce ne sont donc que les larbins du président et il n’ont aucun intérêt à mordre la main qui les a faits. A l’extrême, en cas de dérives dictatoriales, ces députés préféreront la destitution au changement constitutionnel.

    Le 2 n’a strictement aucune chance de se réaliser, car le pouvoir présidentiel tient justement à cette concomitance. Certes il y a des candidats, en fait un seul, prônant cette réforme mais il n’a ni les médias ni la finance et n’est donc pas en mesure d’être élu. Ceux qui croient que s’ils avaient voté pour lui, Mélenchon aurait été au second tour, n’ont pas compris que la situation était de qualifier Le Pen et Macron. Si Mélenchon était remonté dans les sondages alors Le Pen et Macron auraient aussi été remontés.

    Le 3 est assez utopique car il demanderait qu’en un mois, entre la présidentielle et la législative, les candidats députés changent leur fusil d’épaule ou qu’une fronde contre le nouvel élu se mette en place. On peut rêver mais ça n’arrive pas en politique.

    Avec le 4 on entre dans la catégorie des mouvements populaires voulant conquérir le pouvoir. Les référendums sont dans la constitution, il n’y a pas de problème. Seulement c’est le pouvoir qui pose la question, pas le peuple. On peut alors envisager une pétition recueillant des millions de signatures. Ca s’est déjà produit et ça n’a rien changé, car rappelons-le c’est le pouvoir qui a le pouvoir et lui seul.

    Le 5 est une solution qui a déjà été utilisée avec succès. Cependant elle a deux inconvénients. D’une part c’est sanglant et ça pourrait le devenir encore plus que dans le passé avec l’arsenal actuel de nos forces de répression. Les GJ ont déjà plusieurs centaine de victimes, mais ce n’est rien à côté de ce qu’il faudrait envisager pour la prise du pouvoir. Qui plus est, les GJ n’ont aucune demande de réforme constitutionnelle et c’est étrange. D’autre part, conquérir le pouvoir ça finit par mettre d’autres à la place des ceux que l’on a chassés. Et là, clairement, l’évolution de mentalité permettant d’avoir un population consciente de son rôle et voulant l’exercer n’est pas encore faite. Et donc, en cas de prise de pouvoir sanglante, on aurait les mêmes remplaçant les mêmes, les ENA remplaçants le ENA. En tous cas aujourd’hui. Enfin la réforme par la force amène un engrenage de coup d’États encore plus meurtriers.

    Beurk, alors il n’y a pas de solution. Et pourquoi ne parles tu pas du non-vote ?

    En fait la phase de prise de conscience populaire n’est pas encore finie, loin de là. Le non-vote fait partie de ce chemin vers les nouvelles mentalités. Seule une population éduquée et consciente pourra construire un nouveau régime. L’inverse ne marche pas.

    C’est pourquoi le non-vote est le marqueur essentiel de l’étape à franchir.

    Michel Costadau

  • Retour à la démocratie

    Retour à la démocratie

    Comme promis je vais faire des propositions pour le retour à la démocratie. Il y a deux aspects à considérer : les nouvelles institutions et la nouvelle classe politique. En fait, le second aspect pourrait n’être qu’une des conséquences du premier. En effet, avec les nouvelles institutions, les élus n’étant plus des privilégiés, seuls des altruistes dévoués auront envie d’exercer ces fonctions. Le renouvellement de la classe politique est donc garanti. Au moins dans un premier temps.

    Pour commencer je vais essayer d’énoncer les principes à prendre en compte pour construire les nouvelles institutions.

    -Toutes les opinions politiques doivent participer ensemble à la conduite du pays, la notion de majorité est donc bannie et remplacée par la proportionnalité,

    -Les élus ne sont pas de supercitoyens au dessus des lois mais des délégués chargés d’identifier les besoins et d’améliorer la situation de la population. Primes, immunités, avantages sont donc supprimés. Etre élu n’est pas un métier,

    -Les opinions politiques ne sont pas en nombre infini. Les idées correspondantes, par exemple : est-ce que la santé est un service public, sont portées par des collectifs, anciennement appelés partis. Les collectifs doivent donc être généralistes et en petit nombre, disons par exemple cinq. Les collectifs se caractérisent et se différencient par leurs programmes,

    -L’allongement de la durée d’exercice d’une fonction de représentation permet aux forces économiques, religieuses ou maffieuses d’établir des liens d’influence avec les élus. Les fonctions électives sont donc limitées à quelques années et non renouvelables,

    -Plus il y a d’étages dans les institutions, plus elles mettent de la distance entre électeurs et élus, le principe de deux étages doit être privilégié,

    -Moins il y a d’élus, plus ils sont loin de la population, un député pour 100 000 électeurs n’a pas de sens, les élus doivent donc être plus nombreux car il y a beaucoup de travail, ou alors il faut réduire la taille du pays,

    -Pour les fonctions exécutives, les responsabilités sont portées par plusieurs personnes. Le principe d’un président ou d’un ministre disparaissent. Ce ne sont pas les individus qui ont des programmes, ce sont les collectifs. La collégialité est de rigueur, comme c’est déjà le cas pour la Justice.

    Sur ces bases, pour essayer de construire des institutions, je m’inspire de deux sources. La première est l’associations 1901 et la seconde la société par actions.

    Les associations sont en général des modèles de démocratie avec un CA et/ou un bureau responsable devant une AG souveraine. L’AG c’est la population, c’est-à-dire l’ensemble des électeurs. Dans un premier temps, nous avons à construire l’assemblée des représentants, les députés si vous voulez. Maintenant comment élire les députés. Cette élection se fait, non pas sur des individus ni sur des listes, mais uniquement sur les collectifs nationaux. Il n’y a aucune candidature individuelle mais seulement des délégués d’un collectif. Les collectifs ont donc des candidats locaux : dix par département par exemple. L’élection se fait à la stricte proportionnalité recueillie par les candidats des collectifs. C’est la seule manière pour  que chaque vote compte et donc que les gens votent. Maintenant nous avons une assemblée nationale composée de députés de chaque collectif. L’assemblée représente donc, en plus petit, la population. Cette assemblée est l’institution la plus importante du pays, c’est elle qui dirige et rend directement compte à la population.

    Maintenant il nous faut faire un gouvernement de l’assemblée et donc de la population.

    Ce gouvernement a pour but de faire fonctionner l’Etat et de mettre en œuvre les décisions du parlement. C’est l’exécutif. Alors comment désigner l’exécutif. Là nous allons changer de modèle et pendre celui des sociétés par actions. Certes ces sociétés sont aux antipodes de la démocratie, mais elles savent tenir compte du poids des actionnaires. En l’occurrence les actionnaires c’est notre assemblée nationale nouvellement élue. Les membres du gouvernement sont uniquement pris dans les élus de cette assemblée. Ensuite ils sont très peu nombreux, c’est-à-dire exactement un ou deux par collectif. Chaque collectif a le même nombre de membres au gouvernement, qui prend toutes les décisions nécessaires, sous le regard de l’assemblée et de la population.

    Voila donc mes premières propositions.

    Michel Costadau

  • La stratégie du non-vote

    La stratégie du non-vote

    Là c’est le non-vote que je veux expliquer. Et pour être simple, on peut pas faire plus simple : le jour de l’élection tu vas où tu veux mais pas au bureau de vote. Et alors ? Ben alors c’est après que ça commence. Car ce sont seulement les votants qui font les élus. Si pas de votants pas d’élus.

    Cela dit je me doute qu’il y aura toujours quelques votants.

    Je dois préciser, ou le rappeler, que le non-vote ne concerne que les élections nationales. Il n’y aucun problème à voter dans les élections locales puisque les élus en question n’ont strictement aucun pouvoir ni législatif, ni judiciaire. Par exemple, dans chaque département il y a un préfet et un conseil départemental. Devinez qui a le pouvoir.

    Bon d’accord mais, au fait, pourquoi ne faut-il plus voter ? Pourquoi, parce que depuis plus de cinquante ans il s’est installé une classe politique au service de la finance qui a confisqué le pouvoir. Toutes les demandes de réformes et de changements sont balayées sous les prétextes les plus fantaisistes. Environnement, sécurité, investisseurs, fibre nationale…..Ils ont une seule ligne de conduite : continuer comme ça entre eux.

    D’ailleurs une belle illustration de leur soumission à la finance nous est donnée en ce moment par le Royaume-Uni avec la confusion totale entretenue sur le Brexit.  Et pourtant la situation est sans équivoque : la population a demandé la sortie du marché commun et une indépendance accrue et le business ne veut pas de sortie. Alors que font les politiques : ils louvoient, ils zigzaguent, ils réfléchissent. En gros ils cherchent à satisfaire le business au détriment de la population. Et c’est pas beau.

    De même en France, prétexter l’environnement pour mettre des taxes sur le gas-oil alors que ce sont les pétroliers qui ont demandés un rééquilibrage au profit de l’essence parce qu’ils ne savent plus quoi en faire, vous croyez que c’est être au service de la population ça.

    C’est pourquoi il faut réveiller les politiques, leur mettre le nez dans leur trahison.

    L’objectif est de créer un choc en montrant que les non-votants sont plus nombreux que les votants, ce qui veut dire que le corps électoral rejette tous les candidats qui du coup n’ont plus la moindre légitimité. Cette secousse de la classe politique permet d’inverser la polarité de la vie publique, à savoir que c’est la population qui a le pouvoir et non le pouvoir qui a la population.

    Dans un premier temps, la victoire du non-vote n’empêchera pas qu’il y ait des élus, mais la seule mission qu’ils auront sera de faire les changements indispensables pour le retour à la démocratie. Et dans le prochain billet je ferai des propositions sur le retour à la démocratie.

    Les gueux ont créé le choc pour les routes, le non-vote veut créer le choc pour les politiques.

    Car, spontanément, les politiques ne feront rien pour nous rendre le pouvoir.

    Par exemple pour le vote blanc, je ne l’ai pas dit dans le dernier billet, mais le vote blanc pour être pris en compte dans les exprimés eh bien c’est aux politiques de faire cette modification des règles. C’est comme si on leur demandait de se suicider. J’ai comme l’impression qu’ils ne vont pas le faire. En fait j’en suis sûr car sinon ils l’auraient déjà fait, Cqfd

    Vous allez me dire : mais il faut bien des élus.

    Oui d’accord mais sûrement pas ceux que nous avons, parce qu’ils ne nous représentent pas mais sont seulement des gérants du système financier. Moi je ne veux plus de gérants je veux des représentants, des délégués, des défenseurs.

    Et je ne fais aucune confiance à la classe politique actuelle pour prendre cette orientation. Ce n’est pas dans leurs gènes.

    Michel Costadau

  • Les Gueux

    Les Gueux

    Billet un peu décousu comme ce début d’année.

    Les positions sont claires, c’est gouvernement contre Gueux Joyeux. Les gueux sont maintenant inscrits et même ancrés dans le paysage peut-être pour longtemps. Ils ont été un révélateur inattendu des dysfonctionnements de nos médias : blocage d’info sur les motivations et la composition sociale du mouvement, mise en avant des dommages pour les commerçants et de l’effet sur le PIB au lieu de la prise en compte du mécontentement, mise en scène des casseurs et grande ignorance du soutien massif de la population.

    Les gueux ce n’est pas un mouvement, c’est une révolte. Ils parlent de revendications mais ce qui les intéresse vraiment c’est le pouvoir. Pas prendre le pouvoir, mais le faire tomber.

    Alors ils commencent à avoir un discours. Et en fait de discours, je suis frappé par son formatage :

    -rage au ventre, fierté partagée, respecter notre diversité, pas se diviser par rapport à l’adversité,

    -système écrasant, système actuel, système huilé, riches, grandes sociétés,

    -notre parole, écouter notre parole, ne pas détruire le lien entre les gens,

    -revendications populaires, égalitaires, sociales, écologiques.

    Je me demande si ça ne ressemble pas à du Fidel Castro. C’est un discours antipolitique, antipoliticiens, antipartis, empathique et consensuel.

    C’est un discours complètement antisystème.

    C’est même tellement ciselé, sans rien qui dépasse, que je me pose des questions. Oh pas sur l’existence d’un complot s’il vous plaît, qu’il soit politique ou religieux, non plutôt sur la survenance enfin d’un état d’esprit antisystème. C’est bien sûr ce à quoi je m’emploie depuis longtemps, mais je reste confidentiel et je n’y suis pratiquement pour rien.

    Or vous savez comme moi qu’en France il n’y a pas de parti ou d’organisation politique antisystème. Nous avons même depuis un an un parti entièrement fabriqué par le système. Des mouvements antisystème y en a dans presque tous les pays européens, mais pas chez nous. Nous n’avons que des partis politiques classiques basés sur des idéologies et c’est pour ça qu’on parle de droite et de gauche, le centre n’étant qu’une vaste poubelle. Bref, d’où vient le souffle qui anime cette soudaine effervescence qui occupe la rue.

    En fait je ne crois pas à une espèce de science infuse du peuple qui trouverait les mots appropriés partout et en même temps. Donc je me pose des questions.

    Dans l’esprit de tout le monde, ce sont les GJ qui mènent la danse. Oui ils ont déjà beaucoup obtenu, oui ils ne sont pas récupérés par les politiques, oui c’est une révolte populaire soutenue par l’opinion. Et d’ailleurs tout le monde se demande : vont-ils continuer ?

    Bon d’accord mais ont-ils vraiment la main, c’est-à-dire, est ce que le rapport de force avec le gouvernement est en leur faveur ?

    Réponse : euh non, ni la main, ni la force.

    Ah bon, mais quelle est la situation alors ? Ben la situation est que le gouvernement n’a strictement rien changé de sa politique de financiarisation de la société. Quelques taxes reportées, des primes et de maigres augmentations pour maintenir le PIB. Rien sur la fortune, rien sur les services publics, rien sur l’environnement, la totale allégeance aux force de l’ordre. La routine quoi.

    Pour moi, la seule question est : est-ce que cette révolte va pouvoir engendrer une organisation antisystème qui s’installe dans le paysage politique ? Je n’y crois pas, mais on peut se tromper.

    Michel Costadau

  • La France injuste

    La France injuste

    La prise de conscience, c’est comme une cristallisation. Tous les éléments sont là en ordre dispersé et d’un seul coup ça prend. Et tout le monde dit « bon dieu mais c’est bien sûr ». On appelle ça abusivement un changement, mais, en fait, les changements c’est ce qui a eu lieu avant et dont personne ne se rendait vraiment compte.

    Parce que tous les changements ne se font pas à la même vitesse et certains sont si lents qu’on a du mal à les percevoir. De manière évidente, c’est le cas pour le climat où l’on parle surtout de moyenne car la variation journalière est microscopique, à supposer qu’il y en ait une. Bien sûr certains changements sont plus faciles à observer, comme le prix du fuel ou une nouvelle naissance.

    Et hélas les changements les plus doux sont les plus pernicieux.

    Alors c’est comme ça, lentement, tout doucement, que la France est devenue injuste. Injuste et inégalitaire. Le mécanisme de base est le suivant : les gouvernants prennent une mesure apparemment destinée à  tout le monde, mais qui s’avère petit à petit ne profiter qu’à une partie de la population et c’est un peu trop souvent la même. Voyons ça.

    Le tgv est une belle invention pour se déplacer vite sans polluer directement. Et c’est rentable. Le problème c’est que leurs rames occupent maintenant beaucoup de quais dans les gares de départ, au détriment des trains dits de banlieue qui, du coup, sont moins nombreux, moins fiables. Et c’est donc de plus en plus la galère… sauf pour ceux qui ne prennent que les rapides. C’est tgv contre banlieue.

    Dans le même registre il y a, aussi, la suppression de certains arrêts ou même de la ligne. Pas rentable. Mais là l’injustice s’accélère. Pas de train veut dire voiture, frais, embouteillage. Je ne vous parle pas du bus de remplacement du train qui arrive plein et ne peut prendre personne. Et là dessus arrive la taxe gas-oil qui tombe sur ceux qui n’ont pas le choix. Parce que, même si c’est payant, les métros, RER, tram des villes ne connaissent pas la taxe gas-oil. Et cerise sur le gâteau, ces décisions sont prises par des fonctionnaires qui habitent en ville et vont à pied au … je n’ose pas dire boulot, disons au ministère.

    De même, le baccalauréat pour tous paraît une bonne nouvelle. Seulement le manque de moyens humains et matériels, décidé sciemment par les politiques, a obligé l’État a baisser énormément le niveau de façon à permettre à toute la tranche d’âge d’obtenir le fameux sésame. Est alors réapparu, à supposer qu’il ait jamais disparu, le poids des classes sociales. A tel point qu’aujourd’hui la majorité de la tranche d’âge sort sans la moindre qualification. Et les classes aisées raflent toutes les formations et tout le travail.

    Et beaucoup plus grave encore, il y a une prise de conscience qui n’a pas encore eu lieu mais qui s’annonce, c’est la notion de député. Il y a longtemps, les députés étaient élus pour leur convictions, leur courage, leur pugnacité. Ils étaient connus des électeurs pour leur combativité et la force de leurs idées. Cela a bien changé, car voila qu’au dernières législatives beaucoup d’électeurs ont voté pour des gens qu’ils ne connaissaient même pas. On est donc passé des députés porteurs d’idées aux députés larbins de gourous. Et ces valets ont des privilèges qui choquent ceux qu’ils sont censés représenter. Or les députés sont la seule pratique qui nous relie encore un peu aux lambeaux de la démocratie.

    Clairement, la prise de conscience actuelle c’est que la France est de plus en plus injuste. En général ça demande une révolution.

    Michel Costadau

  • Décroissance

    Décroissance

    Au milieu de tous les slogans, y a un truc qui me trotte dans la tête, c’est cette idée de décroissance. Ca fait un peu ralentissement, rapetissement. Je ne vois pas du tout ce que c’est, à part une invention de plus des technocrates. Par contre ce que je sais c’est que l’augmentation du PIB correspond à une augmentation de la pollution et à un appauvrissement de la population. Alors si la décroissance c’est seulement la baisse du PIB, ceux-là, comme toujours, n’ont rien compris.

    La hausse ou la baisse du PIB est uniquement le résultat d’une politique et non pas une action en soi.

    Je suppose que la feuille de route de Hulot c’était de lancer des actions vertueuses de façon à augmenter le PIB. Ce qu’ils appellent la transition énergétique n’est, en fait, qu’une manière, prétendument astucieuse, d’augmenter le PIB. On connaît le résultat. Parce que croire que l’on peut augmenter le PIB, ce que les technocrates appellent la croissance, tout en baissant la pollution climatique et la casse sociale relève de la plus grande et malhonnête tromperie. Tout au moins dans nos modèles actuels.

    En gros, il faut trouver des actions à mener et vérifier si elles font ou pas baisser le PIB. Ca n’a aucun rapport avec la décroissance. Vous voulez des exemples. On y va.

    Pourquoi faut-il qu’il y ait toute l’année de tous les fruits et légumes dans tous les étalages. Ca représente des milliers de kilomètres parcourus par des milliers de camions, de bateaux, d’avions… pour rien. Ceux  qui vous disent que c’est la loi du marché sont des menteurs et des pollueurs. Je pense qu’entre manger seulement des patates toute l’année et la gabegie actuelle, il y a des progrès à faire.

    Il y a sûrement aussi quelque chose à creuser quant à  la durée de vie des produits. Il est clair que les produits actuels, même chers, sont faits pour être jetés rapidement, non à cause de l’usure mais pour en acheter d’autres. Aucun effort n’est fait pour qu’ils soient réparables, les produits actuels sont uniquement jetables. Alors, augmenter, par exemple, la durée d’utilisation des véhicules ou la durée d’utilisation de l’électronique, en particulier les téléphones, c’est d’une part faire des économies et d’autre part limiter et la pollution et les déchets. Je l’ai déjà dit, pour les autos en particulier, les nouveautés de 2020, 2021, 2022 sont déjà programmées. On pourrait peut-être essayer de faire des groupements en lots pour ne pas avoir des voitures jetables tous les deux ans uniquement pour le PIB.

    D’une manière plus générale, la consommation, sur laquelle est basée notre modèle économique, est surtout quantitative. C’est le nombre qui fait le chiffre. Et on a même cette notion de prix bas censé entrainer l’acte d’achat au détriment du vrai besoin. Payer prétendument moins cher, proportionnellement, un lot de 20, qu’un lot de 5 n’a aucune justification, c’est juste une manipulation.

    Il me semble que l’on pourrait essayer une consommation plus qualitative. A chiffre égal, une augmentation de la qualité doit permettre de satisfaire le besoin, diminuer les maladies et les déchets.

    Il y a fort à parier que les technocrates ont lancé l’idée de décroissance pour en faire un épouvantail dissuasif pour ceux qui voudraient changer le système. La peur de manquer est inhérente à l’homme, et il déploie son savoir-faire pour s’assurer un peu d’avenir. Or c’est justement cet avenir que les forcenés du PIB handicapent et condamnent.

    Et donc la décroissance c’est du baratin, comme le reste.

    Michel Costadau

  • Refondation

    Refondation

    Ca y est le fossé est creusé et la tranchée s’élargit entre les gouvernants et la population. Oui les manifestations actuelles sont portées par une grand nombre de citoyens, les marques de soutien sont constantes et visibles et pas seulement sur les voitures, mais tout ça n’est que le résultat des nos dernières élections désastreuses.

    Car cette espèce d’hébètement, pour ne pas dire d’abattement, que nous connaissions depuis un an était surprenant. Du coup ça fait du bien de voir que le clivage existait et que la grogne est sortie parce que trop c’est trop. Il y a un mouvement, il a du souffle et les signes d’une base populaire sont patents.

    N’étant jamais aussi bien servi que par soi-même je me décerne une toute petite contribution à l’émergence de ce  ras-le-bol avec mes billets d’humeur et de réflexion. Alors continuons à réfléchir. Je ne vais pas parler de la situation des manifestants, ils se débrouillent très bien, je vais parler de la situation des politiques.

    J’ai déjà dit et beaucoup d’autres avec moi que notre système électoral est vicié à la base par la création de majorités artificielles. Le programme de nos présidents ne dispose, en fait, que des votes qu’ils ont recueillis au premier tour avec une plus ou moins grande avance sur le ou les suivants. Jusqu’à présent, le candidat de tête avait pas mal de points de plus que son concurrent et les autres étaient loin. A la dernière élection, on avait quatre candidats au coude à coude, entre le quart et le cinquième des votes. Ca veut dire que les deux qualifiés pour le deuxième tour ne représentaient même pas la moitié des électeurs. Et encore ça c’est la partie émergée de l’iceberg. Parce que la réalité brute c’est que l’élu  a plus des ¾ des électeurs contre lui. C’est un minoritaire  et même ultra-minoritaire.

    Je dis donc que Philippe Macron avait d’entrée de jeu un handicap de représentativité énorme. Ca aurait du lui dicter une politique encore plus de consensus que ses prédécesseurs qui avaient pourtant une meilleure légitimité.

    Mais bien au contraire il a cherché le clivage.

    D’abord en demandant une majorité présidentielle au parlement. On a déjà connu cela et le résultat a été une nouvelle assemblée de godillots, complètement coupés de base électorale ancrée dans le terrain, c’est à dire les gens. J’ai le sentiment que cette fois la leçon a été enregistrée dans la population et que ça ne se reproduira pas.

    Ensuite, en formant un gouvernement de technocrates. Car il ne faut pas confondre société civile et copains de promos. Les choisis étaient des inconnus pour nous, mais pas pour eux, au contraire. Presque uniquement des personnes issues de la haute administration ou des entreprises. Certes il y a eu quelques récompenses pour les politiciens qui avaient changé de camp en cours de campagne, genre Bayrou, mais ça a été très limité. Et voilà que ces heureux élus se mettent à faire la seule chose qu’ils connaissent : la mesurette. On en a déjà parlé on n’y revient pas. Mais le résultat c’est l’incompréhension et la stupeur. Le diesel en est un excellent exemple.

    Enfin, en pratiquant une politique purement financière. La lutte contre le réchauffement, la pollution ou la casse sociale ne se fait pas à coup de taxe d’habitation, de prix de la tonne de CO² ou des taxes sur les carburants. Certes il ne faut pas augmenter les impôts, mais les Français ont d’abord besoin qu’on les considère, qu’on leur donne une école, une justice et une police à leur service, faits pour tous, au service de tous. Nos citoyens ont besoin qu’on ne leur reprenne pas d’une main ce qu’on leur donne de l’autre. Nous ne sommes pas des animaux. Nous voulons un peu de considération.

    Alors pour Philippe Macron, la messe est dite. Qu’il parte ou qu’il reste c’est fini, il ne fera plus rien que du mal, alors autant qu’il s’en aille. Mais pour les autres, je leur demande de faire ce que la population est en train de leur montrer. Qu’ils se mettent au service des électeurs, qu’ils fassent cause commune avec les citoyens. Insoumis, RN, gauchistes, souverainistes, communistes, montrez que vous pouvez travailler ensemble, car c’est ce que le peuple demande et a déjà commencé. Finis les anathèmes, les cordons de sécurité, les pactes républicains. L’heure est à la refondation. Nous, nous sommes prêts, mais attention nous pourrions avoir l’idée de nous passer de vous.

    Michel Costadau

  • News

    News

    Rien ne va plus, ça grince de partout, les rustines ne tiennent plus, le Boul’mich est sur les Champ’s, les migrants errent dans les rues, les usines ferment les une après les autres, le pays s’en va à vau-l’eau….. mais en musique et dans une certaine indolence car les médias occupent toute la place de ce que nous appelions la démocratie.

    Et en fait de médias, d’après vous, pourquoi notre classe politique s’intéresse tant aux fake news. Vous savez, faire courir un bruit, fabriquer une fausse information, produire un sondage truqué ou raconter des mensonges, y a pas de quoi fouetter un chat, c’est notre quotidien depuis longtemps, aussi bien pour la consommation que pour la politique. On est habitués.

    Alors pourquoi cette soudaine phobie pour les fausses nouvelles. Oui pourquoi ? Ah bon vous donnez votre langue au chat !

    Ok, ok la réponse c’est tout simplement que nos gouvernants actuels sont uniquement un produit fabriqué par les médias et donc ils ne souhaitent pas que l’on puisse saper leur piédestal.

    J’explique.

    Clairement, nos dirigeants ont été élus à la suite d’une convergence médiatique entièrement à leur service : strictement aucune critique, rien que du positif, de l’empathique, de l’envie alors que les autres ont été questionnés, disséqués, massacrés continuellement. Un véritable  hold-up médiatique.

    Peut-être avez-vous un peu oublié cette période. Mais même si vous ne vous en souvenez pas, il suffit de regarder le comportement actuel des médias qui continuent de porter le gouvernement à bout de bras. Aucun média ne dit que Philippe Macron heurte la sensibilité de ¾ des français, non le message véhiculé est que la France attend avec impatience ses propositions, ses orientations, ses décisions. Personne ne dit que maintenant tout le monde paye la taxe d’habitation alors que c’est sa suppression qui a été annoncée. Ce sont les médias qui inventent son pouvoir. Philippe Macron ne tient son pouvoir que des médias.

    Bien que ce soit impossible, je dis que si les médias arrêtaient, ne serait-ce qu’un mois, de faire la pub des politiques, ils deviendraient des zombis comme Tapie ou Bayrou et on pourrait parler un peu de la vraie vie. D’ailleurs les manifestants ne s’y trompent pas, ils n’aiment pas ces télés toujours sur le vif qui diffusent en boucle des images de blocages, de barrages, de casse sans jamais transmettre les discussions entre automobilistes, sans jamais prendre le parti des révoltés, des victimes, des vaincus. « Les violences comme si vous y étiez. » On ne les aime pas……..oui mais il n’y a qu’eux.

    Le seul pouvoir qu’a Philippe Macron c’est de faire tourner la machine médiatique. C’est une Miranda Priestley et les médias en ont besoin. C’est un produit qui, comme tout produit, a son cycle de vie. Philippe Macron et Trump sont encore dans la phase produit phare. Par contre Merkel et Ghosn sont dans la phase fin de vie.

    Vous allez me dire mais qui a inventé le produit Philippe Macron ? Oh ! vous n’avez pas une petite idée, pourtant vous devriez, ça fait deux ans que je vous l’explique. Ben oui la finance, qui possède les banques, qui possède les médias, qui possède les institutions, oui nos chères institutions ne sont qu’un rempart pour les forcenés du PIB. Elles ne protègent qu’eux.

    Vous connaissez pas la dernière : le seul souci du gouvernement devant la grogne populaire c’est de permettre aux magasins et aux entreprises de rattraper le PIB que le peuple aurait fait perdre : ouverture le dimanche, chômage technique rétroactif, réparations. Non je ne rêve pas, c’est la réalité.

    Alors il est impératif de réinventer la démocratie et il me semble que beaucoup de gens ont des idées de ce que ça pourrait être.

    Seulement nous sommes en prison dans nos écran de télé.

    Michel Costadau

  • Casting

    Casting

    Il y a quand même comme un petit problème avec Macron. Une espèce d’évanouissement qui est le contraire du personnage. Cette figure triste et toujours seule a été marquante mais commence à faire un peu isolée. Et maintenant chaque initiative est une occasion de trébucher, de flotter et de tomber dans la rubrique Jours de France des médias. Que Hollande ait eu droit aux bonnets rouges, c’est pas glorieux mais c’était contre les vieux démons socialistes au pouvoir. Mais que les gilets jaunes arrivent un an après les élections c’est un peu dérangeant. Tout le monde sent que l’on ne devrait pas en être là. Ca ne devrait pas se produire. Il y a un problème de scénario.

    En fait ce n’est pas un problème de scénario c’est un problème de casting.

    C’était pas le bon. En votant pour Macron vous n’avez pas voté pour un homme politique mais pour un haut fonctionnaire de la glorieuse Administration française.

    Et ça fait une sacrée différence. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un haut fonctionnaire, ça ne m’étonne pas, c’est pas dans nos relations. Un haut fonctionnaire c’est un intouchable, pas au sens des castes, non plutôt un inaccessible. Ils ont, à leurs yeux, le privilège de faire marcher le pays. Mais ce ne sont pas des hommes politiques.

    C’est vrai que, depuis Charles, nous ne sommes pas gâtés du côté des hommes politique. A part quelques bribes chez Chirac, nous n’avons eu que des narcissiques ou des arrivistes sans épaisseur. On explique. Un homme politique n’a pas d’amis, il surfe sur les uns et les autres pour continuer à concrétiser sa vision de la société. Un haut fonctionnaire au contraire a beaucoup d’amis et tout son travail consiste à les satisfaire et à leur maintenir de bonnes places.

    Un homme politique n’a pas de programme mais des convictions qu’il défend quelle que  soit la situation. Un haut fonctionnaire n’a aucune conviction, n’a pas d’idées force qui le font bouger. Au contraire, il est formaté pour appliquer le programme des puissants dont il est le serviteur indéfectible.

    Un homme politique a un charisme, c’est-à-dire une empathie avec la population qui, en général, ne comprend pas les plus aisés. Ceux-là ont déjà tous les avantages : moyens, culture, relations. Alors ils se débrouillent très bien sans coup de pouce public. Mais un haut fonctionnaire est froid comme une directive, apprend à ne pas avoir de sentiments, ça obscurcit la vue, et la population ne comprend pour lui que les plus aisés qui sont les seuls avec lesquels il parle. D’abord parce qu’ils ont accès à lui, et ensuite parce qu’ils expriment des demandes en monnaies sonnantes et trébuchantes. Et c’est le seul langage qu’il connaît.

    Un homme politique se sent investi de la mission de servir le pays et il fait un maximum pour installer des améliorations ou supprimer des inégalités. C’est pour ça et comme ça qu’il est utile au pays. Un haut fonctionnaire ne se sent investi d’aucune mission, car il n’est pas au service du pays mais des institutions, qui, tout le monde le sait sont le rempart des riches. Son seul mode d’action c’est ma mesurette. La mesurette c’est 10 gr de mesure populaire qui cache 10 kg de boni pour la classe dominante. C’est imparable.

    D’ailleurs souvenez-vous : la première mesure de Macron a été de faire adopter par ordonnance les lois travail. Mesurette inutile, inefficace et non démocratique. Inutile  : beaucoup de temps perdu en parlottes et pseudo-consultations ; inefficace : aucune embauche supplémentaire et donc chômage croissant ; non démocratique : gifle au parlement qui a très bien pris ça puisque ayant parfaitement conscience de ne servir à rien.

    Alors je le répète, cette erreur de casting laisse à penser qu’il y a pas mal de chances qu’il ne finisse pas son mandat.

    Michel Costadau