Catégorie : International

  • Capsule

    Capsule

    Il y a quelques théories intéressantes qui circulent ces jours-ci. Certaines concernent l’avant, comme celle qui dit que la crise sanitaire n’est que la couverture d’une crise économique qui aurait de toute façon eu lieu et qui permet aux politiques de se dédouaner. Cette théorie est évidemment invérifiable mais est assez compatible avec la dimension suicidaire que j’ai évoquée. D’autres concernent l’après et il y en a au moins deux qui s’affrontent. A vrai dire les deux parlent de la refondation de l’ordre mondial mais l’une cherche à mettre en avant la solidarité comme moteur de nouveaux développements, et l’autre la flexibilité comme nouveau mode de fonctionnement du travail. Il faut attendre quelque temps pour voir les premiers signes. À vrai dire ce n’est pas le sujet. Pas encore.

    Oui parce que depuis un moment de nouvelles images de l’être humain se présentent à nos yeux.

    Avec le Sida on a eu l’incitation aux rapports protégés, on a ainsi commencé à mélanger la reproduction avec la maladie. Avec Ebola et les premiers SARS on a commencé à voir la désinfection des lieux et des personnes avec des pulvérisateurs contenant un produit à vaisselle et portés par des scaphandriers à l’air libre. Avec le virus nous avons encore les pulvérisateurs et les arroseuses mais aussi les lits médicalisés avec 10 personnes autour, toutes cagoulées comme dans les séries. Et en plus l’obligation de rester à distance les uns des autres ce qui est complètement nouveau.

    Nous avons aussi vu une intensification de la vie numérique, casques sur les oreilles, téléphone avec ou sans images, enseignement, exercices avec leurs corrections, apéro skype, cinéma à la demande. Consultations médicales, certification bio, conseils juridiques, … à distance et manifestations virtuelles depuis son écran.

    Il y a une espèce d’encapsulage de l’individu dans une bulle dont la seule fenêtre est un écran noir et une incitation continuelle à se méfier des             autres, qui augure peut-être un sérieux affadissement des rapports humains.

    Alors que jusqu’à présent la solitude était le pire ennemi de l’homme et que dès que l’on se retrouvait à plusieurs se dégageait un sentiment de bien-être, voire de fête, ainsi que la célébration de rites, il semble se dégager une nouvelle tendance à garder un maximum de distance. Voire à repousser les autres pour qu’ils ne pénètrent pas le périmètre sacré de l’individu, le domaine de la respiration privée. D’ailleurs les riches en €$ se sont isolés depuis longtemps dans des paradis privés. Cet écartement s’accompagnant aussi de phénomènes d’entassement dans les transports, dans les magasins, dans le travail où en vacances mais en s’ignorant complètement, chacun dans sa bulle. C’est comme si l’humain d’être social devenait un être asocial.

    Je veux dire que c’est une tendance lourde, pas seulement à cause d’une épidémie. Est-ce dû au sentiment de notre trop grand nombre sur terre, où à une politique forcenée de destruction des organisations humaines pour faire de chaque individu un consommateur seul devant l’offre marchande ou même à une incapacité à communiquer suite à un nivellement de la vie personnelle par les médias, chacun sachant, pensant et aimant les même choses. Sauf, quand même, le petit nombre de ceux qui ont su rester, dans leur tête, indépendants du bourrage médiatique et qui sont encore capables de résister.

    Heureusement il y a les jeunes. Ils sont évidemment dans l’impossibilité vitale de rester isolés puisqu’ils sont justement en train de se socialiser. Et ils le font même en cette période. A côté de chez nous il y a des petits rassemblements de jeunes qui font la fête en groupe et en musique.

    C’est rassurant.

    Michel Costadau

  • Etranger

    Etranger

    C’est sûr qu’il y en a un peu marre de tout le temps parler du virus, c’est devenu complètement inintéressant, d’autant plus qu’il a presque disparu dans beaucoup de départements, en particulier dans le sud. Il y a tous les jours des nouvelles mais, en fait, on ne sait rien on n’apprend rien et on attend la réouverture des cafés.

    Alors je vais vous donner une analyse que je n’ai pour le moment vue nulle part ? Elle concerne la psychologie de nos dirigeants. L’idée est la suivante. Il y a, clairement, une composante suicidaire dans les choix de confinement qui ont été faits.

    Tout a commencé par un effet domino des mesures prises en Asie. De pays en pays, la théorie du confinement est arrivée, déformée et modifiée, jusqu’en Europe et ce qui n’a concerné qu’une petite partie de la Chine s’est abattu, chez nous, sur des pays entier. Déformée et modifiée parce qu’en Asie le confinement faisait partie d’un volet de plusieurs mesures strictement complémentaires dont le dépistage, la recherche des contacts et l’isolement.

    L’instant du choix a donc été très court, à peine quelques jours, et c’est là que les décideurs européens se sont trouvés devant un cruel dilemme : soit continuer à défendre leur credo productiviste, soit se renier complètement en mettant la santé individuelle au-dessus de tout. Or c’est exactement au moment ou un individu n’arrive pas à faire face à sa situation que lui vient l’idée du suicide. L’avenir est bloqué, il n’y a aucune bonne solution. Le suicide est alors la seule manière de fuir une situation invivable. Comme une échappatoire à la paralysie ressentie, une libération des contradictions qui le minent même si c’est souvent lui qui les a créées.

    On comprend du coup pourquoi Johnson, Trump, Bolsonaro et quelques autres ont essayé de ne pas se suicider en voulant à tout prix défendre le business. On peut leur reprocher ce qu’on veut mais pas d’être contradictoires car ils ont plutôt cherché à faire le moins de dégâts possibles à la finance.

    Pour les autres, c’est leur propre légitimité qui est entrée en jeu. Soit ils se sont sentis l’émanation démocratique de la population et ils ont pris des mesures adaptées bien acceptées par les citoyens : pays du nord, Allemagne, Autriche et quelques autres. Soit ils ont compris qu’ils n’avaient aucune légitimité et ils se sont suicidés : France, Italie, Espagne et quelques autres.

    En France en particulier les dirigeants ont accompagné leur suicide d’un puissant venin : la peur de l’autre. Étant incapables d’assumer la situation, nos dirigeants ont délibérément dressé les citoyens les uns contre les autres, en désignant l’autre, c’est-à-dire tous les autres comme le danger, l’ennemi. Et c’est 1 000 fois plus dangereux que le virus lui-même.

    C’est comme une déformation de la réalité à travers un prisme uniquement braqué contre l’humain. On dirait que l’individu devient son propre ennemi, que le collectif est à éviter, que l’homme cherche à éviter l’homme. A nouveau le loup est entré dans la bergerie, il faut mettre de la distance entre les gens comme au temps de la peste et du choléra. Eux ils se sont suicidés mais nous on aura beaucoup de mal à s’en remettre.

    Michel Costadau

  • Nomage

    Nomage

    Sujet délicat s’il en est, surtout pour un homme : les violences conjugales. Heureusement je ne vais pas rajouter mon grain de sel à la médiatisation récente et surtout actuelle, mais seulement évoquer quelques termes de langage. Je trouve que féminicide n’est pas très bien choisi.

    D’abord parce que donner un nom au seul résultat d’un acte c’est le séparer du cheminement qui a conduit à celui-ci. Par exemple, assassin ne laisse aucune place à légitime défense et drogué laisse peu de place à mal-être. Et donc féminicide ne désigne que ceux qui tuent leur conjoint, laissant de côté toutes les violences et les pressions que peuvent subir des femmes et quelques rares hommes. Clairement les violenteurs ne sont pas tous des féminicides mais sont pourtant la majorité des cas. Qui plus est la violence faite aux femmes est systémique, structurelle si vous préférez et pas seulement conjoncturelle.

    Ensuite parce que le nommage, vilain terme qui consiste à donner un nom aux choses, permet de créer une catégorie sur laquelle on va faire porter tout le poids de l’acte. Or il y a en général une chaîne de causalité, dans laquelle d’autres individus et des rouages de la société sont impliqués, l’acteur final n’étant que le dernier relais d’une longue course. Mais nommer seulement celui-ci permet, entre autre, de canaliser la vindicte bien pensante sur une catégorie précise qui va seule subir les effets de la justice. C’est un peu « pas vu pas pris ». Tant qu’il n’y a pas décès on peut continuer. On voit là tout le rôle trouble des politiques qui, plutôt que de s’attaquer aux causes, se contentent de fabriquer des boucs émissaires qui font alors l’objet d’un suivi Insee, permettant de noter les progrès.

    C’est une banalité de dire que notre société est sexiste, paternaliste et violente. Il ne s’agit pas d’excuser des actes inadmissibles, ce qui revient à les encourager, mais d’en comprendre la genèse afin d’en éliminer les causes. Assurément ceux qui frappent leurs femmes ou les femmes sont des personnes faibles qui trouvent mal leur place dans la société. Le rôle de l’homme est plutôt protecteur et pourvoyeur comme disent les Inuits. Seulement ce statut de protecteur n’est possible que si la société le lui reconnaît concrètement. C’est-à-dire qu’elle accepte et promeut des individus conscients, responsables et autonomes. Ça fait longtemps que ce n’est plus le cas.

    Et voilà que cet épisode du virus détruit un peu plus cette nécessité en ramenant l’individu au rôle unique de malade et de victime. On l’a vu, ce n’est pas en faisant continuellement des annonces truffées de pseudos-décisions que l’on peut rendre les citoyens conscients, responsables et autonomes. On a l’impression, chez nous, que la population est un obstacle à l’application des mesures prises pour son bien. C’est comme avec les enfants. Il faut donc contraindre les gens à respecter des mesures car ils ne comprennent rien et font tout de travers. Et du coup, les nommages ont fait florès : gestes barrières, distanciation sociale, immunisation collective dont aucun ne concerne l’origine du mal, mais qui tous sont quantitatifs. C’est pas eux qui vont arrêter l’épidémie ni les violences conjugales.

    Michel Costadau

  • Stop

    Stop

    J’ai un immense sentiment d’impuissance, je sais ce qui se passe et je ne peux pas l’arrêter. C’est comme un mauvais rêve. Oh ce n’est pas le virus qui me pose problème. Oh non, parce que le métier de la terre vous apprend vite l’humilité et la modestie face à la nature. Quand on voit jour après jour ses cultures se flétrir et se sécher sous l’effet de la chaleur et disparaître ainsi toute promesse de récolte, on peste, on hurle mais on accepte l’inévitable.

    Et, actuellement, il y a beaucoup de victimes inévitables. A vrai dire certaines auraient pu, et pourraient encore être évitée c’est sûr, mais nous sommes sur un bien mauvais chemin.

    En fait le virus disparaîtra tout seul ou bien il deviendra une maladie moderne de plus comme le cancer, le diabète ou la grippe.

    Non l’impuissance qui me mine c’est celle de la fascisation du pouvoir et c’est cela que je voudrais stopper. Je rêve de révolte populaire contre la suppression de notre vie sociale et familiale. Je rêve de résistance à ces déploiements de forces policières. Je rêve et je me retrouve seul, seul à vouloir montrer ma colère, seul à défier ces fascistes, mais surtout seul à dire : ça suffit.

    Mais comment faire quand tout le monde ou presque est dans la spirale d’une peur auto-imposée. En fait c’est chacun qui se fait son propre cinéma puisque les contacts que vous évitez sont exclusivement avec des gens sans le moindre virus et donc ne nécessitant aucune protection. Vous allez me dire qu’on ne sait pas et qu’il y a peut être un porteur tout près de vous. C’est ce « on ne sait pas » qui est catastrophique. Je sais, je sens que ce « on ne sait pas » est sciemment entretenu par nos dirigeants, parce que si on savait, d’une part on pourrait agir plutôt que de subir et d’autre part la peur auto-entretenue disparaîtrait.

    A vrai dire je ne suis pas seul à penser ainsi, car je reçois des textes montrant que d’autres aussi, que je ne connais absolument pas, ont des analyses pertinentes, comme Valérie Bugault, Romaric Godin et d’autres. Mais même si on était 10 ça ne changerait pas grand-chose.

    Je me demande où sont nos partis politiques, nos syndicats, nos organisations pour au moins dire, au moins manifester leur opposition aux modes de fonctionnement de nos dirigeants. Où sont-ils, c’est maintenant que l’on en a besoin, pour organiser la résistance, pas demain mais aujourd’hui. A quoi sert de vouloir régler ses comptes plus tard quand le mal sera fait.

    Pourtant je vois bien qu’il y a un fond de résistance. C’est-à-dire de personnes qui soit bravent les interdictions, comme les jeunes, soit surtout ne respectent pas les recommandations, à commencer par les clients des magasins qui n’ont ni masques ni gants ni distances, voire qui se donnent rendez-vous au super pour tailler une bavette. Sans conséquences d’ailleurs.

    Néanmoins, je rumine ma haine de ces dirigeants qui, sous prétexte de vouloir notre bien, nous mettent dans des situations inhumaines. Je suis persuadé qu’ils ne se préoccupent pas du tout des décès, des souffrances et des séquelles, non la seule chose qui les occupe c’est comment garder le pouvoir, comment continuer ce régime de productivisme acharné dont nous sommes les seules victimes, les victimes vivantes, courbées, rampantes. Et en ce moment ils se sont ouvert un boulevard, rassemblements interdits, drones de surveillance, amendes et flicage, ça roule pour eux.

    Alors je passe en boucle cette journée du 22 aout 1914 ou il y a eu 27 000 victimes françaises, oui en un seul jour. Tout le monde le sait ou l’a su mais l’a oublié ou ne l’a pas cru. Nos dirigeants sont capables de ça. C’est effarant. Et nous nous ne sommes capables que de mourir en silence.

    Alors c’est vrai, ça suffit.

    Michel Costadau

     

  • Mutation

    Mutation

    Française, Français vous avez élu des imbéciles, dangereux de surcroît. Le budget de la Défense est 10 fois supérieur à celui de la recherche et pourtant la bombe atomique ne sert à rien contre le virus. Impardonnable. D’ailleurs les bombes atomiques ne servent strictement à rien. Voilà.

    Les mutations de sociétés, c’est un peu comme les tremblements de terre. Les pressions et fissures se mettent en place sous la surface, invisibles elles grandissent lentement. Et puis d’un seul coup c’est le cataclysme et la bascule vers un nouvel état que les gens découvrent avec stupeur. Personne ne l’avait vu venir et pourtant tout se préparait petit à petit.

    La crise actuelle fait apparaitre des ruptures ancien///nouveau dans trois domaines au moins : Sciences, Europe, Démocratie.

    D’abord il devient clair que l’Asie a acquis le leadership des sciences et des techniques. Toutes les technologies de pointe informatique, biochimique, médicale et nano sont maintenant dominées par l’Asie. Certes il nous reste les technologies anciennes, aéronautique, génie civil, automobile, pétrochimie mais ce sont des industries lourdes, comme l’était la vieille sidérurgie avant de disparaître. En fait nous n’avons aucun champion dans les domaines des sciences de la vie, de l’informatique ou du médical. Il y a encore quelques laboratoires qui s’amusent avec de nouvelles techniques mais nous n’avons pas le tissu industriel correspondant. Seule la côte Ouest américaine tient encore un peu la route. Ca ne veut pas dire que nous allons consommer plus de produits asiatiques, c’est déjà le cas, non ça veut dire que ce sont les asiatiques qui vont définir notre modèle de vie, comme les Européens l’ont fait pendant longtemps. Nous allons être amenés à seulement les suivre et les imiter.

    Ensuite l’Europe s’est dangereusement fissurée. Notre bastion de bien-être a basculé dans l’inconnu. L’Europe du Nord s’est mise à l’abri en fermant ses frontières, celle de l’Est n’ayant aucune structure pour faire face à la crise économique en cours, subit donc d’énormes dégâts et appelle au secours, et l’ancien noyau riche de l’Ouest navigue à vue sans ligne de conduite. Visiblement ce sont les petits pays qui gèrent le mieux l’épisode et les grands pays le plus mal. La montée des fédéralismes va donc franchir un nouveau cap, ce qui peut conduire les pays à un émiettement puis à leur morcellement. Pour commencer, toutes les velléités de politique étrangère, droits sociaux, armée, ou recherche communes ne sont plus à l’ordre du jour. Il me semble que l’Europe a vécu, l’avenir est aux provinces, aux départements et aux petits pays.

    Enfin le concept de démocratie, hérité des Grecs et remis à jour par la Révolution française, a explosé en vol ne laissant au sol que des décombres. Certes nous ne vivions qu’une démocratie de façade mais voir dans un moment critique le président essayer de se débrouiller tout seul au lieu de mobiliser les instances représentatives a quelque chose de pathétique et indique qu’il n’a plus, s’il l’a jamais eu, confiance dans nos institutions. En ce moment le pays est gouverné par le ministère de l’Intérieur agitant avec son administration sa cohorte de préfets qui envoient leurs gendarmes sur les routes. C’est un peu de l’autocratie mais complètement un Etat policier. Il n’y a plus aucune représentation locale capable de mobiliser et de s’occuper des citoyens, les conseils départementaux ont disparu, les conseils municipaux ne peuvent plus se réunir car, par erreur ou calcul, avec ce premier tour raté, les anciens conseils ne sont plus légitimes et les nouveaux ne peuvent pas siéger. On aurait pu croire que les députés pourraient rassembler les citoyens pour entendre les besoins et inquiétudes de la population mais on découvre avec effroi que ce ne sont que des fantoches à poil ras sans aucun pouvoir, sans aucune mission, sans aucune représentativité, des pions vides.

    Françaises, Français nous ne vivons pas une crise mais une mutation. Il n’y aura jamais de retour à la normale. Il va falloir mettre les mobiles en veille. Alors, serrez-vous les coudes, consolidez vos réseaux locaux, partagez ce que vous savez pour essayer de bâtir un nouveau genre de vie plus résilient à la dépendance, à l’isolement et aux regards du pouvoir central.

    Michel Costadau

  • Honte

    Honte

    Honte aux politiques qui ont systématiquement supprimé des lits dans les hôpitaux, diminué les personnels soignants, différé la fourniture d’équipements performants au nom de la rentabilité et du business. Et maintenant c’est eux qui punissent les français à cause de leur propre incurie.

    Honte à ces religieux arriérés qui ont réuni leurs fidèles en leur disant de surtout ne rien en dire, ni où, ni quand, ni combien ils étaient.

    Honte au gouvernement qui fixe le prix d’une amende en voulant ignorer que son effet dissuasif n’est pas lié au montant mais à la proportion des revenus. Une fois de plus ce sont les gros revenus qui sont favorisés. Combien faudra-t-il d’épidémies pour qu’ils comprennent que 100 € ne représente pas du tout la même somme pour tout le monde.

    Honte aux autorités sportives, sanitaires et politiques qui ont autorisé le match Lyon Turin, permettant une contamination de masse entre Italiens et Français.

    Honte à La Poste qui profite de l’épidémie pour se recentrer sur son cœur de métier à savoir………la Banque Postale. C’est un nouveau sabordage de service public qui se passe sous nos yeux et nous ne pouvons rien faire. Bientôt le courrier un jour sur deux, pas le samedi et distribué par Alibaba.

    Honte au ministre de l’Agriculture et au syndicat FNSEA qui, sous prétexte qu’ils sont payés à ne rien faire, demandent à 200 000 Français de travailler au noir dans les champs, pour remplacer les étrangers. La solidarité est une belle valeur mais vous allez les aider et eux vont continuer à empoisonner la nature, je ne sais pas si c’est très équilibré.

    Honte au gouvernement qui dit restez chez vous sans rien pouvoir faire parce qu’il a fermé les magasins, empêchant les gens d’acheter ne serais ce qu’un pot de peinture, un sac de plâtre ou des graines de radis. Les hommes ne sont pas des plantes vertes que l’on sort une fois par an.

    Honte aux politiques et aux médias qui ne trouvent que la peur, les amendes et la contrainte pour convaincre la population d’adopter un comportement précautionneux. Pourtant ils savent depuis longtemps que seule la motivation est un levier pour obtenir des comportements de masse. En finance ça s’appelle des incitations et ça marche très bien.

    Honte aux employés des journaux, qui jour après jour, heure après heure, seconde après seconde, emboîtent le pas des autorités en expliquant et détaillant des ordres et consignes pas du tout clairs à leur manière, c’est-à-dire dans le sens du scoop. A croire qu’ils ne seront contents que quand il y aura 10 000 morts par jours ce qui leur aurait donné raison, mais, hélas pour eux, n’arrivera pas.

    Honte à la classe politique qui feint de découvrir que les détenus sont entassés dans une promiscuité inacceptable et qui craignent non pas pour les prisonniers mais pour leur responsabilité.

    Honte aux juges qui différent les peines de détention ou libèrent des détenus, manifestant bien ainsi qu’ils auraient pu le faire depuis longtemps.

    Honte au conseil départemental du Tarn qui fait un appel à dons pour des masques de protection même usagés, sur-blouses, gel, charlotte, gants, lunettes auprès de la population à laquelle il devrait les fournir. C’est comme si l’ONU demandait des sacs de riz à ceux auxquels elle doit en distribuer.

    Honte aux politiques pour interdire aux familles des funérailles qui sont le rite le plus caractéristique de l’homme. Sont-ils devenus des animaux pour oser blesser ainsi la nature humaine ?

    Michel Costadau

     

  • Rivus

    Rivus

    Ca se corse comme dirait Napoléon. Notre société est en train de muter. Je vais donc plutôt faire une liste qu’un billet unique.

    – La querelle des chiffres bat son plein. Par contre tout le monde semble d’accord sur le 2 % de victimes, c’est-à-dire 98 % de guérison. Oui mais % de quoi ? Eh bien de ceux qui ont attrapé le virus. En fait tous ceux qui ne l’ont pas attrapé ne sont pas comptés. Si donc on compte tout le monde ça divise les chiffres par mille et c’est heureux. Bingo.

    – Les scientifiques et experts qui conseillent le gouvernement sont les mêmes que ceux qui ont déclaré le glyphosate sans danger, qui ont laissé utiliser pendant 40 ans le chlordécone et continuent avec les néonicotinoïdes. Ils ont donc perdu toute crédibilité depuis longtemps car ils sont toujours aux ordres. Zéro.

    – Pour se divertir, il faut imaginer un défilé, avec le mètre réglementaire à la main, de gens portant leur laisser-passer sur la poitrine. Photos.

    – Alors ne cédez pas à la peur ambiante. Ne tombez pas dans l’autocensure. La société peut nous interdire ce qu’elle veut mais pas de sortir de chez vous. C’est elle qui est malade. Kafka.

    – S’il y a de nouveaux cas c’est qu’ils ont été contaminés. Il est donc utile de savoir qui est porteur ou pas. La détection est donc le mode d’action privilégié qui aurait dû être mis en oeuvre. Tout autre méthode est moyenâgeuse et indigne de nos sociétés dites évoluées. Détection.

    – Le gouvernement a réussi à paniquer tout le monde, la peur des autres se répand comme une traînée de poudre. Les gens fonctionnent sur l’angoisse, y compris les enfants. Ce n’est pas la société qui nous maintient en bonne santé, c’est nous qui maintenons la société en bonne santé par nos activités, notre dynamisme, nos idées, notre moral et notre humour. Coulé.

    – L’attestation de déplacement n’a strictement aucune valeur, c’est seulement le début d’un fascisme rampant. De même il aurait été normal d’avoir un débat sur les mesures à prendre. On a eu seulement la télé. Séries.

    – Il est clair que le gouvernement a été largement désavoué dans les municipales et qu’il n’a pas aimé. Il faut donc se demander pourquoi il a le reporté le second tour, voire lancé ses juristes sur l’annulation du premier tour. Pour moi il a son propre timing : avril annonce que le pic est passé, mai réouverture de la vie sociale avec défilés de victoire, juin élection. Fiasco.

    – Vous savez qui est en train de gagner économiquement, dans cette crise sanitaire que provoque le virus : ce sont les vraies sociale-démocraties parce qu’elles agissent avec la coopération et la compréhension de la population, et l’ultralibéralisme car ils privilégient seulement le business, le marché faisant le reste. Nous, avec notre paternalisme d’Etat nous allons prendre un coup. Dur.

    – L’Etat va rembourser facilement les pertes d’exploitation, ce n’est pas grand-chose, mais ce qu’il ne pourra pas réparer ce sont les modifications de comportement : exacerbation de l’individualisme, flambée des prix de l’espace, perte de confiance en soi. Freud.

    – Combien de fois a-t-on entendu dire que l’Europe nous protégeait de la guerre, qu’elle était un îlot de liberté et de bien-être au milieu d’un océan de misère. Et voilà que cet îlot devient une prison à ciel ouvert avec les miradors de la télé aux quatre coins. Comme démonstration on aurait pu trouver mieux. Echec.

    – Clairement, il y a encore des gens qui travaillent et ce ne sont pas les plus gros salaires, qui eux restent chez eux. Ca aussi ça ressemble au Moyen Âge quand les serfs étaient taillables et corvéables à merci. Classes.

    – Surtout, surtout ne restez pas enfermé chez vous avec la seule télé pour donneur d’ordre, non, au contraire sortez, voyez vos amis, jouez aux boules, faites des grillades, venez à la campagne ramasser des respounchous. Printemps.

    – Encore plus important, comprenez qu’il ne faut pas cesser de vivre par peur de la mort.

    Michel Costadau

  • Promesses

    Promesses

    Bien obligé de parler des élections on est dans la période.

    Vous le savez déjà, les élus sont tous des professionnels de la politique. Et, que ce soit chez un artisan ou dans une grosse boite, le professionnalisme c’est la maitrise des procédés, des choix de qualité, des justes coûts, de la garantie et une bonne pérennité. Le professionnalisme des politiques est d’une tout autre nature. Il consiste avant tout à faire des promesses sans le moindre engagement. Et pour cela il faut de l’entrainement, des méthodes car sinon on se fait piéger par son propre discours. Le secret c’est qu’il faut donner l’impression de vouloir faire des choses sans que l’on sache très bien quoi. C’est pas évident, ça s’apprend.

    Quand un artisan vous promet de carreler la maison, il ne dit pas « si j’y arrive, ou si j’ai le temps ou si ça reste la priorité ou si je ne fais pas le contraire ». Et pourtant c’est exactement ce que font les élus en disant je vais faire çi ou je vais faire ça, sans le moindre devis, sans la moindre planification, voire sans la moindre compétence et bien sûr sans la moindre signature. Vous n’acceptez ces choses là que de votre beau frère quand il vous propose de refaire le toit du garage en oubliant la gouttière. De plus une fois élus ils font surtout des choses dont ils n’avaient jamais parlé.

    Et nous avons une triste illustration de ces comportements irresponsables avec le virus mais aussi avec la Syrie. Vous vous souvenez du temps où nous avions rompu nos relations diplomatiques avec Damas pour reconnaitre les rebelles, les recevoir à Paris, les armer et envoyer nos vaillants soldats bombarder des cibles alaouites. A un moment ils nous donnaient même des chiffres en effectifs, en tonne de bombes, en cibles atteintes.

    Et maintenant il reste un carré de ces rebelles, assiégés, expulsés ou assassinés dans le silence complet de Paris. Et pourtant pas grand-chose n’a changé dans ce coin là. Ce sont seulement nos politiques qui ont complètement oubliés leurs promesses et leurs discours. Cette guerre non déclarée a déjà dépassé le million de victimes civiles, y compris des milliers de français et ce n’est pas tout à fait fini.

    Le virus, quand à lui, n’atteindra probablement jamais ce chiffre et pourtant on sature encore et encore les médias avec des mesures fantaisistes. Qu’est ce qui cloche ?

    Ah oui pour les municipales pas de pb, ce sont des élections sans la moindre importance politique, à part le copinage. D’ailleurs c’est peut être ce que vous faites en votant pour des gens que vous connaissez ou que vous aimez bien. Ca parait naturel, mais si vous en espérez des avantages voire des aides ou des contrats, ou tout simplement des améliorations, ça s’appelle de la corruption. Bref tout cela est bien triste. Il est bien loin le temps où existaient des idées et des programmes politiques entre lesquels on pouvait choisir. A supposer que cela ait jamais existé.

     

    Michel Costadau

     

  • Tribunal

    Tribunal

    Antipasti.

    Fillon a raison, il y a bien un tribunal médiatique. Il juge, c’est-à-dire condamne ou innocente des citoyens, mais pas n’importe lesquels : uniquement ceux dont on parle à la télé. Et comme ce tribunal est lui-même aux mains des médias c’est la sphère médiatique qui se juge elle-même. Très drôle. Oh il n’y a, bien sûr, aucune valeur défendue par ces jugements, ni même de mécanisme de régulation, c’est seulement le classique « pas vu pas pris », qu’on appelle aussi le politiquement correct. Voila le décor, maintenant la question.

    Primi.

    Quel rapport y a-t-il entre les Césars, la réforme des retraites et le Covid19 ? A priori aucun pourrait-on dire et pourtant si : tous les trois ont un problème avec le consentement.

    Les Césars ont mis, à nouveau, en lumière des actes sexuels sans consentement explicite, enfin plus ou moins.

    La réforme des retraites met sur le devant de la scène l’adoption d’une loi sans le consentement des citoyens ni des élus et sans même les discussions qui vont normalement avec.

    Le Covid19 confine des populations, les met en quarantaine ou leur impose divers comportements sans leur consentement, et clairement sans le consentement de tous.

    Vous allez me dire : oui mais pour le Covid il s’agit d’un cas de force majeure dans le but de protéger la population. Eh bien non, pas du tout, le Covid n’est qu’une grippe asiatique de plus, contagieuse et pas trop méchante pour une fois, mais qui tombe bien pour détourner l’attention des calamiteuses municipales.

    Ensuite vous allez me dire que pour les Césars, on ne discute pas le viol et que des cas comme celui-là doivent être sanctionnés. Certes, mais alors pas que celui-là, mais aussi les milliers d’autres promotions canapés ou castings. Et il n’y a pas que le cinéma qui fait pression sur les femmes.

    Et enfin vous me direz que la réforme des retraites aurait de toute façon été votée par notre assemblée de godillots. Peut être, mais surement pas le même texte et l’étude de tous les cas concrets aurait eu plus de temps pour être menée, ce qui aurait évité toutes les errements que nous allons connaître pendant des dizaines d’années.

    Secondi.

    Du coup il est facile de se rendre compte que tout cela se passe, pratiquement exclusivement, dans les médias, oui je dis bien dans les médias et pas dans notre vie. Tous ces évènements ne nous sont accessibles que par les médias. Les médias nous disent ce qui se passe en Chine, dans les régions en quarantaine et même dans l’Oise, ce qui se passe pendant le tournage des films et dans les coulisses, ce qui se passe à l’Assemblée nationale et même ce qui se passe dans la rue. Nous, nous ne savons strictement rien, nous ne savons même pas ce qui se passe en bas de chez nous. Mais les médias nous disent tout ce qu’il faut savoir et du coup aussi ce qu’il faut penser et cela de la manière la plus continue et pernicieuse qui soit. Les médias ne parlent que d’événements catastrophiques qui, pour la plupart, ne nous concernent pas et nous maintiennent dans une espèce de crainte permanente dans le seul but d’ancrer notre impuissance.

    Dessert.

    Les médias nous disent qu’une majorité de citoyens sont contre l’actuelle reforme des retraites et nous donnent même un chiffre 72 %. En même temps on nous donne d’autres chiffres, 91 pour la motion de censure et puis encore d’autres chiffres pour les Covid. Et encore d’autres chiffres pour le soutien à cette jeune actrice qui s’est levée avant la fin du show. Les chiffres ça fait sérieux, solide, on peut compter.

    Moi aussi je sais compter et pour moi il y a encre plus de députés que de cas de Covid. Et je ne sais pas lesquels sont les plus malades.

    Alors quand on débranche les médias, on y voit plus clair et on peut voir la réalité : le 49.3 c’est un viol et même un viol collectif. Crime impuni pour combien de temps encore ?

    Michel Costadau

  • Elucubrations futurables

    Elucubrations futurables

    Pour ceux qui ont suivi, la question devient donc : mais qu’est-ce que le vivant fait sur terre ? Il est bien évident que je n’en sais absolument rien et ceux qui disent qu’ils le savent sont de gros menteurs, voire de dangereux illusionnistes, suivez mon regard. Néanmoins, même s’il s’avère difficile d’établir le rationnel de la présence du vivant sur terre, il n’est pas interdit de formuler quelques hypothèses sur la suite des évènements.

    Pour commencer, constatons la possibilité non négligeable que l’homme disparaisse de la planète, un peu comme les dinosaures. Les raisons pour cela ne manquent pas aujourd’hui, ce qui rend la chose fort crédible. Et il est assez facile d’imaginer que l’évolution se continuera avec les souches résilientes. Cette hypothèse a par contre un avantage et un inconvénient. L’avantage c’est que la question de « pourquoi l’homme » revêtira beaucoup moins d’intérêt car sa disparition donnera la priorité aux survivants, qui seuls seront à même de se poser la question. L’inconvénient c’est qu’elle peut se produire à très court terme, ce qui veut presque dire que nous sommes concernés.

    Mais voyons si on peut élucubrer autre chose.

    Regardons alors du côté du reste c’est-à-dire de l’univers minéral. Il semble que son destin soit le froid et l’immobilité. Je ne sais pas quels sont ceux qui ont inventé l’entropie mais ils ne nous ont pas fait un joli cadeau. C’est vraiment le nivellement par le bas.

    Alors nouvelle hypothèse : le vivant c’est le déclic pour lutter contre l’immobilité. Je m’explique. La reproduction, même associée à une très faible durée de vie individuelle, est un chemin d’éternité. Le vivant se reproduit, au moins quantitativement, et cela peut durer très longtemps. Certes cela se passe pour le moment dans un cocon atmosphérique privilégié et il ne sera pas aisé de trouver un peu d’énergie dans un univers froid et immobile mais c’est quand même une idée. Cette idée met en œuvre un dépassement de la matière par elle-même. Ou, si vous préférez, le potentiel de la matière serait beaucoup plus riche qu’on ne le croit car la matière a déjà réussi à produire des assemblages assez sophistiqués qui questionnent son immobilité. C’est peut-être une vision un peu optimiste, mais aussi qui a l’inconvénient de demander beaucoup de temps pour se vérifier surtout sur la fin.

    Maintenant regardons directement le vivant. Nous venons de dire que les organismes produits par l’évolution sont de plus en plus élaborés. Comme nous ne savons pas pourquoi nous mêmes, les hommes, sommes arrivés à émerger, mais seulement comment, il est tout à fait possible que de nouvelles émergences se produisent avec des organismes encore plus évolués. Plus évolué ne veut pas du tout dire surhomme, car il apparait assez clairement que l’homme est peu adapté aux ressources de la terre : trop grand, trop gros, trop de besoins et un cerveau qui déraille facilement. D’ailleurs on peut ajouter que la reproduction sexuée, qui a l’avantage d’un petit mélange des gènes atténue beaucoup trop le besoin de se reproduire. Car la reproduction n’est pas un choix c’est la loi du vivant. De plus il semble que la courbe d’évolution du vivant soit passée par son maximum pour ce qui concerne la taille des spécimens.

    Alors plus évolué c’est plutôt dans le sens plus petit et plus résistant. Bien sûr ça peut prendre encore un million d’années, voire plus, mais c’est possible. Certes l’empressement actuel de nos dirigeants à stériliser notre planète et à détruire tout le vivant voile singulièrement l’avenir. Mais que de nouveaux organismes, disons plus performants, voient le jour c’est bien possible.

    Un jour.

    Michel Costadau