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  • Démonstration

    Démonstration

    S’il y bien a une évolution constante dans l’enseignement à l’école c’est la disparition de la démonstration. Pour être clair ce que j’appelle démonstration c’est la suite d’enchainement logique qui permet d’établir la complète validité d’une proposition. Il est bien évident qu’il est beaucoup plus difficile de démontrer que de proposer, d’expliquer ou d’asséner. La démonstration est même la seule démarche qui permet de progresser à coup sûr sans être tôt ou tard rattrapé par les cas embêtants ou ça ne marche pas.
    Quand je parle d’enseignement je parle de toutes les disciplines, pas seulement des sciences. C’est vrai que les mathématiques ont fait de la démonstration la pierre angulaire de leur domaine. Et une fois démontrée la proposition devient théorème. Et les théorèmes peuvent être utilisés dans de nouvelle démonstration. Aujourd’hui les démonstrations font des dizaines de pages et incluent des programmes informatiques ce qui pose, d’ailleurs, un grand problème pour la vérification mais le principe demeure.
    En fait toutes les matières ont leur base logique. C’est même la philosophie  qui a mis en avant la progression des connaissances non par accumulation désordonnée mais par des étapes se validant de proche en proche justifiées à chaque fois par des analyses rationnelles.
    Mais maintenant à l’école on ne fait plus de démonstrations, même en mathématiques. On dit aux enfants voila il y a tel théorème qui dit que « ploum ploum » et c’est comme ça. Bien sûr il faut le savoir par cœur. Et donc les élèves retiennent des tas de règles, de propositions, de théories, de trucs plus ou moins vrais mais sans avoir les moyens de les prouver ou tout simplement de les retrouver. On ne leur donne jamais le chemin, uniquement le résultat. Et du coup de ce résultat ils ne sont fort que du charisme du maitre et non pas comme un acquis que on l’a soi même prouvé, avec difficulté le plus souvent.
    Vous allez me dire ce n’est pas grave parce que ce qui compte c’est de le savoir et si on le dit à l’école c’est que c’est vrai.
    Houla. En fait c’est extrêmement grave parce que c’est le remplacement de la science par la croyance. Et tout ce que l’on dit à l’école est loin d’être vrai. On en voit des exemples tous les jours avec, bien sûr le phénomène des calculettes qui tracent des courbes dont les élèves ne connaissent pas la fonction, mais aussi avec l’économie, le glyphosate, le réchauffement ou le chômage. Les gens ont été habitués à ce que les débats d’idées portent sur des arguments énoncés sans la moindre preuve et mélangés sans aucune échelle de valeur. Du genre  « mauvais pour la santé » contre « bon pour l’agriculture ». Il y a par exemple un amalgame trompeur avec la notion de sciences économiques, alors que l’économie n’est pas une science mais seulement des recettes utilisées par la finance pour se développer.
    Et l’école là dedans n’est plus le repère du savoir, mais l’enjeu de positionnement sur les questions de sociétés. Ainsi la population n’arrive plus à se faire le moindre jugement car la démarche rationnelle lui est impossible faute de l’habitude de démontrer et du bagage correspondant. Et cette absence de jugement est le socle sur lequel prospèrent les bonimenteurs de tous crins qui sont dans le domaine de l’incantation, genre chanter pour qu’il pleuve.
    Et, bien sûr, d’abord les politiques. CQFD.
    Michel Costadau
  • Violence

    Violence

    US : 11 650 personnes sont mortes tuées par balles sur le sol américain depuis le début de l’année 2017. Je trouve que ça fait beaucoup. Surtout que ça ne compte pas les agressions à l’arme blanche, les suicides, les accidents de la route et autres. Clairement ça veut dire 11 650 meurtres, 11 650 exécutions.
    La vie n’est pas tranquille aux US. En fait, c’est une société hyper-violente. Depuis les licenciements minute jusqu’aux règlements de compte en passant par la saisie de ta maison pour payer l’hôpital, rien n’est soft ni ne se passe entre gens de bonne compagnie.
    En France aussi nous avons notre dose de violence, moindre certes, mais qui hélas se développe puisque nos sociétés s’américanisent.
    C’est justement cette violence qui me pose question. Est-ce que nous sommes irrémédiablement condamnés à vivre dans ce registre ? Est-ce que la vie c’est la violence et le meurtre ?
    La réponse n’est pas facile, c’est sûr, mais surtout les conséquences de la réponse sont à bien mesurer. Parce que si la réponse est : oui la violence est intrinsèque à la vie, et donc à l’homme, ça veut dire que les tireurs, les armuriers et autres forces de l’ordre sont dans la bonne attitude, la meurtre attitude. Ca ne te plaît pas, pan tu tires. Si c’est ça notre raison d’être, alors en fait il n’y a pas de violence, il n’y a que le déroulement normal de nos existences. Et ceux qui ne sont pas violents n’ont pas compris les règles du jeu et deviennent les perdants au profit des massacreurs.
    Si la réponse est oui, ça explique aussi que l’Etat soit répressif par nature et qu’il s’efforce d’utiliser la violence à son profit, c’est-à-dire au profit de ceux qui ont le pouvoir ; et qu’il veille seulement à canaliser la violence afin qu’elle ne fasse pas éclater la société elle-même. Canaliser la violence ça veut dire payer des avocats qui expliquent que c’est la victime qui avait tort. Au résultat, ça fait beaucoup de monde en prison, mais surtout des noirs et des pauvres, comme chez nous.
    Et bien sûr, surtout, si la réponse est oui, ça explique les guerres, toutes les guerres. Car seul celui qui comprend qu’il faut prendre par la force ce qu’on refuse de lui donner gentiment est dans la bonne mesure. La guerre on y reviendra dans un autre billet car ça se rapproche.
    Mais est-ce que la réponse est oui ?
    Car il y a en a quand même pas mal qui pensent que la violence est plutôt une erreur, un échec, une faille dans le comportement humain, parce que viscéralement l’homme est cool et relationnel et préfère le calme au déchaînement des armes. L’image du lent laboureur  revenant au logis retrouver sa famille a fait le tour du monde et laisse supposer une vie calme. Ceux-là sont pour que soient rédigés des super-articles dans les constitutions et dans les lois, pour proclamer le droit de vivre et interdire de se faire justice soi-même. Avec, hélas, le résultat que l’on connaît.
    Mais quand même si la réponse est : non la violence n’est pas intrinsèque à l’homme, ça veut dire que l’on a la possibilité de vivre en paix avec ses voisins, de discuter sans se battre ou alors, légalement, pour trouver une solution, d’avoir des relations avec qui on veut sans encourir  les foudres de la population. Ne pas recourir à la violence serait alors l’attitude correcte, celle en accord avec les fondamentaux de l’humanité.
    Seulement la réponse n’est peut-être pas non.
    Michel Costadau
  • Majorité

    Majorité

    Et nous voilà arrivés à la drôle d’heure de « qui gagne perd ».
    Eh oui Merkel se retrouve bien seule, la bulle Macron n’en finit par de se dégonfler, Trump ressemble à un éléphant dans un jeu de quilles et May essaie de figurer Janus le dieu à deux faces, une vers l’avenir et une vers le passé.
    Et pourtant ils ont gagné. Ils ont été portés au pouvoir par un scrutin démocratique, un scrutin légitime, un scrutin non contesté.
    Et c’est là que je me pose des questions. Nos élections sont-elles vraiment efficaces ? Disons que selon les règles en vigueur on peut dire qu’elles sont démocratiques mais, en fait, elles ne reposent sur aucune vraie majorité. Clairement elles ne désignent pas le ou les candidats qui conviennent le mieux à la situation. Pourquoi ? Pourquoi, eh bien le diagnostic est assez simple : la notion de majorité politique ne veut plus rien dire.  C’est un concept dépassé. Historiquement on est parti des règles de l’unanimité pour aller à celle de majorité, et nous entrons maintenant dans celle de pluralité.
    Certes la majorité a eu un sens quand il s’agissait de priver de pouvoir une petite caste qui avait contre elle tout le monde, mais qui gardait ce pouvoir parce qu’elle était la seule à voter, comme c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui dans les conseils d’administration. Le scrutin majoritaire est celui du nombre, celui de ceux qui ont une cause commune contre une minorité. Il n’est pas besoin de grande démonstration pour se rendre compte que cette notion de cause commune a volé en éclats. La société s’est segmentée, divisée en des dizaines de causes communes et ces divers groupes n’ont pas de dénominateur commun. Clairement, la lutte des classes a fait long feu. On voit aujourd’hui apparaitre le groupe de la cause animale. Nouveau venu qui va encore éparpiller les opinions. Avec qui pourrait-il bien s’entendre ? 30 % des animalistes sont pour la peine de mort, 20 % contre le CETA et le reste à l’avenant. Cette segmentation amène une nouvelle donne sur le tapis vert du fonctionnement de nos sociétés avec plusieurs conséquences.
    D’une part, la classe politique a trouvé là un nouvel élan, se ruant sur la chasse à l’électeur en tenant des discours de bête propagande populiste, le but étant uniquement d’être élu puisqu’une fois élu aucune majorité ne peut se manifester pour les contester. Pour obtenir cette situation, ils ont modifié les institutions pour créer des majorités artificielles. Majorité artificielle à la française avec l’élection présidentielle et le scrutin majoritaire à deux tours, majorité artificielle à l’allemande avec des coalitions alliance de la carpe et du lapin, majorité artificielle à l’américaine avec le bipartisme, c’est-à-dire l’accaparement du pouvoir par la caste financière.
    D’autre part, la classe politique adore le concept de majorité et ne veut pas s’en passer, parce que c’est la seule possibilité de passer par dessus les lois et les institutions par le mécanisme du pouvoir sans partage qui élimine toutes les autres tendances. Ce qui revient, comme on l’a déjà dit, à ne pas fonctionner en démocratie.
    Enfin les divers segments de la population ne cherchent plus aucune communication, compromis ou échange. Chacun milite pour son camp et exige que son opinion soit prise en compte sans la moindre adaptation, comme si c’était la seule qui comptait.
    Et le résultat est que nous sommes chapeautés par des petites minorités qui font ce qu’elles veulent, parce qu’elles sont basées sur des majorités politique artificielles. Ce qui fait que personne n’est content des gouvernants, mais ils n’ont de compte à rendre à personne. En tous cas, pas à nous.
    Bien sûr il y a des solutions pour entrer dans l’ère de la post-majorité : je vous en ai déjà parlé et je vous en reparlerai prochainement.
    Michel Costadau
  • Moustique

    Moustique

    Quand on dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions » on reste sur une version assez naïve qui innocente un peu le fauteur. Mais quand la bonne intention est délibérément et intentionnellement un acte malfaisant, je crois qu’on pourrait transformer le dicton en « n’hésitez pas à utiliser les bonnes intentions comme camouflage des mauvaises actions » .
    Je vais vous expliquer ça par rapport aux zones humides et aux moustiques. Depuis quelques années, les pouvoirs publics, et on sait qui c’est, ont accepté de satisfaire la demande de la population pour éradiquer en début de saison les larves de moustique et de quelques autres insectes volants. Cela permettait de séjourner en ville et en vacances avec les fenêtres ouvertes, ou avec une simple moustiquaire.  Alors  bien sûr cette éradication utilise des produits insecticides dont la nocivité est à la mesure de l’efficacité.
    Les choses auraient pu en rester là, mais quand même ces produits nocifs restaient en travers de la gorge de quelques uns. Et voilà qu’arrive un deal magique : au non de la santé publique nous, pouvoirs publics, allons arrêter d’éradiquer les moustiques afin que la population supporte moins de produits nocifs et….. que ces charmants insectes puissent se développer en liberté.
    Le coup est pour eux gagnant-gagnant, d’abord ils font des économies, sans pour autant diminuer les impôts bien sûr, et ensuite ils repeignent leur blason en vert, c’est-à-dire en propre.
    Mais en fait le coup est pour nous perdant-perdant. Eh oui, parce que la conséquence de l’attitude des pouvoirs publics c’est……qu’il y a beaucoup de moustiques. Et comme il y a des moustiques, la population cherche à se défendre et achète à-tout-va des insecticides dont, on l’a déjà dit, la nocivité est à la mesure de l’efficacité. Et cette fois ce n’est plus seulement la zone de ponte qui reçoit des insecticides mais chaque habitation, c’est-à-dire la ville entière. Qui plus est, en cherchant à se protéger la population achète, c’est dire dépense, c’est-à-dire consomme, en étant une proie facile pour les marchands, et fait monter le PIB. Ouaouh. Nous voilà donc avec une mesure pleine de soi-disant bonnes intentions :  protéger la nature, et qui vire discrètement et directement  à la pollution et à la surconsommation. Bingo.

    Michel Costadau

  • Ouragan

    Ouragan

    Quelle leçon les pouvoirs publics vont-ils bien pouvoir tirer de la dévastation que viennent de subir les Caraïbes, et de celles à venir. En fait, les pouvoirs publics sont, à quelques exceptions près les politiques, et comme vous le savez avec eux il faut se méfier. En fait ce que je redoute c’est que les habitants reçoivent une aide juste pour reconstruire les bicoques en tôle ondulée qui viennent de s’envoler, et quelques fois avec eux dedans et qui s’envoleront donc encore la prochaine fois.
    Si on prend les choses rationnellement, il me semble qu’il y a trois aspects, d’abord la prévention, ensuite l’anticipation et enfin le rétablissement.
    La prévention est quasiment inexistante puisqu’il n’y a aucune norme de construction ou d’infrastructure appliquée pour de tels cas. Qui plus est, nous savons très bien la complaisance avec laquelle lesdits pouvoirs publics autorisent des constructions. De plus, il n’y a pas que les habitations qui sont concernées, mais aussi les réseaux, électricité, eau, téléphone y compris internet ainsi que la présence, et en l’occurrence l’absence, de zones sécurisées.
    L’anticipation, c’est-à-dire le temps d’avance que l’on se donne pour diminuer l’impact de l’évènement par sa prévision est, jusqu’à maintenant, essentiellement basée sur la météo et consiste surtout à déplacer la population.
    Quand au rétablissement c’est, aussi, un domaine consternant  puisque je crois qu’il n’existe même plus de plans ORSEC ou similaires, et les réponses relèvent plutôt de bouts de ficelles ou de  mesures complètement inadaptées comme les interdictions diverses, y compris de circuler, qui pleuvent dans ces cas-là.
    D’ailleurs, je viens de voir dans Acteurs Publics du 13 septembre la « Nomination d’un délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélémy » preuve s’il en est que non seulement rien n’était prévu, mais que l’on reste dans le domaine archi-dépassé de la technocratie.
    Déjà on peut voir qu’il y a une leçon qui n’a pas été tirée, c’est le fait que les politiques continuent à être les passagers clandestins de l’aide et font à eux seuls l’information bien avant le contenu de l’assistance. Peut-être même servent-ils à masquer ces contenus. De là à dire que les politiques utilisent les circonstances et le malheur des victimes pour se propulser sur le devant de la scène, il n’y a qu’un pas que je franchis sans difficulté tant est honteuse la compassion hypocrite dont ces gens-là font preuve.
    Je crois que l’on est dans un des domaines favoris de la technocratie, à savoir les effets de pointes. Par exemple, aujourd’hui j’ai déjeuné dans un relais sur l’autoroute de Bordeaux et j’ai attendu trois quarts d’heure pour être servi tant il y avait de monde. Cependant, quand j’ai eu fini de déjeuner, il n’y avait plus personne faisant la queue, et si j’étais arrivé à cette heure-là je n’aurais eu aucun temps d’attente.
    Et nous voyons donc une des lois fondamentale de la technocratie qui est de ne jamais dimensionner quoi que ce soit sur le maximum d’utilisateurs ou d’utilisation mais seulement sur une moyenne, voire sur le minimum. Les pics sont alors censés durer peu de temps et amener les gens à adapter leur comportement en conséquence. Seulement, on a ainsi un nombre incalculable d’heures perdues dans les embouteillages, dans la queue à l’hôpital, aux guichets …et de nombreuses victimes.
    Il y a cependant des cas où le dimensionnement est sur la pointe, par exemple l’électricité. En effet, aujourd’hui personne n’accepterait que le courant disparaisse 12h/jour de novembre à mars à cause de la trop forte demande.  On voit donc bien que quand c’est nécessaire, ils savent faire alors pourquoi pas contre les ouragans. Vous n’y croyez pas, euh… moi non plus.
    Michel Costadau
  • Les US

    Les US

    C’est en lisant « Le Christ à la carabine » de Kapuscinski que je me suis, à nouveau, interrogé sur les différents niveaux d’accès à la réalité que nous avions. Autant dans tout le volet sur les Palestiniens je suis en terrain connu : attentats sionistes, déplacements de population, et autres guerres : en gros l’Etat voyou d’Israël et son soutien occidental, autant sur l’Amérique Latine je redécouvre les bains de sang et le colonialisme US.
    Ma première réaction est de me dire que la haine pour les US de cette population latine mais surtout indienne, doit être quelque chose d’énorme, car on ne fait tant de mal pendant si longtemps sans conséquences. Je me demande d’ailleurs s’il ne faut pas lire le Venezuela à cette aune-là.
    Ma seconde réaction c’est l’incroyable double jeu US sur la démocratie. D’un côté, voila un pays soit disant libre, où même les policiers sont élus, défenseur acharné des droits de l’individu, et de l’autre côté, une machine à fomenter des coups d’Etat, à établir et maintenir des dictateurs, à piller les ressources en exploitant une population maintenue dans l’illettrisme.
    Par quel mécanisme invisible  les US sont-ils devenus la référence du monde libre, du monde démocratique ? A bien y regarder, tout dans leur histoire est antidémocratique et dictatorial. De la sanglante conquête de l’Ouest, à la chasse aux communistes, en passant par la prohibition et la Guerre de sécession, tout n’est qu’hypocrisie à base religieuse et mafieuse. Un pays uniquement basé sur l’argent. On découvre aujourd’hui, avec stupeur, que chez eux, les noirs sont encore une sous-classe sans droit de vote et d’éligibilité, que les policiers ont le droit de tirer dans le dos sans être jamais inquiétés, que la coupure entre les possédants disposant du pouvoir et les autres, obligés de vendre leur maison pour soigner leurs enfants est un fossé insondable. Et ce fossé continue à s’agrandir, l’élection de Trump par des petits blancs racistes en est la preuve.
    Par quel mystère avons-nous pu être abusés à ce point.
    Il faut admettre que seul un puissant et constant  matraquage médiatique peut orienter ainsi nos opinions. Ce matraquage existe bel et bien et, on l’a déjà évoqué, s’appelle les médias. Les médias nous vendent seulement leur réalité. Et l’on comprend aussi pourquoi ces médias sont possédés par la finance.  Hélas ce matraquage non seulement continue, bien sûr, mais clairement il concerne bien d’autres domaines que le maquillage du rêve américain. Pour moi, d’une manière symbolique, le cœur de cette bataille est le PIB.
    Comment peut-il se faire que nous soyons attachés à la progression de cet indice aux mains de la finance. Qu’est-ce qui progresse quand le PIB augmente et qu’est-ce qui régresse quand il diminue. Le PIB n’empêche ni le chômage, ni la misère, ni l’insécurité. Alors à quoi sert-il ? Je pense que le système lui-même ne sait pas répondre à ces questions. C’est du domaine de la croyance. Exactement comme la conquête de l’Ouest, horrible guerre américaine mythifiée à souhait et qui n’a, en fait, pas d’autre but que la fuite en avant. La fuite en avant est la seule loi des US. La fuite en avant est le dénominateur commun de notre monde.
    Par exemple, on essaie de nous maintenir dans l’idée qu’un pays, qu’une entreprise, croît quand son chiffre d’affaires augmente. Mais ces chiffres-là ne concernent que les actionnaires. Tous les jours on peut voir que la valeur d’une entreprise n’a pas de rapport avec son chiffre d’affaires. Une entreprise s’achète et se vend entre 0 et 100 fois son produit annuel. Ce qui veut dire que bien d’autres facteurs entrent en jeu pour déterminer son prix.
    Tout ça pour dire que la réalité est quelque chose qui nous échappe de plus en plus. D’ailleurs, le business parle maintenant de réalité augmentée, de reality show, de réalité virtuelle. Et les médias nous proposent de la téléréalité.
    Euh, est-ce que vous avez bien compris que c’est de nous qu’il s’agit.
    Michel Costadau
  • Le Progrès

    Le Progrès

    C’est vrai que la mise en parallèle, dans le précédent billet, de l’automobile et du terrorisme n’est pas tout à fait évidente, mais je note malgré tout que les terroristes utilisent des voitures béliers pour faire des accidents et donc je trouve que la comparaison n’est pas si mauvaise que ça.
    Je dis cela parce que le sujet d’aujourd’hui est un peu la suite de  la semaine dernière et de sa sentence magique : « le capitalisme est complètement incapable de construire un monde vivable ».  Je développe avec une nouvelle proposition : « presque tout ce que l’on appelle le progrès est seulement la résolution des problèmes engendrés par le capitalisme lui-même ». On y va.
    Chacun sait que pour commencer les capitalistes ont vidés les campagnes pour amener des ouvriers à vivre et produire dans leurs usines créant du même coup, malgré les jardins ouvriers, la notion de consommateur. Seulement maintenant on se retrouve avec trop de monde en ville, trop de voitures, trop de clim, trop de déchets. Et donc il faut résoudre un sacré paquet de problèmes, de logement, de sécurité, de racisme, de circulation, d’ordures, de parking, de chauffage, de pollution. Problèmes qui sont entièrement laissés à la puissance publique c’est-à-dire à notre grotesque classe politique et à notre portefeuille. Idem pour le travail, parce que les actionnaires qui avant exploitaient de la main d’œuvre, maintenant ils la trouvent trop chère et encombrante. Alors ils robotisent et importent de la force de travail presque gratuite. Et l’Etat fait des dépenses incompréhensibles pour « aider ».
    Le fait de vider les campagnes a aussi permit de lancer l’agriculture industrielle dite productiviste. Avec, en un rien de temps là encore, un sacré paquet de problèmes à résoudre : les nitrates, les usines à veaux, vaches, cochons et autres poules, les abattoirs, les algues, la pollution méthanique, les poisons agricoles, la déforestation. Et même l’eau puisque l’agriculture productiviste consomme 80% de la ressource en eau de notre planète.
    En fait on se rend compte que tout ce que touche le capitalisme génère des problèmes. Par exemple, la disparition des paysans a aussi entrainé d’un coté la disparition des haies, le nivellement des champs et le développement du béton, le tout facteur d’inondations et d’un autre coté une urbanisation concentrationnaire et opportuniste avec le développement de broussailles, de friches et de  terrains vagues le tout facteur d’incendies.
    De même les « investisseurs » ont réussi la construction d’habitations dans des zones complètement impropres, entrainant du coup des catastrophes naturelles ou pas avec des dégâts en matériel et en vie humaines. Tout ça, uniquement à cause de la logique du profit.
    Alors bien sûr vous allez me dire il y a l’avion, le téléphone, internet c’est des progrès ça. Hou là on se calme. Oui il y a des inventions et il y en a eu bien avant le capitalisme et j’espère qu’il y en aura après. Ce que je veux dire c’est que le monde de l’argent a détourné les inventions pour faire du profit et non pour épanouir les hommes. Et le système financier se trouve donc avec des problèmes à résoudre, non pas liées aux inventions elles mêmes mais à la manière dont il les a gérées.  Faut-il vraiment détruire la biodiversité pour construire des aéroports. Faut-il vraiment continuer à bruler du pétrole dans des véhicules polluants. Faut-il vraiment être envahi d’ondes pour juste savoir l’heure d’une séance de cinéma. Tous les « progrès » en cours, voitures électriques, sans chauffeurs,  télétravail, le grand magasin internet relèvent plus d’une manœuvre pour cacher les problèmes que de pas en avant dans la qualité de vie sur terre.
    Si je vous dis tout ça c’est parce qu’il faut comprendre que lutter contre le capitalisme, même si ça peut éviter une partie des dégâts, ne sert pas à grand-chose puisque les capitalistes et les politiques sont cul et chemise. Il est clair qu’il faut remplacer ce système par un nouvel esprit et une nouvelle classe politique. Les idées ne manquent pas mais il est beaucoup plus difficile de changer notre mentalité que d’attendre des « progrès » du système capitaliste. Changer d’idée voilà le bon programme.
    Michel Costadau
  • La Guerre

    La Guerre

    Voilà, on va parler des attentats et pas dans le sens du poil. Pas du tout. On va parler de notre monde et de ses nombreux accidents. Qu’est-ce qui est plus grave, à supposer que grave soit approprié, Fukushima ou Barcelone, l’automobile ou le terrorisme.
    A  Barcelone, les enquêteurs ont mis au jour une douzaine de cellules djihadistes, et à Wolfsburg les enquêteurs ont mis au jour une manipulation du logiciel de mesure de la pollution sur des millions de véhicules.
    A Barcelone, l’enquête démontre que les terroristes préparaient d’autres attaques, et à Wolfsburg les enquêteurs ont établi que tous les autres constructeurs automobiles avaient des procédés similaires de piratage des normes.
    A Barcelone, on est sous le choc disent les médias, et  à Wolfsburg avec les médias on sable le champagne de premier constructeur mondial.
    Oui j’en ai assez de la sauce aux attentats qu’on nous sert pour justifier encore plus de répression dans nos existences déjà laminées par  l’argent. Et cette sauce n’a qu’un seul but : stigmatiser la population et surtout les musulmans pour de pures raisons de pétrole et de guerre de religion. Poursuivre les terroristes, démanteler les réseaux, ok,  pour….pour sauver des vies humaines. Parce que les noyés de la méditerranée, les famines du Soudan, les asphyxiés du Sin-Kiang, les morts de la route, ce n’est pas des vies humaines, c’est quoi alors ?
    Oui il y des attentats, eh bien y a pas de quoi en faire un plat. Notre société, ou plutôt notre monde est accro à l’accident. Les attentats ne sont qu’un des modes de fonctionnement de notre société.
    L’accident c’est la mort brutale de gens qui n’avaient rien demandé. Dans les années 50, l’automobile tuait 17 000 personnes par an, oui pas 170 mais 100 fois plus. Je ne me souviens pas que l’on ait montré à la une des journaux ces accidents avec avocats, procès et comptes rendus. Je ne me souviens pas qu’il y ait eu des descentes de police dans les usines ni de bronca sur les voitures avec pressions morales pour dénoncer ce crime organisé.
    Vous voulez des pressions morales. Je cite « En Belgique, les enseignants d’une école maternelle tirent la sonnette d’alarme après avoir découvert certains signes de radicalisation dans le comportement d’enfants inscrits dans l’établissement, a rapporté lundi le quotidien belge Het Laatste Nieuws. ». Horreur.
    La route aujourd’hui c’est 3000 morts par an, oui pas 30 mais 100 fois plus et c’est dans la rubrique faits divers et chiens écrasés. Et pourtant beaucoup de jeunes vies ont été fauchés par ces chauffards qui, sans vergogne, s’émeuvent maintenant des filières de Syrie où l’on bombarde comme à l’entraînement et du Maroc où l’on viole et torture en toute impunité.
    Je ne sache pas que l’on n’ait jamais voulu éliminer la voiture, sauf les écolos pour respirer l’air pur de la campagne dans leurs centres-villes. Non, on nous a fait accepter les accidents de la route, en nous vendant l’amélioration de la sécurité, les autoroutes, les radars et autres galéjades. D’ailleurs maintenant il serait plutôt question de pollution et de particules fines que d’accidents.
    Alors voilà le constat : clairement  le capitalisme, maintenant mondial, est incapable d’assurer une vie normale sur notre terre. Il ne sait fabriquer que du malheur, des inégalités, de l’injustice, des réfugiés. C’est une continuation de la maudite conquête de l’Ouest avec ses massacres de millions d’Indiens. Un bon Indien est un Indien mort, un bon terroriste est un terroriste mort. Un bon opposant est un opposant mort. Sans remords mais les yeux fermés.
    Parce que les yeux ouverts on voit partout des sans-abris, partout des enfants malmenés, en Ethiopie ou au Venezuela mais aussi à Calais et à Budapest. Des millions de déplacés, d’immigrés, partout des massacres, des murs, des conflits, des exécutions et des camps, oui chez nous des camps et derrière les barrières ce ne sont pas des  pintades c’est des hommes comme vous et moi. Vous osez appeler ça un monde harmonieux et fait pour l’homme. Moi non.
    Le capitalisme mondial ne connaît qu’un traitement : son seul médicament c’est la guerre. Oui la guerre. On nous fait vivre dans la guerre, dans la haine, dans l’égalité des chances du plus fort. Aujourd’hui se préparent les guerres de demain en Asie, en Amérique et même en Europe. Tout ça pour pouvoir piller tranquillement la planète. Aujourd’hui, les plans de licenciement s’appellent plan de sauvegarde de l’emploi, le sabordage de l’air s’appelle marché du carbone et la disparition de la biodiversité, c’est-à-dire de la vie, s’appelle croissance ou même progrès. Le travail des enfants s’appelle délocalisation. Le trafic d’organe s’appelle médecine. Et le trafic d’esclave s’appelle marché du travail. Vous aurez beau vous cacher derrière des ONG, du bénévolat ou des manifs, il n’y a qu’un seul système capitaliste et il ne s’arrête pas à votre porte. Pas à la mienne non plus bien sûr, mais moi j’ai honte, je crie, car je ne sais plus où me mettre. Alors je le dis.

    Michel Costadau

  • Barrière médiatique

    Barrière médiatique

    Maintenant je voudrais expliquer que nous vivons dans un monde factice façonné par les médias, mais ce n’est pas facile. Bien sûr ce n’est pas le monde qui est factice, c’est l’image ou la représentation que l’on nous en donne qui ne correspond pas à la réalité. C’est d’autant plus pernicieux que, justement, cette notion de réalité est le fer de lance des médias. En fait, ils nous inventent une pseudo-réalité qu’ils veulent nous faire voir. Déjà, il est facile de comprendre que les paroles, les interviews, les témoignages sont singulièrement orientés et même les images ne nous donnent pas la réalité, en termes de causalité, de rationnel et de responsabilité. Pour cela, ils inventent les causes et les raisons. D’ailleurs, il est facile de remarquer que les images ont toutes un rapport à la violence, car ils veulent que ce soit notre quotidien.
    Pour étoffer mon propos, la première piste vient directement du contenu de ce qu’il est convenu d’appeler les infos.
    Si je regarde les titres de Orange, de Libé où du Monde, je vois que 90 % de sujets, en fait, ne nous concernent pas. Soyez sûr que je n’invente rien, je n’ai fait que du copié-collé.
    Orange.fr
    08:45 Lady Di, une fashionista qui a chamboulé la garde-robe royale
    08:41 La police de proximité va faire son retour d’ici « la fin de l’année » 
    08:27 Le Lincoln Mémorial à Washington dégradé
    08:25 Le Chilesaurus, « l’un des dinosaures les plus intrigants », révèle ses secrets
    08:00 Après Charlottesville, la pression enfle autour  
    Le Monde.fr
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    Quand je dis que ça ne nous concerne pas, ça veut dire que ça se passe ailleurs, dans un espace géopolitique sur lequel nous n’avons aucune prise, et on nous apprend ainsi à n’avoir aucun pouvoir sur nos existences. Cette distanciation nous rend spectateurs impuissants, mais nous amène à ressentir quelque chose des faits qui nous sont présentés. Et ce ressenti nous aveugle et  nous empêche du coup de « penser » à ce qui se passe vraiment d’autre, en particulier pour nous. C’est à l’abri de ce bouclier médiatique que les acteurs économiques et politiques agissent chez nous en toute impunité en ne se préoccupant que de leur intérêt.
    La seconde piste vient des pans entiers du fonctionnement de notre pays qui sont totalement occultés par les institutions. En premier lieu, tout ce qui concerne la guerre et les armes. On l’a déjà dit mais on ne le dira jamais assez, la politique étrangère de la France est une zone de non-droit, où nos oligarques ont un pouvoir sans aucun contrôle. Typiquement, l’attentat d’Ouagadougou, ne peut être strictement relié à aucune opération de nos armées ou de nos services, car leurs actions sont  hors du contrôle démocratique et sont uniquement façonnées par les médias. On l’a vu aussi avec la Syrie, où il est devenu impossible de dire quel est le camp que nous défendons, ni même qui se bat contre qui en soutenant quoi ou qui.
    Une troisième piste est le contenu, tout autant occulté, des rencontres entre ce qu’on appelle les dirigeants du monde, et il y a beaucoup de rencontres et beaucoup de dirigeants. L’idée générale est qu’ils échangent des points de vue et se transmettent des messages. Seulement si ce n’était que ça, il n’y aurait aucun inconvénient à le rendre public. Mais ce n’est pas le cas. J’ai donc d’autres idées. Par exemple, l’idée qu’ils font des arrangements, des échanges, des ententes. Bombardements en Syrie ou sabordage au Venezuela. Là on comprend qu’ils ne tiennent pas tellement à ce que ce soit public, et la bonne question c’est : qui a mandaté notre gouvernement pour occuper le Mali, bombarder la Syrie ou négocier le CETA. D’ici à ce que nous allions en Corée, il n’y a qu’un pas pour lequel, comme d’habitude, on ne nous demandera pas notre avis.
    Mais c’est pas grave parce que vous êtes déjà persuadés que votre avis ne compte pas.
    Moi pas d’accord du tout.

    Michel Costadau

  • Tourista

    Tourista

    Retour des touristes en France, titre le Monde. Mais, en même temps, les Catalans ont commencé une lutte contre le tourisme invasif, à coup de tags et de blocage de terrasses de cafés. Invasif je crois que ça veut dire excessif parce que je vois bien de quoi il s’agit. Il s’agit des hordes de vacanciers. Je précise pour donner le ton que nous faisons, évidemment,  partie des envahisseurs en question, et même que l’Espagne est une destination très courue. Pour continuer, je ne vais pas parler que des Catalans mais généraliser le propos.
    Je note d’abord que cette réaction met en lumière un drôle de syndrome. Il apparaît que nous ne voulons pas les étrangers qui viennent chez nous, sans le sou, prendre notre travail, et pas non plus les étrangers qui viennent, au contraire, donner du travail chez nous et dépenser leur argent.
    C’est apparemment contradictoire. En fait pas vraiment, puisqu’on peut ne pas aimer une chose pas plus que son contraire, comme par exemple le très chaud et son contraire le très froid. Cependant, il y a une catégorie de personnes qui, elle, apprécie particulièrement les touristes : les commerçants, sans parler, bien sûr, de tout le secteur des industries du tourisme.
    En fait nous sommes en présence de l’évolution du modèle économique de la ville. Depuis fort longtemps, les commerçants ont été les chouchous des édiles municipaux, ce qui bien sûr n’a aucune explication rationnelle, sauf électorale. C’est la ville bourgeoise dans laquelle les riches et les pauvres vivent dans une grande proximité. Mais bientôt dans les faubourgs,  des cités ont été construites pour loger les travailleurs qui sont petit à petit devenu des chômeurs. C’est le modèle économique classique. Celui-ci, objectivé depuis plus de 50 ans, a tendance à dépeupler les centre-villes en chassant la population pauvre pour la pousser en banlieue afin de la remplacer  par des couches plus aisées. Ce modèle a aussi tendance à chasser les commerçants des centre-villes, les bobos préférant les espaces verts ou les aires de jeux. Bien entendu il ne s’agit pas principalement des commerces de bouche, mais surtout des petits commerçants et des artisans. Allez donc chercher un cordonnier, une mercerie ou une quincaillerie, c’est impossible. La même tendance voit les grandes surfaces et leurs galeries marchandes prendre de plus en plus de place dans les campagnes périphériques pour le malheur des agriculteurs et des amoureux de la nature.
    Seulement ça, c’est le modèle sans touristes.
    Au contraire, dans le modèle avec touristes on voit le centre-ville offrir des hébergements un peu comme les stations balnéaires ou hivernales avec des locations à la journée ou la semaine. On voit alors les commerces refleurir pour nourrir ou distraire cette nouvelle population. Beaucoup de cochonneries et de souvenirs mais du travail quand même. Evidemment, ce modèle avec touristes conduit à nouveau à faire monter les prix de l’immobilier, ce qui pousse encore les moins fortunés à quitter les villes pour les banlieues.
    Clairement, quel que soit le modèle, les petits sont chassés des villes. Oui, ne rigolez pas, c’est encore le libéralisme économique qui est à la manœuvre. Hélas, il ne faut guère compter sur lui pour nous proposer des modèles de villes démocratiques, pour ne pas dire humaines.
    Qui plus est, la campagne aussi est interdite aux pauvres, puisque les prix y sont prohibitifs. Alors que leur reste-t-il. Clairement, il ne leur reste que les taudis des villes en attente des fameuses réhabilitations de quartier. Le combat des Espagnols est donc assez juste, mais c’est, comme toujours, pot de terre contre pot de fer.
    Bon, mais alors que faire pour les vacances. Il faut peut être réfléchir à la solution américaine, où il n’y a pas de vacances et donc pas d’exode programmé. En fait on va déjà dans ce sens-là. Mais ce n’est pas dit que ça résolve le problèmes des pauvres. Beurk
    Bonnes vacances.
    Michel Costadau