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  • Rouge et Or

    Rouge et Or

    Dites donc il se passe des choses en Catalogne. Je crois qu’il s’agit d’indépendance, c’est sympa, mais que faut-il en penser ?
    Une chose est sûre, la Catalogne ne sera indépendante ni cette année ni dans les années à venir. La finance ne le veut pas. Cependant cette pulsion indépendantiste est un belle marque de la crise de démocratie que nous vivons. Je l’ai déjà dit, les pays sont trop grands pour que le sentiment démocratique puisse trouver un semblant de satisfaction. Seuls les pays petits par la population arrivent encore à sentir un peu le lien avec leurs représentants.
    Pour ce qui me concerne, je suis certain que je ne décide rien, mais vraiment rien du tout, de ce qui se passe dans mon pays. Que ce soit l’éducation, la justice, l’armée, le travail, la médecine, l’agriculture, le logement ou les médias je ne fais que constater des situations sur lesquelles je n’ai strictement aucun pouvoir, aucune influence. La seule chose sur laquelle j’ai un peu de pouvoir, c’est ma sphère personnelle et celle de quelques autres personnes qui ont des points communs avec moi. C’est tout.
    Mais quand même, faut-il penser quelque chose de ce qui se passe en Catalogne ? La réponse est non, et, clairement, je ne suis ni pour ni contre l’indépendance.
    Néanmoins, les évènements me fournissent beaucoup de remarques, d’impressions et d’analyses.
    La remarque la plus facile concerne l’attitude de la classe politique espagnole. S’ils voulaient donner l’impression que la Catalogne est effectivement une colonie de Madrid, ils ne s’y prendraient pas autrement. L’idée même de ne pas vouloir  que les Catalans prennent leur destin en main est caractéristique d’une position féodale. Ça fait longtemps que je vous dis que ce n’est pas la population qui a le pouvoir, mais c’est bien de pouvoir l’illustrer par des exemples. A titre de comparaison, chez nous, personne ne demande à la Corse ou au Pays basque  de rester français. Ça ne nous viendrait même pas à l’idée, en tous cas pas à la mienne.
    Ma seconde remarque concerne cet article 155. Je pense qu’il s’agit, clairement, d’une utilisation abusive, car les cas de mise sous tutelle concernent surtout les aspects financiers, et nous avons la même démarche en France où beaucoup de communes sont sous tutelle préfectorale. Dans ce domaine, faut-il s’attendre à des rebondissements juridiques : certainement.
    La troisième remarque c’est que la stratégie espagnole est d’une grande faiblesse. Décider de priver la Catalogne de ses élus et investir comme à la guerre ses organes de communication et, dans le même temps, organiser des élections, est une attitude de perdants. En effet, si les élections donnent une majorité contre l’indépendance, il sera facile de faire ressortir que l’opposition a été empêchée de s’exprimer et donc que le résultat ne provient pas d’élections libres. Si au contraire les indépendantistes font un bon score voire l’emportent, c’est une gifle dont le gouvernement espagnol ne se remettra pas.
    Dans ces conditions, les Espagnols risquent d’être tentés d’empêcher les indépendantistes de se présenter et de faire campagne, de façon à ce que, comme en Afrique, il n’y ait aucune opposition. Mais là nous rentrons dans le domaine de la dictature et c’est alors l’Europe même qui ne s’en remettra pas.
    Pour le moment, on parle beaucoup de ce que les Catalans veulent, en l’occurrence l’indépendance. Mais je n’entends rien sur le pourquoi. C’est-à-dire pourquoi les Catalans ne sont-ils pas bien en Espagne, ou tout au moins pas assez bien pour envisager d’y rester. Cette absence est symptomatique de nos sociétés ultra-médiatisées. Ce n’est pas le rationnel qui compte, c’est l’évènementiel.
    Parce que justement, parmi les raisons, il y en a une que personne n’évoque mais qui est quand même fondamentale : c’est Franco. Même si c’est assez loin pour certains, Barcelone est tombée les armes à la main et, comme vous le savez sûrement beaucoup de réfugiés espagnols en France étaient en fait des réfugiés catalans, qui ont d’ailleurs été fort mal accueillis.
    Tout cela aurait pu s’arrêter là, si le régime franquiste n’avait pas été une lamentable dictature. Mais tout ne s’est pas arrêté là et Madrid n’a eu de cesse de « mater » les Républicains et par là même les Catalans, en particulier en leur disputant l’autonomie qu’ils revendiquaient.
    Mais à force de se sentir colonisé et non pas intégré, un sentiment national a eu la place pour se développer. Belle leçon mais qui ne sert à rien, hélas. À suivre

    Michel Costadau

  • Glypho

    Glypho

    Comment éviter de marcher dans le glyphosate en ce moment. Y en a plein les champs et plein les rues. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Non ce n’est pas le syndicat unique qui prône le glypho, c’est le gouvernement. Faut pas confondre. Il me semble même que la profession a entériné la fin de cette molécule. Peut-être quelques attardés comme le ministre essayent encore de se concilier les industriels, mais la messe est dite.
    OK mais quand même y a un vrai problème sous-jacent, c’est le délai, le délai pour interdire le truc. Mettre un délai c’est exactement ne pas interdire.
    Et quand les délais sont de 3, 5 voire 7 ans, c’est même un encouragement à continuer, parce qu’à la fin de ce délai, non seulement ce ne seront plus les mêmes aux manettes, mais il faudra épuiser les stocks, amortir les installations, ne pas licencier de personnel, j’en passe et des meilleures. Autant de bonnes raisons pour prolonger un peu, c’est-à-dire pour continuer.
    Non, la seule mesure correcte, c’est l’arrêt immédiat avec destruction des stocks aux frais des actionnaires, amendes record en cas de fraude, et toutes autres mesures correctement dissuasives.
    De plus, les justifications pour reporter l’arrêt sont inadmissibles. Que veut dire : permettre aux utilisateurs de trouver des solutions de remplacement. C’est comme si vous vouliez remplacer les accidents de la route. Non les accidents de la route ne se remplacent pas. Et le glyphosate non plus. Je n’ai pas entendu les pouvoirs publics dire qu’il fallait s’habituer à conduire bourré, en attendant de trouver  un produit de remplacement.
    Pour le moment, l’attitude des politiques correspond à donner trois ans de délai à un harceleur sexuel pour qu’il change ses habitudes, qu’il puisse bénéficier de soins, qu’il trouve une alternative à ses pratiques, ce qui revient à l’encourager à continuer.
    Clairement, attendre ça veut donc dire pas toucher au business et même lui offrir une protection. Je dis ça parce que ce gouvernement ose recevoir Pinochet sans le moindre état d’âme, c’est-à-dire en se moquant des emprisonnés, torturés et tués pour raisons politiques. Et le même gouvernement vient d’obtenir une grande victoire sur le travail détaché… applicable à partir de 2022. C’est se moquer du monde car, dans le cas précis, les lobbies ont tout le temps de trouver la parade pour que la mesure devienne sans effet et que du coup elle ne soit même pas appliquée. On l’a vu avec le bâtiment, les transporteurs, les chauffeurs, les médecins hospitaliers et les sites de maintenance.
    Alors, pour le fun, il y a aussi la destruction des couverts végétaux. Voila donc nos bons entrepreneurs qui ne sauraient plus comment détruire leurs couverts. Ça me fait penser aux pois chiches. Vous le savez sûrement, le pois chiche ayant une floraison indéterminée,, c’est-à-dire tout le temps, on risque de moissonner du vert et du sec. Qu’à cela ne tienne, en tuant la plante avec du glypho tout le champ est mort et on peut moissonner tranquille. Et le délai autorisé entre le glypho et la moisson, c’est 15 jours. Oui le pois chiche commercialisé  a reçu sa dose de poison 15 jours avant. Poison systémique qui agit de l’intérieur de la plante et comme il y a, par définition, des grains encore verts, ils ont droit à leurs doses. Et vous en mangez.
    Allez, monsieur, encore un délai svp.

    Michel Costadau

  • Trois détails

    Trois détails

    Stop. A l’aide. Arrêtez. Demi-tour. J’en peux plus. Bloquez tout. Changez le disque. Au secours. Sauvez-moi. Faites quelque chose.
    Oui dites-moi comment faire pour empêcher de nuire ces arrivistes que nos failles démocratiques ont mis au pouvoir. Oh je ne  leur reproche pas grand-chose, seulement trois petits détails :
    1-Ils ont la vision moyenâgeuse que  la politique se fait du haut vers le bas. C’est-à-dire de ceux qui ont le pouvoir vers ceux qui subissent. C’est exactement ce que l’on a essayé de changer en 89.
    2-Ils ne pensent, ne parlent, ne regardent, ne considèrent que l’argent. Mais l’argent ne va qu’à l’argent. Il ne produit pas de la vie en société et encore moins du bonheur.
    3-Ils nous prennent carrément pour des imbéciles. Tous leurs discours sont incompréhensibles et ne disent rien et son contraire.
    Sur le 1- : vous le savez, le fonctionnement normal des élections est de permettre aux électeurs de faire connaître leurs envies, leurs besoins et leurs opinions, en confiant des mandats à des représentants qui constituent un parlement. Parlement où se décident les lois et qui choisit le gouvernement. On est donc bien du bas vers le haut. Hélas ce n’est pas la conception de ceux qui nous gouvernent, qui prennent le pouvoir par le haut et le font ruisseler dans toutes nos instances. Les politiques ne devraient être là que pour mettre en œuvre la volonté du bas c’est-à-dire notre volonté. Or notre volonté est simple : pouvoir dérouler sa vie dans une société apaisée, en contribuant par son travail à son bon fonctionnement, et en échange  de son travail en recevant une rémunération. Ensuite tout se décline à partir de là selon les goûts, les aptitudes, la santé, et les désirs de chacun. Or on nous fait vivre dans une société violente, inégalitaire, ou personne ne met en œuvre ses dons et ses capacités mais où tout le monde subit la loi du plus fort, du plus riche, du plus méchant, et ou la seule compensation est la consommation.
    Et pour le 2- : vous en savez déjà long sur l’argent et la finance. Clairement le problème n’est pas de savoir s’il faut augmenter ou diminuer tel impôt. Le problème c’est de savoir ce que l’on fait avec nos impôts. Et ce n’est pas le budget qui va nous éclairer là-dessus : il n’y a que des chiffres dont personne ne sait à quoi ils correspondent. On a déjà bien parlé de ça. Ajoutons aussi que l’argent a une composante très embêtante qui s’appelle la guerre. Les financiers ne se battent pas à coup de billets mais avec nos vies. Et là, je vous l’ai dit, je commence à être un peu inquiet. On en reparlera.
    Maintenant le 3- : prenons par exemple un discours purement technocratique destiné comme d’habitude aux demeurés, en l’occurrence les paysans. Le gouvernement a annoncé une loi agricole pour le premier semestre 2018, applicable par ordonnances pour aller « plus vite et plus fort.  Ceux qui comprennent pourquoi les ordonnances vont plus vite et plus fort levez le doigt ! Ca veut dire que nous n’avons pas de parlement mais une chambre d’enregistrement des décisions parisiennes. Et ce n’est donc que du vent, c’est à dire de la com. Au menu, des contrats basés sur les coûts de production, une organisation par filière plus forte et un relèvement du seuil de revente à perte. Ah oui des contrats basés sur les coûts de production, mais c’est formidable ça. Il a trouvé ça tout seul, pas croyable. Les coûts de production ont toujours été la base des devis et des prix. Mais le danger bien connu des contrats basés sur les coûts de production c’est qu’ils sont au-dessus du prix de marché. Il faut donc trouver quelqu’un, pour le moment c’est le contribuable, qui paye la différence.  Là on est revenu à avant la PAC, quand il fallait gérer les surproductions.
    Cependant, il a conditionné cela à une restructuration des filières agricoles : plans de filières, contrats type filière par filière avec plus de labellisation, plus de bio, plus d’agro-écologie et l’arrêt de certaines productions.
    Ouah, là maintenant il conditionne quelque chose de complètement rétrograde = les coûts de production, avec une autre notion qui n’a aucun rapport = plus de label rouge, plus de bio, je n’ose pas dire plus d’agro-écologie car c’est vraiment un mot qui ne veut rien dire. Quand même, plus de bio, on nage dans le bonheur. Seulement ça c’est comme les emplois, ça ne se décrète pas ; il faut de la demande. Alors avec la pub de Monsanto et la diminution du maintien en bio, ils ne prennent pas le bon chemin.
    Le seul point sur lequel je suis entièrement d’accord c’est l’arrêt de certaines productions. Je pense clairement à tous ces discours de bonimenteurs que l’on nous lance à longueur de journée.
    Et dans le genre discours pour les gogos, j’en ai un autre qui est pas mal : L’attractivité des carrières militaires passe par une meilleure politique de reconversion. Là on atteint des sommets, parce que ça veut dire : ce qu’il y a de bien dans l’armée, c’est de trouver un bon boulot quand on la quitte. On comprend pourquoi les gens préfèrent le chômage au travail. S’ils pensent recruter avec de tels discours, on va voir nos effectifs chamarrés fondre.
    Mais ça c’est une bonne nouvelle.

    Michel Costadau

  • Démonstration

    Démonstration

    S’il y bien a une évolution constante dans l’enseignement à l’école c’est la disparition de la démonstration. Pour être clair ce que j’appelle démonstration c’est la suite d’enchainement logique qui permet d’établir la complète validité d’une proposition. Il est bien évident qu’il est beaucoup plus difficile de démontrer que de proposer, d’expliquer ou d’asséner. La démonstration est même la seule démarche qui permet de progresser à coup sûr sans être tôt ou tard rattrapé par les cas embêtants ou ça ne marche pas.
    Quand je parle d’enseignement je parle de toutes les disciplines, pas seulement des sciences. C’est vrai que les mathématiques ont fait de la démonstration la pierre angulaire de leur domaine. Et une fois démontrée la proposition devient théorème. Et les théorèmes peuvent être utilisés dans de nouvelle démonstration. Aujourd’hui les démonstrations font des dizaines de pages et incluent des programmes informatiques ce qui pose, d’ailleurs, un grand problème pour la vérification mais le principe demeure.
    En fait toutes les matières ont leur base logique. C’est même la philosophie  qui a mis en avant la progression des connaissances non par accumulation désordonnée mais par des étapes se validant de proche en proche justifiées à chaque fois par des analyses rationnelles.
    Mais maintenant à l’école on ne fait plus de démonstrations, même en mathématiques. On dit aux enfants voila il y a tel théorème qui dit que « ploum ploum » et c’est comme ça. Bien sûr il faut le savoir par cœur. Et donc les élèves retiennent des tas de règles, de propositions, de théories, de trucs plus ou moins vrais mais sans avoir les moyens de les prouver ou tout simplement de les retrouver. On ne leur donne jamais le chemin, uniquement le résultat. Et du coup de ce résultat ils ne sont fort que du charisme du maitre et non pas comme un acquis que on l’a soi même prouvé, avec difficulté le plus souvent.
    Vous allez me dire ce n’est pas grave parce que ce qui compte c’est de le savoir et si on le dit à l’école c’est que c’est vrai.
    Houla. En fait c’est extrêmement grave parce que c’est le remplacement de la science par la croyance. Et tout ce que l’on dit à l’école est loin d’être vrai. On en voit des exemples tous les jours avec, bien sûr le phénomène des calculettes qui tracent des courbes dont les élèves ne connaissent pas la fonction, mais aussi avec l’économie, le glyphosate, le réchauffement ou le chômage. Les gens ont été habitués à ce que les débats d’idées portent sur des arguments énoncés sans la moindre preuve et mélangés sans aucune échelle de valeur. Du genre  « mauvais pour la santé » contre « bon pour l’agriculture ». Il y a par exemple un amalgame trompeur avec la notion de sciences économiques, alors que l’économie n’est pas une science mais seulement des recettes utilisées par la finance pour se développer.
    Et l’école là dedans n’est plus le repère du savoir, mais l’enjeu de positionnement sur les questions de sociétés. Ainsi la population n’arrive plus à se faire le moindre jugement car la démarche rationnelle lui est impossible faute de l’habitude de démontrer et du bagage correspondant. Et cette absence de jugement est le socle sur lequel prospèrent les bonimenteurs de tous crins qui sont dans le domaine de l’incantation, genre chanter pour qu’il pleuve.
    Et, bien sûr, d’abord les politiques. CQFD.
    Michel Costadau
  • Violence

    Violence

    US : 11 650 personnes sont mortes tuées par balles sur le sol américain depuis le début de l’année 2017. Je trouve que ça fait beaucoup. Surtout que ça ne compte pas les agressions à l’arme blanche, les suicides, les accidents de la route et autres. Clairement ça veut dire 11 650 meurtres, 11 650 exécutions.
    La vie n’est pas tranquille aux US. En fait, c’est une société hyper-violente. Depuis les licenciements minute jusqu’aux règlements de compte en passant par la saisie de ta maison pour payer l’hôpital, rien n’est soft ni ne se passe entre gens de bonne compagnie.
    En France aussi nous avons notre dose de violence, moindre certes, mais qui hélas se développe puisque nos sociétés s’américanisent.
    C’est justement cette violence qui me pose question. Est-ce que nous sommes irrémédiablement condamnés à vivre dans ce registre ? Est-ce que la vie c’est la violence et le meurtre ?
    La réponse n’est pas facile, c’est sûr, mais surtout les conséquences de la réponse sont à bien mesurer. Parce que si la réponse est : oui la violence est intrinsèque à la vie, et donc à l’homme, ça veut dire que les tireurs, les armuriers et autres forces de l’ordre sont dans la bonne attitude, la meurtre attitude. Ca ne te plaît pas, pan tu tires. Si c’est ça notre raison d’être, alors en fait il n’y a pas de violence, il n’y a que le déroulement normal de nos existences. Et ceux qui ne sont pas violents n’ont pas compris les règles du jeu et deviennent les perdants au profit des massacreurs.
    Si la réponse est oui, ça explique aussi que l’Etat soit répressif par nature et qu’il s’efforce d’utiliser la violence à son profit, c’est-à-dire au profit de ceux qui ont le pouvoir ; et qu’il veille seulement à canaliser la violence afin qu’elle ne fasse pas éclater la société elle-même. Canaliser la violence ça veut dire payer des avocats qui expliquent que c’est la victime qui avait tort. Au résultat, ça fait beaucoup de monde en prison, mais surtout des noirs et des pauvres, comme chez nous.
    Et bien sûr, surtout, si la réponse est oui, ça explique les guerres, toutes les guerres. Car seul celui qui comprend qu’il faut prendre par la force ce qu’on refuse de lui donner gentiment est dans la bonne mesure. La guerre on y reviendra dans un autre billet car ça se rapproche.
    Mais est-ce que la réponse est oui ?
    Car il y a en a quand même pas mal qui pensent que la violence est plutôt une erreur, un échec, une faille dans le comportement humain, parce que viscéralement l’homme est cool et relationnel et préfère le calme au déchaînement des armes. L’image du lent laboureur  revenant au logis retrouver sa famille a fait le tour du monde et laisse supposer une vie calme. Ceux-là sont pour que soient rédigés des super-articles dans les constitutions et dans les lois, pour proclamer le droit de vivre et interdire de se faire justice soi-même. Avec, hélas, le résultat que l’on connaît.
    Mais quand même si la réponse est : non la violence n’est pas intrinsèque à l’homme, ça veut dire que l’on a la possibilité de vivre en paix avec ses voisins, de discuter sans se battre ou alors, légalement, pour trouver une solution, d’avoir des relations avec qui on veut sans encourir  les foudres de la population. Ne pas recourir à la violence serait alors l’attitude correcte, celle en accord avec les fondamentaux de l’humanité.
    Seulement la réponse n’est peut-être pas non.
    Michel Costadau
  • Majorité

    Majorité

    Et nous voilà arrivés à la drôle d’heure de « qui gagne perd ».
    Eh oui Merkel se retrouve bien seule, la bulle Macron n’en finit par de se dégonfler, Trump ressemble à un éléphant dans un jeu de quilles et May essaie de figurer Janus le dieu à deux faces, une vers l’avenir et une vers le passé.
    Et pourtant ils ont gagné. Ils ont été portés au pouvoir par un scrutin démocratique, un scrutin légitime, un scrutin non contesté.
    Et c’est là que je me pose des questions. Nos élections sont-elles vraiment efficaces ? Disons que selon les règles en vigueur on peut dire qu’elles sont démocratiques mais, en fait, elles ne reposent sur aucune vraie majorité. Clairement elles ne désignent pas le ou les candidats qui conviennent le mieux à la situation. Pourquoi ? Pourquoi, eh bien le diagnostic est assez simple : la notion de majorité politique ne veut plus rien dire.  C’est un concept dépassé. Historiquement on est parti des règles de l’unanimité pour aller à celle de majorité, et nous entrons maintenant dans celle de pluralité.
    Certes la majorité a eu un sens quand il s’agissait de priver de pouvoir une petite caste qui avait contre elle tout le monde, mais qui gardait ce pouvoir parce qu’elle était la seule à voter, comme c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui dans les conseils d’administration. Le scrutin majoritaire est celui du nombre, celui de ceux qui ont une cause commune contre une minorité. Il n’est pas besoin de grande démonstration pour se rendre compte que cette notion de cause commune a volé en éclats. La société s’est segmentée, divisée en des dizaines de causes communes et ces divers groupes n’ont pas de dénominateur commun. Clairement, la lutte des classes a fait long feu. On voit aujourd’hui apparaitre le groupe de la cause animale. Nouveau venu qui va encore éparpiller les opinions. Avec qui pourrait-il bien s’entendre ? 30 % des animalistes sont pour la peine de mort, 20 % contre le CETA et le reste à l’avenant. Cette segmentation amène une nouvelle donne sur le tapis vert du fonctionnement de nos sociétés avec plusieurs conséquences.
    D’une part, la classe politique a trouvé là un nouvel élan, se ruant sur la chasse à l’électeur en tenant des discours de bête propagande populiste, le but étant uniquement d’être élu puisqu’une fois élu aucune majorité ne peut se manifester pour les contester. Pour obtenir cette situation, ils ont modifié les institutions pour créer des majorités artificielles. Majorité artificielle à la française avec l’élection présidentielle et le scrutin majoritaire à deux tours, majorité artificielle à l’allemande avec des coalitions alliance de la carpe et du lapin, majorité artificielle à l’américaine avec le bipartisme, c’est-à-dire l’accaparement du pouvoir par la caste financière.
    D’autre part, la classe politique adore le concept de majorité et ne veut pas s’en passer, parce que c’est la seule possibilité de passer par dessus les lois et les institutions par le mécanisme du pouvoir sans partage qui élimine toutes les autres tendances. Ce qui revient, comme on l’a déjà dit, à ne pas fonctionner en démocratie.
    Enfin les divers segments de la population ne cherchent plus aucune communication, compromis ou échange. Chacun milite pour son camp et exige que son opinion soit prise en compte sans la moindre adaptation, comme si c’était la seule qui comptait.
    Et le résultat est que nous sommes chapeautés par des petites minorités qui font ce qu’elles veulent, parce qu’elles sont basées sur des majorités politique artificielles. Ce qui fait que personne n’est content des gouvernants, mais ils n’ont de compte à rendre à personne. En tous cas, pas à nous.
    Bien sûr il y a des solutions pour entrer dans l’ère de la post-majorité : je vous en ai déjà parlé et je vous en reparlerai prochainement.
    Michel Costadau
  • Moustique

    Moustique

    Quand on dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions » on reste sur une version assez naïve qui innocente un peu le fauteur. Mais quand la bonne intention est délibérément et intentionnellement un acte malfaisant, je crois qu’on pourrait transformer le dicton en « n’hésitez pas à utiliser les bonnes intentions comme camouflage des mauvaises actions » .
    Je vais vous expliquer ça par rapport aux zones humides et aux moustiques. Depuis quelques années, les pouvoirs publics, et on sait qui c’est, ont accepté de satisfaire la demande de la population pour éradiquer en début de saison les larves de moustique et de quelques autres insectes volants. Cela permettait de séjourner en ville et en vacances avec les fenêtres ouvertes, ou avec une simple moustiquaire.  Alors  bien sûr cette éradication utilise des produits insecticides dont la nocivité est à la mesure de l’efficacité.
    Les choses auraient pu en rester là, mais quand même ces produits nocifs restaient en travers de la gorge de quelques uns. Et voilà qu’arrive un deal magique : au non de la santé publique nous, pouvoirs publics, allons arrêter d’éradiquer les moustiques afin que la population supporte moins de produits nocifs et….. que ces charmants insectes puissent se développer en liberté.
    Le coup est pour eux gagnant-gagnant, d’abord ils font des économies, sans pour autant diminuer les impôts bien sûr, et ensuite ils repeignent leur blason en vert, c’est-à-dire en propre.
    Mais en fait le coup est pour nous perdant-perdant. Eh oui, parce que la conséquence de l’attitude des pouvoirs publics c’est……qu’il y a beaucoup de moustiques. Et comme il y a des moustiques, la population cherche à se défendre et achète à-tout-va des insecticides dont, on l’a déjà dit, la nocivité est à la mesure de l’efficacité. Et cette fois ce n’est plus seulement la zone de ponte qui reçoit des insecticides mais chaque habitation, c’est-à-dire la ville entière. Qui plus est, en cherchant à se protéger la population achète, c’est dire dépense, c’est-à-dire consomme, en étant une proie facile pour les marchands, et fait monter le PIB. Ouaouh. Nous voilà donc avec une mesure pleine de soi-disant bonnes intentions :  protéger la nature, et qui vire discrètement et directement  à la pollution et à la surconsommation. Bingo.

    Michel Costadau

  • Ouragan

    Ouragan

    Quelle leçon les pouvoirs publics vont-ils bien pouvoir tirer de la dévastation que viennent de subir les Caraïbes, et de celles à venir. En fait, les pouvoirs publics sont, à quelques exceptions près les politiques, et comme vous le savez avec eux il faut se méfier. En fait ce que je redoute c’est que les habitants reçoivent une aide juste pour reconstruire les bicoques en tôle ondulée qui viennent de s’envoler, et quelques fois avec eux dedans et qui s’envoleront donc encore la prochaine fois.
    Si on prend les choses rationnellement, il me semble qu’il y a trois aspects, d’abord la prévention, ensuite l’anticipation et enfin le rétablissement.
    La prévention est quasiment inexistante puisqu’il n’y a aucune norme de construction ou d’infrastructure appliquée pour de tels cas. Qui plus est, nous savons très bien la complaisance avec laquelle lesdits pouvoirs publics autorisent des constructions. De plus, il n’y a pas que les habitations qui sont concernées, mais aussi les réseaux, électricité, eau, téléphone y compris internet ainsi que la présence, et en l’occurrence l’absence, de zones sécurisées.
    L’anticipation, c’est-à-dire le temps d’avance que l’on se donne pour diminuer l’impact de l’évènement par sa prévision est, jusqu’à maintenant, essentiellement basée sur la météo et consiste surtout à déplacer la population.
    Quand au rétablissement c’est, aussi, un domaine consternant  puisque je crois qu’il n’existe même plus de plans ORSEC ou similaires, et les réponses relèvent plutôt de bouts de ficelles ou de  mesures complètement inadaptées comme les interdictions diverses, y compris de circuler, qui pleuvent dans ces cas-là.
    D’ailleurs, je viens de voir dans Acteurs Publics du 13 septembre la « Nomination d’un délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélémy » preuve s’il en est que non seulement rien n’était prévu, mais que l’on reste dans le domaine archi-dépassé de la technocratie.
    Déjà on peut voir qu’il y a une leçon qui n’a pas été tirée, c’est le fait que les politiques continuent à être les passagers clandestins de l’aide et font à eux seuls l’information bien avant le contenu de l’assistance. Peut-être même servent-ils à masquer ces contenus. De là à dire que les politiques utilisent les circonstances et le malheur des victimes pour se propulser sur le devant de la scène, il n’y a qu’un pas que je franchis sans difficulté tant est honteuse la compassion hypocrite dont ces gens-là font preuve.
    Je crois que l’on est dans un des domaines favoris de la technocratie, à savoir les effets de pointes. Par exemple, aujourd’hui j’ai déjeuné dans un relais sur l’autoroute de Bordeaux et j’ai attendu trois quarts d’heure pour être servi tant il y avait de monde. Cependant, quand j’ai eu fini de déjeuner, il n’y avait plus personne faisant la queue, et si j’étais arrivé à cette heure-là je n’aurais eu aucun temps d’attente.
    Et nous voyons donc une des lois fondamentale de la technocratie qui est de ne jamais dimensionner quoi que ce soit sur le maximum d’utilisateurs ou d’utilisation mais seulement sur une moyenne, voire sur le minimum. Les pics sont alors censés durer peu de temps et amener les gens à adapter leur comportement en conséquence. Seulement, on a ainsi un nombre incalculable d’heures perdues dans les embouteillages, dans la queue à l’hôpital, aux guichets …et de nombreuses victimes.
    Il y a cependant des cas où le dimensionnement est sur la pointe, par exemple l’électricité. En effet, aujourd’hui personne n’accepterait que le courant disparaisse 12h/jour de novembre à mars à cause de la trop forte demande.  On voit donc bien que quand c’est nécessaire, ils savent faire alors pourquoi pas contre les ouragans. Vous n’y croyez pas, euh… moi non plus.
    Michel Costadau
  • Les US

    Les US

    C’est en lisant « Le Christ à la carabine » de Kapuscinski que je me suis, à nouveau, interrogé sur les différents niveaux d’accès à la réalité que nous avions. Autant dans tout le volet sur les Palestiniens je suis en terrain connu : attentats sionistes, déplacements de population, et autres guerres : en gros l’Etat voyou d’Israël et son soutien occidental, autant sur l’Amérique Latine je redécouvre les bains de sang et le colonialisme US.
    Ma première réaction est de me dire que la haine pour les US de cette population latine mais surtout indienne, doit être quelque chose d’énorme, car on ne fait tant de mal pendant si longtemps sans conséquences. Je me demande d’ailleurs s’il ne faut pas lire le Venezuela à cette aune-là.
    Ma seconde réaction c’est l’incroyable double jeu US sur la démocratie. D’un côté, voila un pays soit disant libre, où même les policiers sont élus, défenseur acharné des droits de l’individu, et de l’autre côté, une machine à fomenter des coups d’Etat, à établir et maintenir des dictateurs, à piller les ressources en exploitant une population maintenue dans l’illettrisme.
    Par quel mécanisme invisible  les US sont-ils devenus la référence du monde libre, du monde démocratique ? A bien y regarder, tout dans leur histoire est antidémocratique et dictatorial. De la sanglante conquête de l’Ouest, à la chasse aux communistes, en passant par la prohibition et la Guerre de sécession, tout n’est qu’hypocrisie à base religieuse et mafieuse. Un pays uniquement basé sur l’argent. On découvre aujourd’hui, avec stupeur, que chez eux, les noirs sont encore une sous-classe sans droit de vote et d’éligibilité, que les policiers ont le droit de tirer dans le dos sans être jamais inquiétés, que la coupure entre les possédants disposant du pouvoir et les autres, obligés de vendre leur maison pour soigner leurs enfants est un fossé insondable. Et ce fossé continue à s’agrandir, l’élection de Trump par des petits blancs racistes en est la preuve.
    Par quel mystère avons-nous pu être abusés à ce point.
    Il faut admettre que seul un puissant et constant  matraquage médiatique peut orienter ainsi nos opinions. Ce matraquage existe bel et bien et, on l’a déjà évoqué, s’appelle les médias. Les médias nous vendent seulement leur réalité. Et l’on comprend aussi pourquoi ces médias sont possédés par la finance.  Hélas ce matraquage non seulement continue, bien sûr, mais clairement il concerne bien d’autres domaines que le maquillage du rêve américain. Pour moi, d’une manière symbolique, le cœur de cette bataille est le PIB.
    Comment peut-il se faire que nous soyons attachés à la progression de cet indice aux mains de la finance. Qu’est-ce qui progresse quand le PIB augmente et qu’est-ce qui régresse quand il diminue. Le PIB n’empêche ni le chômage, ni la misère, ni l’insécurité. Alors à quoi sert-il ? Je pense que le système lui-même ne sait pas répondre à ces questions. C’est du domaine de la croyance. Exactement comme la conquête de l’Ouest, horrible guerre américaine mythifiée à souhait et qui n’a, en fait, pas d’autre but que la fuite en avant. La fuite en avant est la seule loi des US. La fuite en avant est le dénominateur commun de notre monde.
    Par exemple, on essaie de nous maintenir dans l’idée qu’un pays, qu’une entreprise, croît quand son chiffre d’affaires augmente. Mais ces chiffres-là ne concernent que les actionnaires. Tous les jours on peut voir que la valeur d’une entreprise n’a pas de rapport avec son chiffre d’affaires. Une entreprise s’achète et se vend entre 0 et 100 fois son produit annuel. Ce qui veut dire que bien d’autres facteurs entrent en jeu pour déterminer son prix.
    Tout ça pour dire que la réalité est quelque chose qui nous échappe de plus en plus. D’ailleurs, le business parle maintenant de réalité augmentée, de reality show, de réalité virtuelle. Et les médias nous proposent de la téléréalité.
    Euh, est-ce que vous avez bien compris que c’est de nous qu’il s’agit.
    Michel Costadau
  • Le Progrès

    Le Progrès

    C’est vrai que la mise en parallèle, dans le précédent billet, de l’automobile et du terrorisme n’est pas tout à fait évidente, mais je note malgré tout que les terroristes utilisent des voitures béliers pour faire des accidents et donc je trouve que la comparaison n’est pas si mauvaise que ça.
    Je dis cela parce que le sujet d’aujourd’hui est un peu la suite de  la semaine dernière et de sa sentence magique : « le capitalisme est complètement incapable de construire un monde vivable ».  Je développe avec une nouvelle proposition : « presque tout ce que l’on appelle le progrès est seulement la résolution des problèmes engendrés par le capitalisme lui-même ». On y va.
    Chacun sait que pour commencer les capitalistes ont vidés les campagnes pour amener des ouvriers à vivre et produire dans leurs usines créant du même coup, malgré les jardins ouvriers, la notion de consommateur. Seulement maintenant on se retrouve avec trop de monde en ville, trop de voitures, trop de clim, trop de déchets. Et donc il faut résoudre un sacré paquet de problèmes, de logement, de sécurité, de racisme, de circulation, d’ordures, de parking, de chauffage, de pollution. Problèmes qui sont entièrement laissés à la puissance publique c’est-à-dire à notre grotesque classe politique et à notre portefeuille. Idem pour le travail, parce que les actionnaires qui avant exploitaient de la main d’œuvre, maintenant ils la trouvent trop chère et encombrante. Alors ils robotisent et importent de la force de travail presque gratuite. Et l’Etat fait des dépenses incompréhensibles pour « aider ».
    Le fait de vider les campagnes a aussi permit de lancer l’agriculture industrielle dite productiviste. Avec, en un rien de temps là encore, un sacré paquet de problèmes à résoudre : les nitrates, les usines à veaux, vaches, cochons et autres poules, les abattoirs, les algues, la pollution méthanique, les poisons agricoles, la déforestation. Et même l’eau puisque l’agriculture productiviste consomme 80% de la ressource en eau de notre planète.
    En fait on se rend compte que tout ce que touche le capitalisme génère des problèmes. Par exemple, la disparition des paysans a aussi entrainé d’un coté la disparition des haies, le nivellement des champs et le développement du béton, le tout facteur d’inondations et d’un autre coté une urbanisation concentrationnaire et opportuniste avec le développement de broussailles, de friches et de  terrains vagues le tout facteur d’incendies.
    De même les « investisseurs » ont réussi la construction d’habitations dans des zones complètement impropres, entrainant du coup des catastrophes naturelles ou pas avec des dégâts en matériel et en vie humaines. Tout ça, uniquement à cause de la logique du profit.
    Alors bien sûr vous allez me dire il y a l’avion, le téléphone, internet c’est des progrès ça. Hou là on se calme. Oui il y a des inventions et il y en a eu bien avant le capitalisme et j’espère qu’il y en aura après. Ce que je veux dire c’est que le monde de l’argent a détourné les inventions pour faire du profit et non pour épanouir les hommes. Et le système financier se trouve donc avec des problèmes à résoudre, non pas liées aux inventions elles mêmes mais à la manière dont il les a gérées.  Faut-il vraiment détruire la biodiversité pour construire des aéroports. Faut-il vraiment continuer à bruler du pétrole dans des véhicules polluants. Faut-il vraiment être envahi d’ondes pour juste savoir l’heure d’une séance de cinéma. Tous les « progrès » en cours, voitures électriques, sans chauffeurs,  télétravail, le grand magasin internet relèvent plus d’une manœuvre pour cacher les problèmes que de pas en avant dans la qualité de vie sur terre.
    Si je vous dis tout ça c’est parce qu’il faut comprendre que lutter contre le capitalisme, même si ça peut éviter une partie des dégâts, ne sert pas à grand-chose puisque les capitalistes et les politiques sont cul et chemise. Il est clair qu’il faut remplacer ce système par un nouvel esprit et une nouvelle classe politique. Les idées ne manquent pas mais il est beaucoup plus difficile de changer notre mentalité que d’attendre des « progrès » du système capitaliste. Changer d’idée voilà le bon programme.
    Michel Costadau